Considérations Economiques
1. Considérations Sylvicoles. — Tout ce qu'il faut à un arbre, c'est le climat et le sol. Qu'on lui donne abondance de lumière, de chaleur, d'air et d'humidité, assez de terre pour ancrer ses racines, mélangée d'éléments minéraux dont il a besoin, et il croîtra et s'épanouira.
La Colombie-Britannique renferme de vastes quantités des nécessités susmentionnées. Grâce au mariage bien assorti du sol et du climat, au moins dans la zone tempérée, les arbres y croissent plus rapidement et plus constamment que sur le versant du Pacifique de l'Amérique du Nord ; nulle part la reproduction naturelle n'est plus prolifique et plus vigoureuse, comme on peut le voir sur des centaines d'abatis et de vieux brûlis. De fait, cette puissance de la nature quant à la production des végétaux rend toute discussion oiseuse.
Les experts, qui ont étudié cette question aux Etats-Unis, affirment que l'on peut obtenir une reproduction parfaitement satisfaisante sans recourir à de grandes dépenses additionnelles ou à la modification des méthodes d'exploitation forestière. Dans toute méthode, la principale chose requise c'est l'utilisation clairvoyante, qui prévoit au renouvellement de la forêt par la mise en réserve d'arbres porte-graines, et la conservation des rejetons en les protégeant contre l'incendie. Pour le repeuplement du sapin Douglas, il faut l'abatage total et le brûlage des débris, afin de mettre à nu le sol minéral qui est le meilleur lit pour les semis.
Quant à l'utilisation, bien qu'il y ait maintenant beaucoup de gaspillage, la chose dépend grandement des marchés, et elle se réglera elle-même automatiquement, tel que cela s'est fait dans les autres parties plus anciennes du pays. En outre, la Division Forestière emploie tous les moyens dont elle dispose sous les conditions présentes, pour arriver à l'usage le plus économique possible, mais, dans une
province qui ne fait abattre, jusqu'à présent, qu'un cinquième de la croissance annuelle de ses forêts, il ne faut pas s'attendre à autant d'économie d'opération que dans les pays qui déboisent ou utilisent plus que la croissance annuelle.
En ce qui regarde la destruction des branchages, ce n'est pas exagéré que de dire que la Colombie-Britannique a pris le devant sur les autres provinces du Canada. Pendant que les autres ont passé leur temps en recherches et en discussions, celle-ci s'est mise à l'œuvre et a brûlé ses débris. Jusqu'à présent, l'obligation d'empiler les branches ne s'applique qu'à la construction des chemins de fer, mais on cherche à obtenir la coopération des exploitants, en vue de rendre ce travail éventuellement universel.
On peut donc avancer que, dans la plupart des étendues boisées de la Colombie-Britannique, qui jusqu'à présent ont été examinées, le reboisement artificiel ne sera jamais que supplémentaire ou accessoire à la reproduction naturelle. Le repeuplement artificiel n'aura d'importance que dans l'ouest de la province, qui n'est, sous le rapport du climat et de la conformation naturelle, que le prolongement vers le nord de la zone aride de la chaine de montagnes des Etats-Unis.
La régénération des forêts, au moyen de la plantation ou des semis, a été demonstrée dans les autres parties de monde ; il est donc inutile de s'y attarder. On ne doute nullement du succès de pareilles plantations en Colombie-Britannique, partout où la nature a déjà produit des forêts, au moins quant aux essences indigènes. Mais est-il possible d'y introduire des espèces exotiques ? Si les bois durs y trouvaient un marché, serait-il possible de les implanter en cette province ?
Possibilité de Cultiver des Bais Durs Exotiques en Colombie-Britannique.— La Colombie-Britannique est obligée d'importer la plus grande partie de ses bois durs. Un manque de quelque chose de désirable n'est pas toujours un sujet de félicitation, mais il y a exception pour ce pays, car il possède quelque chose de mieux que ce qu'il ne possède pas. En effet, la nature a doté la Colombie-Britannique de conifères ou de bois mous, au lieu de bois durs. Un coup d'ceil jeté sur les statistiques du bois d'oeuvre nous montre leur importance respective. Au Canada, en 191 1, environ 94 pour cent, et aux Etats-Unis environ 78 pour cent du total des abatages effectués étaient des conifères, le reste était composé de bois durs. Les bois durs ne fournissent qu'une petite portion du bois vendu ; toutefois cette quantité est d'une grande importance, et il est à souhaiter que la Colombie-Britannique puisse s'approvisionner chez elle d'une plus grande somme de ce bois.
On a avancé diverses théories, qui n'appartiennent pas à ce sujet, en vue d'expliquer, pour quelle raison, les forêts du versant du Pacifique renferment plus de conifères ou d'arbres toujours verts que de bois durs ou feuillus. Toutefois, une de ces théories touche à un point vital. Elle attribue cet effet à la différence de distribution des pluies, dans l'Est et l'Ouest, entre l'été, ou saison de la croissance, et l'hiver, saison du repos. Dans l'Est, la distribution est très égale, de sorte que, avec une moindre chute totale annuelle, une plus grande partie tombe au cours de l'été, et favorise ainsi la croissance des arbres feuillus. Dans l'Ouest, la somme totale de pluie annuelle est plus grande, mais elle tombe presque toute en hiver, saison du repos, et favorise ainsi les arbres toujours verts.
On se demande donc si la Colombie-Britannique sera capable de produire les bois durs. Au nombre des réponses affirmatives on peut citer les suivantes :
(i) Ce pays produit déjà les bois durs tels que le chêne, l'érable, le peuplier, l'arbousier, etc.
(2) La saison de la croissance est plus longue et, au moins dans
les altitudes inférieures, le climat est plus doux et plus uniforme.
(3) Les bois durs exotiques, plantés comme arbres d'ornement,
réussissent parfaitement.
(4) Dans la plantation forestière, les bois durs seront protégés
contre la concurrence dangereuse des arbres toujours verts.
Nous ne possédons pas de données sur la plantation des bois durs en Colombie-Britannique, ni sur celles des bois mous. Cependant des plantations d'une espèce a été faite à certains endroits, notamment, à la ferme expérimentale du Dominion à Agassiz et à Sidney, et au parc Stadacona, à Victoria.
La plantation d 'Agassiz est de beaucoup la plus intéressante et la plus importante ; elle a été effectuée sur deux parcelles séparées ; les sujets ont été fournis, pour la plupart, par la ferme expérimentale d'Ottawa, et aussi par les pépinières de l'est des Etats-Unis, sous forme de noyaux et de jeunes arbres de deux ans. Cependant on n'a pas gardé un iiii'moire de leur origine.
La j .remit tc et la plus grande de ces plantations est une ceintureabri, plantée il y a 23 ans, avec des sujets de 2 ans, dans un terrain uni, BUT presque toute la largeur de la ferme, à partir du grand chemin jusqu'au pied d'une colline abrupte où s'arrête la ferme. Ces arbres sont s sur cinq rangs espacés de 10 x 10 pieds. Le sol est un mélange de sable et d'argile reposant sur un lit de gravier, qui perce à certains
endroits. C'est une terre agricole de première qualité ; en conséquence, elle a produit des résultats supérieurs à ceux que peut donner la moyenne des sols forestiers. Elle a été sous culture avant d'être mise sous bois. On s'est proposé de savoir si les bois durs de l'Est réussiraient en Colombie-Britannique. C'était plutôt une question d'horticulture que de sylviculture.
On n'a pas gardé un mémoire des essences plantées en cette ceinture-abri, mais on y voit maintenant les suivants :
Bois Durs
Le Noyer noir Le Peuplier baumier Le Bouleau blanc Le Bouleau jaune Le Hêtre pourpré Le Châtaignier Le Chêne L'Orme Le Tulipier Le Sycomore Le Cerisier L'Erable dur L'Erable mou L'Erable de Norvège Le Tilleul Le Catalpa
(Juglans nigra Linn.) (Populus balsamifera Linn.) (Betula alba var papyrifera.) (Betula lutea Michx.)
(Fagus sp. .)
(Castanea dentata [Marsh.] Borkh.)
(Quercus robur. L. )
(Ulmus americana Linn.) (Liriodendron tulipifera Linn.) (Platanus occidentalis Linn.) (Prunus serotina Ehrh.) (Acer saccharum Linn.) (Acer saccharum Linn.) (Acer platanoides.) (Tilia americana Linn.) (Catalpa sp. .)
Le Pin blanc
Le Pin gris
Le Pin écossais
Le Pin Mugho
Le Mélèze européen
Bois Mous
(Pinus strobus Linn.) (Pinus divaricata Ait.) (Pinus sylvestris.) (Pinus Mugho.) (Larix Europea.)
On a, selon toute apparence, planté ces essences sans ordre, sans tenir compte de leurs qualités de tolérance respective, de la rapidité de leur croissance, etc. Presque tous poussèrent bien pendant quelques années, jusqu'au moment où ils commencèrent à être trop rapprochés. Les intolérants, à l'exception de ceux qui réussirent à prendre le dessus, par la rapidité de leur croissance en hauteur, commencèrent à souffrir du manque de lumière solaire. Actuellement quelques-uns ont péri (surtout presque tous les pins gris et beaucoup
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des pins écossais) et d'autres se meurent. Donc, ce ne serait pas rendre justice aux espèces intolérantes, en ce qui concerne leur aptitude à vivre dans la Colombie-Britannique, en basant la conclusion sur une simple comparaison de leur état actuel dans la ceinture-abri. Il est probable que si elles avaient été plantées en mélange approprié, presque toutes les essences susmentionnées auraient réussi.
Les espèces suivants étaient pleines de promesse :
Les érables Le chêne
Le tilleul Le cerisier noir
Le châtaignier Le hêtre
Le tulipier Le sycomore
Le bouleau jaune Le pin blanc
Le frêne blanc Le mélèze européen
Le diamètre (à hauteur de poitrine) de ceux-ci variât de 6 à 14 pouces, et la hauteur de 30 à 60 pieds approximativement. En fait de développement, le pin blanc, le châtaignier, et le chêne occupaient les premières places. Les châtaigniers ont souffert du ver des châtaignes, qui a fait son apparition en 191 2. Un expert de Washington D.C., qui a classifié ce parasite, a dit que c'était le premier connu au Canada (ce qui n'est pas un honneur pour la Colombie- Britannique.) Le catalpa, le noyer et tous les autres pins, à l'exception du pin blanc, ont souffert du manque de soleil.
La deuxième plantation a été effectuée dans les automnes de 1893 et de 1894, sur le flanc de la colline déjà mentionnée. Le sol y est plus léger et moins profond. Ce versant fait face au couchant. Une forêt naturelle y existait déjà ; la plantation fut faite sur es clairières et les endroits déboisés. On prit pour cela des noyaux et des arbres de deux ans ; mais on n'a pas gardé de données relatives aux résultats obtenus de ces deux méthodes ; on ne sait pas non plus le nombre de sujets plantés, ni tous les endroits ou l'on a fait des plantations, et le temps dont nous disposions ne nous a pas permis d'effectuer de longues recherches. On a examiné les suivants :
Le noyer I , . ,
, , . hauteur, 10 pieds
Le noyer blanc )
Le chêne
Le chataign'er . ,. . , , .
T , , . ) îusqu a 25 pieds de hauteur
Le bouleau jaune
louleau blanc Tous semblaient pleins de vie.
Donc, les résultats obtenus à Agassiz montrent, jusqu'à présent, que, au point de vue de la sylviculture, l'introduction des bois durs exotiques en Colombie-Britannique est parfaitement faisable.
Les résultats ne sont pas encore un succès définitif. Cependant, le fait que plus de n,ooo arbres et arbustes d'ornement, de i à 3 ans, importés d'une grande pépinère de France, et plantés dans la pépinière, indique que ceux qui sont en charge sont persuadés que les bois durs s'acclimateront en Colombie-Britannique. Le professeur J. Macoun, père, dit que le sycomore semble surtout réussir à merveille, et que le noyer anglais et l'avelinier poussent bien dans le voisinage et produisent des fruits.
On peut voir un certain nombre d'arbres exotiques au parc Stadacona, à Victoria, parmi lesquels est l'épinette de Norvège, tous en pleine vigueur. Près de l'entrée, une rangée d'arbres fournit l'occasion d'établir des comparaisons entre les indigènes et les exotiques. Ici on voit un mélange de sapins Douglas, de mélèzes d'Europe, de cèdres rouges géants et de bouleaux jaunes. Ces arbres ont probablement de 25 à 30 ans d'âge. Le sapin Douglas atteint maintenant de 10 à 12 pouces de diamètre, à niveau de poitrine, et sa hauteur est d'environ 50 pieds. Grâce à sa rapide croissance, il a dépassé les bouleaux, les mélèzes et les cèdres, à leur désavantage. En Europe, on trouve que le mélèze pousse rapidement, mais, en Colombie-Britannique, il est devancé par le sapin Douglas. On ne pourrait arriver à cette conclusion après une seule visite, mais les expériences faites en Europe en sont la preuve.
2. Considérations Financières. — Pour savoir si, oui ou non, le reboisement est faisable et praticable en Colombie-Britannique, il faut nécessairement se baser sur les expériences des autres pays. On peut, toutefois, obtenir des données dignes de foi des états du Pacifique. Au point de vue financier, les facteurs indispenables sont : le déboursé initial, les dépenses annuelles d'entretien, le taux de l'intérêt, la longueur de la rotation, et d'un autre côté, la somme de production du bois et les revenus que l'on peut espérer en recevoir. Pour plusieurs raisons, la Colombie-Britannique est avantageusement située à ce point de vue.
Le déboursé initial comprend la valeur du terrain et le coût de la reproduction, y compris les frais des mesures préventives contre l'incendie, telles que le brûlage des débris. Aux Etats-Unis, quelques états achètent des terrains de reboisement, à des prix variant entre $2.00 et $10.00 de l'acre ; ce prix est généralement plus élevé en Europe, et les terres de ce pays ne valent pas celles de la Colombie-Britannique pour la production de bois. Lorsqu'un déboursé initial est nécessaire, il constitue un obstacle sérieux à la rapidité de la culture forestières.
Heureusement que la population de la Colombie-Britannique a eu le bon esprit de se réserver la possession de la plus grande partie de ses terres forestières. Donc, ce déboursé initial n'entre pas en ligne de compte, lorsqu'il s'agit des terres à bois du gouvernement. D'un autre côté, et pour les raisons déjà mentionnées, les dépenses de reboisement sont relativement minimes. Cinq dollars par acre suffisent à couvrir ces frais, y compris ceux du brûlage des branches; c'est, en réalité le double du montant alloué par la circulaire 175 du Service Forestier des Etats-Unis pour conditions similaires.
Les dépenses annuelles d'entretien comprennent les taxes, la protection contre l'incendie et l'administration. A l'instar des frais pour valeur des terres, on peut laisser de côté la question des taxes, lorsqu'il s'agit des terres du gouvernement ; les autres dépenses peuvent être chiffrées à 5 cents par acre annuellement. Le taux d'intérêt raisonnable en matière de calculs retatifs à la culture des forêts est un point très discuté. En Europe, où les conditions sont plus stables et la protection plus sûre, le taux varie de 2^ à 3 pour cent, suivant la longueur du temps et le genre d'assurance. Toutefois, en ce pays-ci, on devrait le porter à 5% au moins sous les conditions actuelles.
Le nombre d'années et la somme de rendement sont corrélatifs, et dépendent principalement des espèces, du sol et du climat. Sous ce point, tel que déjà dit, la Colombie-Britannique est en position exceptionnelle. Le Service Forestier des Etats-Unis calcule que le taux de croissance du bois des forêts du Pacifique double, en moyenne, celui du bois des Etats-Unis. Le tableau suivant de la production du sapin Douglas est extrait de la circulaire 175 du Service Forestier des Etats-Unis. Ce tableau a été préparé avec les données des mesurages effectués par le Service Forestier des Etats-Unis sur environ 400 endroits, couverts seulement de sapins Douglas, de 35 âges différents, entre 10 et 140 armées, le long du pied des collines Cascade à l'ouest, depuis la frontière du Canada jusqu'au centre de l'Oregon. Les lieux choisis sont, en moyenne ce qu'il y a de mieux en fait de sol forestier.
Tableau de Production du Sapin Douglas
Age du Pieds, Mesure
Bois de Planche, par Acre
En supposant que, sous les conditions normales, une forêt demande, en moyenne, cinq années pour s'établir, il faudra augmenter de 5 années chacun des âges énumérés en ce tableau, ainsi, un bois de 55 ans rapporterait 28,000 pieds, mesure de planche, et un bois de 50 années, 20,500 pieds mesure de planche, par acre.
On ne saurait calculer la valeur future du bois aussi exactement que celle de la croissance. Mais, étant donné que l'approvisionnement mondial diminue, et que, au contraire la demande augmente, il est certain que le prix du bois excédera les frais de production. Aux Etats-Unis, entre 1900 et 1907 la valeur du bois s'est accrue de 93 pour cent ; elle s'élève encore très rapidement. Pendant le même temps, le sapin Douglas a gagné 87 pour cent en valeur, et le cèdre 251 pour cent. Vu que le pin blanc de l'Ontario a été vendu dernièrement plus de $13.00 le mille pieds, mesure de planche, on peut, raisonnablement, supposer que le sapin Douglas, dans 60 ans, vaudra au moins $6.00 le mille, et qu'il augmentra ensuite de 50 cents par décade subséquente.
Voici une hypothèse : étant donné les' chiffres cités plus haut, et une rotation de 60 années, on obtient le calcul suivant :
Déboursé initial à 5%, intérêt composé $ 93.40
Dépenses annuelles d'entretien, 5 cents, 5%, intérêt composé 17.68 Coût total $111 .08
Rapport 34,500 pds. M.P. à $6 par M. M.P 207 . 00
Profit net par acre $95 . 92
Soit $1.60 par acre et par année en plus de l'intérêt de 5% sur le déboursé.
Pour une rotation de 70 ans :
Rapport 46,350 pds. à $6.50 $301 .27
Dépenses $152.15 +$29.43 181.58
Profit net par acre $119 . 69
Soit $1.70 par acre et par année.
Pour une rotation de 80 années les chiffres seraient :
Rapport 56,400 pds. M.P. à $7 $394.80
Dépenses $247.80 +$48.56 296.36
Profit net par acro $98 . 44
Soit $1.23 par acre et par année.
Par ce qui précède, on voit que la rotation de 70 ans sera plus avantageuse. •
Les chiffres donnés plus haut sont très modérés. Les forêts d'Allemagne en rapport, depuis des années, produisent un revenu net de 50 cents à plus de $5.00 par acre ; et la terre en ce pays est moins pro-
ductive que celle de la Colombie-Britannique, le climat est moins favorable, et le déboursé initial plus élevé en chaque rotation pour obtenir une reproduction.
Bien que la chose soit quelque peu étrangère au sujet, il y a quelque intérêt à calculer la valeur expectative de la production du sol, comme cidessus, en faisant usage de la formule bien commue :
Sc Yr +Ta (1.0 p™) +...'. +Tq (1.0 pr-q) -c (1.0 pr)