‹ Prosper Mérimée et la RussieChapitre 25 sur 29 · lâ., II · texte numérisé non relu

lâ., II

BIBLIOGRAPHIE

« Je suischarmé, écrit-il àson Inconnue que ma tartine sur Pouchkine ne vous ait pas trop ennuyée. Ce qu’il y a de beau, c’est que je l’ai écrite sans avoir les œuvres de Pouchkine avec moi. Ce que j’ai cité, ce sont des vers que j’avais appris par cœur dans le temps de ma ferveur russe. Il y a ici beaucoup de Russes, et j’avais chargé un de mes amis de m’emprunter le volume des poésies détachées, s’il y en avait dans la colonie moscovite. Il s’est adressé à une très jolie femme, qui au lieu de vers, m’a envoyé un gros morceau de poisson du Volga, et deux oiseaux du meme pays, tout cela cuit à quelques mètres du pôle » K

Il avait eu depuis longtemps l’intention de faire cet article. Dans une lettre à Jenny Dacquin [du i8 novembre 1860?], il dit : « J’emporte avec moi une nouvelle édition des œuvres de Pouchkine, et j’ai promis de faire un article sur lui. Je me suis mis à lire ses poésies lyriques, et j’ai trouvé des choses magnifiques, tout à fait selon mon cœur, c’est à dire grecques par la vérité et la simplicité. Il y en a quelques unes très vives que je voudrais traduire pourtant, parce qu’en ce genre, de même qu’en bien d’autres, il me paraît très supérieur pour la précision et la netteté. Quelque chose dans le genre de l’ode de Sapho, Aéouxe asv à aeXàva, me rappelle que je vous écris la nuit dans une chambre d’auberge, et je pense à toute sorte d’histoires du bon temps... » 2.

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