‹ [Protestation du R. P. Leduc]Chapitre 2 sur 2 · T. XXI · texte numérisé non relu

T. XXI

raient. des ministres de J'Evangile. Sans la moindre hésitation, ces messieurs accusent l’archevèque, MF TACUÉ, notre évêque M# GRaNDIN, ct leurs missionnaires, d’avoir été les instigatours de la révolte des métis, ou, en tout cas, d’y avoir mis la main. Comme missionnaire de vingt ans d’apostolat dansles territoires du Nord-Ouest, comme l’un des vicaires généraux de Saint-Albert et procureur des Missions du diocèse, je me lève aujourd'hui pour donner, avec toute la force de mes convictions et de ma conscience, un démenti formel à l’odieuse calomuie proférée coutre uous.

Bien loin d’avoir été les instigateurs de la révolte ou d'avoir sympathisé avec elle, ou encore d'y avoir contribué par des actes et des paroles, nous avons fait tout ce que des mortels dans notre position pouvaient faire pour la délourner.

Deux de nos missionnaires, les PP. FararD et Marchan», ont été hosriblement massacrés pendant qu'ils s'efforçaient de sauver la vie aux colons et aux femmes, au lac La Grenouille.

Le P. LE Gorr a été, de la part des sauvages, sous une menace de mort pendant des semaines, au lac Froid. Il leur a conseillé et prescrit de ne pas prendre les arines, il les en a suppliés; finalement ils l’ont amené prisounier.

Le P. PAQUETTE, au lac Muskeg, à 15 milles au nord de Cariton, dut s'enfuir pour sauver sa vie, tant les insurgés étaient montés contre lui, parce qu'il avait essayé de déjouer leurs desseins au commencement des troubles. Nous ne savons même pas ce qui est advenu de lui et nous craiguons fort qu’il n'ait perdu la vie à cause de sa conduite.

, Le.P. AnmRé, supérieur du district comprenant Batoche, le lac des Canards et Prince-Albert, s'est attiré l’inimitié de Riel et de ses parlisans, pour avoir fait tout en son

pouvoir afin d’apaiser l'insurrection alors qu'elle était dans sa première phase.

Le P. Mouzix, à Batoche, a reçu des insurgés un coup de feu à la jambe et a ensuite été retenu prisonnier dans leur camp avec les PP. Fourmonp, VÉGREVILLE et Touzz, parce qu'ils avaient fait tout en leur pouvoir pour empécher l'insurrection.

Les Révérendes Sœurs de la Société des Fidèles Compagnes de Jésus, tant à Batoche qu’à Prince-Albert, ont soutlert toute espèce de souffrances physiques et morales depuis la fin de mars,

A Calgary, le P. LACOMBE a consacré toute son influence, qui n’est pas minime, à maintenir la tranquillité parmi les six mille Pieds-Noirs qu’il y a en cette région. Je n’hésite pas à dire que s’il n'avait pas ainsi donné spontanément ses services d'un prix incalculable, cette tribu puissante se serait engagée dans une voie belliqueuse, ce qui aurait été le signal d’un soulèvement général parmi les sauvages du Nord-Ouest. C'en aurait été fait du pays.

Le P. Scozcen, à la Montagne de la Paix et à la Montagne de l'Ours, entre Edmonton et Calgary, a couru journellement, pendant dix semaines, le danger d'être tué pendant qu'il s'efforçait de retenir les sauvages de ce district. L'autre jour, il a sauvé la vie, au péril de la sienne propre, à un courrier du gouvernement.

MS GranDiN et le P. Lesranc, à Saint-Albert, près d'Edmonton, n’ont pas cessé, depuis le commencement des troubles, de prêcher la paix et de s’efforcer de maintenir la tranquillité parmi les métis en cette région. Grâce à leurs efforts, un corps de métis a été organtsé, lequel a rendu de grands services au gouvernement.

Quant à moi personnellement, j'ai encouru pour longtemps l'hostilité des awis et suppôts de Riel pour n'avoir négligé aucune occasion de dénoncer la révolte et de

représenter Riel sous son vrai jour, à ceux qui sympathisaient avec lui.

Le P. Cocnix, de Battleford, a été pendant plusieurs semaines pfisénhiér dans ‘le cafàp de’ Pdundmaker, et c’est à lui que les blancs, retenus en captivité, doivent en grande partie de n'avoir pas été mis à mort.

Les Sœurs de la Miéérieordg, ‘au ae La Biche, ont élé obligées de chercher un refuge pour plusieurs semaines sur une desiles du lac, simplement parce que, de concert avec les miséionhairus, clles sé sbnt'opposées;! dès le début, à toutes tes menées inconstitutionnelles... Sabséquéïiment, quand le sang eut été répandu, elles ne négligérent aucun moyen pout empêcher les mélis.al les sau-

véges de se joindre’ à l'insurrection. 1e N

Finalement, sept de nos églises et établissements ent été détruils. Û

Ainsi done, tious avons soutféré des dommages matériéls ; nous avous eñcouru personnellement des dangers de touté sbrte, la mort même, pour avoir fait. loul en ribtte pouvoir comme serviteurs de Dieu et cilnygns loyant du Caradn, pour détourner les horreurs. de cette insurtettion désastreuse. Dans ces circonstances, je prateste qu'il est non seulement eruel, mais bas, au-delà de toute expression, pour les individus qui sont hosliles à notre Église, d'essayer: de nous imprimer le stjgmale de 4 taliison.: oi 1, Put on

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eu. Vo 2H, LED, 0. M. 1., . Vicaire général de Saint- Albert.

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