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1e personne, buvernement n de plus et ird'hui, c’est nt les articles s qui servent mais ils sont
Prenons le ins la verge.
On en fait venir de l'Angleterre et des Etats Unis pour SEPT MILLIONS dè piastres. Comme nous pouvons fabriquer ce coton dans le pays, nous 1mposons une nouvelle taxe de 15% par 100 c'est-à-dire un centin et demi par verge. Cela ne veut pas dire que les fabricants du Canada le vendront 1114 centins la verge. Aujourd’hui, ils sont écrasés par les Américains et les Anglais, qui, lorsqu'ils ont un surplus d'articles, l'envoient en Canada. Quand les étrangers auront un centin et demi par verge à ajouter, il ne pourront plus faire opposition à nos fabricants. Si nos industriels canadiens commettaient la folie d'élever le prix de leur coton à 11% ils perdraient du coup la protection qu’on leur donne puisqu’alors les étrangers pourraient revenir vendre leurs produits au même prix qu'eux. La protection est un mur qu'on ferait dans un étang pour tenir une partie des eaux plus basse qu'une autre ; si par un moyen quelconque on faisait monter l’eau dans la partie basse, le mur ne servirait à rien du tout et les eaux finiraient par se rejoindre par dessus.
Les fabricants canadiens seront donc obligés de tenir leur coton aux anciens prix et c’est tout ce qu'il leur faut. Ce n’est pas tant le prix qu'ils peuvent avoir qui les occupe que la quantité qu’ils peuvent vendre. Quand ils sauront qu'ils peuvent fabriquer du coton pour sept millions de piastres de plus, ils prendront des mesures en conséquence ; car on sait, que plus on fabrique un article en quantité, moins cet article coute cher.
A-t-on remarqué une chose ? Quand vous achetez du coton américain, vous rendez-vous compte que vous payez, à part le coton même, le transport qu'il a coûté, la douane, les assurances. Cela fait peut-être 212 centins que vous ajoutez au prix réel du coton. Si vous payez le coton ro centins, la manufacture américaine, elle, né l’a vendu que 7% centins ; le restant s’est perdu en frais. Mais puisqu'on peut fabriquer pour 77% centins le coton que vous payez 10 centins, il y a donc une chance que les fabricants canadiens puissent aussi le fabriquer au nième prix. Qu'est-ce qui s’y oppose ?. Pour un long trajet comme de la Nouvelle-Orléans à Montréal, il n’y a pas de différence pour le fret d’une balle de coton avec les villes du Massachusett. Il est de fait que par le Mississipi et les lacs ou par Chicago en chemin de fer, Montréal est plus favorisé que les Etats de la Nouvelle-Angleterre. Nous pouvons donc avoir le coton brut au même prix, la machinerie au même prix, las bâtisses au même prix, la main-d'œuvre au même prix. Nous pouvons donc faire comine eux. ‘Tout ce qu'il nous faut, c’est qu'ils ne nous écrasent pas pour patir. Commençons par les ôter de notre chemin. Alors nos fabriques prendront de la force. Nos ouvriers deviendront plus habiles ; et une fois ces fabriques aussi riches que celles des Etats-Unis, elles pourront fabriquer comme elles à 714 centins. Et comme il n’y aura pas, dans leur cas, de fret, d'assurance et de douane à payer, le prix de 71% centins sera bien le prix du marché. La protection aura fait la fortune du fabricant et épargné 214 par verge à l'acheteur. Voilà comment la protection fait l'affaire des deux. Et la chose s'explique. Le fabricant et l’acheteur se divisent les triples profits que faisaient l'étranger, les douanes et les chemins de fer. Mais, dira-t-on, qui vous assure que le fabricant baissera ses prix ccmme vous le dites ? Qu'est-ce qui le forcera à en agir ainsi ? Nous répondrons : la concurrence. Il n’y a pas qu’une fabrique de coton dans le pays, et quand il y aura sept millions de plus au jeu, il s’en élèvera bien d’autres. Quand a-ton vu des établissements, dont tout le profit consiste dans le grand débit, se coaliser pour tenir les prix élevés ? La chose est
ET SSSR
#mpossible pour le commerce comine pour toute autre chose. Dans les professions, dans la navigation, dans l'industrie, dans les affaires, si quelqu'un a l'ambition de vouloir réaliser au delà d’un légitime profit, on voit immédiatement surgir une opposition, car tout le monde pourra construire des manufactures. Si nos manufactures viennent assez fortes pour faire un bon profit en vendant du coton 1% centins, elles le feront infailliblement par la force des choses. Nos assertions sont parfaitement justifiées par l’expénce.
Aux Etats-Unis, on commença à protéger les fabriques de coton en 1816, par un droit de 25 p. 100. Voici la marche des prix qui suivirent :
FRE sons nan eshensaiesaseesns opoessseete tetes … 30 centins la verge.
Rd isa tent RE insu 0E TE «
En 1824, le Congrès protégea d'avantage les indiennes. Voici les prix qui suivirent :
1825 soco.orsoee dose serons énesse esse eooiée annees 29. -CeNLitis la verge, D A TE TT CU LOC EURE 16 se fs DIS ésocoses vevos vocose cnoroe coe000 60060 sonpoen 00006 n28 000000 15 # 6 IA ss covnne cbnss shéssesde mentese este penses secs 1009600 12 : : LRO scncouso voosavune sonoonoer 206000000 én60ene 0e e0040s 08e 0000h0000 9 de ‘. 1S5Deueue soon sosoooeus verse seit RIRE D “. #t
Voici différents autres articles dont nous avons pu nous Procurer les prix :
Etablis Au prix Prix De en de en Die hs ce FOR 154 cts 1860 64 Mousseline de laine. 1834 40 18 14 .
BAS seccosuss vonoososee 1861 79 170 60 COUVETLUPES css. 1842 1? 1S70 ».00 Flanclles sesses soso 1830 20 1859 1 droil PM D LE à #28 1853 #34 aboli
En 1841 En 1813
Pas de tarif (Protège) Fer américain en barre par LONNE sesssssses 89 $70 Tredegar socose sosssssssesese seneeerenee essor: DD 81
AGIC ssoose soon snveue noves sosnes vonveo verres serrer 119 95 Haches sousssses soneos onoonnee soneee nonees seesesnereee 18 14 Fontes sccosees sussse sonrooneo sonooo tee: cb0boe suvee e 4 cts, RICA
Fer À M'EPASBOT sus esse soonne nonnee sonore nee note ee 7ets. } ENCIUMES sessoesss sossnnss soneosesens ones resees eee là cts. ec. CIOUS soou0s voveoe sovous vovnes res sosnes senees vrensiese 5 cts. 34 SOL D. SAC ses eve soonen noces vonves pense entre eee 1 90 1.60 Shirthing p. VOMYE ssccsess sense sonner eeenreee 6} 4 Indiehngs AO seu noces soserssrs snnnenessren 25
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Voici une comparaison avec les prix actuels :
1857. 1875 Hidiennes, la verge... ss cesse ST? SI 08 Delaines “ dép e instsodaen nes die ces de otssnaises 25 15 Alpaca COMMUN, VETGE sessssses onsssuns soso RATS NEA 70 30 Alpaca, mailleure qualité, la verge... 1 00 45 Alpaca, première qualité, la verge... 1 25 73 Etoffe de laine, PA ue lu ver ge misassst à 1.00 1 20 Châles, chacun ss. sense sense vec vu cocnes oo 12 00 8 00 Indienne commune, ‘la verge AT ss idée NOTE TS us 041 Coton imprimé, la NT SR OURS RAT Te 15 13 Soie en bobine, 100 verges, par Ode AIT 1 25 1 00 Soie en échevaux, Pat: DOG rs éco serieuse. TL OÙ 7 00 Gilet de laine tricoté TR ET SL EP 1 25 50
Calecons dre SU nesteratiseses (sans entres idee
D’après la théorie libérale, que la protection augmente les prix, comment ce fait-il alors que le fer soit à meilleur marché aux Etats-Unis qu’en Angleterre ; bien que, dans le premier de ces pays, le fer en gueuse soit frappé d’un impôt de $7, les rails de fer de $r4, et celles d'acier de 825 ? Et les cotons ? Les Américains les frappent d'un droit de 60 p. 100, tandis que l'Angleterre les reçoit en franchise ; cependant, les prix sont plus bas chez
. nos Voisins qu’en Angleterre. Qu'on nous explique ces anomalies.
La protection fait si peu hausser les prix que lorsque la France imposa des droits pour encourager la manufacture du sucre, la concurrence intérieure fit tomber les prix à 5 centins par livre. Avant cela, jamais le sucre n'avait été vendu moins cher que 12 centins.
Maintenant, en supposant que la protection fit réellement élever les prix, il ne faudrait pas perdre de vue une grande vérité parfaitement établie. Prenons toujours le coton comme point de comparaison. Voici un ouvrier qui veut en acheter 8 verges. Il devra donc donner en paiement une journée de son travail ; car l’ouvrier ne gagne pas maintenant en moyenne plus de 80 centins par jour, ou 10 heures à 8 centins de l’heure. Si nous avions la protection ; si les vingt millions que nous envoyons à l’étranger restaient dans le pays, comme il y a à peu près 200,000 chefs de famille ouvriers ou journaliers dans le pays, la chance de gagner pour chacun serait augmenté e de $200 où 60 centins par jour de plus. En sorte que, proportion gardée, l'ouvrier qui gagne aujourd’hui 80 centins gagnerait $1.40. Supposez que le coton valant aujourd’hui 10 centins augmente de toute l'augmentation du droit, c’est-à-dire qu’il se vende 11% centins. L’ouvrier qui en achètera 8 verges ne paiera que g2centins, c’est à-dire à peu près 6% heures de son temps. Même avec l’augmentation du prix du coton, il aura encore gagné 48 centins sur son achat. Tandis que le manufacturier sera plus riche du profit qu'il aura fait sur cette vente, le consommateur, c’est-à-dire l’ouvrier, sera ainsi plus riche de 48 centins. Vous pouvez faire le même calcul pour chaque classe de la société, car tout s’enchaîne et s’entr'aide. Si lé commerce va bien, l’agriculture, va bien ; et si le peuple gagne de l'argent, le commerce va bien.
Voici comment cette vérité est développée par un grand auteur sur ces matières, J. B. Say.
“Il en est de même es récoltes faites par les arts et le commerce. Quand une e br anche d'industrie souffre, d’autres souffrent également. Une industrie qui fructifie en fait prospérer d'autres,
Ts 00e Donne donnee nn nn ee pornos 0e none 0000006 000000 enr en nnoees voeu dotoor sédedsée
‘ La première conséquence que l’on peut tirer de cette importante vérité, c'est que dans tout Etat, fus tes producteurs sont nombreux et les productions multipliée s, et plus les débouchés sont faciles, variés et vastes. Dans les lieux qui produisent beaucoup il se crée la sub-tance avec au seule on achète : je veux dire la vadeur,
“ “ Chacun est intéressé à la prospérité de tous et la prospérité d'un genre d' industrie est favorable à la prospérité de tous les autres. En eflet, quelle que soit l'industrie qu'on cultive, le talent qu’on exer ce, on en trouve d'autant mieux l’emploi et l’on en tire un profit d'autant meilleur qu'on est plus entouré de gens qui grgnent eux-mêmes, Un homme de talent, que vous voyez tristement végéter dans un pays qui décline, trouverait mille emplois de ses facultés dans un pays productif, où l’on Due employer et payer sa capacité, PR NL ET TE TI EEE EL EC TER TES sences sossesnn ones croate let ttes sécu sou.
ss Telle est Ta source des profits que les gens des villes font sur les gens des campagnes et que ceux-ci font sur les premiers, Les uns et les autres ont d'autant plus de quoi acheter qu'ils produisent davantage. Une ville entourée de campagnes productives y trouve de nombreux et riches acheteurs, et dans le voisinage d'une ville manufacturière, les
produits de la campagne se vendent mieux, Cest par une distinction futile qu’on clas-e Les nations, en nations agrico'es, manufacturières où commerçantes. Si une nation réussit dans l agriculture, c'est une raison pour que son commerce et s:s manufactures prospèrent. Sises manufactures et 5on Commerce deviennent florissants, SOn agriculture s’en trouvera mieux.
RTE TETE TILL CEE TE ELLE LELE CET EEE ones conne 00 nenovnoer sorotonen ve ven conne ce, tonséeure “poosore vétosace
‘Cela nous montre, dit-il plus loin, ce qu il faudrait faire pour satifaire beaucoup de nos producteurs qui se plaignent de la stagnation de nos produits. Il faudrait que certaines parties de nos p'ovinces, dont les habitants un peu sauvages se contentent de produits pex nombreux et imparfaits, devinssent plus civilisés. On fait avec appareils de grands traités de paix ou de commerce pour assurer à nos producteurs de nôouverux débouchés : eh! qu’on civilise une province, et les débouchés s’ouvriront d'eux-mêmes (1).