‹ Protésilas et Laodamie: tragédieChapitre 3 sur 18 · LE DÉCOR · texte numérisé non relu

LE DÉCOR

Um eolonnade formint portique ; à traters les colonnes on aperçoit un bois de cyprès ; au milieu du bois une stèle tombale blanehe ; le fond est formé par les rochers de la côte «t le ciel doré du couchant.

De droite et de gauche entre le CSiœur des servantes ; elles passent derrière la colonnade et s'arrêtent des deux côtés de la stèle. Appuyé contre le fût d^me colonne attend TAède.

LE CHOEUR

Jusqaes à quand faudra-t-il nous tenir

en deuil près de ce tombeau,

serrantes obéissantes de notre maîtresse ?

Inconsolable est le regret de la reine»

sera-t-ildonc éternel ? —

Voilà que tout en deuil elle sort de sa chambre

nuptiale; les mauvaises langueurs du cœur se tratnent après

elle, gardant la source intarissable de ses larmes, et la nourrissant de souvenirs ; — et voici que, vivante et jeune, elle accable sa vie, en une lente agonie^ sous le fardeau des regrets et de pleurs incessants.

LAODAMIE.

(EUe sort de la chambre ; elle est vêtue d*un costume écarlate, en toile, posé à même le corps, pareil à une robe étroite, arrivant sous les bras, descendant jusqu'aux chevilles et fermée sur toute la longueur du côté droit par douze agrafes ; elle est ceinte d'une ceinture en anneaux d'argent ciselés ; la poitrine et le dos sont couverts de deux pièces de toile retombant librement (de la même couleur que le c héanos ») et taillées en forme de carrés que retiennent par devant et par derrière deux grandes épingles ; une longue chevelure très noire, frisée, tressée en quatre natles ornées de petites plaques d'or et rattachées derrière la tête par de grandes épingles et des rubans; aux bras plusieurs bracelets en forme de serpents ; les pieds pris dans des sandales dont les lacets entourent les jambes et montent Jusqu'aux genoux ; sous les sandales de hauts cothurnes de bois.)|

Page 1