‹ Protection et libre-échange, quelques statistiques [microforme]Chapitre 38 sur 39 · DÉPENSES IMPSRIALES POUR LES COLONIES · texte numérisé non relu

DÉPENSES IMPSRIALES POUR LES COLONIES

CANADA. NoiuveLzLE-Ecosse.

pe nc canne ments ce ete em a, FF om ementlenne

1870 1871 1872 157 1870 1841 1872 1873 Pousions..... £ 863 £ 815 £ 630 £ 630 £ 300 £L 325 £ 9390 £ 4388 \ )

Foriificitions, 39,330 S,60S IAA 30,296 9,7% 6,589 7,80 Casernes 11,09 2,159 DE sosie 19,396 8,9

EHsn'oraiions... 9! ü 5?

isa ivresse | CTOTYÉ see se 700 100 630 568 1,338 1,26:

Divers. HDS0L nie Cds 400 Froupes nn 00,159 13,719 A4, Marines sous 26,917 34 21 #

PERLE TEE EEE . sos

NT Sissrscsse 117,181 HITIST 118,350 F17,108 D? 1,233 13,609 13,689 7,984 16,492

Comme on le voit, les dépenses faites en Canada vont toujours en diminuant et eiles sont mintenant beaucoup moindre qu'en 1873.

Ponr être plus précis, nous allons donner le tableau total des dépenses de l'Angleterre pour l'Amérique Britannique du Nord depuis 1841. Le voici, fait sur les documents officiels publiés par le Parlement impérial :

DÉPENSES PGUR COLONIES DE L'AMÉRIQUE BRITANNIQUE DU NORD. LAADA ÉSNO ss hsl drives done esoss dress diras tester £2,272,271 LADA LOU es ares nanas séoonsiiesbureratnestnitee 1,021,604 SE M A DE EE ER LE 2,400,000 1800 anis ne nada nsc da inner tan Tone re rat a se 909,740 LAO sn etes sets tnss ses ET RL ET 301,044 , TOOL rise nsss none nes een moe nd team trs rn aie tee . 944,149 , LESC D PR TP EE D I D LE 971,696 RO sseroennisanatn es dssesrstas ere ist tie ace sde divetess 816,198 RL TO D ET DIT TI 099,970 | 1868... TR LR ET D LT DU EC 1,243,216 £14,094,595

70,472,779 1808 à 'ESTB nur usacseat! nrnosotesssnoieen stetemes stssustcasssous °: 10,000,000

Total a manne canine OT 110

Combien l'Angleterre a-t-elle dépensé de cette somme, spécialement pour

| le Canada? L'envoi et le maintien de troupes dans un endroit plutôt que dans un autre ne sont pas des dépenses occasionnées par cet endroit parti-

| culier. Nous ne sommes pas responsables de la politique européenne, qui impose aux états des armées permanentes, et le Canada n’existerait pas

ntieuse-

sncore à | anglais

2e sstienns | 10 £ 388 19 6,869 36 39 10 1,000 50 117,108 84 16,422

515 149,623 en dimi-

lépenses de I nel VoIcl ?

lement pour t plutôt que droit partipéenne, qui xisterait pas

qu’elle aurait encore le même nombre de régiments à payer et à nourrir. Le séjour de troupes anglaises dans l'Amérique anglaise a été pour l'Angleterre une source d'économie et non de dépenses. Elle importe la plus forte partie de sa nourriture d'Amérique et le commissariat doit lui coûter moins cher pour un régiment en Canada qu’un régiment en Angleterre. Elle n’a pas acheté pour un sou en Canada de tout ce qui se rapporte au costume. La dépense qui s’est subitement accrue de {639,000 par année de 1862 à 1863 n’est pas du tout due à des causes coloniales. C'était lors de l’affaire du Trent, incident arrivé en pleine mer, à notre insçu et hors de notre portée. Au lieu d’être un fardeau dans les circonstances, le Canada fut d’un grand secours pour l'Angleterre, qui avait une base d'opérations pour faire respecter son drapeau outragé. Les dépenses de 1867, 1868, 1869 ont été occasionnées par les incursions féniennes en réglement de vieilles haines contractées dans les Iles Britanniques et avec lesquelles nous n’avons rien à faire. A part quelques fortifications à Kingston, Montréal, Québec, Lévis, Halifax, etc., quelques travaux comme le canal Lachine et le canal Rideau, des casernes dans les principales villes, représentant, disons #10,000,000, l’Angleterre n’a jamais été dans le cas de s’imposer des sacrifices pour nous. En retour qu’avons-nous payé pour elle ?

Sacrifice de territoire comprenant le Maine, le Wisconsin, l'Orégon, etc. soit 300,000,000 acres à #1 l’acre.…...... se ssssossssee P300,000,000

Constructien de l'Intercolonial, pour obéir aux désirs du bureau colonial 20,000,000 Lépenses occasionnées par les Féniens...…........,...

0000000 000000 000000 000000 2,000,000 L'acquisilion du Nord-Ouest: .,4 ss ssssocsensoess socsssecrom sséseronrére sésoen à 1,500,000 $323,500,000

Quels bénéfices l'Angleterre n'a-t elle pas faits avec nous, lorsqu’en balances de commerce seulement elle nous a enlevé pour $#300,000,000 depuis 1841, et que ses navigateurs, ses banquiers, ses assurances, ses cour-

tiers retirent de nous $22,000,000 par année. La proportion nous semble bonne. Prenez le tableau suivant par exemple :

Dépenses dans l'Amérique Anglaise en 1876 par l'Angleterre...

soc $300,000 Dépenses du Canada en 1876 Ex Angleterre

1000. 000 0000 0000000 0000000 100 22,000,000 Balance annuelle contre nous... ee

Les dépenses réelles de l’Angleterre pour le Canada sont moindres que ses dépenses de représentations aux Etats-Unis. Les comptes publics nous apprennent que l’ambassadeur anglais à Washington coûte £6,700 et ses consuls pour les diverses villes américaines £18,795, soit un montant annuel de $127,475. Elle n’en fait certainement pas autant pour le Canada qui lui envoie tous les ans de $18,000,000 à $22,000,000 de son argent.

Nous irons plus loin, puisque nous sommes en frais d'explications. Nous ferons à l'Angleterre le respectueux reproche de ne pas s'occuper de nous dans ses relations diplomatiques. Elle nous sacrifie constamment en tout et partout. Est-ce qu’elle songe à nous dans ses traités de commerce par exemple? Si l’Angleterre avait été plus généreuse sous ce rapport, si elle nous avait favorisés comme elle a tâché de se favoriser elle-même dans ses relations commerciales avec le monde entier, peut-être ne serait-il pas question aujourd’hui de tarif protecteur en Canada. C’est quand nous avons vu les marchés de tous les pays se fermer même aux produits naturels du

ET

Canada que nous nous sommes demandés ce qu'il nous restait À faire. Autrefois, l’agriculture, la forêt et les industries qui en découlent nous suffisaient. Nous n’aurions peut-être jamais eu l'idée d'aller au-delà, si l’on nous avait donné la chance d’en vivre. Mais l'Angleterre n'ayant pensé qu’à elle, le Canada a fini par se trouver À la porte de tous les pays, n'ayant plus rien à leur vendre, mais devant tout acheter d’eux. La pauvreté, l'épuisement nous a amenés à la conclusion la plus simple: Prendre notre cause en main et travailler d’abord pour nous.

Les marchandises canadiennes sont soumises à la frontière de chacun des Etats da continent européen à des droits différentiels contre le Canada qui équivalent à la prohibition directe pour une bonne partie de nos produits et à ce qui ne vaut pas mieax que la prohibition pour plusieurs autres articles. Ainsi, tandis que les producteurs de l’Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal, de la Suisse, de l'Autriche, de la Suède, de la Norvége, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de l'Angleterre peuvent échanger leurs marchandises à des conditions raisonnables, le Canada est virtuellement mis dans l'impossibilité de vendre ses produits dans ces divers pays et ne peut avoir accès à un marché qui alimente 200,000,000 de consommateurs, grâce à un tarif différentiel qui équivaut à la protection.

En prenant pour exemple le tarif français qui se répète dans tous les pays de l'Europe, nous trouvons que les produits du Canada sont prohibés comme suit :

Droits payés Droits diffé-

; par les na- rentiels Plus par Articles. tions euro- contre le sa péennes, Canada.

Navires en bois ou en fer, par tonneau... $ 0 40 $ 8 00 1,900 Fromage, par tonneau... mia0060 ssovcav0e 8 60 36 00 350 Poisson, homard, par tonneau... 8 00 60 00 200 BAVON .0,, co0000 sovonvoes oonononce vnoune ansoee sons voosee 12 00 Prohib6, 0000 HMPOÏB esse cesensonnaasanense second sonnts sosnétisosesas 3 00 80 00 1,500 Alcool, par hectolitre 30 09 69 00 100 Coton 11986, par CENL sous, ssosssuus sonvos ve ovvone soouve 15 Prohibé. dccre Vêtements en coton, par Cents sossss sovese sovoes 15 Prohibé. ATIE Tapis, par cent... 00 0006000 00 8n88 000000 68000068 10 60e. p. 1b. ETS Couvertures, par cent... ss sesses oovoes vorossee 10 2io, eo. Sellerie, par cent... socose soose none ve vo 10 Prohib6. so... Gants en cuir, par cent... See Pete sono eve 0er 54 Prohibé. ones Cordes de chanvre, par tonneau... ss sessssse 30 00 60 00 100 Engins à vapeur, par fONNEAU ss, suvooe vovonssee 12 00 80 00 550 Instruments d'agriculture, par tonne... 12 00 36 00 200 Machines, par tonne ss secoue sosuss sos ooouse 20 00 192 00 900 Machines à coudre, par tonne... sous sers soon 20 00 192 00 900 Faulx, par tonne... sous soc s0060 vvo00 v00000 00000 40 08 228 00 620 Faucilles, par tonne... eu sooss à souoee vonvee voouos 40 00 192 00 450 Scies rondes, par tonne... souve, vovooe oovove 40 00 280 00 550 Coutellerie, par cent... dns doses tes e 15 Prohibé. sos Articles en fonte, par tonne... dsSsa us esse 10 00 do Moses Couchettes et chaises en fer, par tonne... 10 00 MU ue Clous forgés, par tonne... ss sonves soso 16 00 do sos Serrures, pentures, par tONNe susse sosss: souses vovooe 24 00 do TEES Effets de construction, par tonne... 24 00 do ET Vis en bois, par tonne ... sus see oess ose 16 00 do sie Ustensiles en fer pour cuisine, par tonne … 28 00 do me. Ustensiles en cuivre, par tonne css sors 40 00 280 00 600 Carrosseg, par cent ss sous sovvocs oon0e one vovvve 10 Prohibé. oise Chapeaux et fleurs... ss ses soso En franchise. 14 p. c. soooue Articles en bois, par cent... se ses ss 10 18 80 Meubles, par cent Sete nude E aura à 10 18 80 Habillements confectionnés, par cent... , 10 36 260 Chaussures, par cent... se secs seven sunsss 10 Prohibé. sous Guir, par Cent... sssse, souess sovooe svvocooe oovssoue 10 54 an

Lainages, par cent... ECCPEPECTTETECIEET TES TELE PEN EET 10 Prohibé. RAT:

ait à faire.

ulent not delà, sl l'on ayant pensé ay) n'ayant a pauvreté, rendre notre

Rtnts da contila prohibition ue la prohibi- Memagne, de de la Norvége,

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ys de l'Europe, ne PI lels Plus par a le Cut da.

0 1,900 )0 350 )0 200 0 1,500 0 | bé. sie bé. CLELLL] A 1b. LLLLLA] « LLRELL] be. LU bé. rss 00 100 00 550 00 200 00 900 00 900 00 620 00 450 00 550

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00 600 | ibé. see . C. LLLLLZL:

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Un des re sanadi PAS “à rites PR à la dernière exposition de Paris, exposait y a quelques mois dans les journaux, le résultat de cette

politique destructive eat plus haut, {] disait : . Après avoir cité le texte que nous venons de donner

Cette liste afligea j 7 geante, déjà trop convaincante, pourrai ii De fait es pres He d'affaires de notre RE . nl basent MR Je sn A Dar ont pu constater par expérience jusqu’à quel point le Hé ne e | ar ces droits différentiels. M. Malcolm de Toronto s’est oies cas Le A es selles de qualité très-supérieure des commandes qui lui étaient Drolibés tels pt é ns parce que venant du Canada, sa marchandise se trouvait D vs Le robe plus favorisés, des autres pays, n'avaient à ep etre oi Lu ne des maisons les plus importantes de Paris faisant le np a en ne avait l'intention de commander 6,000 pièces de di STATE 4 u Ls dire que les tweeds du Canada étaient prohibés, quoique eo Sr autres pays fussent admis moyennant un droit de dix DER male pure 4 ont été données pour des instruments aratoires. Sur l’une de AUS OR pe ns Pet en 1,000 faucheuses et moissonneuses, M. Elliot, de Lond payer un droit différentiel de $12,400 contre $4,000 qu'aurait eu À AREA

manu i le facturier de n'importe quel pays de l’Europe.

Cette i 7 de al a Canada dans les traités de la Grande-Bretagne avec De ane ut A ea dlédenande de V'AdDeiene pour le lis del’ s, à la demande de l'Angleterre, pour i de lite Gi Le Es et du Cap de arte A Ur

s qui sont les princi i

Les a , 168 P paux produits de ces pays.

traités. Ha A è ee pas oublié, eux, d'inclure leurs lobes die les J'Adsiétaree, a ne ans son traité de commerce et de navigation avec Re de ae

A € e ceux de la France continentale.

si DCPeS de ce dernier traité, voici un article dont la portée ne t

ADRSE ON lecteur attentif: gr “ ne cé anglais et leur cargaison, en France et en Algérie, et les ‘! tagne et d’ ar et leur cargaison dans le Royaume-Uni de la Grande-Bre- “6 Jiou d'oriri us à leur arrivée d'un port quelconque et quelque soit leur Pa bbOS ge A e destination de leur cargaison, jouiront, sous tous les

12 traité ne Le que d navires nationaux et leur cargaison."

NP -ESpa concerne les produits de l’ i

"te ie que des îles Baléares et des Canaries PR OT ete ie P cs bénéficie aux produits des colonies et des éta- Sant ts lointains du Portugal; et à ceux des îles Madère, de P

ea nee l'archipel des Açores. , de Porto

an : : ,

Turquie ed de la Turquie sont compris non-seulement la dvis et de Va La ne mais aussi la Servie, les principautés de Mol-

D'eûtres nati chie, l'Egypte et la Régence de Tripoli, en Afrique.

ions, telles que la Hollande ont aussi inclu leurs colonies

| dans 1 eur traités de commerce et de navigation avec l'Angleterre et la

France, et c'est en i core à ces c i i nouveaux dote onditions que se négocient actuellement les ai : i Belgiqu é ep \ ur EURE de commerce entre l'Angleterre et la dpi belges ne à juillet 1862, l’article 15e est ainsi conçu: ‘‘ Les eront pas assujettis, dans les colonies anglaises, à des

marne

Qu'est-ce que cela signifie? Tout simplement que l'Angleterre impose à ses colonies l'obligation de recevoir les produits des pays étrangers aux mêmes conditions que les produits similaires anglais. Ne pourrait-elle pas également faire participer ses colonies aux bénéfices qui découlent de ses traités avec ces mêmes puissances ?

En étudiant cet état de choses, l’on se convainct donc facilement que la politique suivie a été la politique de chacun pour soi. Puisqu’il en est ainsi, puisque personne ne nous tend la main, il nous faut donc ‘‘ veiller nous-mêmes à nos affaires.’’ Tous les ans, nous restons en dette de quinze ou vingt millions. Cette pratique nous a ruinés ; il faut changer de tactique et de régime, et voilà pourquoi n'ayant pas été admis aux bénéfices du libre échange que l'Angleterre pratique pour elle seulement avec les autres puissances, nous sommes devenus forcément protectionnistes.

Le gouvernement anglais, qui comprend bien la position, n'hésite pas à nous donner toute latitude à ce sujet. C'est à nous à en profiter. Il y a bien assez d’autres questions à propos desquelles notre état colonial nous impose ou nous imposera d’autres sacrifices. Ainsi, ne sommes-nous pas constan)ment exposés à faire, pour le bien général de l'empire, des concessions qui peuvent être parfois onéreuses ; à l'exemple de la Nouvelle-Zélande, qui a contracté une dette de #20,000,000, pour soutenir une guerre déclarée par l'Angleterre et avec laquelle la colonie n'avait rien à faire.

En 1864, la surprise des maraudeurs de St. Albans nous coûta quelque 60,000, que les Etats-Unis réclamèrent de nous pour n'avoir pas su surveiller notre frontière. En 1868, l'invasion fénienne nous coûta un million et demi, que l'Angleterre aurait pu réclamer des Etats-Unis, en vertu du même principe que les Américains auraient dû garder leurs frontières. Les féniens étaient tous sujets américains ; ils s'étaient organisés ouvertement dans les limites de la république américaine, avaient acheté leurs armes dans les Etats-Unis. Ils étaient beaucoup plus sous le contrôle de la police américaine que ne!l’était l’4/abama en pleine mer, et, cependant, jamais l’Angleterre n’a réclamé un sou pour nous des Etats-Unis, parce que les intérêts de l’empire l’exigeaient.

Lors du traité de Washington, il a fallu consentir, dans le but de contribuer au succès de la diplomatie anglaise, à ouvrir nos pêcheries, nos fleuves et nos canaux aux Américains. Nous l'avons fait sans nous plaindre et quoique nous soyons déçus dans l'usage des canaux américains que nous devions obtenir en retour, l'Angleterre ne croit pas devoir travailler à amener les Américains à des idées plus larges. En 1783, les Américains ne demandaient que la navigation de la rivière St. Jean ; mais la mère-patrie les accoutumés à obtenir tout ce qu’ils ont voulu avoir. Quand il fut question d'interpréter le traité de 1814, dont les Américains n'étaient pas contents, l'Angleterre en passa facilement par la décision du Czar et consentit à échancrer le Canada, en nous faisant perdre une partie du Maine. Mais quand il fut connu que le roi des Pays Bas, l'arbitre choisi par la convention de 1824, pour une nouvelle interprétation du traité de 1783, relativement aux frontières, s'était prononcé contre les Etats-Unis, ceux-ci refusèrent d'accepter sa décision et continuèrent à taquiner l’Angleterre jusqu’à ce qu’elle leur eût lâché 8,000,000 d’acres. Par le traité de 1782 seulement, elle a cédé aux Etats-Unis plus de deux cent soixante millions d’acres de terre dans l'Ouest.

Voilà trois fois que l'Angleterre a consenti à tracer la ligne de Pembina.

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Par le traité de 1814, les Etats-Unis prirent sur eux de vendre en 1824 la Colombie-Anglaise. Il fallut alors en venir au traité de 1842, en vertu duquel les Américains reclamèrent de nouveau, et nous ne saurions dire s'ils ne nous enlèveront pas encore quelque large portion de territoire, car il faut constamment recourir à de nouvelles commissions. Après les millions et les millions d'âcres de terre depuis le Pacifique jusqu'aux grands lacs, y compris l'Orégon, le Wisconsin, etc., après Pembina, l'Ile St. Juan, ce peut être autre chose

Ce n'est certes pas dans un but hostile que nous exposons ces faits. Nous voulons tout simplement démontrer que si l'Angleterre fait des sacrifices pour nous, nous en faisons aussi quelques-uns pour elle et nous ne nous en vantons pas, pas plus que nous nous en plaignons. Ce qui est fait est fait; si cela était nécessaire à la consolidation de la puissance britannique, nous sommes contents d’avoir pu le faire et n'en parlons plus. Mais, de de grâce, que l'on soit un peu plus discret de l’autre côté de l'océan. Qu'on nous laisse relever nos affaires, comme nous l’entendrons. La récente tentative de M. Bright et des fabricants anglais est d'un égoïsme révoltant. Pourquoi veulent-ils nous forcer à allér acheter chez eux, lorsqu'eux ne se gènent pas d'aller acheter leur bois, par exemple, en Norvège ou en Russie ?

L'Angleterre semble s'être étudiée à aller acheter du bois partout ailleurs qu'en Canada. Le tableau suivant en dit long :

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