‹ Protococcacées et desmidiées d'eau douceChapitre 23 sur 32 · L0E0CAPSA · texte numérisé non relu

L0E0CAPSA

Gloeocapsa aeruginosa (Carm.) Kuetz.

Bibl.: De Wildeman (89, P. 10), sous le nom de Bichalia aeruginosa (Carm.) Trév.

Fig. 7.

Selon les auteurs, les dimensions des cellules et des colonies sont d'apparence très variable, ce que j'ai pu constater également. Les cellules sont globuleuses, vert-bleuâtres, se divisent dans toutes les directions, et chaque cellule ou colonie-fille formant sa gelée dans celle de la colonie-mère, les gelées d'autre part n'étant pas confluentes, il en résulte l'emboîtement caractéristique des gelées.

Cette espèce constitue généralement des croûtes amorphes sur les pierres et bois humides. Je l'ai trouvée vivant dans l'eau; sans doute elle s'était

développée contre le mur humide du bassin une fois que celui-ci était vide, et quelques colonies s'étaient détachées lorsque les pluies étaient revenues, ce qui explique que je Taie trouvée dans plusieurs de mes pêches.

Dimensions: Colonies 20 — 25/*, cellules 2 — 6. (De Wildbman et d'autres auteurs indiquent 2S — SO/* pour les colonies, 2,2 — 3 pour les cellules). Les cellules de nos individus seraient donc relativement grosses.

Habitat: A, 21 Août 1906.

* * MICROCYSTIS.

*** Microcy8ti8 (?) maxima N. sp.

J*ai hésité longtemps avant de considérer ce type comme une nouvelle espèce de Microcystis. Les colonies et les cellules sont bien grosses; mais je ne saurais vraiment pas à quel autre genre le rapporter. Les grosses colonies sphériques, assez dures, et les cellules, sphériques ou un peu ovoïdes, très nombreuses dans la masse de la colonie, rappellent un peu le Polycoccus punctiformis Kuetz., qu'on a reconnu comme un état de développement de Nosior punctiforme (Voir KiRCHffBR, 18, P. 92). Mais le mien ne me parait pas être un Nostoc; je Tai trouvé à plusieurs reprises et possédant des caractères assez constants. Cependant, je n'ose pas affirmer avec certitude qu'il soit à coup sûr un Microcystis, et je ne puis qu'en faire une espèce provisoire.

Dimensions: Cellules de 4 — 8f* sur 4 — 8. Colonies de '/i — 1 i*"^'

Habitat: D, 20 Sept. 06.

• im

Microcystis (7) minlma. N. sp.

Fig. 10, 11, 12, 13.

J'ai les mêmes doutes à propos de cette espèce qu'à propos de la précédente. Elle ne me parait pas être un état de développement d'un Nosto , cependant je ne saurais le prétendre sans hésiter; aussi provisoirement, je la range dans la section I du genre Microcyslis (Kirghi>(br 18, P. B6) près de if. olivaeeay à qui elle ressemble par les dimensions, mais non par la teinte des cellules. Notre espèce a des cellules très nombreuses, nettement bleuâtres, sphériques ou légèrement ellipsoïdales.

Dimensions: Cellules 2 — 4/*, colonies 10 — 50.

Habitat: A, 1 et 21 Août 1906. — D, 20 Sept. 06. — C, 27 Sept. 06. — B, 27 Sept. 06. — I, 12 Oct. 06.

KO

** Microcystis ichthyoblabe Ktz.

Pig. 14, 18.

Les petites cellules, d'un bleu verdâtre clair, et de forme globoïde, sont réunies en un corpuscule arrondi, gélatineux, de petites dimensions, et plusieurs de ces corpuscules (en général 6 — 12), sont groupés à leur tour en une masse plus ou moins considérable dont la forme rappelle celle d'une grappe. Cette espèce appartient donc à la section Polycystis du genre Microcyslis. Elle eât voisine de M. elabens (Bréb.) Kuetz , mais cette dernière a des colonies et des cellules beaucoup trop grandes (les cellules mesurent 3 — 47if*). il* ichlhyoblabe, dont les cellules sphériques mesurent 2 — 5/*, me parait par contre identique aux formes que j'ai rencontrées.

Dimensions: cellules 2—3/*, petites colonies sphériques 12 — 17.

Habitat: N, 26 Mars 07.

SPIRULINA.

** Spirulina major Kuetz.

Fig. 16 a et 6.

Elégantes cellules d'un vert bleuâtre tendre, et relativement longues, fort étroites et régulièrement spiralées (j'ai compté en général 12 — IS tours de spire). GuTWiNSKi (14, P. 615) décrit un Sp. Gomontii Gutw. beaucoup plus grand que le nôtre, et dont les cellules contiennent de nombreuses granulations brillantes, éparses, tandis que nos échantillons ont un contenu très homogène. Les cellules de ce S. Gomontii mesurent 3,8/* d'épaisseur, le diamètre des spires 8,8, leur écartement 11. Le dessin de S. major Kuetz., que je trouve chez KiRGHNER (18, P. 65), a exactement les mêmes dimensions que nos formes javanaises, et je les ai homulogu<»s. Je n'ai pas tenu compte, pour la détermination, des nombreuses Spirulina à articles plus ou moins distincts, puisque, si je m'en rajiporte à Kirchner (18), elles doivent être considérées comme appartenant au genre Arihrospira.

Dimensions: longueur 50/^, largeur l'/a, diamètre de la spire 3 — o'/i, écartement des spires 4.

Habitat: N, 26 Mars 07.

MERISMOPOEDIA.

**** Merismopoedia punctata Neyen.

Fig. 17, 18, 19, 20.

Cette minuscule espèce consiste en petites tables de cellules disposées en

une seule couche et très régulièrement par 4 ou par 4 X *? ou plus rarement par 2 X ^- Quelquefois 2 ou 4 groupes de 4 X 4 cellules sont gi'oupés en une table de plus grandes dimensions. Les cellules, très petites, d'un bleu verdâtre très clair, sont généralement sphériques ou très légèrement ellipsoïdales. Les espaces hyalins séparant les cellules se continuent très exactement d'un groupe tétracellulaire au groupe voisin

M. glauca (Ehrb.) Naeg. a des cellules trop grandes pour que j'aie pu lui rapporter mes échantillons; celles de M. punctata (mesurant en général 3f ) sont aussi un peu grandes, mais j'ai cependant rencontré dans mes pêches, des individus dont les dimensions étaient assez voisines de celles du M, punctata typique. Gutwinski et Lbmmbrmann ont signalé à Java M. glauca, Lemmermann indique encore un M, fenuissima Lemm. à Java. Il n'en donne pas les dimensions; nos échantillons devront peut-être être rapportés à* cette espèce, s'il est démontré qu'elle a été à bon droit séparée de M. punctata.

Dimensions; Cellules ^\^ — Ip, quelquefois jusqu' à 3 de long sur 2 de large.

Habitat: M, 23 Mars 07 — H, 26 Mars 07.

*** Merismopoedia elegans A. Br. var. ulvacea N. vai*.

Fig. 21, 22, 23.

Lemmermann cite pour Java M. glauca (Ëhrb.) Naeg. et M. tenuissima Lemm. (32, P. 151). Le type si curieux, dont j'ai rencontré un grand nombre d'exemplaires dans une de mes pêches^ appartient sans nul doute au genre Merismopoedia. Mais il ne saurait être rapporté aux deux espèces décrites par Lemmermann. U. glauca Naeg. a des cellules plus petites, groupées en petit nombre dans des colonies de faibles dimensions. Parmi les autres espèces du genre, j'ai hésité un peu entre M. convoluta Bréb. et M. elegans A. Br. Mais le premier a des cellules sphériques, trop petites, groupées en un thalle ti'op grand (jusqu'à 6 mm.). J'ai préféré considérer notre type comme M. elegans; la description que j'en trouve concorde assez, soit par les dimensions et la forme des cellules, soit par la disposition des colonies. Cependant, les différences avec le type sont assez sensibles pour que j'aie pu en faire une variété distincte. Peut-être même sera-t-il préférable, après plus ample information, d'en faire une nouvelle espèce; je n'ai pas osé aller si loin, n'ayant pas sous la main suffisamment de matériel de comparaison.

Les cellules, très serrées les unes contre les autres, mais très régulièrement disposées en séries, leur nombre très élevé, la grandeur du thalle, caractérisent ce nouveau type. Les cellules vert-bleuâtres sont de contour arrondi quand

on les voit de face; pourtant, quand elles se préparent à la division, elles prennent un contour elliptique plus ou moins accentué, puis s'étranglent légèrement; une membrane se forme alors et reconstituera *deux éléments à contour arrondi. Sur une coupe du thalle, les cellules apparaissent allongées perpendiculairement à la surface; leurs membranes sont assez épaisses. Le thalle foliacé, qui n'a qu'une couche de cellules, est souvent replié, ce qui rappelle, en moins exagéré. M, convolula.

Dimensions: Cellules vues de face, rondes, S — 6/*, elliptiques 8 — Of* sur 5—7. Cellules vues de profil, lOf* sur 8 — 7.

Habitat: D, 20 Sept. 06.

NOSTOCÉES.

ANABAENA.

*** Anabaena helicoidea N. sp.

Fig. 24, 25, 26.

L'eau d'un de mes petits bassins cimentés m'apparut un jour grisâtre dans toute sa masse; ayant examiné le produit d'une pêche, je constatai, très abondant, un très curieux organisme. C'était un Aftaboena voisin de A. Flosaquae Bréb., mais caractéristique par la forme en hélice de tous les individus. Ces élégantes plantules, avec leurs cellules en chapelets, forment 2 — 15 tours de spire et les hétérocystes sont séparés par des hormogonîes de 30 — 40 cellules. Les spores, un peu courbées, sont séparées des hétérocystes par un nombre variable de cellules

Toutes les descriptions de A. Flos-aquae et tous les dessins indiquent qu'il n'y a qu'un rapport très éloigné entre les deux espèces. Les vacuoles à gaz, les trichomes, les spores arquées, &c., sont des caractères communs entre les deux types, mais les dimensions respectives des divers éléments, la forme en hélice et surtout les spores toujours éloignées des hétérocystes caractérisent notre espèce. Le seul Anabaena de Lbmmermann (32, P. 115) dont les spores soient éloignées des hétérocystes est A. Augstumalis Schm.» qui est d'autre part fort différent de A. helicoidea.

Pitard (49, P. 516) parle d'un A. spiroides Klebh. dont je n'ai pu me procurer la description; existe-t-il un rapport entre ce type et le nôtre?

Dimensions: Cellules végétatives 4 — 5fA sur 5 — S'/i- Hétérocystes, Gf* sur 5. Spores 17fi sur 5.

Habitat: A, 20 Oct. 06.

CHLOROPHYCEES. — CONJUGUEES.

Zygnémacées.

Mésocarpées Zygnémées.

Desmidiacées.

Eu-Desmidiées Didymioïdées,

MÉSOCARPÉES ET EU-DESMIDIÉES.

Dans ces deux groupes, pas plus que dans celui des Zygnémées, je ne me suis arrêté aux nombreuses formes très intéressantes qu'il m'était donné d'apercevoir; ces Conjuguées filamenteuses feraient l'objet d'une étude biologique aussi importante que les Didymioïdées, desquelles nous nous occuperons plus en détail. Cependant, parmi ces algues, il en est quelques unes que je veux signaler en passant.

De Wu.dbman conserve les deux genres Mesocarpus et Mougeotia; il me semble difficile de les séparer et je préfère, avec Wu^le (92, P. 23), De ToxM (71, P. 712), etc., conserver seulement le nom générique de Mougeotia.

MOUGEOTIA.

** Mougeotia parvula Hassall.

Bibl. : Une variété de cette espèce est signalée à Java par De Wu.D£m\n (89, P. 111).

Fig. 27.

Db WaDEMAN cite cette espèce (89, P. 111) sous le nom de Mesocarpus parvulus (Hass.) D. By. var. angustus (Hass.) Cooke, mais dit-il, la forme type n'a pas encore été signalée à Java. Cette variété est notablement plus étroite que le type, lequel mesure 6 — 10/* de diamètre, et dont les cellules sont environ 5 — 12 fois plus longues que larges. Ce caractère est un peu vague, je le sais, et il faudrait posséder les zygotes pour bien distinguer les deux formes; je n'ai malheureusement pas pu les rencontrer; mais en attendant, et après examen des cellules végétatives, je crois pouvoir maintenir la présence à Java de M, parvula type.

Demensions: Cellules de 60 — 75/* sur 8 — 9.

Habitat: I, 18 Oct. 06.

** Mougeotia genuflexa (Dillw.) Âg. var. gracilis (Kuelz.) Reiusch.

Bibl. : De Wildkman (89, P. 112) signale à Java la forme type de cette espèce.

Fig. S8.

De Wildkman (89, p. 112) signale cette espèce à Java, mais il a trouvé seulement la forme type. La nôtre est bien plus étroite que celle-ci et se rapproche des variétés citées par Db Toni (71, P. 717). Cet auteur donne les dimensions suivantes: type 25 — 33.»*, cellules 2 — S fois plus longues; var. gracilis (Kuetz.) Reinsch., 22 — 24/i, cellules 5 — 6 fois plus longues; wav, elongata (Kuetz.) Reinsch., comme gracilis, mais cellules 6 — 10 fois plus longues que larges. Je ne sais trop si cette faible différence de dimensions peut autoriser l'existence de deux variétés distinctes; par exemple, comme c'est le cas chez notre type, quand on a affaire à des cellules environ 6 fois plus longues que larges, à laquelle des deux variétés l'attribuer? J'ai donc conservé le seul nom de gracilis comme variété de M. genuflexa.

Dimensions: Cellules de 145 — 155ft, sur 20 — 25.

Habitat: I, 4 et 18 Oc t. 06.

GYMN0ZY6A.

*** Gymnozyga (7) cylindracea N. sp.

Fig. 29.

Je ne suis pas certain d'avoir à bon droit mis ce type dans le genre Gymnozyga: il possède, il est vrai, les chromatophor es disposés en lames rayonnantes et trop typiques pour qu'on puisse songer à un Zygnema, Cependant, chez ce dernier genre, ne pourrait-on pas trouver certains états de développement avec de semblables dispositions, au lieu des chromatophores étoiles caractéristiques? C'est pour cette raison que j'ai laissé le point de doute à côté du nom de genre, et aussi parce que les cellules ne sont pas en forme de tonnelet, étranglées en leur milieu, comme c'est le cas d'ordinaire chez les Gymnozyga. Cette objection du reste n'est pas absolue; plusieurs espèces sont fort peu renflées en tonnelets et ne sont pas étranglées. Si notre type appartient vraiment à ce genre, ce sera en tout cas une nouvelle espèce par la dimension et la forme cylindrique de ses cellules, et par l'absence totale d'étranglement médian. Les chromatophores ont en général 6 lames rayonnantes et 1 gros pyrénoïde.

Cette espèce est certainement très différente de G. moniliformis Ehrb. cité pai* WiLDEMAN (89, P. 123); elle se rapprocherait du groupe de G, confervacea

West (78), qui n'est pas du tout étranglé et dont les cellules sont cylindriques, sauf, à Téquateur, un très petit épaississement de leurs membranes; mais les dimensions des cellules de cette espèce sont 12— 18,8a sur 9 — 10,8, ce qui ne correspond pas à nos observations.

Dimensions: Cellules de 28— 52(— BO)f* sur 20(— 28).

Habitat: I, 4 et 18 Oct. 06.

HYALOTHECA.

Hyalotheca dissiliens Bréb.

Bibl.: De Wuj)eman 89, P. 119, Gutwiwski 14, P. 879, Lbmmbrmann 32, P. 160.

Fig. 30.

Quand même ce genre ne rentre pas non plus dans le groupe de ceux dont j'ai entrepris Tétude plus détaillée, je veux cependant signaler et discuter ici ce type intéressant. Les cellules sont disposées en filaments et ont généralement la forme d'un tonnelet plus large que long; les hémisomates trapézoîdes sont séparés par un étranglement ample et peu profond, quelquefois à peine apparent. Dans chaque demi-cellule est un chromatophore à, 6 lames, rayonnant autour d'un corps central contenant un pyrénoïde.

De WaoEMAN a déjà signalé cette espèce pour Java, et il l'indique pourvue d'une gaine assez fortement développée. Malgré les divers réactifs que j'ai essayés, je n'ai pas pu parvenir à mettre en évidence ce fourreau gélifié; il est possible qu'il était si peu épais, comme on l'a constaté déjà à propos d'autres Ilyaloiheca, qu'on ne pouvait le distinguer; ou peut-être des défauts de technique m'ont empêché de l'apercevoir ; quoiqu'il en soit, et malgré cette divergence, la forme et les dimensions des cellules m'ont poussé à homologuer mes échantillons avec //. dissiliens. J'avais pensé d'abord, vu l'absence de gelée, avoir affaire à un Gymnozyga, mais d'ordinaire, dans ce genre, les cellules sont plus longues que larges, la forme en tonnelet est plus constante, les épaississements médians bien marqués et la rainure plus étroite et presque toujours présente.

Dimensions: longueur des cellules 14— 17fi, largeur maximum 21 — 23, largeur au sommet 20 — 21.

Habitat :iO, 2 AvrU 07.

GONATOZYGON

Gonatozygon Ralfeii De Bary.

BibL: De Wildeman 89, P. 125.

Fig. 32, 33, a et b.

J'ai vu de cette espèce deux formes assez distinctes, mais qui ne m'ont pas paru nécessiter rétablissement de nouvelles variétés. L'une d'elles est à peu près identique au type ordinaire de G. Ralfsii; ses cellules sont exactement cylindriques; leurs membranes, un peu épaissies aux extrémités, sont munies, sur toute leur surface, de ponctuations disposées en quinconce, nombreuses, et constituées par de très petites protubérances aiguës. Dans chaque cellule, deux chromatophores en plaque contiennent chacun en général 5 pyrénoïdes assez gros. L'autre forme qui, san<) aucun doute, appartient à la même espèce (cela ressort entre autres de l'examen des dessins de De Bary, 1), est deux fois plus petite; les petits piquants aigus de sa surface sont un peu plus proéminents que dans la forme précédente (ils peuvent mesurer jusqu'à If* de long); ce caractère établirait un passage à la variété pilosellum Ndst., mais il ne m'a pas paru urgent de créer pour cela un nouveau nom. Les dimensions elles aussi sont, chez cette espèce, un cai'actère trop variable pour pouvoir donner des renseignements systématiques. On indique généralement des cellules de 10 — 80/* de lai'ge et 10—20 fois plus longues que larges. Aussi n'ai-je voulu considérer les différences entre mes deux formes que comme des variations individuelles.

Dimensions : grandes formes, 200fi de long sur 1 K de large ; petites formes, 95/i sur 8 environ.

Habitat: C, 20 Oct. 06. — 0, 2 Avril 07.

'^^ Gonatozygon pilosum Wolle.

Fig. 31, a et 6.

Cette espèce, tout en se rapprochant par certains caractères de la suivante, s'en écarte, notamment par les chromatophores; elle serait plus voisine de Ér. aculeatum Hast, et de ses variétés; il y a d'ailleurs de grandes confusions dans ce groupe, confusions qu'il est difficile de tirer au clair sans avoir vu un abondant matériel de comparaison. La variété evolulum de G, pilosum, décrite par TuRNBR et signalée à Java par Gutwinski (14, P. 681), ne serait qu'une variété étroite de G. aculeatum. Ceci, d'après Wbst (78, P. 230) qui a vu des échantillons fort différents du vrai G, pilosum Wolle. G. aculeafum a des épines trop longues et trop épaisses pour coïncider avec nos échantillons:

ceux-ci au contraire se rapprochent de G. pilosam WoUe et j*ai cru pouvoir les décrire sous ce nom et considérer ceux de Gutwinski, selon l'avis de West, comme appartenant à G. aculeatum Hast. var. evolulum (Turn.) Bern. J'avais pensé aussi que mes échantillons pourraient appartenir à G. Ralfsii D. By. var. pilosellum Ndst., mais les poils de cette variété, s'ils ont les dimensions voulues pour permettre une homologie, sont trop denses et peut-être moins aigus.

Les cellules de nos exemplaires sont longues et étroites, forment des filaments, leurs membranes sont munies de nombreux poils très fins et très aigus; dans chaque cellule, deux chromatophores formés par 4 (?) lames rayonnantes. Les extrémités des cellules sont un peu, mais très faiblement élargies.

Dimensions: Cellules de 200/* de long et de 13 — 15 de large. Epines de 2— ,V.

Habitat: L, 24 Mars 07.

Gonatozygon (7) bogoriense N. sp.

Fig. 34.

Cette espèce se distingue des autres Gonatozygon par les chromatophores à plusieurs bandes rayonnées et non en plaque axile. Mais, à moins d'en faire un nouveau genre sur ce seul caractère, ce qui me parait inadmissible, je ne saurais la placer ailleurs. C'est du reste cette raison qui m'a fait indiquer mon incertitude à côté du nom de genre. Dans chaque chromatophore apparaissent 3—6 pyrénoïdes (ou plus).

Le G. pilosum WoUe, dont Gutwinski a cité pour Java (14, P 581), la variété evoluium Turn., ne peut, si j'en juge pai* le dessin de Turner, être réuni avec le nôtre: les cellules de G. pilosum sont trop étroites et trop longues, les piquants trop puissants. Les proportions de G. aculeatum Hast, concorderaient mieux avec celles de notre G, bogoriense, mais les épines sont trop fortes et trop longues (5,5 — 7,5/i).

Dimensions; Cellules de 140/* sur 15. Epines de 2 — 3f*.

Habitat: 0, 2 Oct. 06.

DIDYMIOIDEES.

** SPIROTAENIA.

** Spirotaenia condensata Bréb.

Fig. 35.

Cette jolie espèce m'a paru être assez rare; je ne l'ai trouvée qu'un très

petit nombre de fois dans mes pêches. Aucun des auteurs s'étant occupé de la flore algologique des Indes Néerlandaises ne Ta encore signalée; Torner, JosuuA, West, et les auteurs qui ont décrit des algues tropicales de TAncicn Monde n'ont pas non plus aperçu cet organisme, lequel a été par contre souvent signalé en Europe et en Amérique avec les mêmes caractères exactement que nous avons pu constater.

La cellule est cylindrique, arrondie aux deux extrémités, et occupée par un chromatophore unique, un large ruban vert qui court en spirale contre la membrane, à l'intérieur de la cellule et possède de nombreux pyrénoïdes. On a indiqué que le chromatophore formait 8 — 12 tours de spire; c'est à peu près ce que j'ai pu constater (9 — 12); les dimensions concordent aussi de façon frappante. On donne d'ordinaire 60 — 160it* sur 18 — 21.

Dimensions: Cellules longues de 14B — 168/', larges de 19 — 20.

Habitat: I, 4 Oct. 06.

*** Spirotaenia raphidioides N. sp.

Fig. 36, 37.

Je n'ai rencontré que dans une pêche cette petite espèce et je n'ai pu l'homologuer a aucune de celles dont j'ai vu des croquis. Pour les régions voisines de celle qui nous occupe, en tous cas, on n'en a pas cité de semblable. Notre espèce est certainement voisine des petits Spirotaenia, comme par exemple de S, closieridia Rab., qui ressemble au nôtre par sa forme, en fuseau obtus aux extrémités, et par sa largeur, mais qui s'en distingue par sa longueur presque deux fois moindre. S, parvula Arch. aurait des dimensions assez concordantes, mais il difl'ère par ses extrémités aigués et d'autres détails. Enfin S. minuta Thur. est trop grand, trop pointu, il possède une gelée bien nette et n'a que iVj — l 74 tours de spire.

S, raphidioides a ses cellules isolées, très petites, fusiformes, non environnées de gelée, à membrane mince, à extrémités obtuses arrondies. Le chromatophore spirale fait dans la cellule 3— 5 Va tours de spire. Je n'ai que rarement pu constater des pyrénoïdes bien nets. La plupart des individus que j'ai vus n'en possédaient pas; il m'a semblé pourtant en apercevoir parfois 1 — 2 par cellule.

Dimensions: Cellules de 22 — 30/* de long sur 4 Va — 5 de large.

Habitat: 6, 15 Nov. 06.

CYLINDROCYSTIS.

Cylindrocy8ti8 Brebissonii Menegh.

Bibl.: Db Wildbman 89, P. 125, GuTwmsKi 14, P. 681.

Fig. 58.

Je crois pouvoir faire rentrer dans cette espèce mes échantillons. Elle a été déjà citée pour Java et pour des régions plus ou moins voisines: Singapore (LsMMERifANN 32), ludcs Auglaises (Turner 73, Joshua 16), Nouvelle-Zélande (NoRDSTEDT 45), &c. On a indiqué pour cette espèce de nombreuses variations de dimensions et de formes, et je me demande si Ton n'a pas fait souvent des confusions avec des types voisins. C'est ce qu'il m'a semblé, à lire les descriptions; mais je ne saurais élucider ce point, ayant, à propos de cette espèce comme à propos de tant d'autres, pu constater par expérience combien il est fâcheux que les descriptions soient si rarement accompagnées de dessins et d'indications eoncernant les dimensions.

Notre type est constitué de cellules ovoïdes, non (ou à peine) étranglées en leur milieu; il possède dans chacun de ses hémisomates un chromatophore étoile muni d'un gi'os pyrénoïde.

Dimensions: Cellules de 85— 65f* de long et de 37—40 de large.

CLOSTERiUM.

Il est souvent bien difficile, sur les cai'actères par trop subtils indiqués d'ordinaire, de distinguer les espèces de Closierium d'un même groupe. Il me semble du reste que, chez la plupart des auteurs, le nombre des espèces de ce genre a été fort exagéré; souvent on a tiré des indications spécifiques de détails sans importance et qui, chez ces types si variables, sont sans doute de simples caractères individuels. J'ai essayé de ne pas tomber dans ce travers, et de grouper sous un même nom les échantillons qui ne me paraissaient être que de simples variations d'un môme type. Bien des fois cependant, j'aurais pu les ranger dans une des nombreuses formes décrites comme espèces ; mais je n'aurais pas eu des types suffisamment bien tranchés. Cette observation, que je fais ici une fois pour toutes, pourrait se répéter pour bien d'autres genres de Desmidiacées.

*** Clo8terium obtu8um Bréb. var. recti88imum N. var.

Bibl.: Le type est signalé par Gutwinski à Java (14, P. 581).

Fig. 39.

Cette espèce, dont certains auteurs ont fait un genre spécial sous le nom

de Raya, semble fort variable dans ses dimensions; elle oscille, dit-on, entre 25 et 100, même 145/* de long sur B — 18 de large. Ses cellules sont décrites comme étant parfaitement cylindriques et arrondies aux deux pôles, ce qui concorde avec mon type; mais elle est d'ordinaire légèrement courbée; elle se distingue par ce caractère de mes échantUlons qui sont parfaitement droits, ce qui m'a engagé à en faire une nouvelle variété.

Les cellules sont droites, cylindriques, à extrémités arrondies et à membrane assez épaisse. Les hémisomates sont totalement remplis par les chromatophores 4(?)-radiés; pas d'espace hyalin à l'extrémité; pas de vacuole à granulations vibratiles. Dans chacun des deux chromatophores se trouvent â pyrénoïdes. GuTw^iNSKi a signalé pour Java un C. oblusum, mais si différent de celui que je décris ici, que je me demande s'ils appartiennent vraiment à la même espèce: il est très grand (145/* sur 16,6), et ses cellules ne mesurent plus aux extrémités que 4,4 — 2,2/*; notre variété ne diminue nullement vers les extrémités, où elle s'arrondit de façon très régulière.

Dimensions: Longueur 58/*, largeur 9.

Habitat: 6, 15 Nov. 06.

** Ciosterium naviculoides Wille.

Fig. 40.

Notre type appartient sans aucun doute à cett€ espèce. Les caractères indiqués par De Toni (71, P. 824), sauf que les dimensions sont un peu plus grandes, concordent absolument. La cellule est droite, sa face dorsale est fortement convexe, sa face ventrale rectiligne, à peine très légèrement concave. Les extrémités sont tronquées, mais ne sont toutefois pas aussi laides que dans le type de Dk Toni. Dans la partie hyaline, courte, se trouve une vacuole indistincte avec un gros corpuscule mobile. Chromatophores vert-dair, (1 par hémisomate), à 4 lames rayonnantes. Dans chaque chromatophore il y a deux pyrénoïdes assez gros.

Dimensions: Longueur 45/*, largeur 9.

Habitat: I, 12 Oct. 06.

Cl08terium acero8um Ehrenb.

Bibl.: Db Wildkman 89, P. 126.

Fig. 41, 42.

Mes échantillons sont presque tout à fait droits, régulièrement atténués

du centre vers les extrémités; ce qui les distingue, c'est leur longueur consî-

dérable relativement à leur largeur ; il en résulte des types très effilés, possédant 2 chromatophores à environ 6 bandes rayonnées, et dans chacun d'eux 10 — 12 gros pyrénoïdes en une série longitudinale. La membrane est marquée de très nombreuses et très fines stries longitudinales. La suture est indiquée par 5 lignes transvei*sales peu distinctes. Extrémités obtuses, vacuoles à contour visible et contenant plusieurs granulations vibratiles.

Je trouve chez De Wildebun un dessin de cette espèce, pour laquelle l'auteur indique des dimensions très variables. Elle varie aussi dans sa courbure plus ou moins forte, et dans d'autres détails. Notre type est voisin de C. Delpontei (Klebs) de Toni, mais s'en distingue, ce dernier étant beaucoup plus étroit, relativement à sa grande longueur. De plus, tous les auteurs s'accordent à signaler la très proche parenté qui existe entre C, aceromm et C. lanceolaium Kuetz., du moins dans certaines de leurs formes; peut-être trouvera-t-on dans la suite tant de passages entre les deux types, qu'il faudra les réunir, il m'a cependant paru assez facile de les distinguer.

Dimensions: Cellules longues de 450 — 520." de long, larges de 40 — 45.

Habitat: I, 4 Oct. 06. — L, 24 Mars 07.

** Closterium subtruncatum West.

Fig. 45, 44 a et 6.

GuTWiNSKi a signalé à Java (14, P. 581) un C, striolatum Ehrb. var. sitvense Gutw. mesurant 250]^ sur 26,4 et qui ressemble quelque peu à nos échantillons, mais qui s'en distingue par plusieurs caractères, et notamment par les stries longitudinales de la membrane beaucoup moins nombreuses chez le type de GuTWiNSKi. Par contre, presque tous les caractères indiqués par West pour C, subtruncatum de Singapore concordent avec ceux de la forme que je traite ici ; la seule différence . consiste en ce que notre type n'est pas tout à fait aussi régulièrement courbé. Mais les nombreuses stries, les pôles très légèrement dilatés, et largement tronqués, les dimensions, &c., coïncident exactement chez les formes de Singapore et chez celles de Java, et j'ai conservé le nom de Wbst.

Les cellules sont assez grandes, presque droites dans leur partie médiane, un peu courbées et insensiblement atténuées vers leurs exti'émités; celles-ci sont assez larges, tronquées-arrondies, et leur membrane est distinctement épaissie. Les chromatophores (1 par demi-cellule) ont quelques bandes rayonnantes et -chacun 7 — 8 pyrénoïdes. Dans le très petit espace hyalin laissé à

rexlrémité de la cellule, se trouve un gros locelle avec plusieurs corpuscules ^répidants. La membrane est marquée de stries très lines et très nombreuses, interrompues à l'endroit de la suture, laquelle est très distincte et marquée de 5 lignes transversales.

Dimensions: longueur 290/^, largeur 28, sommet 1%

Habitat: 0, 2 Avril 07.

** Cio8terium lanceolatum Kuetz.

Fig. 45.

Cette espèce a des cellules droites, quelquefois à peine un peu plus courbées sur une face que sur l'autre, régulièrement atténuées du centre vers les extrémités, les hémisomates étant de forme générale subconique. Deux chromatophores à bandes rayonnantes peu nombreuses, possèdent chacun une série de 6 — 12 pyrénoïdes assez gros, souvent de dimensions inégales et laissant parfois nettement distinguer leur structure un corps central homogène entouré d'une zone de granules. Extrémités nettement tronquées, membranes assez épaisses. Les l.ocelles, à contour indistinct, contiennent de nombreux corpuscules vibratils.

J'ai hésité à attribuer ces échantillons à cette espèce ou à C. Lunula Nitzsch. qui lui est d'ailleurs très voisine. Mais les proportions entre la longueur et la largeur concordent mieux avec celles de C, lanceolaium, C, Lunula étant généralement plus large. En outre, on a décrit chez cette dernière espèce des pyrénoïdes épars et non unisériés ; je sais bien que tous les auteurs ne sont pas d'accord à ce sujet, cependant je crois avoir eu raison en déterminant ce type comme je l'ai fait.

Dimensions: 230 — 380/* de long sur 36 — 50 de large.

Habitat: A, 13 Août 06. — F, 29 Août 06.

Clo8terium praelongum Bréb., fa. breviu8 Ndst.

Pig. 46, 47.

Cellules assez longues, souvent tout à fait droites; quelquefois le côté dorsal est légèrement courbé, le côté ventral restant droit. D'autres fois enfin, les cellules sont très faiblement courbées en S. Deux chromatophores à 10 — 12 bandes rayonnantes, et chacun avec 7 — 9 pyrénoïdes assez gros, unisériés. Les extrémités des cellules sont tronquées et, dans l'espace libre et hyalin entre le chromatophore et l'extrémité, il y a une vacuole à contour à peine visible

et contenant de nombreux corpuscules vibratils. Les caractères de ces individus concordent assez bien avec ceux de C. praelongum et les dimensions sont à peu près celles indiquées par Nobdstedt (45, P. 68) pour la forma brevius de cette espèce.

Dimensions: 22B — 260/* de long sur 20^-30 de large.

Habitat: A, 13 et 21 Août, 20 Oct. 1906.

Cl08terium acutum Bréb.

Bibl.: De Wildeman 89, P. 126, Gutwinski 14, P. K82.

Fig. 48, 49.

Cette espèce, déjà décrite pour Java est très longue et très étroite. Gutwinski ne donne pas les dimensions de ses échantillons; De Wildeman indique les siens bien plus petits et plus courbés que les nôtres. Les cellules sont terminées par une longue partie hyaline où n'existe pas de locelle. Dans chaque hémisomate, un chromatophore à 4(?) bandes rayonnantes possède 4 — 7 pyrénoïdes inégaux, unisériés. Membrane assez épaisse et exti'émilés arrondies.

Mes échantillons sont en général un peu longs pour coïncider avec les dimensions de cette espèce; mais ils doivent pourtant en être considérés comme une grande forme et non comme appai*tenant à C. gracile Bréb. ou à C. aciculare West, par exemple, qui s'en distinguent par certains caractères.

Dimensions: 200 — 370/* de long, 8 — 15 de large. Pointes hyalines 50 — 60.

Habitat: I, 4 Oct. 06. — C, 20 Oct. 06.

Pig. BO, 51.

J'ai rencontré à plusieurs reprises une forme qui m'a sembla intéressante, mais que je n'ai pas voulu considérer sous un nom spécial, car il est bien probable qu'elle n'est qu'un état juvénile de Closlerium et vraisemblablement de 6'. aculum. 11 m'a semblé en effet, dans certaine pêche, apercevoir des passages entre ce type et C. acutum. Je ne puis cependant l'assurer de façon définitive, certains caractères laissent quelques doutes au sujet de l'attribution de ces formes aux Desmidiacées et parleraient peut-être en faveur d'une parenté avec les Protococcacées. C'est cette incertitude qui m'a poussé à étudier à part ces échantillons.

11 s'agit de cellules allongées fusiformes, à membranes minces, à exti'émités un peu obtuses, arrondies. Dans la cellule se trouve un seul chromatophore en plaque, curieusement disposé, «lécoupé et présentant une forme ondulée

plus ou moins régulière. Dans ce chromatophore se trouve un nombre variable de pyrénoïdes (3 — 6).

Dimensions: cellules de 70 — 90/* sur 7 — 8.

Habitat: D, 20 Sept. 06. — B, 27 Sept. 06. — C, 20 Oct. 06.

Closterium Kuetzingii Bréb.

BibL: De Wildbman, 89 P. 128.

Fig. 62, 83, 84.

Cellules très longues et très étroites, quelquefois tout à fait droites, plus souvent légèrement courbées vers leurs extrémités. La partie médiane, allongée en fuseau, est prolongée insensiblement en deux longs processus presque filiformes, hyalins, dans l'intérieur desquels on peut suivre sur toute sa longueur, le lumen cellulaire, presque imperceptible. Ces processus, au moins aussi longs que la partie médiane fusiforme de la cellule, sont, sur toute leur longueur, d'égale largeur; ils ne s'atténuent nullement vers los extrémités, où au contraire ils sont le plus souvent très faiblement dilatés. Aucune constriction ne divise la cellule en deux hémisomates; c'est même parfois indistinctement qu'on peut constater que le contenu cellulaire est interrompu vers le milieu de la cellule. Pourtant, Je plus souvent, on peut reconnaître cette interruption et constater la présence de deux chromatophores nettement séparés, contenant chacun 3 — 6 pyrénoïdes. Locelles généralement indistincts; il m'a semblé pouvoir en distinguer de mal délimités contenant un petit nombre de corpuscules trépidants.

Ces gracieux individus appartiennent à coup sûr au groupe d'espèces comprenant C, Kuelzingii Bréb., C.pronum Bréb., C.elegans Bréh,, Sec, qui sont fort variables, qui montrent de l'un à l'autre toutes sortes de passages, et dont une étude méthodique viendra sans doute simplifier la nomenclature en réunissant certains types. J'aurais pu facilement séparer mes échantillons et les ranger sous ces différents noms; je ne l'ai pas fait, car j'admets avoir été en présence de divers états d'une même espèce.

Je veux cependant signaler une forme qui, avec ses extrémités hyalines plus fortes et plus courtes, sa partie médiane plus longue que chez les autres individus rappelait plutôt C. prontim; j'indique ses dimensions à part, mais je n'ai pas voulu la séparer sous un nom spécial, car je n'en ai vu qu'un exemplaire. J'ai conservé le nom de C. Kuetzingii; la membrane de cette espèce est indiquée généralement, il est vrai, munie de stries ou de côtes que je n'ai pas observées; mais mes échantillons, vu leur petitesse, pouvaient ne

posséder ce caractère, d'ailleurs très variable, qu'à l'état de rudiment, et il peut m'avoir échappé. Pour la variété viftafum, Ndst., West a fait (81, P. 159) une forma diéplo-minor ; je n'ai pas vu la nécessité de suivre cet exemple et de faire une telle distinction pour mes échantillons, quoique je n'en aie pas rencontré qui dépassassent 360." (l'espèce peut atteindre jusqu'à 600f*); car en parcourant la littérature, il m'a semblé que tous les passages existent, avec un ensemble de caractères constants, des formes les plus petites jusqu'aux plus grandes. De Wu^demak par exemple, a signalé pour Java en deux stations, des individus dont les dimensions oscillaient entre 260 et 400/^ de long sur 15—17 de large. Gutwinski a décrit (14, PI. XXXVI, fig. 16), un C. Nordsledln qui pourrait bien n'être pas autre chose, puisque sa membrane est marquée de côtes, que la var. vitlalum de C, Kuelsingiù

Dimensions: Dans la forme la plus fréquemment rencontrée, les cellules mesurent 260 — 500/x de kng sur 8 — 10 de large. La partie médiane, fusiforme, 80 — 90/* de long. Dans la forme dont j'ai parlé ci-dessus et dont je n'ai vu qu'un exemplaire, les dimensions étaient 360/* sur 15, la partie fusiforme mesurait 170/*.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

Cl08terium Delpontel (Klebs) De Toni.

Bibl.: De Wildbman 89, P. 127. — Gutwinski, 14, P. 882.

Fig. 65.

Par leur forme générale et leurs dimensions, nos échantillons rappellent assez exactement cette espèce. Les cellules sont longues, peu courbées, un peu renflées au milieu, puis atténuées vers les extrémités un peu tronquées. La membrane est marquée de nombreuses et très fines stries longitudinales; en son milieu elle possède 5 lignes transversales plus ou moins distinctes. J'ai mal vu la disposition des chromatophores, qu'on indique généralement filiformes et enchevêtrés, et il m'a semblé apercevoir dans chacun des hémisomates d'assez nombreux, mais peu distincts pyrénoides. Les chromatophores remplissent presque complètement la cellule; dans le petit espace hyalin terminal, un locelle peu net enferme plusieurs corpuscules trépidants.

Dimensions: longueur 520/*, largeur 50 — 58.

Habitat: L, 24 Mars 07.

Closterium Ddipontei (Klebs) De Toni, var. minimum N. var.

Pigi 56, 57.

Je n'ai pas pu rattacher à un autre type cette petite forme, et elle m'a semblé, par l'ensemble de ses caractères, trop voisine de C, Delponfei pour que je puisse la considérer comme une autre espèce. Cellules longues, légèrement renflées au milieu, rétrécies vers les extrémités nettement et assez largement tronquées; les 5 lignes transversales de la suture sont assez fortement marquées, mais les stries longitudinales sont si fines qu'il est souvent presque impossible de les distinguer. Dans chacun des chromatophores de constitution peu distincte (filiformes?), les pyrénoïdes sont au nombre de 6 à 7. Dans le petit espace hyalin terminal, le locelle, à contour mal délimité, contient plusieurs corpuscules trépidants.

Dimensions: longueur 180 — 210/*, largeur 16 — 16; largeur aux extrémités 4f* environ.

Habitat: 0, ^ Avril 1907.

Çl08terium Jenneri Ralfs.

Bibl. : GuwiNSKi, 14, P. 683.

Fig. 58.

Cellules longues et assez larges, assez fortement courbées et non renflées dans leur partie médiane. La membrane est lisse, ses extrémités sont obtuses, arrondies; les chromatophores (1 par demi-cellule) ont 4 bantles rayonnantes et possèdent environ 6 pyrénoïdes. Ils ne laissent vers l'extrémité qu'un tout petit espace hyalin, où se trouve un locelle à contour indistinct, et contenant plusieurs corpuscules trépidants très serrés les uns contre les autres.

Ces détails correspondent à C, Jenneri^ dont la courbure peut être plus ou moins forte, et les dimensions variables. Les données de De Toni et d'autres auteurs coïncident, et un dessin que Turner (73, PI. I, fig. 20) donne de C tumidulum Gay, rappelle nos échantillons, mais il est' plus grand, plus courbé et plus renflé au milieu. Turi^îer ajoute d'ailleurs que cette espèce lui apparaît comme une variété de C, Jenneri^ ce qui confirme ma manière de voir.

Dimensions: Longueur 95", largeur 13.

Habitai : 0, 2 Avril 07.

6^ Cl08terium Nematodes Joshua.

Bibl.: GuTwmsKi, 14, P. 583.

Pig. 59, 60, 61.

J'ai aperçu assez fréquemment cette intéressante espèce dans mes pêches. GuTwiNSKi avait déjà signalé pour • Java des échantillons plus petits que les nôtres, et cependant déjà plus grands que les formes rencontrées* par Joshua aux Indes Anglaises et par West à Ceylan; lès types de Java se rapprocheraient plut5t de la variété proboscideum de Turner. Je me demande s'il était bien nécessaire d'établir cette variété séparée; Turner la caractérise par le nombre des stries longitudinales et des stries transversales; mais les observations de GuTWLNSKi et les miennes démontrent que ces détails varient beaucoup selon le degré de développement de l'algue.

Aucun de ces auteurs n'a vu de matériel frais; aussi ne parlent-ils pas des détails du contenu cellulaire. J'ai pu les examiner et compléter ainsi la diagnose: La membrane brunâtre est striée de 50 — 40 stries longitudinales; à une petite distance du sommet, la membrane est munie d'un épaississement annulaire, très prononcé vers l'extérieur, nul ou très faible vers l'intérieur; quand cet épaississement est très accentué, il distend la membrane de façon à interrompre les stries sur ce court espace. Dans chaque hémisomate est un chromatophore à 8 lames rayonnantes, et possédant 6 — 8 gros pyrénoïdes. Au niveau de l'anneau d'épaississement, se trouve une vacuole à contour net et à un seul gros corpuscule.

Dimensions: Cellules longues de 250 — STOf* et larges de 28 — 30.

Habitat: C, 20 Oct. 06. — J, 10 Nov. 06.

*** Cl08terium Koernickei N. sp.

Fig. 62, 63.

Cette espèce est certainement voisine de la précédente; comme elle, plie possède un anneau d'épaississement subterminal; mais elle se distingue par sa membrane incolore et non striée, par ses dimensions plus petites et sa forme bien plus courbée. Enfin, l'épaississement terminal est non pas externe, mais interne, et la grosse vacuole, avec 1 corpuscule est non pas au niveau de l'épaississement, mais au dessous de lui. Chaque chromatophore a 6 bandes rayonnantes bien moins accentuées que les 8 du cas précédent, et ne possède que 3 — 4 pyrénoïdes. Je n'ai rien trouvé dans la littérature qui se rapproche de cette espèce, et je me suis cru autorisé a la considérer comme nouvelle.

Dimensions: 80ft de longueur sur 10 de largeur.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

Closterium parvulum Naeg.

Bibl. : De Wildbman 89, P. 127. Gctwinski 14, P. 583.

Pig. 64.

Les cellules sont fortement courbées, et régulièrement atténuées vers les extrémités subaiguës. La membrane est très mince, et les extrémités hyalines assez longues, avec une vacuole à contour indistinct, située près des chromatophores, et comprenant 3 — 4 corpuscules mobiles. Un chromatophore par hémisomate. Dans chaque chromatophore, formé de 4 lames rayonnantes, se trouvent 1 — 2 pyrénoïdes.

Dimensions: 70 — 75ft de long sur 7 — 8 de large.

Habitat: B, 27 Sept. 06. — C, 20 Oct. 06.

**"" Closterium parvulum Naeg. var. crassius N. var.

Fig. 65, 66.

Poul* De Wildeman, C, parvulum est assez variable dans ses dimensions; j'aurais pu, sans sortir des limites tracées par cet auteur, ne pas séparer cette variété; mais elle m'a semblé d'apparence générale assez différente pour que j'aie pu la considérer à part. Les cellules sont plus ou moins fortement cx)urbées, leur face ventrale est quelquefois un peu renflée, leurs extrémités sont subaiguës et leurs membranes distinctement plus épaisses que dans le type. La partie terminale de la cellule est plus courte et la vacuole, très vaguement délimitée, comprend quelques corpuscules mobiles. Chromatophores comme dans le type, chacun avec 1 — 3 pyrénoïdes unisériés.

Dimensions: Cellules de 90 — 95f* sur 11 — 13.

Habitat: I, 4 Oct. 06. — D, 20 Sept. 06.

*** Closteriam bogoriense N. sp.

Pig. 67.

Cellules fortement incurvées, membrane très mince, extrémités aiguës. Au milieu de la longue pointe hyaline, une vacuole à contour indistinct contient un seul gros corpuscule. Dans chaque hémisomate, se trouve un chromatophore vert-clair, constitué par une bande non radiée et non repliée, et contenant un seul gros pyrénoïde. Par quelques caractères, cette espèce ressemble à C. monotaenium Arch., mais, par sa forte courbure, ses exti'émités aiguës, elle s'en distingue nettement.

Dimensions: 60 — 65f* de long sur 8 — 9 de large.

Habitat: D, 2 Oct. 06.

Closterium garoetlanum N. sp.

Fig. 68.

Cette petite espèce est certainement voisine de C. incurvum Bréb. et surtout de notre C. bogariense. Mais certaines divergences, qui m'ont semblé de quelque importance, m'ont empêché de réunir mes deux types. Les cellules sont longues et assez étroites, fortement courbées en croissant; dans leur partie médiane un épaississement très étroit et très peu proéminent dessine sur la membrane une ligne transversale. A part cela, la membrane est lisse, ses extrémités sont longuement aiguës, et hyalines sur près de la moitié de l'hémisomate. Dans chaque demi-cellule un chromatophore en plaque contient en général 3 pyrénoïdes; dans l'extrémité hyaline, mais tout près du chromatophore, un locelle à contour indistinct contient un seul gros corpuscule trépidant. Le nombre des pyrénoïdes, la longueur considérable des extrémités hyalines très aiguës, la ligne transversale bien marquée, distinguent ce nouveau type de notre C. bogoriense. En outre, chez ce dernier, le locelle, qui contient aussi un corpuscule, est placé au milieu de la partie hyaline et non tout près du chromatophore.

Dimensions: la cellule mesure 75fi de longueur et 10 de largeur. Les extrémités hyalines 16 — 17.

Habitat: N, 26 Mars 07.

** Closterium Ehrenbergii Menegh.

Fig. 69.

Cellules assez fortement courbées, largement convexes sur la face dorsale, concaves sur la face ventrale un peu renflée en son milieu; membrane assez épaisse, extrémités arrondies. Espace hyalin plus ou moins long, .vacuole à contour net et à nombreux corpuscules mobiles. Chaque hémisomate possède un* chromatophore vert foncé, avec 10 — 12 lames rayonnantes, et comprenant de nombreux pyrénoïdes irrégulièrement épars.

Ces caractères concordent avec ceux de C. Ehrenbergii; on pourrait y voir aussi quelque rapport avec ceux de C. Lunula; mais j'ai déjà dit le doute qui subsiste chez cette dernière espèce quant à la disposition des pyrénoïdes; et cette raison, et d'autres encore, m'ont engagé à homologuer mes échantillons à C. Ehrenbergii.

Dimensions* 350 — 600/* de long sur 60 — 100 de large.

Habitat: D, 20 Sept. 06. — I, 4 et 12 Oct. 06. — J, 12 Oct. 06. — L, 24 Mars 07.

Closterium Leibieinii Kuetz.

Bibl: De Wildeman 89, P. 127.

Pig. 70.

Cette espèce est assez courbée; le côté dorsal est largement et ri^gulièrement convexe, le côté ventral concave, mais renflé dans sa partie médiane. La membrane est assez épaisse et les extrémités arrondies. Dans la partie hyaline, assez longue, est une grosse vacuole à contour distinct et contenant plusieurs gros corpuscules vibratils. Deux chromatophores à 6 bandes rayonnantes contiennent chacun 4 — 7 gros pyrénoïdes unisériés.

De Wildeman cite cette espèce et aussi C. moniUferum (Bory) Ehrb, qui lui est très voisine, comme existant à Java. Notre type est moins fortement courbé qu'on ne l'indique en général pour C. Leibieinii; peu importe d'ailleurs; je vois, dans De Toni, que cette espèce est variable à cet égard, et mes échantillons d'autre part se rapportaient fort exactement aux divers dessins que j'ai vus de cette espèce.

Dimensions: Longueur 200 — 320/x, largeur 20 — 30.

Habitat: D, 20 Sept, et 2 Oct. 06. — I, 4 Oct. 06. — L, 24 Mars 07.

Closterium giganteum N. sp.

Fig. 71.

Cette immense espèce est, sauf erreur, le plus grand Closterium signalé jusqu'ici; De Wildeman avait fait déjà la même observation à propos de son C. Massarti, qui mesure 800fx sur 140 — 170, mais le mien le dépasse en dimensions. La cellule est absolument droite et chaque hémisomate est exactement conique, ses faces étant reclil ignés du centre aux extrémités. Cellesci sont sub-aiguês. Dans leur partie hyaline assez courte, une grande vacuole, à contour distinct, enferme une douzaine de corpuscules vibratils. Chacun des deux chromatophores a 18 — 20 bandes rayonnantes et possède un grand nombre de pyrénoïdes épars.

Pour cette espèce, comme pour le C. Massarti, on peut se demander si l'on a bien afl'aire à un Closletium ou s'il s'agit d'un Penium, On distingue généralement les deux genres par les cellules, droites chez Penium, courbées chez Closterium. Mais ceci n'est pas un caractère absolu: combien n'existe-t-il pas de Closterium droits .M De sorte qu'il faudrait avoir d'autres caractères; mais il n'y en a pas de définitifs ; la vacuole terminale à corpuscules trépidants peut exister chez les deux genres, les chromatophores de Penium peuvent être formés de bandes lobées ou entières, les extrémités des cellules peuvent, dans

les deux cas, être arrondies ou tronquées; on ne trouvera pas davantage de caractère distinctif dans la disposition des pyrénoïdes. Donc il est bien difficile, dans les cas douteux, de trouver le point qui autoriserait l'attribution indiscutable à un genre plutôt qu'à l'autre. D m'a semblé que le type qui nous occupe, par ses extrémités pointues, ses chromatophores à lames entières, ses locelles placés dans la région hyaline, appartient bien au genre Closlerium. Peut-être le C. Massarli, avec ses extrémités tronquées, ses locelles comme enfouis dans les chromatophores, devrait être rangé dans le genre Pmium, Je qe veux pas prendre parti, mais il serait intéressant de revoir en dt'taii tous les arguments qui permettraient de résoudre le problème. Db WitoEMAN a déjà signalé (85, P. 89), la difficulté qu'il y a à se faire une bonne idée d'ensemble des espèces constituant le genre Penium.

Dimensions: Cellules longues de 850/^ et larges de 200.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

PENIUM.

* Penium Navicula Bréb.

Fig. 72.

Cellules de médiocre grandeur, fusiformes, droites, renflées au milieu, atténuées aux extrémités qui sont arrondies. Les côtés des hémisomates étant droits, la cellule est comme constituée par deux cônes tronqués réunis par leur base. La membrane est lisse. Dans chaque demi-cellule, un chromatophore à 10 bandes rayonnantes plus ou moins ondulées remplit presque totalement la cavité cellulaire. Je n'ai pas remarqué de pyrénoïdes ni de locelles.

Par leur forme et leurs dimensions, nos échantillons correspondent exactement à P. Navicula Bréb. Ils sont peut-être seulement légèrement plus larges; le dessin que Brébisson (5, PI. II, Fig. 57) donne de cette espèce, est de tous points semblable aux nôtres. De Toni (71, P. 861) indique 1—2 pyrénoïdes par demi-cellule et un locelle apical. Il est probable que ces détails, pour une raison ou pour une autre m'auront échappé dans les individus que j'ai observés. Sans doute les chromatophores, trop fortement colorés et très développés, voilaient et les pyrénoïdes et les locelles.

Dimensions: longueur 66/*, largeur 19, extrémités 8.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

*** Penium Navicula Bréb. var. maximum N. var.

Fig. 73.

On pourrait répéter ici les observations faites à propos de Closlerium

giganteum. Ici non plus, il n'y a guère de raisons fondamentales militant en faveur de l'attribution au genre Penium plutôt qu'au genre Closierium. Cependant, ses extrémités tronquées, subarrondies, ses locelles enfouis dans les chromatophores, et les détails de ses cellules caractérisent notre type conune appartenant à Penium Navicula. J'en ai fait une nouvelle variété, à cause de ses dimensions, le type ne mesurant que 43 — 72/* sur 12 — 17. La vacuole a un contour assez distinct, le chromatophore possède 8 — 10 bandes rayonnantes entières. La cellule est atténuée du milieu vers les extrémités qui sont assez larges. J'ai mal vu les pyrénoïdes ; il m'a semblé en apercevoir 2 dans chaque chromatophore.

Dimensions: Longueur 112/^, largeur 19.

Habitat: D, 20 Sept. 06.

Penium interruptum Bréb.

Fig. 74.

Grandes cellules droites, exactement cylindriques dans leur partie médiane, puis brusquement atténuées dans leurs quarts terminaux, enfin largement tronquées arrondies aux extrémités. Membrane lisse. Dans chaque hémisomate un chromatophore à (9 — )10 bandes rayonnantes, à peu près droites. Je n'ai distingué ni pyrénoïdes, ni locelles.

Les détails que je viens d'exposer coïncident avec ceux de P. inlerruplum Bréb., les dimensions concordent également, et, si je me reporte aux descriptions de De Bary entre autres, et au dessin de cet auteur (1, PI. V. fig. l), représentant l'état adulte de cette espèce et non des formes en voie de division, je vois qu'il y a identité al)solue avec nos types, sauf que De Barv cite un locelle subterminal que je n'ai pu observer.

Dimensions: longueur 205 — olB/x, largeur 50 — 55.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

*'^* Penium iamellosum Bréb. var. minus N. var.

Bibl.: GuTwiNSKi, 14, P. 585, ôite à Java le forme type de cette espèce.

Fig. 75.

Longues cellules droites, légèrement rétrécies dans leur partie médiane. La région la plus large de l'hémisomate est un peu au-dessous de sa moitié, et de là il s'atténue très faiblement vers les extrémités qui sont larges et arrondies-subtronquées. La membrane est lisse, les chromatophores constitués

par quelques bandes rayonnantes et découpées; mais cette découpure est irrégulière et non identique à celle de notre P. elegans. Chaque chromatophore remplit presque exactement la demi-cellule.

Le type de Brébisson (1, PI. II, fig. 34) a sensiblement les mêmes caractères que le nôtre; sauf peut-être que, chez le type d'Europe, la cellule est un peu plus rétrécie dans sa partie médiane que chez la forme de Java. On indique généralement pour cette espèce des dimensions plus considérables que celles de nos formes (la largeur mesure le plus souvent 4."» — 80//); ainsi GutwiNSKi a décrit pour Java un type de P. lamellosum mesurant 418f* sur 82. Aussi, malgré que De Tom (71, P. 865) donne pour l'espèce des dimensions très variables, j'ai cru pouvoir considérer mes formes du Dieng comme une variété nouvelle, caractérisée par sa petitesse et surtout par son étroitesse relative.

Dimensions: longueur 180pi, largeur 24 — 27.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

Penium elegans N. sp.

. Pig. 76.

Cellule droite, insensiblement atténuée du milieu aux extrémités qui sont tronquées. Dans chaque hémisomate se trouve un chromatophore muni de 10 bandes rayonnantes très joliment découpées: chacun des lobes, 2( — 4)- lobé à son tour, est large vers l'extérieur et plus étroit vers l'axe du chromatophore. Aucun des types à chromatophores lobés dont j'ai vu le dessin n'avait des découpures de cette sorte. Les pyrénoMes font peut-être défaut. Sur le grand nombre d'individus que j'ai examinés, une fois seulement il m'a semblé en voir deux, assez vagues, dans un chromatophore. Membrane assez mince. Entre l'extrémité de l'axe du chromatophore et celle de la cellule, il y a un espace qui est rempli par les terminaisons très gracieuses des lames rayonnantes. Je n'ai pas vu de locelles.

Cette espèce est fort différente par sa forme et par ses dimensions, du P. javanicum que décrit De Wildema.x. Il se rapproche, par ces mêmes caractères, de P. Digilus, mais, si j'en juge par les dessins que j'ai vus de cette espèce, la découpure des chromatophores est toute différente, et ce caractère est trop net pour jiermettre la réunion des deux formes. C'est dans des cas semblables qu'on peut constater la nécessité absolue d'étudier du matériel vivant: sur des objets fixés, il aurait été impossible d'observer en détail cette jolie forme.

Dimensions: Les cellules mesurent 185 — 285u de long sur 48 — 55 de large. Les extrémités sont larges de 15 — 20f*.

Habitat: D, 2 Oct. 06. — I, 12 Oct. 06. — 0, 2 Avril 07.

*** Penium Chodati N. sp.

Fig. 77, 78, 79.

Cette étrange espèce a des cellules de forme générale cylindrique, mais avec un curieux rétrécissement dans " leur partie centrale : sur une distance plus ou moins grande, selon que la cellule est plus longue, la cellule devient plus étroite; cette région k son tour est resserrée en son milieu, par un étranglement linéaire. La partie large des hémisomates est arrondie à l'extrémité, et se termine, au bord du rétrécissement, par un bourrelet peu apparent. La membrane est ponctuée de petits tubercules à peine visibles et disposés en lignes plus ou moins concentriques. Le contenu cellulaire doit surtout retenir notre attention. Dans chaque hémisomate, il existe deux chromatophores avec une dixaine de lames rayonnantes. L'axe du chromatophore étant plus court que les lames, il en résulte dans la cellule trois zones elliptiques plus * claires. Chaque chromatophore a un énorme pyrénoïde.

Cette disposition est fort anormale à coup sur, et je me suis même . demandé si ces caractères ne devaient pas me pousser à considérer ce type comme un genre nouveau. Mais je me suis dit qu'après tout, certains Penium sont constrictés en leur milieu, et que, si l'on supposait que la découpure des lames rayonnantes si fréquente dans ce genre, put devenir plus profonde, jusqu'à intéresser l'axe même du chromatophore, cette exagération expliquerait la présence de 2 chromatophores par hémisomate. Je me suis donc contenté de faire de ce type une nouvelle espèce du genre Penium. On trouve parfois, chez certaines Desmidiées unicellulaires, des stades de division ayant un peu cette apparence de cellules à 4 chromatophores, et je me suis demandé s'il ne s'agissait pas ici d'un cas analogue. De Bary (1), dans sa Planche V, Pig. 5 et 4, représente pour P. inferrup/um, des figures assez semblables aux nôtres. Mais il ne saurait s'agir ici d'une identité spécifique; P. inferruptum a des locelles, le mHre n'en a pas; il est atténué vers les extrémités, et n'est ni étranglé, ni ponctué. D'autre part, ce sont des stades de division que De Bary représente dans ces figures, et je ne puis admettre que ce soit le cas dans les nôtres. P. Chodafi me paraît posséder typiquement 4 chromatophores: je n'ai jamais vu, malgré le grand nombre que j'en ai observé, d'individus ayant 2 chronntophures seulement, comme De Bary en représente pour P, inlerruptum,

dans ses figures 1 et 2 de la racine planche. Je n'ai jamais pu constater, entre les deux moitiés de la partie étranglée, une membrane transversale se formant comme De Bary l'indique dans sa Fig. 4. La présence constante de deux pyrénoïdes par hémisomate concorde avec la présence constante de deux chromatophores. Enfin, et ceci me parait probant, j'ai constaté des cas de division analogues à ceux observés chez la plupart des Didymioïdées: l'héraisomate âgé possédant les caractères que nous venons de décrire, l'hémisomate plus jeune, plus petit et à membrane mince, ne possédant pas encore l'étranglement, ni les granuh^s de la membrane, ni les deux chromatophores dilférenciés, mais n'ayant dans son intérieur, qu'une masse vert clair, encore amorphe.

Dimensions: Longueur des cellules 80 — 115f/, longueur de la partie étranglée 15 — 30, largeur maximum 19 — 21, largeur au milieu de la cellule 15—18.

Habitat: J, 1 Nov. 06.

DOCIDIUM.

*** Docidium fenestratum N. sp.

Fig. 80, 81, 82.

Par son chromatophore axile et rayonné, par les ornements de sa membrane, par l'absence de locelles, cette espèce appartient certainement au genre Docidium, Elle est très légèrement étranglée en son milieu, mais la base des hémisomates n'est presque pas renflée, de sorte que cet étranglement principal, déjà très faible, n'est guère plus apparent que les 11 — 13 étranglements qui, de distance en distance, se trouvent sur toute la longueur de l'hémisomate. Cependant, on distingue l'étranglement médian plus nettement que les autres, à cause du petit épaississement annulaire qui en occupe le fond. Les cellules sont cylindriques et ne s'atténuent très faiblement que dans le 74 ou '® % terminal des hémisomates. Il n'y a pas trace de dents aux extrémités, qui sont tronquées. L'apparence de ces cellules est bien particulière, à cause des verrucosilés qui occupent l'espace entre chaque étranglement. Ces verrucosités, dont la forme est plus^ ou moins régulièrement rectangulaire, sont disposées selon des verticilles et, de plus, selon des lignes longitudinales. La membrane est totalement dépourvue de granulations. Le chromatopht>re a 8 rayons qui correspondent aux 8 séries longitudinales de verrucosités.

Cette espèce est assez voisine de quelques autres Docidntm, ainsi />. iessellahim J(»sh., qui s'en distingue par ses ilimensiims, sa forme générale moins

cylindrique, et les 8 — 9 épines de ses extrémités. D, verrucosum (Bail.) Ralfs, que cite De VVildeman (89, P. 135), a des dimensions à peu près égales, et ne possède pas de dents à ses extrémités, mais ses membranes sont ponctuées de granulations bien visibles et les parois latérales sont ondulées. D'autres détails encore les distinguent: Nordstedt (42, P. 2), qui avait cité D. verrucosum sous le nom de Pleurttaenium, indiquait 15 — 1 7 verticilles de verrues par hémisomate ; mais ce caractère semble être variable, puisque Bailev, le créateur de cette espèce (sous le nom de Clostenum), ne lui attribuait que 10 — 11 verticilles. Nordstedt ajoute que les extrémités sont très légèrement dentées-crénelées. D. fenesiratum est très distinct aussi des nombreuses formes voisines possédant de grosses verrucosités annulaires et non disposées en verticilles. J'ai donc cru pouvoir séparer notre type sous un nouveau nom spécifique.

Dimensions: Longueur 540/*, largeur maximum 55, largeur à l'extrémité 19.

Habitat: J, 12 Oct. 06.

PLEUROTAENIUM.

La bibliograpbie et la synonymie concernant ce genre sont fort compliquées, ainsi que pour les Docidinm, PleurolaeniopsiSy Dysphinclium, etc. Beaucoup d'auteurs n'ont admis que le nom de Docidium, d'autres que celui de Pleuralaenium; beaucoup, n'ayant à leur disposition que du matériel fixé, n'ont pu examiner les détails du contenu cellulaire et ont attribué à un genre ce qui aurait dû appartenir à l'autre. Enfin même, les avis sont divergents sur les caractères par lesquels on doit distinguer ces différents types. J'ai cru bien faire en m'en tenant à l'opinion de Wille, entre autres (92, P. 7), qui les diagnostique comme suit:

Pleurotaenium : Hémisomates plusieurs fois plus longs que larges, faible

étranglement médian, chromatophore pariétal, grosse vacuole

terminale.

Docidium : Hémisomates plusieurs fois aussi longs que larges, faible

étranglement médian, chromatophore axile, généralement pas

de vacuole.

Pleurolaeniopsis : Hémisomates à peu près aussi longs que larges, étranglement

médian assez profond, chromatophore pariétal. D'autre part, il n'est pas toujours facile de distinguer, sur des caractères assez vagues, les différentes espèces du genre Pleurotaenium. On pourrait répéter ici les observations que j'ai faites à propos de Closlerium, et il est

probable que, dans la suite, les auteurs mieux informés, mieux au courant des nombreuses variations qui établissent des passages entre les types, se verront forcés de réduire dans une large mesure leur nombl'e, décidément exagéré. Il y a dans ce groupe une terrible confusion, et une monographie s'impose, comprenant la recherche des caractères importants souvent laissés de côté. En attendant, toutes les espèces doivent être considérées comme provisoires, car, à lire les diagnoses si vagues, tout individu pourrait être considéré comme une espèce. J'ai essayé . toutefois ici, comme pour Closterium, de ne tenir compte que des formes nettement séparées

Pleurotaenium subcoronulatum (Tum.) West.

Bibl. : De Wildeman 89, P. 1 32 ( sous le nom de Docidium), — Gotwinski 14, P. 586.

Fig. 83, 84, 85.

Nous venons de voir quels sont les caractères distinctifs généralement admis entre PJenrotaenium et Docidium, et, à propos de cette espèce et de la suivante, nous devons faire encore quelques observations au sujet de la séparation entre ces deux genres. J'ai laissé cette espèce sous le nom de Pleurotaenium parce que j'ai pu constater très aisément que les chromatophores étaient des bandes pariétales. Mais d'autre part, la membrane est couronnée de tubercules apicaux, elle est nettement munie de plis longitudinaux ; or, ces caractères sont typiques pour le genre Docidium. Dans ces conditions, il est permis de se demander si les auteurs qui ont réuni toutes les formes sous un unique nom de genre, soit Pleurotaenium, soit Docidium, n'ont pas eu quelque raison de le faire. Je n'ai pas voulu suivre cet exemple ici, car j'admets que la nature pariétale ou axile des chromatophores est le caractère le plus important et qu'il est suffisant pour séparer les deux genres. Il est vrai que, dans bien des cas, surtout si l'on travaille sur du matériel fixé, ou si les chromatophores sont trop denses pour qu'on puisse en étudier le détail, la distinction sera fort difficile à faire et la réunion des deux genres sous une seule dénomination aurait peut-être pour effet de diminuer le nombre des erreurs.

Les cellules sont longues, presque exactement cylindriques, peu ou pas ondulées, sauf le renflement basilaire assez fort des hémisomates. Un épaississement basilaire occupe le fond de la suture. Les hémisomates sont très faiblement évasés et nettement tronqués au sommet, lequel est occupé par une couronne de tubercules (23 — 26), circulaires, et au centre desquels une sorte de faible concavité marque comme un point noir. Sous chacun de ces tubercules, la membrane est marquée de plis longitudinaux distincts sur une longueur plus ou moins considérable. D'autres plis longitudinaux, en nombre égal à ceux du sommet,

se remarquent sur le renflement basilaire des hémisomales. Les chromatophores, au nombre de 8 — 12, sont des rubans pariétaux contenant de nombreux et assez petits pyrénoïdes.

Nos échantillons sont un peu plus grands que ceux de Turner, mais, par l'ensemble des caractères, ils concordent exactement avec ce type, dont les dimensions du reste sont loin d'hêtre constantes. Db WaDEMAN Ta cité à Java sous le nom de Docidium (89, P. 132, fig. 33) et Gutwinski (14, P. 586) sous le nom de Pleurofaenium, Ici encore, nous voyons un des inconvénients de la quasi-simultanéité des études de ces deux auteurs: Gutwinski, en 1902, cite cette espèce comme nouvelle pour les Indes Néerlandaises, et cependant De WiLDEMAN l'avait déjà décrite en 1900 (89) et signalée en 1899 (88).

Dimensions: longueur 340 — 520.", largeur 37.

Habitat : L, 24 Mars 07.

** Pleurotaenium elatum (Tum.) Borge.

Fig. 86, 87.

Cette espèce ressemble à la précédente, mais elle est beaucoup plus grande, presque exactement cylindrique, non évasée au sommet des hémisomates, munie au-dessus du renflement basilaire, de 2 — 3 très faibles ondulations; au fond de la suture est un fort épaississement annulaire. Les tubercules apicaux, au nombre de 30 environ, sont disposés de façon un peu différente de ceux de P. subcoronulatum. De plus, les plissements longitudinaux de la membrane, aussi bien au sommet qu'à la base de l'hémisomate, sont beaucoup plus nets que dans l'espèce précédente; leur nombre est égal à celui des tubercules apicaux (30 environ). Les chromatophores sont, ici aussi, au nombre de 8—10 rubans pariétaux, mais ils sont plus fortement découpés sur leurs bords: élargis autour des nombreux gros pyrénoïdes.

Cette espèce est voisine des nombreux grands Pleurotaenium de ce groupe, comme P. parallelum West, P, robuslum Turn., etc., mais elle se rapproche le plus de P. elalum (Turner) Bge., comme je Je trouve décrit par TuawErt (73) et par West, pour Ceylan (81). Du reste, West dit les difficultés qu'il y a à séparer les échantillons, et que les caractères fort variables sur lesquels on s'est basé pour séparer ces espèces voisines, ne doivent les faire admettre qu'avec les plus grandes hésitations, et très provisoirement. Conservons, pour le moment, le nom de P. elaium pour nos échantillons; on a fait encore chez cette espèce des var. conjunclum (Turn.) West (non ondulées jusqu'au sommet), des fa. dupUmuijor West )ondulécs jysqu'au sommet), mais ces ondulations, les

dimensions, sont caractères si variables, que je me contenterai de désijrner les formes javanaises sous le nom spécifique.

Dimensions longueur 820/^, largeur 65.

Habitat: L, 24 Mars 07.

** Pleurotaenium rectum Delp.

Fig. 88, 89.

Je crois pouvoir attribuer mes échantillons à cette espèce, quoiqu'elle soit généralement considérée comme plus large; Db Toni (71, P. 896) dit que les cellules sont 12 fois plus longues que larges, et même davantage; les miennes sont environ 20 fois plus longues que larges; mais ne peut-il pas y avoir, chez cette espèce aussi, les mêmes variatioqjs que chez P. Ehrenbeigii, où les cellules sont 8 — 20 fois plus longues que larges; si Ton parcourt la bibliographie, on constate d'ailleurs que les auteurs qui ont signalé P. rectum lui ont attribué des proportions fort variables. Docidium polymorphum Turn, est, en plus petit, très semblable à notre type, mais je n'ai pas voulu retenir ce nom, car il est très probable que cette espèce des Indes Anglaises n'est qu'une forme de P. rectum.

Les cellules sont très longues et étroites, les membranes cellulaires lisses, non ondulées, sauf le renflement basilaire de l'hémisomate; un épaississement annulaire occupe le fond de la suture. Les chromatophores sont peu nombreux, (généralement 4), droits ou très vaguement spirales, et contiennent dans chaque hémisomate 10 pyrénoïdes et plus. Le sommet tronqué des hémisomates est orné de 4 petites dents hyalines, obtuses, diamétralement opposées deux à deux.

Dimensions: longueur 480/^, largeur 20.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

Pleurotaenium Ehrenbergii (Ralfs) Delp.

Bibl.: Db Wildeman 89, P. 133. — Gutwinski, 14, P. 587.

Fig. 90, 91, 92, 93.

Cellules longues, droites, hémisomates subcylindriques, non (ou à peine) atténués vers les extrémités; parois latérales non ondulées, sauf le renflement près de la ligne suturale. Quelquefois pourtant, au dessus de ce renflement, il y a encore 1 — 2 très vagues ondulations. Au fond de l'étranglement médian, est un petit épaississement annulaire. Membrane mince, dépourvue d'ornements, extrémités tronquées, lisses: dans un ou deux cas cependant, j'ai pu apercevoir,

à rextrémilé, 8 cr«^nuIalions à peine perceptibles. Un gros locelle sublerminal contient de nombreux corpuscules trépidants. Les cellules contiennent 4 (quelquefois 5 ou 6) chroma tophores rubannés pariétaux, entiers ou lobés, droits ou faiblement spirales, et portant chacun 5 — 8 pyrénoïdes par hémisomate.

Je dois signaler encore deux formes que j'ai rencontrées et qui appartiennent peut-être à cette espèce: Tune, fa. monslromm, a un des hémisomates courbé, l'autre, fa. tumidum, est beaucoup plus large proportionnellement, et de plus, est quelque peu renflée vers le milieu des hémisomates. Les chromatophores en outre sont découpés et ont davantage de pyrénoïdes. Mais ces détails sont sans grande importance et, comme pour la forme monlromm,

peuvent tenir à des variations des conditions biologiques; on trouve d'ailleurs tous les passages entre ces formes et le type. Cette espèce est très variable dans ses dimensions, mais il me semble qu'elle est bien distincte. On en a décrit toutes sortes de variétés, on en a séparé toutes sortes d'espèces qui, j'en suis sur, après examen méthodique, lui seront réunies comme de simples formes ou tout au plus comme des variétés; la forme manstromm rappelle P, aequale, fa. monstrosa de Turner ; la forme tumidum rappelle certaines variétés rencontrées ici et là dans la littérature, entre autres P. Ehrenbergix, var. tumidum de Turner.

Dimensions : Longueur 320 — 650/*, largeur 20 — 40. Fa. monstromm 250/* sur 30. Fa, tumidum 350f* sur 30.

Habitat: I, 15 Oct. 06. — H, 28 Août 06. — J, 12 Oct. 06 — 0, 2 Avril 07.

** Pleurotaenium Ehrenbergii (Ralfs) Delp. Var. granulatum Ralfs,

Fig. 94.

Cette variété ne diffère du type que par ses membranes ponctuées, sur toute leur surface, de très nombreuses petites pointes proéminentes, longues de Vîf* l^'it 3U P^^s- ^^^ autres caractères (dimensions, chromatophores, &c.) sont ceux du type, sauf peut-être que les angles des extrémités' tronquées sont un peu plus arrondis. L'épaississement annulaire de la commissure est assez fortement développé. J'ai laissé cette forme sous le nom de P, Ehrenbergii, parce que bien souvent on a décrit de fines ponctuations chez cette espèce. Je vais même jusqu'à croire que ces pointes très fines existent le plus souvent, mais qu'elles sont souvent peu apparentes et passent inaperçues. A plusieurs reprises en effet, chez des cellules que j'avais crues lisses, j'ai pu reconnaître

des ponctuations après application de certains réactifs, par exemple du bleu de méthylène.

Dimensions: Longueur 400 — 430fi. Largeur 30.

Habitat: C, 20 Oct. 06. — J, 10 Nov. 06.

Pleurotaenium Indicum (Gnm.) Lund.

Bibl: De WaDEMAii 89, P. 134.

Fig. 95, 96, 97.

Cette espèce est passablement plus grande que la précédente, et bien différente par divers caractères; sa membrane lisse est plus fortement ondulée: outre le renflement basilaire, on peut compter encore 5 — 6 ondulations plus ou moins marquées. Les hémisomates ne sont pas strictement cylindriques; au-dessus du renflement basilaire, ils se rétrécissent, puis se renflent de nouveau vers le milieu de Thémisomate, pour s'atténuer ensuite légèrement vers son extrémité. Les chromatophores sont des bandes pariétales au nombre de 8 — 10, et chacun possède environ 12 — 16 pyrénoïdes par hémisomate. Les extrémités sont tronquées, très faiblement arrondies; elles sont lisses: quelquefois pourtant, on peut y apercevoir une dizaine de dents à peine perceptibles. Un gros locelle subterminal contient de nombreux corpuscules.

Db WaDBMAN a cité pour Java des formes un peu plus petites que les nôtres. P. indicum est d'ailleurs très variable dans ses dimensions. Nordstbdt (42, P. 2), qui en a signalé des échantillons aussi longs et plus longs que les nôtres, indique qu'il est très légèrement crénelé-denticulé au sommet, ce qui concorde avec nos observations.

Dimensions: Longueur 680 — 840fi, largeur 40 — 80.

Habitat: D, 2 Oct. 06. — I, 4 Oct. 06.

*** Pleurotaenium Treubil N. sp.

Fig. 98, 99, 100, 101.

Cette espèce atteint des dimensions considérables et peut, en longueur, dépasser 1 mm. Le renflement basilaire des hémisomates n'est guère proéminent, mais l'épaississement annulaire du fond du sillon, est plus fort que chez les autres types. Les parois possèdent, outre le renflement basilaire, 4 ou 8 ondulations, la plupart assez peu accentuées. Ce qui caractérise cette espèce, ce sont les nombreux tubercules hémisphériques, petits et très nombreux, qui

ornent ses membranes et sont disposés selon des lignes plus ou moins régulières. Les extrémités sont largement tronquées, très légèrement bombées, et forment avec les parois latérales un angle net. Les chromatophores sont au nombre d'environ 14 rubans pariétaux et contiennent de nombreux pyrénoides. Un gros locelle se trouve près de l'extrémité.

Je n'ai pas pu trouver dans la littérature un Pleurolaenium à la fois aussi grand et possédant des tubercules aussi apparents et aussi régulièrement disposés. C'est ce qui m'a conduit à le décrire connue un nouveau type.

Dimension: Longueur 1000 — 1100/», largeur 60 — 65.

Habitat: I, 4 Oct. 06.

*'^ Pleurotaenlum 8etlgerum (Tumer) Bem.

Fig. 102, 105.

Par ses caractères généraux, cette espèce est très voisine de P. Ehrenbergii, mais ses membranes sont munies de piquants assez longs. Au fond du sillon est un petit épaississement annulaire. Ces extrémités des hémisomates sont nettement tronquées.

Malgré certaines différences, j'ai cru pouvoir ranger mes échantillons dans l'espèce de Turner, dont ils seraient une forme plus grande. J*avais pensé d'abord à un P. hirsulum Bailey. Mais cette espèce, d'après Turner, doit être attribuée au genre Gonatozygan. Par contre, l'étude des chromatophores, des locelles, etc., m'a conduit à transporter l'espèce de Turner dans le genre Pleurolaenium (Cet auteur ayant réuni ce genre au Doddium).

Dimensions: Cellules de 4â0ft sur 30. Epines longues de 1 — 2ft.

Habitat: I, 18 Oct. 06.

** Pleurotaenium spinosum (WoUe) Bern.

Entre cette espèce et la précédente, il y a environ la même différence que entre P. Ehrenbergii et P. indicum. Les chromatophores sont en plus grand nombre, ainsi que les pyrénoïdes; les cellules sont plus vigoureuses et plus grandes; les parois plus fortement ondulées. En outre, les épines sont plus fortes et plus longues. Les extrémités sont tronquées et l'épaississement annulaire du sillon est un peu plus marqué que chez P. seligerum. Les caractères de cette espèce concordent exactement au type de

WoLLSy mais, comme pour la précédente espèce, il m'a paru plus exact de la ranger dans le genre Pleurotaenium,

Dimensions: Cellules de HHOfi de long sur 45 de large. Epines 2 — 3.

Habitat: I, IS Oct. 06.

*** Pleurotaenium ovatum Ndst. var. laeve N. var.

Bibl.: Db WansMAN (89, P. 135), cite à Java la forme type de cette espèce.

Fig. 108.

Hémisomates pyriformes, tronqués aux extrémités, lesquelles sont munies de 8 dents obtuses assez grosses; membrane incolore, lisse, épaissie au fond du sillon. Chromatophores pariétaux nombreux et dilacérés, avec chacun un pyrénoïde assez gros.

Cette forme et cette disposition des chromatophores sont-elles typiques? ou bien s'agit-il d'une exagération de la forme en bandes plus ou moins lobées et déchiquetées, comme j'en ai vu dans d'autres Pleurotaenium? C'est ce que je ne puis dire pour le moment, n'ayant vu que fort peu d'exemplaires de cette élégante espèce. Je n'ai pas aperçu qu'il y ait des locelles à corpuscules vibratils. Ce type concorde assez exactement avec P. ovatum, que Wodeman a déjà signalé à Java. Mais le nombre, la grandeur et la forme des dents terminales, l'absence de ponctuations sur les membranes, m'ont forcé d'en faire une variété bien distincte du type. Dans les Annales (85, P. 92), WttDBMAN indique que les granulations superficielles sont fortement marquées. Il ajoute, et je le crois comme lui, que beaucoup de types voisins, gratifiés du nom d'espèce par divers auteurs (Turner entre autres), ne sont que des formes de P. ovatum.

Dimensions: Longueur 340fi, diamètre maximum 140, diamètre aux extrémités 40 — 48, largeur de l'isthme 70.

Habitat: D, 2 Oct. 06.

PLEUROTAENIOPSIS.

Pleurotaeniopsis subturgida (Turner) Schmidle fa. minor Schmidle.

Bibl.: Db Wnj)BMAif 89, P. 137.

Rg. 106, 107.

Je conserve ce nom qui a déjà été cité pour Java, et quoique je ne distingue pas les raisons profondes qui ont fait séparer cette espèce de P. turgida Lund. Nos formes se rapprochent, par leurs proportions, de celles

indiquées par Schmidle pour les exemplaires qu'il a récoltés à Sumatra (88 — ISOft sur S2 — 64)^ plutôt que des formes plus petites et relativement plus larges indiquées à Java par De W^demaï? (67 — 74f* sur 40 — 44). A ce propos, il serait intéressant de rechercher le rapport entre les formes de ce dernier auteur et celles signalées pai* Gdtwinski (14, P. 888) sous le nom de P. pseth doconnaia var. ellipsoidea fa. major, dont les caractères sont très semblables. A-t-on à juste titre séparé les deux espèces? Si oui, n'y aurait-il pas lieu de réunir les formes de Wh^deman avec celles de Gdtwinski sous un même nom, en laissant celles que je décris sous le nom indiqué par Schmidle? Je ne puis élucider définitivement ce point, car les caractères donnés par De Wildeman pourraient, dans leur ensemble, se rapporter aussi bien à l'un des types qu'à l'autre.

Nos échantillons sont de forme générale allongée, chaque hémisomate étant lui même de forme plus ou moins elliptique, régulièrement arrondi aux extrémités. La membrane est ornée de petites ponctuations assez nombreuses, disposées à peu près en quinconce, et qui sont non des pointes, mais de petits canalicules dont il est facile d'étudier le détail, si on traite avec du bleu de méthylène par exemple; on voit alors, dans les parois latérales, comme de petits canaux qui apparaissent de face avec un contour circulaire. Les chromatophores sont en forme de rubans ondulés assez larges, au nombre de 8—10, ayant chacun 3 — 5 pyrénoides assez gros par hémisomate. Le sinus est large et peu profond.

Dimensions: Longueur 90 — llOf», sur 4B — 5B. Isthme de 40 — 48/*.

Habitat: I, 18 et 18 Oct. 06. — D, 20 Sept. 06.

Pleurotaeniopsis pseudoconnata (Ndst.) Lagerh. var. eliipsoidea West fa. major Gutw.

Bibl.: GuTwnfSKi 14, P. 888.

Fig. 108, 109.

Malgré le doute que j'ai exprimé à propos de l'espèce précédente, et malgré certaines divergences entre notre type et le vrai P, pseudoconnata^ je veux, pour le moment, placer mes échantillons sous le nom donné par Gutwdtski. D y aura à faire une révision sérieuse de ces espèces voisines: P: turgida, P. subturgida, P. pseudoconnata, etc., et si, dans la suite, l'observation d'individus nombreux vient démontrer que De Wu^deman a eu raison de placer ses formes sous le nom de P. subturgida var. minor, et que par conséquent cette espèce extraordinairement variable devrait contenir bon nombre de types considérés

comme des variétés ou des formes de P. pseudoconnata, il sera temps alors de réunir plusieurs de ces formes.

Les cellules que j'ai observées sont plus longues que larges, de forme générale largement elliptique, avec une très faible constriction médiane. Les hémisomates, plus larges que longs, sont arrondis, quelquefois subtronqués au sommet Par cette partie subtronquée, les cellules restent souvent réunies deux par deux après leur division, et après que les hémisomates jeunes ont depuis longtemps atteint la dimension des hémisomates adultes. La membrane est marquée de ponctuations inégales: de plus petites situées entre les plus grosses, et visibles non seulement sur la face, mais aussi en coupe optique de la membrane cellulaire. Ce caractère surtout, concordant aux observations de GuTwiNsxi, m'a poussé à séparer mes échantillons de P, subturgida. Les chromatophores sont pariétaux, au nombre de 8 — 10, (on en voit 4 — 6). Il y a S — 4 pyrénoîdes par hémisomate dans chaque chromatophore.

Dimensions: longueur 68 — 70/«, largeur 80 — 53, isthme 43 — 48.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

Pleurotaeniop8i8 javanica (Ndst.) de Toni.

BibL: De Wnj)EMAif, 89, P. 137.

Pig. 110, 111.

Décrite d'abord comme un Cosmarium et déplacée ensuite par Db Toni avec un point d'interrogation, cette espèce appartient certainement au genre Pleurotaeniopsis; l'étude des chromatophores, de la membrane, &c., le prouve. Les cellules sont de forme générale elliptique, mais les hémisomates s'élargissent vers la commissure, ce qui distingue déjà cette espèce de la précédente. Les extrémités sont largement arrondies, quelquefois très vaguement un peu tronquées. La base des hémisomates vers le sinus est anguleuse-arrondie. Les membranes ont des ponctuations de même nature et de même disposition que celles de P, subturgida. Le sillon est assez profond, linéaire, et la membrane, s'épaississant vers le fond du sillon, il en résulte en coupe optique, comme un renflement translucide; cela correspond aux indications de WuuDebian dans les Annales (85, P. 93).

Les chomatophores sont en rubans ondulés (10 — 14), avec 3 — 5 pyrénoîdes par hémisomate. Ils sont d'apparence variable, quelquefois étroits et laissant entre eux des espaces incolores, appréciables; ils ont alors des pyrénoîdes assez petits; d'autres fois très larges et tapissant à l'intérieur toute la membrane cellulaire d'une couche verte, dense et où apparaissent, épars^ les

gros pyrénoides translucides. Certaines de mes formes rappellent de très prés les figures de Nordstedt (42, P. 7) et de W^deman (89, P. 137). D'autres se rapprochent un peu de celles décrites par Gutwinski sous le nom de P, maculatiformis Schmidle var. major Gutw., et retrouvées par Lemmbruann (32, P. 162). J'ai trouvé tant de passages entre les deux formes, que je me demande s'il y a vraiment lieu de les séparer.

Dimensions: Longueur 120 — 168/*. Largeur B5 — 85. Isthme 38 — 80.

Habitat: i, 4 et 12 Oct. 06. — D, 20 Sept. 06. — L, 24 Mars 07.

Pleurotaeniopsis tessellata (Delp.) de Toni.

BihL: Db Wnj)EMAif 89, P. 136.

Fig. 112.

Cellules presque deux fois plus longues que larges, elliptiques, régulièrement arrondies; sillon large, peu profond, arrondi. Membrane garnie de gros tubercules ; tous ces caractères correspondent à ceux de Pleurotaeniopsis tessellata, dont nos échantillons seraient une forme un peu petite.

Dans son Sylloge (71, P. 908), De Toni place cette espèce dans le genre Pleurotaeniopsis, mais avec un point d'interrogation, car, dit-il atec d'autres auteurs, le chromatophore est informe et rarement constitué de bandes parallèles. Je retrouve cette opinion chez De WuuDbman qui a cité cette espèce pour Java. J'ai de même pu constater la difficulté qu'il y a souvent en effet d'observer le détail du chromatophore; il est fréquemment si développé que tout le contenu de la cellule parait occupé par une masse verte, dense, amorphe. Mais, dans quelques exemplaires, j'ai distinctement pu apercevoir les chromatophores formés par des bandes pariétales, plus ou moins parallèles, assez larges, et où je n'ai pas pu distinguer de pyrénoides. Cette observation résout la question et vient confirmer l'opinion de De Toni, qu'il s'agit bien d'un Pleurotaeniopsis.

Dimensions: Longueur 100 — llOf», largeur 88 — 60. Isthme 47 — 80.

Habitat: I, 4 et 18 Oct. 06.

XANTHIDiUM.

*** Xanthidium orbiculare N. sp.

Pig. 113.

Les hémisomates sont presque exactement semi-circulaires; leurs extrémités sont largement arrondies. Les membranes des hémisomates sont assez

fortement épaissies aux angles inférieurs et au fond du sillon. Celui-ci est très profond et linéaire, très peu évasé sur une toute petite distance vers l'extérieur. Les membranes sont hérissées d'épines très aiguës et très fines, couvrant toute leur surface. Deux chromatophores par hémisomate possèdent chacun un gros pyrénoide.

La disposition du chromatophore et la présence des épines assez longues m'ont obligé à faire de cette espèce, que je n'ai pu homologuer à aucune autre, un type de la section Holacanthium (genre chez Willb 92, P. 11) du genre Xanthidium. Et cependant, par sa forme et ses dimensions, il ressemble si vivement aux échantillons de Cosmarium obsolelum^ que j'ai rencontrés, que j'aurais voulu seulement en faire une fa. spinosum de cette espèce; d'autant plus qu'on a décrit des Cosmarium avec des verrucosités plus ou moins aigués ; ainsi le Cosmarium spinosum de Joshua (16, P. 647) et le C. Irachypleurum Lund. var Nordstedlii Gutwinski (14, P. 593) ont des épines tout aussi fortes que notre X. orbiculare. Mais, chez notre espèce, ce sont non des verrues, mais de vrais aiguillons, si caractéristiques par leur forme et leur disposition, que je n'ai pas cru pouvoir en faire un Cosmarium. Notre type est voisin de X aculeatum Ëhrb., mais ses aiguillons sont beaucoup plus fins, plus nombreux et plus aigus.

Dimensions: Longueur S3 — 58fi. Largeur 57 — 63u Epines 2 — 3. Isthme 22—30.

Habitat: I, 15 et 18 Oct. 06. — C, 20 Oct. 06.

*** Xanthidium Freemanni West, var. spinosissimum N. var.

Fig. 114.

Hémisomates subcunéifoimes, à angles inférieurs très largement arrondis, et à extrémités tronquées. Membrane ornée, sur les côtés de l'hémisomate, d'épines longues et très pointues. Pas d'épines sur la face et sur le sommet des hémisomates. Sillon profond, linéaire vers Tintérieur, évasé vers l'extérieur. Deux chromatophores pas hémisomate, avec chacun un pyrénoide très gros.

J'ai fait de mes échantillons une variété qui se distingue par les caractères suivants du type de Wbst: les épines sont beaucoup plus nombreuses et plus fortes, la forme générale et les dimensions sont un peu différentes. Mais, comme chez le type, les épines sont disposées sur les côtés de l'hémisomate.

Dimensions: Longueur 85 — 88fi, largeur 76 — 78, épines 3 — 5, isthme 35.

Habitat: 1, 4 Oct. 06.

*** Xanthidium tropicum N. sp.

Fig. lis, 116.

Les échantillons que j'ai vus de cette espèce sont fort élégants. Les hémisomates sont très nettement trilobés; les lobes latéraux sont horizontaux ou à peu près, le lobe médian est de forme générale carrée, légèrement émarginé en son sommet. Au milieu de l'hémisomate, près de l'isthme, est un renflement entouré d'une simple couronne de 10 — 12 granules. Ce tubercule forme une proéminence très apparente si Ton observe la cellule de dessus. Le sinus est assez large, arrondi à Tintérieur; il n'est pas évasé, ses deux bords étant parallèles Dans chaque demi-cellule, deux chromatophores ont chacun un gros pyrénoïde. Les appendices des membranes caractérisent nettement cette espèce. Aux extrémités, deux paires d'aiguillons se dressent verticalement ; les lobes latéraux se prolongent de côté en un aiguillon horizontal, un peu convergent vers l'aiguillon correspondant de l'autre hémisomate. Deux autres aiguillons se dressent un peu obliquement sur chacun des lobes latéraux. On voit bien leur disposition légèrement divergente si l'on observe la cellule par dessus. Ces aiguillons sont à peu près tous de mêmes dimensions et de formes identiques: larges à la base, ils se recourbent légèrement et s'amincissent vers le sommet. Ds sont incolores, et la cavité cellulaire ne se prolonge pas (ou à peine) dans leur intérieur. Remarquons en outre que le bord du sillon est marqué dé deux petites dents pas très aiguës.

Nos échantillons sont à coup sûr très voisins de X. cristatum Bréb. et de X hisenarium Ehrenb., cités entre autres par Turiver, et qui, avec leurs nombreuses formes, ne sont peut-être que des variétés l'un de l'autre. Je me suis même demandé s'il ne serait pas urgent de faire rentrer notre type dans l'une de ces deux espèces. Mais les caractères distinctifs que j'expose ci-dessous m'ont paru suffisants pour diagnostiquer une nouvelle espèce, surtout que les nombreux échantillons que j'ai vus étaient tous très semblables et n'offraient aucune forme de passage avec les espèces voisines déjà connues. Tandis que celles-ci ont leurs demi-cellules de forme générale à peu près trapézoide, la nôtre est distinctement trilobée, et son lobe terminal, au lieu d'être arrondi est nettement tétrangulaire. En outre, je n'ai pas vu que la petit dent, bien visible au bord du sillon, ait été déjà signalée. Enfin, le sillon est arrondi à l'intérieur chez X. tropicum, il est aigu chez les autres, en particulier chez X. bisenarium. Les dimensions elles aussi sont un peu différentes, du moins de celles données par Turner.

Dimensions: Longueur (sans les aiguillons) 62 — 65/*, avec les aiguillons

85 — 95. Largeur (sans les aiguillons) 56 — 60f«, avec les aiguillons, 75 — 85. Aiguillons de 10 — 15f«, isthme de 15 — 20.

Habitat: I, 5 Oct 06.

Xanthidium antiiopaeum Kuetz. fa. javanicum Ndst.

Bibl.: De Wnj)EMAN, 89, P. 138.

Fig. 117.

Cellules aussi longues que larges, sépai*ées par un sillon profond, subaigu, en deux hémisomates de forme générale elliptique. Les hémisomates du côté du sinus sont un peu convexes, leur côté dorsal est plan ou à peine convexe. Ce côté dorsal qui, vu de dessus, est de forme générale subquadrangulaire, porte à ses 4 angles un fort aiguillon dressé un peu oblique ; puis la membrane se prolonge de chaque côté en une convavité après laquelle se dresse un nouvel aiguillon, incliné à 45 degrés environ; puis, nouvelle concavité aboutissant à l'extrémité latérale de Thémisomate d'où part latéralement un aiguillon à peu près horizontal. Tous ces aiguillons sont presque de longueurs égales, ils sont hyalins, à peu près droits, larges à la base, atténués vers leurs extrémités qui sont subaiguës. Dans chaque demi-cellule, il y a deux chromatophores avec chacun un pyrénoide.

n s'agit ici certainement de X antiiopaeum déjà décrit par Nordstedt pour Java. Les aiguillons sont un peu plus courts chez nos formes que chez les individus rencontrés par Nordstedt. Mais ce caractère n'est pas si important qu'il puisse nécessiter l'établissement d'un nouveau nom^ Signalons encore en passant les nombreuses formes décrites par Turner sous le nom de X hastiferum et dont plusieurs devront sans doute être placées ultérieurement parmi les divers types de X, antiiopaeum.

Dimensions: longueur 47fi, largeur 48, aiguillons 14 — 16, isthme 15.

Habitat: 0, 2 AvrU 07.

COSMARIUM.

*** Co8mariuni zonarium {!) West var. latius N. var.

Fig. 118.

Hémisomates ellipsoïdaux, vaguement tronqués aux extrémités, un peu plus larges que longs, ce qui les distingue du type. Etranglement très faible et ample.

Cette espèce rappelle par sa forme générale Plearotaeniopsis pseudoconnala

(Ndst) Lag. que Gctwinski et Lbmmermann ont décrit pour Java. Mais, par la forme et la disposition des chroma tophores, elle appartient bien au genre Cosmarium. Il se pourrait toutefois que plusieurs des échantillons décrits comme P. pseudoconnata, et dont les auteurs n'ont pas pu examiner les détails du chromatophore, dussent, après examen, être attribués à Cosmarium zonarium. Je ne puis du reste affirmer de façon positive que mon type, dont je n'ai vu que de très rares échantillons, appartienne indiscutablement à l'espèce de Wkst. Je ne l'y ai placé que très provisoirement et en attendant des observations plus détaillées. Il sera nécessaire notamment d'examiner les ponctuations des membranes Qt de voir si elles concordent par leur nature et. par leur disposition à ceUes du type de Madagascar. Je n'ai remarqué que des ponctuations peu nombreuses, assez éloignées les unes des autres, connue de petits canalicules à l'extrémité des hémisomates.

Dimensions; Longueur 60/^, largeur 48. Isthme 38.

Habitat: J, 12 Oct. 06.

** Cosmarium moniliforme (Turp.) Ralfs.

Petites cellules de forme générale ellipsoïdale, pas tout à fait deux fois aussi longues que larges, et qu'un sillon large, arrondi, très peu profond, étrangle très légèrement en leur milieu. Les hémisomates sont largement et régulièrement arrondis, leur membrane est lisse, et chacun d'eux renferme un chromatophore contenant un pyrénoïde.

La forme générale et les dimensions de nos cellules concordent assez bien avec les caractères ordinairement admis pour C. moniliforme. Cependant, pour cette espèce, la constriction médiane est ordinairement indiquée comme étant plus forte que chez nos formes javanaises. C'est ainsi que De Toni (71, P. 932) indique pour des cellules de 33—34/* de long sur 16 — 22 de large, un isthme de 12 — 15^. Par contre West (80, PI. XVII, fig. 15) dessine une forme de la même espèce, à peine plus fortement étranglée que la nôtre. Il m'a semblé que ce caractère est trop variable pour qu'il soit nécessaire de séparer mes échantillons sous un nouveau nom.

Dimensions: la longueur des cellules atteint 33 — 36fi et leur largeur 22. L'isthme mesure 19/*.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

*^* Cosmarium Westii N. sp.

Fig. 120.

Assez voisin lui aussi de C, zanarium West, mais plus allongé; hémisomates non tronqués aux extrémités; il rappelle^ par sa forme et ses ponctuations, certains t'iewrotaeniopsis, mais se distingue de ce genre par la disposition des chromatophores. Les ponctuations, qui ne sont certainement pas des scrobiculations comme celles de C, zonarium^ apparaissent comme les petits canalicules que j'ai décrits chez Pleurotaemopsis subturgida (Turn.) Schm., mais beaucoup plus rapprochés les uns des autres. La cellule, deux fois plus longue que large, est de forme générale elliptique, arrondie aux extrémités, le sillon est à peine marqué. Dans chaque hémisomate, deux chromatophores ont chacun un gros pyrénoide.

Dimensions: Longueur 80fi, largeur 40, isthme 36.

Habitat: I, 15 Oct. 06.

*** Cosmarium (?) dubium N. sp.

Fig. 121.

Cellules deux fois plus longues que larges. Hémisomafes à peu près elliptiques; dans chacun d'eux un chromatophore formé de 4 bandes pariétales réunies par un pont dans Taxe duquel est un pyrénoide. Faible étranglement.

Cette petite espèce, dont je n'ai vu que très peu d'échantillons, me parait être un Cosmarium^ mais je ne saurais l'afiirmer. Il m'a semblé voir exceptionnellement des cellules réunies pas une sorte de gelée, et j'ai pensé qu'il pourrait bien s'agir d'un Cosmocladium, puisque, d'autre part, les cellules isolées que j'ai observées ressemblent quelque peu à certains stades de division de i*s genre, comme j'en ai vu quelquefois représentés, entre autres par Wuxb (92, P. 12). Mais ceci n'est qu'une supposition appuyée de façon très vague sur les faits, et il est plus probable que les observations ultérieures viendront confirmer qu'il s'agit bien d'un Cosmarium. Il y a quelque rapport avec la vue de profil de C. Meneghini.

Dimensions: Longueur 22 — 23f*. Largeur 10—12. Isthme 8 — 9.

Habitat: H, 28 Août 06.

*** Cosmarium (P) spinulosum N. sp.

Fig. 122.

Pas plus que pour l'espèce précédente, je ne puis affirmer absolument

ayoir affaire ici à un Cosmarium. Je n'ai vu que très peu de cellules isolées pouvant se rapporter à ce type et présentant les caractères suivants: cellules aussi larges que longues, hémisomates elliptiques ornés de 7 — 8 petites épines. Sillon peu profond, non linéaire.

J'ai vu chez plusieurs auteurs des cellules très analogues, avec les mêmes prolongements superficiels, mais disposées en filaments et appartenant au genre Spondylosium; je ne pense pas qu'il s'agisse de ce genre, mais j'ai voulu cependant signaler cette ressemblance pour que des recherches ultérieures se portent dans cette direction.

Dimensions: lOfi de long sur 10 de large. Epines 2 — 3. Isthme 4fi environ.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

Cosmarium venustum (Bréb.) Arch. var. breviU8 N. var.

Bibl. : Db Wuj>bman, 89 P. 140 a cité pour Java une autre variété de cette espèce.

Fig. 123, 124, 125.

Cosmarium venustum est de trop grandes dimensions pour correspondre avec nos échantillons: mais on en a cité plusieurs variétés ou formes plus petites; ainsi la variété induratum que Nordstedt a rencontrée en Nouvelle- Zélande et que WaDBifAïf a signalée à Java (89, P. 140). De même aussi les formes décrites par Turner pour les Indes Anglaises.

Les exemplaires que j'ai rencontrés sont trop larges, relativement à leur longueur, pour pouvoir être attribués à l'un ou à l'autre de ces types; mais les caratères, sauf des détails, concordent assez exactement au type, ce qui m'a poussé à en faire tout simplement une variété moins longue. Les parois latérales des hémisomates sont convexes et ondulées de 4 larges crénelures plus ou moins accentuées. Quelquefois, sur de vieux exemplaires, on peut voir, partant des crénelures de la marge, des lignes de verrucosités assez peu marquées, convergeant vers le centre des hémisomates. Les extrémités cellulaires sont tronquées et non crénelées. Le sillon est profond et linéaire, la membrane dépourvue de tubercules. Il y a un chromatophore et un pyrénoïde par demi-cellule.

J'ai vu parfois une forme un peu différente de cette variété ; mais je n'ai pas cru devoir l'en séparer, 1® parce que je n'en ai pas rencontré suffisamment d'exemplaires pour en faire l'étude détaillée, 2® parce qu'il m'a semblé voir entre cette forme et le type plus général toute une série de passages; elle se

distingue par sa longueur plus faible et sa largeur plus grande, ses 4 crénelures plus petites, et son extrémité tronquée relativement plus large.

Dimensions: Longueur 18 — 27/*, largeur 15 — 20. Isthme 4, sommet 7 — 10. La petite forme mesure 14/* sur 14. Isthme 4, sommet 9 — 10.

Habitat: H, 28 Août 06. — B, 27 Sept. 06. — 0, 20 Sept. 06. — 1, 12 Oct. 06. — L, -4 Mars 07.

** Cosmarium iatere-undatum Roy.

Fig. 126.

Celte espèce qui, en plus grand, ressemble à la précédente par sa forme générale, 8*en distingue surtout par la présence dans chaque demi-cellule de 2 chromatophores ayant chacun 1 pyrénoide. Les cellules sont un peu plus longues que larges et les parois latérales, un peu convexes, ont 5 larges crénelures par hémisomate. Le sommet est tronqué et non ondulé, l'isthme |»rofond et linéaire, la membrane lisse.

West a décrit pour Madagascar (77, P. 60) une espèce très voisine et à membrane ponctuée sous le nom de C, sublatere^undatum, dont \a forme générdle est très sensiblement la même que celle de nos échantillons, sauf qu'elle possède quelquefois 6 crénelures latérales. Roy et Bisset ont fait de l'espèce de Rot un C. Garrolense. J'ai préféré garder l'ancien nom qui a l'avantage d'indiquer la proche parenté avec l'espèce de Madagascar.

Dimensions: Les cellules mesurent 51/* de long et 2B de large. L'isthme 7/* et le sommet 11 — 12.

Habitat: D, 20 Sept. 06.

Cosmarium 8ubpunctulatum Ndst

Cellules à peu près aussi longues que larges» sinus médian profond et linéaire, hémisomates trapézoides à sommet plan, à peine marqué de très faibles crénulations. Côtés latéraux convexes, largement arrondis à l'angle inférieur, et garnis de petites verrucosités obtuses, hyalines, disposées plus ou moins en quinconce, et dont j'ai pu compter sur chaque côté 6 — 8. Un chromatophore et un pyrénoïde par demi-cellule. De Toni (71, P. 1049) disait: ^PyrenoidibusK . .*'

n y a quelque parenté entre nos formes et celles décrites par GuTwn«rsKi sous le nom de C. praemorsiforme (14, P. 598, PI. XXXVIII, fig. 44). Mais les ornements des membranes sont un peu trop différents pour qu'il soit possible

de réunir les deux types. Par contre le C. subpunctulatum que Nordstbdt a trouvé en Nouvelle-Zélande (45, P. 47, PL V, fig. 8), correspond beaucoup mieux; il est du reste voisin, dit Tauteur, de C. praemorsum Bréb., mais ses granules sont plus petits, plus denses et plus régulièrement ordonnés. Les formes javanaises seraient seulement un peu plus petites que les Néo-zélandaises.

Dimensions : longueur 28 — 29/*, largeur 28 — ^27, sommet 14 — 15, isthme 8—10.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

** Cosmarium punctulatum Bréb.

Fig. 128, 129, 130.

Malgré quelques petites divergences peu importantes, je crois pouvoir considérer mes échantillons comme deux formes de C, punctulatum^ Cette espèce a en effet des dimensions excessivement variables, mais la forme trapézoïdale des hémisomates, la disposition concentrique des petites verrucosités punctiformes, etc., sont des caractères constants de cette espèce. Le côté dorsal de l'hémisomate est plan, ses côtés latéraux convexes. Dans la grande forme, j*ai compté 6 — 7 ponctuations sur le côté des hémisomates, et le môme nombre à peu près sur le sommet. Chez la petite forme, j'en ai compté 4 — 5.

On n*est pas au clair sur le contenu cellulaire et sur la présence dans chaque hémisomate de 1 ou de 2 chromatophores C'est ainsi que Db Toni dit (71, P. 971): ^pyrenoidibus singulis ut videtur*', et que, à propos de la subsp. (?) brasiliense, il dit i^pyrenoidibus binis". Nos deux formes possédaient 1 chromatophore déchiqueté et 1 pyrénoide par hémisomate; les plus grands échantillons correspondent assez exactement au type; quant aux plus petits, peut-être pourrait-on en faire une nouvelle variété minimum, car ils sont passablement plus petits que les plus petites formes signalées par De Tom. Je n'ai pas voulu prendre la responsabilité de nouveaux noms, n'ayant eu à ma disposition qu'un trop petit nombre d'exemplaires des uns et des autres pour me faire une opinion définitive.

Dimensions: grande forme, longueur 28/*, largeur 25 — 27, sommet 18 — 17 isthme 9. Petites formes, longueur 16ft, largeur 14, sommet 8 — ^9, isthme 5.

Habitat: 0, 2 AvrU 07.

** Cosmarium didymochondrum Ndst.

Fig. 131.

Cette espèce et les quelques suivantes font partie d'un groupe qui est des plus embrouillés, et chez lequel il est à peu près impossible de se reconnaître. Nous en trouverons plusieurs de semblables dans le genre Cosmarium. Les caractères distinctifs des espèces sont plus que vagues, on a fait, pour les motifs les plus futiles, des nouvelles espèces, des nouvelles variétés, des nouvelles formes en tel nombre que même les spécialistes, je crois, ne peuvent s'en sortir, puisque, pour ne pas trop se compromettre, ils ont créé des noms à peine différents de ceux existant déjà, et qui viennent encore compliquer la question. Comment savoir si Ton est en présence de C. speciosum Lund., sub^ciosum Ndst., pseudospeciosum Rac. ou supra-speciomm Wolle, de C. costaium Ndst. ou subcostatum Ndst., de C. punclulatum Bréb. ou mbpunctulalum Ndst., de C. crenatum Ralfs, subcrenatum Hantzsch. ou bicrenatum Josh.??, quand certains auteurs attribuent à telle ou telle espèce les caractères qu'un autre attribue à une espèce voisine. J'ai fait ce que j'ai pu pour m'orienter dans ce dédale, mais je suis bien certain que mes espèces ne sont que très imparfaitement déterminées et je suis convaincu que, dans tout ce groupe, voisin de C. Botrytis Menégh., il faudra encore bien des recherches pour éclairer ce fouillis. On comprendra par ces lignes, que je n'aie pas voulu, chez ces groupes critiques, faire des types nouveaux, quoique je n'aie pas pu toujours exactement homologuer mes formes; mais je n'avais en général que l'embarras du choix parmi les trop nombreuses espèces et variétés déjà publiées.

Les échantillons que j'ai cru reconnaître comme C, dtdymochondrum ont des cellules un peu plus longues que larges, subcunéiformes, tronquées au sommet, arrondies aux angles inférieurs des hémisomates. La constriction médiane est très profonde et linéaire. La membrane est garnie de verrucosités crénelées, disposées selon des lignes convergeant vers le centre de l'hémisomate; ces granules diminuent d'importance à mesure qu'ils sont plus rapprochés de l'isthme. Il y a environ 7 séries de ces verrucosités sur les côtés convexes de l'hémisomate, il y en a 4 partant du sommet tronqué. Dans chaque demicellule, deux chromatophores verts foncés m'ont semblé déchiquetés et contiennent chacun un énorme pyrénoïde.

• Cette espèce, que Nordstedt a trouvée au Tyrol, ressemble fort aux espèces voisines de C, crenatum Ralfs. Mais elle a 2 pyrénoides par hémisomate, ce que Db Toni (71, P. 972) indique avec doute, tandis que C. crenatum et subcrenatum Hantzsch. n'en ont qu'un. D est probable que l'examen plus exact des contenus cellulaires chez plusieurs de ces espèces voisines obligera

le monographe à remanier tout ce groupe. Notre forme aurait une largeur relative un peu plus forte que celle indiquée en général pour le type; mais le reste de la description concorde assez bien.

Dimensions: Longueur 40fiy largeur 55» isthme 10, sommet 15.

Habitat: I, 4 Oct 06.

Co8marium Botrytis Menegh.

Bibl. : Lemmermanu 32, P. 163.

Fig. 132, 135.

J'ai rencontré quelques échantillons qui m'ont paru appartenir à cette espèce, dont on a décrit tant de variétés et tant de formes. Ici aussi il est probable qu*un grand nombre des formes décrites sous le nom de C, Botrytis devront être attribuées aux espèces voisines. Ainsi on a signalé tout une série de formes très grandes et à grosses crénelures et qui devront certainement être rapprochées de C. subspeciosum Ndst. dont nous parlons ci-après. D'autre part, beaucoup de types affublés de nouveaux noms, quoique ne se distinguant que par des détails trop insignifiants et du reste trop peu constants, devront être rangés dans cette espèce si variable.

Nos échantillons ont des hémisomates 2 fois plus larges que longs, de forme vaguement trapézoïdale, à côtés convexes largement arrondis aux angles inférieurs, et aboutissant au sommet à une ligne presque plane. Sinus très profond et linéaire. Membranes garnies sur tout leur contour de nombreuses et très faibles crénelures. Deux chromatophores par demi-cellule, munis chacun d'un gros pyrénoîde. Je ne me suis pas amusé à rechercher dans laquelle des nombreuses variétés de C. Botrytis il faudrait ranger nos échantillons, puisque j'estime nos connaissances insuffisantes jà l'heure actuelle pour décider lesquelles de ces variétés doivent être conservées, lesquelles doivent être exclues.

Dimensions: 29—40» de long sur 20 — 40 de large. Isthme 10 — 14.

Habitat: i, 4 Oct 06.

Cosmarium subspeciosum Ndst.

Bibl: GoTWiNSKi, 14, P. B94.

Fig. 134.

Cette espèce ressemble un peu à C. didymochmdrum Ndst. ; mais elle s'en distingue par sa forme générale plus allongée, son chromatophore et surtout par la forme des crénulations qui sont plus grandes et émarginées. Les hémi-

somates ont des parois latérales convexes et sont tronqués au sommet Environ 7 grosses crénelures incisées ornent les parois latérales, 4 plus petites et moins distinctes se trouvent au sommet Des crénelures latérales, partent des lignes de verrucosités convergeant vers le centre de l'hémisomate. Sillon profond et linéaire. Dans chaque hémisomate, 2 chromatophores avec chacun un pyrénoïde.

Nos échantillons pourraient se rapporter à la variété »mp/e:r de Nordstbdt, mais je ne vois pas qu'il y ait urgence à séparer cette variété du type. De ToM indique avec un point d'interrogation (71, P. 986) que cette espèce possède 1 pyrénoïde par hémisomate. Si j'ai déterminé exactement mes exemplaires, C. subspeciosum aurait au contraire 3 pyrénoides. Je ne vois pas la nécessité de faire, comme Gutwinski, une fa. Javanica de ces échantillons.

Dimensions: Longueur i^ii, largeur 3S, isthme 10, sommet 12.

Habitat: J, 12 Oct. 06. — N, 26 Mars 07.

** Cosmarium subspeciosuiii Ndst var. valldiu8 Ndst

Fig. 138.

Grandes cellules plus longues que larges. Hémisomates largement tronqués, à parois latérales planes vers le sommet, largement arrondies vers les angles inférieurs. Grosses crénelures émarginées, disposées tout autour de l'hémisomate et au nombre de 10 — 12 sur les côtés latéraux, de 6 sur le sommet. De ces créneaux partent des lignes de verrucosités de même nature, et de plus en plus atténuées, convergeant vers le centre de l'hémisomate. Sillon linéaire et profond; chaque demi-cellule possède deux chromatophores avec chacun 1 pyrénoïde.

Cette variété a déjà été citée par Nobdstedt pour la Nouvelle-Zélande, par Wbst pour Madagascar, &c., et, à lire les descriptions, elle parait bien être un type distinct. De Toni (71, P.^ 986) indique avec. un point d'interrogation qu'elle possède 2 pyrénoides. Nos observations viennent donc répondre affirmativement à cette question.

Dimensions: Longueur 8B/<, largeur 60, isthme 20, sommet 28.

Habitat: I, IS Oct 06.

Cosmarium conspersum Ralfs.

Bibl. : Db WoDEMAïf 89, P. 142.

Fig. 156.

Grandes cellules un peu plus longues que large. Hémisomates subtrapé^

zoïdaux, à côtés latéraux un peu convexes, un peu arrondis aux angles inférieurs, très largement arrondis aux angles supérieurs, jusqu'à aboutir à la ligne apicale à peine plane. Hémisomates garnis sur leur pourtour de 36 — 40 crénelures bien distinctes et à partir desquelles des séries d'une dixaine de granulations de plus en plus indistinctes convergent vers le centre de rhémisomate. Dans chaque demi-cellule, deux chromalophores (déchiquetés?), avec chacun un gros pyrénoïde. Sillon linéaire très profond.

Les caractères et les dimensions concordent aux indications bibliographiques concernant celle espèce qui a déjà été signalée à Java.

Dimensions: Longueur 90/ii, largeur 60, isthme 20.

Habitat: I, 4 Oct. 06.

** Cosmarium amplum Ndst.

Fig. 137.

Grandes cellules plus longues que larges, à sillon profond et linéaire déterminant 2 hémisomates subpentagonaux à angles très largement arrondis. La membrane épaisse est, sur toute sa surface, ornée de grosses verrucosités assez approchées et disposées en quinconce (j'en ai compté environ 40 sur le pourtour de chaque hémisomate). Un fort épaississement forme un bourrelet hyalin autour de l'isthme. Dans chaque demi-cellule sont 2 chromatophores avec chacun un gros pyrénoïde.

Ces échantillons concordent à peu près au dessin et à la description de C. amplum que donne Nordsteht (45, P. 63 ^ Le nôtre est seulement un peu petit et ses verrucosités sont plus fortes, autrement disposées, rappelant celles de C. con^persum. En outre, le sommet de Thémisomate chez le type de NoBDSTEDT est plan sur un très petit espace, ce qui n'est pas le cas chez le nôtre. Cet auteur a déjà relevé la très proche parenté entre cette espèce et C. canspersum; cette parenté est si accentuée ici, qu'il aurait été préférable peut-être de réunir comme une nouvelle variété notre forme à C. conspersum; mais la forme générale des cellules et d'autres détails m'ont poussé à réunii', au moins provisoirement, mes formes javanaises à C. amplum, les différences étant en somme peu importantes. Nordstedt n'ayant pas vu les chromatophores ni les pyrénoïdes indiquait avec doute cette espèce sous le nom de Cosmarium (PleurotaeniopsisF); De Toni n'est guère plus aflîrmatif, cependant il place l'espèce sous le nom de Pleurotaenivpsis (?) ampla. L'examen que j'ai pu faire du contenu cellulaire résout la question et nous conduit à revenir à la supposition primitive de iNurdstedî: les 2 chromatophores en plaque dans chaque

hémisomate, et les pyrénoïdes qu'ils contiennent caractérisent absolument nos échantillons comme des Cosmarium.

Dimensions: Longueur 95ft, largeur 65, isthme 25.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

*** Cosmarium homalodermum Ndst. var. Javanicum N. var.

Fig. 158.

Je n'ai pas pu trouver de forme déjà connue qui concordât mieux avec nos échantillons par l'apparence générale et par l'ensemble des caractères, que l'espèce décrite par Nordstedt (41, P.' 18. PL VI, fig. 4).

Notre variété se distingue du type arctique par sa petitesse et surtout par les ponctuations de sa membrane qui sont très distinctes et régulièrement disposées en quinconce, tandis que Nordstkdt dit: •Membrana subiilissime (êoepe indistincte) punctafa'\ Cet auteur n'avait pas observé les pyrénoïdes.

Cellules plus longues que larges, à sinus médian profond et linéaire, à hémisomates trapézoïdaux, plans au sommet. Les côtés latéraux sont un peu concaves dans leur partie supérieure, mais bientôt largement arrondis. Membrane nettement ponctuée. Deux cbromatophores et deux pyrénoïdes par demicellule. •

Dimensions: Longueur 37ft, largeur 31, sommet 14 — 16, isthme 10.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

** Cosmarium subcostatum Ndst.

Fig. 139.

Cette espèce pourrait bien n'être qu'une variété d'une des précédentes. Je la conserve cependant sous ce nom distinct, car ses caractères concordent très exactement aux descriptions et aux dessins de C, subcostatum. Le sillon est linéaire et profond, les cellules un peu plus longues que larges, les hémisomates tronqués au sommet sont subsemicirculaires et peu arrondis aux angles inférieurs; sur les parois latérales un peu convexes, existent 5 larges crénelures; le sommet tronqué en a 4 plus petites. Quelques faibles verrucosités sont disposées en lignes convergeant vers l'isthme, à partir des crénelures des parois latérales^ chaque hémisomate possède 2 cbromatophores qui m'ont pai'u déchiquetés et qui contiemienl chacun un pyrénoide. La description de Nordstedt, qui a trouvé cette espèce au Tyrol (47, P. 37; voir aussi De Tow, 71, P. 1028),

concorde avec nos observations. Nos échantillons seraient un peu plus petits et relativement un peu plus larges.

Dimensions: Longueur Z^fi, largeur 28, isthme 10, sommet 12.

Habitat: D, 20 Sept.

Cosmarium mlnutum Delp.

Bibl: GuTWiNSKi, 14, P. 591.

Fig. 140.

Cette espèce a des dimensions assez vai*iables; Gutwinsri en a rencontré à Java, outre de grands individus, des échantillons plus petits dont il a fait la fa. javanica, voisine de la fa. novizelandxca de Nordstedt. Ce dernier auteur fait remarquer (45, P. 60) combien nombreux sont les noms attribués aux variétés et aux formes de cette espèce et de ses voisines, et, ayant constaté qu'elles établissent entre elles toutes sortes de passages, il émet quelque doute sur la légitimité de la multiplication de ces termes. J'ai pu également faire cette remarque, et, pour cette raison, je n'ai pas voulu compliquer encore la bibliographie de cette espèce en faisant de mes échantillons une nouvelle variété, quoiqu'elle se distinguât assez nettement par certains points des types dont j'ai vu la description.

Cellules plus longues que larges, hémisomates régulièrement ellipsoïdaux, membrane lisse, sillon aigu, mais non linéaire, apparaissant comme un étranglement entre les deux hémisomates. Dans chacun de ces derniers, un chromatophore muni d'un pyrénoïde.

Dimensions: Longueur 35/a, largeur 25, isthme 8.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

* Cosmarium aequale Turn.

Fig. 141, 142.

Cette espèce, représentée par Turner (73, PI. X, fig. 51) et signalée par ScHMiDLE (59) à Sumatra, ressemble beaucoup à nos échantillons, qui seraient seulement des formes plus petites que celles des Indes Anglaises, et je ne crois pas me tromper en les rangeant sous la même dénomination. C. tithophorum Ndst. et C. subhimidum Ndst., qui sont certainement voisins et qui ont été cités pour Java par Nordstedt, se distinguent par trop de points des nôtres pour permettre de les homologuer.

Nus cellules sont aussi longues que larges et de forme générale un peu

hexagonale, à angles largement arrondis. Les hémisomates sont subtriangulaires, leurs membranes lisses; le sillon linéaire est profond. Chaque demi-cellule a un chromatophore muni d'un pyrénoîde. Vues de dessus les cellules ont la forme de losanges à angles très largement arrondis et à côtés un peu concaves, cette concavité déterminant sur la face des hémisomates des renflements peu marqués. On aperçoit le chromatophore disposé en 8 lames vertes rayonnant autour d'un axe où se trouve le pyrénoîde.

Dimensions: Longueur et largeur W[i, isthme 6, épaisseur 20.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

Cosmarium aequale Tum. var. granulatuin N. var.

Cette variété se distingue assez nettement du type, et peut-être faudrait-il la ranger sous un autre nom d'espèce ; je n'ai pas osé le faire, n'ayant eu que quelques exemplaires à ma disposition. Les dimensions, la forme générale des cellules sont à peu près les mêmes dans les deux cas, sauf que le sillon linéaire est évasé ici sur une distance un peu plus grande vers l'extérieur; les hémisomates sont subtriangulaires et leurs côtés, au lieu d'être rectilignes, sont bien nettement concaves. Il n'y a guère de différence dans la disposition des chromatophores ; mais, ce qui caractérise surtout la variété et pourrait la faire considérer peut-être comme une espèce distincte, c'est que le renflement au milieu des hémisomates est bien plus marqué et garni de quelques verrucosités larges et peu proéminentes. Il en résulte donc que la cellule, vue de dessus, est bien toujours en forme de losange à angles arrondis, mais ses côtés sont passablement concaves, faisant ainsi ressortir plus vivement la protubérance médiane et ses quelques faibles ondulations.

Dimensions: Longueur et largeur 27ft, isthme 9, épaisseur 17.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

*** Cosmarium Wlldemani N. sp.

Fig. 14B, 146.

Cette espèce est sans aucun 'doute voisine de C. jmlvinatum West (77, P. VI, fig. 24). Mais elle est beaucoup plus grande, les granulations de sa membrane sont bien plus fortes et le renflement médian de l'hémisomate bien plus accentué. Les cellules sont un peu plus longues que larges et les hémisomates elliptiques sont garnis sur toute leur surface de fortes verrucosités

subconiques, obtuses 'au nombre de 20 environ sur la marge d'un hémisomate) Le sillon est profond et linéaire. Vue de dessus la cellule apparaît en forme de losange à angles arrondis et à côtés un peu concaves, marquant ainsi faiblement le renflement médian de Thémisomate.

Dimensions: 27 — 30f* de long sur 25 de large. Isthme 7 — 8. Epaisseur 18—17.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

Cosmarium Scenedesmus Delp. var. punctatum Turn.

Fig. 147.

A cette espèce peut-être faudra-t-il rapporter dans la suite beaucoup de petites formes décrites sous le nom de C. obsoletum Reinsch. Les cellules, plus longues que larges, ont à peu près la même forme que celles de C, obsoletum, mais la membrane, aux angles inférieurs arrondis de l'hémisomate, n'est pas épaissie, ou à peine. Chez le type, la membrane est lisse, dans la variété punctatum elle est ornée de très petites proéminences aiguës plus ou moins en quinconce, qui l'ornent de nombreuses punctualions. Turner a rencontré cette forme aux Indes Anglaises. On a décrit un seul pyrénoîde par hémisomate chez C Scenedesmus; je me demande jusqu'à quel point cette observations est exacte, puisqu'on ajoute que les chromatophores sont au nombre de deux. Chez les diverses variétés, on a indiqué, accompagnés de points d'interrogation, tantôt 1, tantôt 2 pyrénoides. La question est donc irrésolue; quoiqu'il en soit, dans la forme javanaise, il y a deux chromatophores par demi-cellule et dans chacun d'eux un gros pyrénoîde.

Dimensions: Longueur 38/*, largeur 47, isthme 17.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

Cosmarium obsoletum (Hantzsch.) Reinsch. var. sitvense Gutw.

Bibl.: GuTWUfSKi 14, P. 594. (De Wh^deman, 89, P. 141, indique à Java la forme typique de cette espèce).

Fig. 148.

Les si différentes descriptions qu'on a données de cette espèce, les dessins, les dimensions si variables, me font supposer qu'il y aurait lieu de la revoir attentivement en la comparant aux espèces voisines. Le C. obsoletum cité par NoRDSTEDT et De Wildeman est trop petit pour concorder à nos échantillons. Les variétés punctatum et sitvense correspondent par leurs dimensions, et cette

dernière, récoltée par Raciborski près de Buitenzorg et décrite par Gutwinski, m'a paru conforme au type que j'ai rencontré.

Les cellules sont demi-circulaires, à membranes lisses, épaissies aux angles inférieurs de Thémisomate. Sillon profond et linéaire au fond duquel la membrane est légèrement épaissie. Dans chaque demi-cellule, deux chromatophores avec chacun un gros pyrénoïde. Turjier a voulu faire de C. obsolelum au sens général, deux espèces selon que les angles inférieurs sont aigus ou acuminés; mais les auteurs ont signalé fréquemment combien ce caractère est peu stable et souvent indistinct. J'ai donc préféré n'en pas tenir coiâpte, et me contenter de ranger mes échantillons sous le nom généralement admis.

Dimensions: Longueur 63f«, largeur 66, isthme 30.

Habitat: I, 15 Oc t. 06.

** Cosmarium obsoletum (Hantzsch.) Reinsch. var. ovale (Tum.) Bem.

Fig. 149.

Cellule de forme générale circulaire, séparée en deux hémisomates par un sillon profond dont les côtés, vers l'intérieur, sont un peu écartés, puis bientôt rapprochés jusqu'à se toucher, puis évasés vers l'extérieur, enfin acuminés à l'extrémité, ce qui les fait converger de nouveau. Les hémisomates sont largement arrondis en demi-cercles. L'isthme est large. La membrane lisse est mince, sauf aux angles inférieurs de l'hémisomate où elle est épaissie en pointe, et au fond de la constriction , médiane où elle forme un bourrelet hyalin. Dans chaque demi-cellule deux chromatophores contiennent chacun un pyrénoïde.

Cette variété est trop grande et, par certains détails, trop différente du type que cite De Wodeîian à Java pour pouvoir lui être réunie. Si, par ses dimensions, elle se rapproche de la variété sitvense Gutw. que nous venons de voir, elle s'en écarte par de nombreux caractères. Par contre elle est très semblable à la fig. 1, PI. IX que Turner (73) donne de son C. palustre var. ovale. Mais je ne saisis pas pourquoi cet auteur a séparé certaines formes sous le nom de C. palustre (= C. obsolelum Auct.). Si l'on se reporte aux descriptions généralement admises de C, obsolelum^ cette séparation est inadmissible. Aussi n'en ai-je pas tenu compte et ai-je laissé mes échantillons sous le nom de C, obsolelum, en conservant toutefois la variété de Turner. Par la forme du sillon médian, par exemple, notre type concorde exactement à C. obsolelum: »5mM exlrosum fere litterae graecae gammae ad instar ampliato'\ dit De Toni, 71, P. 974. On cite souvent, il est vrai, les angles inférieurs

des hémisomates pourvus, chez cette espèce, d'un acumen distinctement séparé. Mais ce caractère est éminemment variable : les angles ont été décrits arrondis, aigus, acuminés ou atténués; de même, le sillon peut être linéaire ou évasé. Et ces différences expliquent le grand nombre des formes décrites comme des variétés de Cosmarium obsoletum.

Dimensions: longueur 67ft, largeur 70 — 75, isthme 36.

Habitat: L, 24 Mars^07.

Cosmarium granatum Bréb.

Bibl: De Wodeman, 89, P. 139.

Fig. 180.

Nos échantillons correspondent dans leurs grandes lignes assez exactement avec cette dfepèce déjà citée pour Java. C. granatum est d'ailleut^ fort variable dans ses dimensions, et les divergences que montrent nos formes à ce point de vue ne sauraient entrer en ligne de compte comme caractères fondamentaux. Cellules un peu plus longues que larges, hémisomates trapézoïdaux à côté dorsal très légèrement convexe.* Les côtés latéraux sont un peu concaves dans leur partie supérieure, puis largement arrondis vers le sinus profond et linéaire. Membrane lisse, non ponctuée. Un chromatophore et un pyrénoide par demi-cellule.

Dimensions: longueur 40/», largeui* 35, sommet 18, isthme 9.

Habitat: G, 2 Avril 07.

* Cosmarium mlcrosphinctum (f) Ndst. fa. parvulum Tum.

Cette espèce ressemble assez à nos échantillons, mais le type que je trouve chez Nordstbdt et Wittrock (47, PI. XII, fig. 9) est trop grand et a un sillon peu profond ; cependant Turner (73, PI. VIII, fig. 5) rattache à cette espèce, avec quelque doute, il est vrai, une petite forme qui a un sillon à peu près identique à celui des échantillons javanais. Ceux-ci, quoique encore plus petits que ceux de Turiver, leur sont, par l'ensemble de leurs caractères, assez semblables pour que je puisse leur appliquer la même dénomination; je reste cependant dans le même doute que cet auteur au point de vue de rindication spécifique. Schmidle a décrit pour Sumatra C, microsphinctum var. parvulum WoUe; c'est peut-être le même que celui de Turner.

Cellules petites, à sillon assez profond, à hémisomates subtriangulaires, à

angles arrondis, et à côtés peu convexes. Membrane lisse. Un chromatophore et un pyrénoîde par demi-cellule.

Dimensions: longueur SSft» largeur 14, isthme 4.

Habitat: N, 26 Mars 07.

*** Cosmarium subtumldum Ndst var. angimtius N. var.

Bibl.: De WnLDsiUN^ 89, P. 141 signale à Java la Ydct. pkUydesmtum Ndst de cette espèce.

Fig. 185, 155.

Cette espèce et les quelques suivantes constituent de nouveau un groupe fort difficile à déterminer, et à propos duquel on pourrait répéter textuellement ce que j'ai dit pour C. didymochondrum: beaucoup d'espèces établies sur des caractères très subtils, réunies par toutes sortes de formes intermédiaires, observations incomplètes concernant le contenu cellulaire, telles sont les causes principales qui font de ces espèces voisines un fouillis presque inextricable, où l'on remarque encore les hésitations des auteurs par la foule des noms presque identiques: C, ttimidum Lund. et subtumidum Ndst, C. pyramidalum Bréb. et pseudopyramidalum Lund., C. nilidulum De Not et pseudonitidulum Ndst, C. taxichondrum Lund. et pseudotaxichondrum Ndst., &:c., toutes espèces séparées de leurs voisines par des caractères presque insaisissables. J'ai essayé de grouper les nombreuses formes que j'ai rencontrées aussi logiquement que possible, en ne tenant compte que des espèces déjà connues les mieux caractérisées, et je n'ai pas voulu augmenter de façon inconsidérée le nombre des noms nouveaux. Ajoutons encore que plusieurs de ces types rappellent par plusieurs de leurs caractères les espèces voisines de C, obsoleium Reinsch., C. Scenedesmus Delp., C. pseudoprotuberans Kirchn., entre autres. On conçoit quelles complications doivent résulter de ces si proches parentés.

Les échantillons de C, subtumidum dont j'ai trouvé un assez grand nombre dans diverses pèches, diffèrent de l'espèce de Nordsteof par la largeur, plus faible relativement à la longueur, et par l'isthme plus étroit Ils sont voisins aussi de C. rectosporum que Tui^er a trouvé aux Indes Anglaises et de C, pseudogranaium que Nordsteot a signalé au Brésil. Ils s'en distinguent cependant par des caractères assez saillants. Nordstedt a cité pour Java une variété platydesmium de C. st^btumidum^ mais ses dimensions et sa forme (42, PI. I, fig. 7) n'autorisent pas une réunion de ce type et de nos échantillons. Ceux-ci, à cellules passablement plus longues que larges, à hémisomates nettement trapézoïdaux, ont un sillon linéaire et profond; les angles inférieurs des hémi-

somates sont moins largement arrondis que les angles supérieurs. Le sommet est tronqué, à peine convexe. Un chromatophore et un pyrénoïde par hémisomate. Membrane lisse.

Dimensions: Longueur 30 — 35f*, largeur 10 — 23, isthme 5 — 7.

Habitat: I, 12 et 15 Oct. 06. — A, 21 Août 06. — N, 26 Mars 07.

** Cosmarium nitidulum De Not.

Fig. 154.

Cellules petites, un peu plus longues que larges, à sillon profond, étroit, mais non lint^aire. Hémisomates subtrapézoïdaux, convexes latéralement, à angles inférieurs largement arrondis, à sommet tronqué, très faiblement convexe. Membrane lisse ; dans chaque demi-cellule un chromatophore contient un pyrénoïde.

Cette petite espèce, par ses dimensions, sa forme générale, etc., m'a paru identique à C nitidulum. Le sillon, il est vrai, n'est pas linéaire comme NoRDSTEDT et WiTTRocK Ic représentent (47, PI. XII, fig. 10), mais nous avons à plusieurs reprises vu copibien ce caractère est variable, et De Toni, du reste, dit (71, P. 935): *Sinu profundo, angusto*\ ce qui concorde avec nos observations.

Dimensions: les cellules mesurent 25 — 26ft de long sur 21 — 22 de large; l'isthme 5—6.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

** Cosmarium ellipsoideum Ëlfv.

Fig. 155.

Notre forme est un peu plus petite que les échantillons décrits par NoRDSTEDT (45), mais les caractères, dans leur ensemble, sont bien les mêmes. Les cellules, à peine plus longues que larges, sont formées de deux hémisomates exactement elliptiques, largement arrondis sur la face dorsale et sur celle qui limite l'isthme. Les extrémités latérales sont très faiblement subaiguès. Sinus linéaire sur une toute petite longueur de sa partie interne, mais très vite évasé vers l'extérieur. Membrane lisse. Un chromatophore par hémisomate, contenant un pyrénoïde assez gros situé assez près de l'isthme.

Dimensions: Longueur 50.", largeur 27, isthme 5 — 7.

Habitat: A, 21 Août 06.

** Cosmarium ellipsoideum Elfv. var. minus Racib.

Fig. 156.

Cosmarium eVipsoideum est fort variable dans ses dimensions, et la variété de Ragiborski qui, par la forme générale de ses cellules, la disposition des hémisomates et des chromatophores, etc., est bien caractérisée comme devant appartenir à cette espèce, ne s'en dislingue que par ses dimensions excessivement réduites, et aussi par le fait que les hémisomates sont plus fortement convexes du côté dorsal largement arrondi, que du côté du sinus. Quant au reste, il n'est pas nécessaire de reprendre en détail la description de cette variété, ce serait répéter mot pour mot la description du type. J'ajouterai seulement que le sinus est simplement aigu et non linéaire vers Tintérieur. La membrane est ponctuée, ce qui concorde avec le type: ^membrana sublir lissime punctata vel sublevf\ dit De Toni, (71, P. 953), et il ajoute pour la variété minus: •membrana levi vel punc(ala^\ Les dimensions également concordent avec celles que l'on indique d'ordinaire pour cette variété

Dimensions: Longueur 24fi, largeur 21, isthme 5.

Habitat: 0, 4 AvrU 07.

** Cosmarium tenue Arch.

Fig. 157.

Cellules très peu plus longues que larges, hémisomates très régulièrement elliptiques, arrondis latéralement et aussi convexes du côté dorsal que du côté du sillon. Celui-ci est assez profond, évasé vers l'extérieur, aigu et non linéaire vers l'intérieur. Membrane lisse. Un chromatophore et 1 pyrénoïde par hémisomate. Cette espèce est fort voisine de C. ellipsoideum, et peut-être devrait n'en être considérée que comme une variété. Mais je la conserve cependant sous le nom donné par Argber, car elle concorde très exactement avec les dimensions et les dessins que je trouve par exemple chez West (76, PI. XX, fig. 25).

Dimensions: Longueur 17fi, largeur 15, isthme 5.

Habitat: I, 16 Oct 06.

** Cosmarium pyramidatum Ndst.

Fig. 158, 159.

Nos échantillons sont de petites formes de cette espèce, d'ailleurs très variable dans ses dimensions. Très voisine des deux espèces suivantes, elle

s'en distingue par sa longueur plus grande, la forme trapézoïdale plus nette de ses hémisomates. C'est à dire que le sillon est linéaire sur presque toute sa longueur, les angles inférieurs des hémisomates brusquement arrondis, les côtés très peu convexes et le sommet presque plan. Membrane lisse, deux chromatophores et deux pyrénoides par hémisomate. Isthme assez large.

Dimensions: Longueur 48 — 83/*, largeur 56 — 40, isthme 17.

Habitat: I, 12 et 18 Oct. 06. — L, 54 Mars 07.

*** Cosmarium pseudonitidulum Ndst. var. majus N. var.

Fig. 160.

Les caractères de nos échantillons concordent assez avec ceux de l'espèce de NoBDSTKDT (45), laquelle se distingue de C, nitidulum, entre autres détails, par ses dimensions. Mais la forme de Java est plus grande encore que celle de Nouvelle-Zélande et j'en ai fait une variété qui se caractérise encore par quelques détails de moindre importance. C'est un type certainement très proche de C. Phaseolus Bréb., mais qui s'en sépare surtout par sa longueur relativement plus grande, ses hémisomates presque semicirculaires, à extrémités nettement tronquées, ses côtés latéraux plus fortement convexes et les angles inférieurs des hémisomates encore plus largement arrondis. Membranes lisses. Deux chromatophores et deux pyrénoïdes par demi-cellule.

Dimensions: Longueur 68f*, largeur 80, isthme 17.

Habitat: I, 4 Oct. 06.

Cosmarium Phaseolus Bréb. var. stigmosum Ndst.

Fig. 161.

Cette variété, rencontrée en Nouvelle-Zélande par Nordstedt (45), se distingue du type par ses dimensions plus considérables; nos échantillons concordent assez exactement aux données de Nordstedt. Les cellules, à peu près aussi larges que longues, ont des hémisomates subtrapézoîdaux ; le sillon est linéaire dans sa partie interne, puis s'évase fortement vers l'extérieur, pour passer aux angles inférieurs largement arrondis des hémisomates. Les extrémités sont larges, tronquées, subconvexes, et les parois latérales presque planes. Membranes lisses; dans chaque demi-cellule, deux chromatophores contenant chacun un pyrénoïde.

Dimensions: Longueur 41 — 47f*, largeur 40 — 45, isthme 15.

Habitat: I, 18 Oct. 06. — J, 12 Oct. 06.

Cosmarium medioscrobiculatum West. var. egranulatum Gutw.

Bibl: GuTWiNSKi 14, P. 891.

Fig. 162.

Nos échantillons, assez analogues par leur forme générale à C. elUpsoideum Ëlfv., mais qui possèdent dans chaque hémisomate â chromatophores et â pyrénoides, se rapprochent aussi, sauf les dents latérales de C. auriculcUum Reinsch. var. boganense Bern., dont nous donnons la description plus loin, et, par certains détails, s'en rapprochent tellement, qu'on peut se demander s'il n'y aura pas lieu dans la suite, après plus ample information, de considérer les formes que nous donnons ici, comme une variété inerme de ce C. auriculcUum. C'est ce que je ne puis pas dire pour le moment, et en attendant, j'ai préféré Punir au type de Gutwinsici, auquel il concorde assez exactement, tout en étant de dimensions un peu différentes.

Hémisomates elliptiques, un peu plus fortement bombés sur le côté dorsal que du côté de la constriction. Sinus évasé, non linéaire, mais très aigu vers Tintérieur. Membrane lisse.

Dimensions: Longueur 42^^, largeur 41, isthme 20.

Hibitat: D, 20 Sept. 06.

** Cosmarium pseudotaxichondrum Ndst.

Nos échantillons, qui ne sont peut-être après tout qu'une petite forme ou une variété de C, Scenedesmus Delp.,*sont cependant très proches, quoique un peu plus petits, de l'espèce décrite par Norbstedt pour le Brésil méridional. C. taxichondrum, que De Wu^dehan a signalé à Java (89, P. 14^), est beaucoup plus grand et a des ponctuations bien plus nombreuses et plus marquées.

Cellules hexagonales, hémisomates nettement trapézoïdaux, sommet largement tronqué, côtés plans dans leur partie supérieure, largement arrondis vers la constriction médiane, laquelle est profonde et linéaire. Deux chromatophores et deux pyrénoïdes par demi-cellule.

Dimensions: Longueur 22/*, largeur 25, isthme 6.

Habitat: i, 15 Oct. 06.

*** Cosmarium Regnesii Reinsch. var. minimum N. var.

Fig. 164, 165.

Cette forme se distingue de C. Regnesii par les dimensions et par d'autres

caraclères. Elle se rapproche un peu mieux par sa taille de la var. trilwn que West a publiée pour Madagascar (77, P. 59), mais elle en diffère, entre autres drtails, par le sinus beaucoup plus ample. Les exemplaires que j'ai vus sont fort pelils, à peine plus larges que longs, les hémisomates sont larges au sommet, ils sont denliculés, sur leur pourtour et sur leur face, d'un petit nombre de pointes relativement fortes et pas très aiguës. La membrane apicale est un peu concave; il y a un chromatophore par hémisomate. Sillon très ample, découpé à peu près en demi cercle.

Dimensions: Su de long, 8 — 10 de large, isthme B.

Habitat: C, 20 Oct. 01.

*** Cdsmarium tjibodense N. sp.

Fig 166, 167.

Cette espèce ressemble • passablement à C, hrasiliense (Wille) Ndst. (45, P. 51), dont il n'est peut être, en somme, qu'une forme plus petite. Pourtant il s*en distingue, outre les dimensions, encore par le sinus un peu plus ample, et par les ornements pariétaux différemment disposés. Il est proche aussi de C. sphalerostichum Ndst. et de C Treubii que Gutwlnski a rencontré à Java. Mais tous deux sont trop grands et ont trop de dents pour qu'une homologie soit possible. Les espèces voisines de C. spyridion, que je trouve décrites par West (77, P. 64, PL VU fig. 26, 52), ont des rapports avec nos échantillons, mais s'en distinguent par les proéminences qui s'élèvent sur la face des hémisomates. Chez notre espèce, les cellules sont aussi longues que larges, les hémisomates sont elliptiques et garnis sur leur pourtour de 8 — 10 dents peu proéminentes, obtuses, et dont 3 occupent le sommet vaguement tronqué des cellules. Un chromatophore et un pyrénoïde par hémisomate. Sillon étroit, aigu, mais non linéaire.

Dimensions: Longueur et largeur 10 — 12/x, isthme 3.

Habitat: G, 15 Nov. 06.

** Cosmarium Portianum Archer.

Fig. 168, 169, 170.

Assez variable de formes et de dimensions, nos échantillons ont été rencontrés souvent en grande abondance dans diverses pêches, et ils me semblent bien appartenir à cette espèce que Joshua et Turner ont déjà citée pour les Indes Anglaises. Les cellules sont plus longues que larges, les hémisomates

elliptiques, le sinus am|ile et arrondi, les membranes garnies de nombreuses verrucosités petites et disjiosres de façon concentrique. Schmidle (56) a distingué le (\ Portianum typique, à granules concentriques, de sa vari«'*té orfhostichum, on les granules sont disposas selon des séries verticales et horizontales Il y a un chromatophore et un pyr/noïde par hémisoniate.

Vn de mes exemplaires difftrait des autres par sa petite taille et surtout par son sommet un peu tronqué, dépourvu de verrucosités. Si j*en avais trouvé un nombre assez grand pour pouvoir en faire une étude plus complète, j'aurais dû peut-être séparer cette forme, soit comme variété, soit comme espèce. J'ai préféré provisoirement la laisser sous le nom de C. Pariianum

Dimensions: Longueur 22 — 7.^, largeur 20 — 27, isthme 8—10.

Habitat: D, 2 Oct 06. — I, 4 et lij Oct. 06. — L, 24 Mars 07.

*** Cosmarium javense N. sp.

Fig. 171.

Cette espèce ressemble par la forme à la précédente, mais elle est sérieusement plus grande et, ce qui la distingue par dessus tout, c'est que chaque hémisomate comporte deux chromatophores munis chacun d'un gros pyrénoïde. Ce caractère m'empêchait de considérer ce type comme une grande variété du précédent- Les membranes sont garnies de granulations concentriques plus grandes que chez C. Porlianum, La constriction médiane est ample et arrondie. Je n'ai trouvé dans la littérature aucune diagnose pouvant s'adapter à cette forme.

Dimensions: Longueur 50-^55^/, largeur 57 — 42, isthme 12 — 15,

Habitat: I, 15 Oct. 06.

*** Cosmarium bantamianum N. *sp.

Fig. 172.

n m'a été impossible d'homologuer ce type à une espèce déjà connue, et force m'a été d'en faire, du moins provisoirement, — car je n'ai vu qu'un nombre restreint d'individus, — une nouvelle espèce, certainement voisine de * C. quinarium Lund. Les cellules sont aussi larges que longues, un sillon profond et linéaire les partage en deux hémisomates trapézoïdaux à sommet plan, à côtés presque droits dans leur partie supérieure, largement arrondis dans leur moitié inférieure. Le sommet est lisse, les côtés latéraux munis de

llî

7 larges tubérosités obtuses. Dans chaque demi-cellule, deux chromatophores contiennent chacun un gros pyrénoîde.

Dimensions: Longueur et largeur 58ft. Sommet 13, isthme 11.

Habitat: L, 24 Mars 07.

Cosmarium quinarium Lund. var. circulare Ndst.

Bibl. : Db Wu.dbman 89, P. 144.

Fig. 175.

Cette variété a déjà été signalée à Java par Nordstbdt (42), et malgré quelques divergences, je crois pouvoir mettre sous ce nom les échantillons que j'ai rencontrés. Je sais bien que Nordstedt a décrit pour cette variété un pyrénoîde par hémisomate, et ce caractère devrait nous faire repousser l'idée d'une homologie; De Wildeman, De Toni (71, P. 1014) se contentent de reproduire les indications de Nordstedt. Mais est-il bien certain que les formes examinées par ce dernier étaient en effet pourvues d'un seul pyrénoîde? et l'examen de matériel desséché peut-il donner des renseignements irréfutables sur le contenu cellulaire ? A part cela, tous les caractères concordent de façon parfaite: forme, dimensions, kc, et je ne crois pas trop m'avancer en prétendant que cette variété, contrairement à l'avis de Nordstedt, doit être considérée comme possédant deux pyrénoîdes, ce qui est le cas du reste pour l'espèce elle-même. Les cellules sont un peu plus longues que larges, les hémisomates presque demi-circulaires, à sommet tronqué, les côtés latéraux, convexes, sont garnis sur leur mai*ge de 6 — 7 petites dents aiguës et éloignées les unes des autres. Le sommet est dépourvu de dents. Le sillon est profond et linéaire. Je n'ai pas pu nettement apercevoir les granules situés sur la face des hémisomates et que Nordstedt a représentés. Les deux pyrénoîdes sont assez gros et placés obliquement dans les chromatophores que contient l'hémisomate.

Dimensions: Longueur 35, largeur 27, isthme 10, sommet 9 — IZfi.

Habitat: C, 20 Oct. 06.

*** Cosroarium crassidentatum N. sp.

Ce curieux Cosmartum ne m'a pas semblé très fréquent, et je n'ai pas pu l'homologuer à un type déjà connu. Il ressemble un peu à C. punclulatum Bréb., des Indes Anglaises (Turner 73, P. 84), à C, spiculiferutn West, de

lis

Ceylan (81, P. 173), mais la disposition, la grandeur des épines, etc., les distinguent d'emblée. Les cellules, un peu plus longues que larges, ont des hémisomates semicirculaires à peu près. Arrondis aux angles inférieurs, ils portent sur leur marge des dents, ou plutôt des verrucosités subconiques et obtuses qui, très grosses au sommet des cellules, deviennent peu -à peu plus petites et plus serrées vers le sillon. J'ai compté 16 — 18 dents sur le bord d'un hémisomate. Il s'en trouve encore deux rangées : une de dents moyennes (une douzaine environ) en dedans de la marge; et plus près du centre encore, une nouvelle rangée de dents plus petites (9 environ). Sillon linéaire et profond, au fond duquel la membrane est épaissie assez fortement. En coupe optique, les plus gi*osses dents sont en forme de triangle et mesurent jusqu'à S/a à leur base et â/i et plus âur leur hauteur. Elles sont séparées par des sinus arrondis. Deux chromatophores par demi-cellule, munis chacun d'un pyrénoïde. J'ai dit, à propos de Xanlhidium orbiculare Bern., qu'on peut trouver des Cosmarium pourvus de protubérances très importantes; celui-ci en est une preuve; mais on ne saurait établir de rapport entre ces larges verrucosités et les fins aiguillons des Xanthidium.

Dimensions: Longueur (non compris les verrucosités) 38/<, longueur (y compris les verrucosités) 39. Largeur 51, isthme 12.

Habitat: I, 15 Oct. 06.

Cosmarium Askenasyi Schmidle.

Bibl.: De Wuldbman 89, P. 141, GuTwmsKi 14, P. 696.

Fig. 175.

Nos échantillons concordent exactement avec les formes décrites d'ordinaire sous ce nom spécifique; Schbudlb, dans les échantillons de Sumatra, n'indique pas que les sommets des hémisomates soient tronqués; De Wildbman ne le dit pas davantage dans sa description, mais son dessin, P. 14S, fig. 38, l'indique très clairement; les formes de Java sont donc analogues entre elles; de même pour les dimensions: De Wildeman disait déjà (Annales, P. 94) que les formes de Java sont plus petites que celles de Sumatra: tandis que Schmidle donnait 160/^ de long sur 126 de large. De Wuldbman indiquait 136 — 160 sur 100 — 143; le mien serait une forme relativement un peu plus étroite. Quant à la fa. javanica que Gutwinski a établie, je ne saisis pas la raison qui a poussé cet auteur à faire cette séparation; il donne pour dimensions 144— 162,8ft sur 123—140.

Grandes cellules plus longues que larges, séparées par un sillon profond,

linéaire vers l'intérieur, puis évasé; les deux hémisomates semicirculaires, ont des côtés convexes, puis largement arrondis vers le sillon; le sommet est tronqué, plan ; la membrane, de chaque côté de la base des hémisomates, dans la partie où ils s'arrondissent vers le sillon, est ornée de vemicosités hyalines, obtuses; celles qui sont le plus près du sillon sont les plus prononcées; j'en ai compté 4 — 6 sur la marge, IS — 20 sur la face. Le reste de la membrane est lisse. Dans chaque hémisomate, deux chromatophores contenant chacun un pyrénoïde.

Dimensions: Longueur 150p, largeur maximum 103 — 115, largeur au soDunet 30, isthme 48.

Habitat: L, 24 Mars 07.

Cosmarium Pardalis Cohn.

Bibl: Gdtwinski 14, P. 600.

Fig. 176, 177, 178, 179.

J'ai rencontré très fréquemment dans mes pèches des échantillons appartenant à cette espèce souvent signalée dans les régions tropicales. (Joshua 16, P. 648, West 81, P. 170, Tvbnbr 73, P. 68, sous le nom de C. scabrum, etc.) et entre autres pour Java (Gdtwikski 14, P. 600). Des espèces voisines ont de même été fréquemment décrites: C. Broomei Thw. à Java (Wildbman 89, P. 148), C. Pseudobromnei Wolle en Nouvelle Zélande (Nordstedt 45, P. 46), à Ceylan (West 81, P. 170), à Java (Gutwinsk 14, P. 601, et De Wodeman 89, P. 148). Ce dernier se demande, à propos de ce Cosmarium, si cette espèce, fort mal connue, n'est pas peut-être une forme de C, Broomei, lequel est très répandu et très variable. Il serait intéressant aussi de rechercher les rapports qui peuvent exister entre ces types et C. PardaUs qui leur est très semblable. Les dessins que j'ai vus de cette dernière espèce et ses dimensions correspondent exactement aux caractères de nos échantillons. J'ai repoussé une homologie avec C. Pseudohroomei qui est trop petit, et dont les verrucosités sont autrement disposées, j'ai repoussé également une homologie avec C. Broomei, dont la section transversale est renflée au milieu.

Cellules de forme générale carrée, hémisomates rectangulaires, deux fois plus longs que larges, à angles arrondis, sommet ordinairement plan, rarement un peu concave. Membranes couvertes, sur toute leur surface, de grosses et nombreuses verrucosités à peu près hémisphériques. Sillon très profond, linéaire, un peu élargi à l'intérieur, où il est entouré d'un fort épaississement de la membrane qui forme comme un globule translucide au fond dé l'étran-

lis

glement. Deux chromatophores déchiquetés par hémisomate. Ds sont généralement si développés et si foncés, qu'on ne peut voir le détail de leur structure et quMls apparaissent comme une masse verte amorphe. Chacun d'eux a un gros pyrénoide. Vue de dessus, la cellule est elliptique, non renfla ; vue de profil, elle apparaît comme deux cercles superposés très réguliers.

J'ai trouvé dans une récolte une forme qu'il faudrait peut-être rapporter à une des espèces voisines, mais qui m'a paru plutAt être tout simplement un stade jeune de cette espèce. Les ^chromatophores étaient de même disposition que ceux que nous venons de voir, et, vu leur développement incomplet, il était facile de constater leur structure déchiquetée. Les cellules étaient plus petites, les hémisomates elliptiques plutôt que rectangulaires, le sillon profond, mais non linéaire, les verrucosités nombreuses, mais peu proéminentes; bref, tous les détails qui peuvent caracténser les Desmidiées en voie de développement. Cette forme mesurait 35ft sur 35.

Dimensions: Longueur et largeur 50— 70f*. Isthme 20 — 25.

Habitat: I, 4, 12, 16 et 18 Oct. — C, 20 Oct. — A, 21 Août. — J, 12 Oct. — D, 20 Sept. 06. — L, 24 Mars 07. — N, 26 Mars 07.

Cosmarium porrectum Ndst.

Bibl.: De WaDEMAw, 89, P. 142.

Pig. 180.

Grandes cellules un peu plus longues que larges, séparées par un sillon profond et linéaire en deux hémisomates trapézoïdaux, plus larges du côté externe que du côté de l'isthme. L^ côtés de l'hémisomate sont plans et passent, en s'arrondissant très largement, au côté apical, lequel est assez fortement concave. La membrane est assez épaisse, et, au fond du sillon, elle devient plus épaisse encore, formant un bourrelet hyalin autour de l'isthme. De plus, elle est ornée sur toute sa surface de très fortes verrucosités très rapprochées les unes des autres, disposées en quinconce et de forme hémisphérique. Dans chaque demi-cellule, sont deux chromatophores déchiquetés contenant chacun un gros pyrénoide.

On voit, par cette description, que cette espèce est très voisine de C Pardalis, non seulement par son apparence générale, mais encore par ses verrucosités et la structure de son chromatophore. Elle correspond exactement à C. parrectum, tel que je le trouve décrit chez Nobdstedt (42, P. 4) qui l'a signalé à Java ; le dessin qu'en donne Nordstbdt (PI. III, fig. 28) est absolument identique à nos individus; les dimensions seules pourraient les distinguer:

ii6

NoRDSTBDT donnait 65fi de long et 60 de large, pour les échantillons du Brésil, 64 sur 64 pour ceux de Java; De Wrdemaw indiquait 61 — 69fi sur 56 — 71; les formes que j'ai rencontrées étaient notablement plus petites que toutes celles indiquées plus haut.

Dimensions: Longueur maximum 50ft, minimum 46; largeur maximum 53fi, minimum 45. Isthme 16.

Habitat: C, 15 Mai 07.

*** Cosmarium auriculatum Reinsch. var. bogoriense N. var.

Bibl. : De Wildewlk, 89, P. 145, a signalé à Java la forme type de cette espèce.

Fig. 181, 182.

Hémisomates à contour elliptique, plus fortement bombés du côté externe que du côté de Tisthme. Leurs extrémités latérales, largement arrondies, portent 3 — 4 dents séparées les unes des autres par un sinus généralement assez ample et arrondi. Ces dents sont aiguës et de longueurs différentes, les plus rapprochées du sillon médian étant généralement les plus développées. A part ces dents, les membranes sont lisses. Le sillon non linéaire est aigu, s'évasant régulièrement jusqu'aux premières dents; exceptionnellement, il peut être linéaire sur une faible longueur vers l'isthme.

Ces échantillons m'ont paru assez différents du type cité à Java par De Wnj)BMAN 89, P. 145, pour que j'aie pu en faire une variété nouvelle bien caractérisée. La forme générale des hémisomates est toute différente chez l'espèce et chez la variété. Il en est de même pour la disposition et la forme des dents. Je n'ai pas pu non plus distinguer les ponctuations ou les verrucosités décrites pour cette espèce. La variété verrucosum de Turner ressemble beaucoup à notre type par sa forme générale ; elle ne peut lui être homologuée, cette variété ayant sa membrane garnie distinctement de verrucosités concentriques.

Dimensions: Longueur 40 — 47f*, largeur 42 — 47, isthme 22 — 27.

Habitat: 0, 20 Sept. 06.

** Cosmarium laeve Rab.

Fig. 185.

Cette espèce, qui a été trouvée entre autres par Nordstedt et WrmiocK en Italie (47, P. 29, PI. XII, fig. 4), mesure, d'après ces auteurs, 20 — 26ft de

long sur 14 — 17 de large, ce qui coïncide à peu près avec nos observations; sa forme générale est assez identique également; peut-être dans nos échantillons la forme de Thémisomate est-elle un peu plus nettement hexagonale. Il sera bon de comparer attentivement cette espèce et ses voisines, entre autres C. pseudoprotuberans Kirchn., car il est vraisemblable que plusieurs des formes attribuées à cette dernière espèce devront être considérées comme des C. laeve.

Les cellules sont plus longues que larges, séparées en deux hémisomates hexagonaux par un sillon linéaire. Les angles des hémisomates sont arrondis^ leur sommet est plan. Dans chaque demi-cellule, un chromatophore contient 1 pyrénoîde.

Dimensions: longueur SOft, largeur 13, isthme 4, sonunet S.

Habitat: 0, 4 Avril 07.

Cosmarium sexangulare Lund. fa. minimum Ndst.

Fig. 184.

Ces petits Cosmarium sont très voisins de C. RegnelUi Wille, mais ils ressemblent plus encore, par leurs dimensions et leur forme, aux dessins donnés par NoRDSTBDT (45, PI. VU, fig. 46 et 47) pour sa petite forme de C. sexangulare. La seule différence appréciable entre nos échantillons et ceux de Norbstedt, c'est que le sillon des formes javanaises est linéaire, tandis qu'il n'est que très étroit chez celles de la Nouvelle-Zélande.

Les cellules sont petites, très peu plus longues que larges, à sinus profond, à hémisomates hexagonaux. Les angles supérieurs et inférieurs des hexagones sont assez nettement marqués, les angles latéraux sont arrondis et rendus plus distincts par le fait que les petits côtés latéraux de l'hémisomate sont un peu excavés. Le côté dorsal est largement et très faiblement convexe. La membrane est lisse. Chaque hémisomate contient 1 chromatophore et 1 pyrénoîde. J'ai aperçu des formes en voie de division, à différents stades de développement des hémisomates jeunes. Elles ne présentaient rien de particulièrement digne de remarque.

Dimensions: longueur 15 — 16^, largeur 14 — 13. Sonmiet 9, isthme 3 — 6.

Habitat: 0, 4 Avril 07.

** Cosmarium pygmaeum Arch.

Cette espèce et les suivantes, avec leurs nombreuses variations, constituent

de nouveau un de ces groupes assez peu clairs qui mériteraitent une révision attentive basée sur des cultures. On trouve presque partout de ces petites formes^ peu différenciées, affublées souvent des noms les plus divers, et qui, dans beaucoup de cas, pourraient bien n'être que des formes jeunes d'espèces plus grandes. Je ne puis résoudre ce point, et j'ai exclu beaucoup d'échantillons qui me paraissaient particulièrement douteux, ne conservant que les types qui me semblaient les plus caractéristiques et les plus constants.

Les petites cellules à hémisomates hexagonaux et à angles arrondis que j'ai rencontrées à plusieurs reprises, appartiennent certainement à C. Pygmaeumy qui est en général un peu plus large que long. A ce point de vue, j'ai pu constater de nombreuses différences entre les échantillons, le rapport pouvant un peu varier entre leurs longueurs et leurs largeurs respectives. Les membranes sont lisses, le contenu cellulaire est constitué dans chaque hémisomate par un chromatophore muni d'un pyrénoide assez gros. Le sinus linéaire est assez profond ; il s'évase vers l'extérieur pour former un des côtés de l'hexagone. Certaines formes pourraient être aussi un peu plus proches des petites variétés de C. sexangulare Lund. de la Nouvelle-Zélande et des Indes Anglaises entre autres, ou de C. Begnellii Wille var. madagatcariense West (77), ou d'autres encore.

Dimensions: Longueur 10 — IV? largeur 8 — 11, isthme %—i. Habitat: A, 51 Juill. et 15 Août 06. — D, 80 Sept, et 20 Oct. 06. — B, 87 Sept. — I, 4 Oct. 06. — 0, 2 Avril 07.

Cosmarium pseudoprotuberans Kirchn. var. angustius Ndst.

Cette variété, trouvée en Nouvelle-Zélande, est indiquée par Nordstedt comme ayant des dimensions notablement plus grandes que celles de mes échantillons. Mais West, à Madagascar, l'a rencontrée de nouveau avec une forme et des dimensions tout à fait concordantes à celles des formes de Java. Le C laeve Rab., trouvé par Nordstidt au Tyrol, se rapprodie aussi par certains points de notre type.

Les cellules ont la forme générale d'un octogone, dont deux côtés opposés seraient plus longs que les autres. Les côtés courts sont souvent très faiblement concaves. Les deux côtés longs de l'octogone sont formés par les parois latérales des hémisomates qui sont souvent disposées à peu près en ligne droite. Les angles sont bien marqués, très légèrement arrondis. Les parois sont lisses, le sinus profond et linéaire. Un chromatophore et un pyrénoide

par demi-cellule. Dans de rares occasions, j'ai vu les hémisomates presque hexagonaux. S'agit-il alors d'une forme de C. pseudoprotuberans ou d'un type voisin? Je ne puis me prononcer pour le moment.

Dinjensions: Longueur 20— ÎSf, largeur maximum 18—18, largeur aux extrémités 7 — 8, isthme 47i — 6. La forme à hémisomates hexagonaux mesurait SSft de longueur, %0 de largeur maximum, 16 de largeur au milieu de la cellule, 9—10 aux extrémités; l'isthme mesurait Sf*.

Habitat: D, âO Sept, et â Oct 06. — I, « Oct. 06.

Cosmarium pusillum Bréb. var. retusum Turn.

Fig. 191, 192.

Les exemplaires décrits par Turner pour les Indes Anglaises, concordent très exactement avec nos échantillons. La forme générale de la cellule est hexagonale, à angles arrondis. Les côtés terminaux des hémisomates trapézoïdaux sont plans et de grandeur variable par rapport à la longueur et à la largeur des cellules; les côtés latéraux sont plus ou moins fortement concaves (très rarement plans). Le sillon est profond et linéaire, les membranes lisses, le chromatophore et le pyrénoide uniques dans chaque hémisomate.

Dimensions: longueur 10 — 15f*, largeur 10 — 13, sommet 7 — 10, isthme 5 — 5.

Habitat: I, 12 et 15 Oct 06. — B, 27 Sept. 06. — D, 27 Sept. 06.

''* Cosmarium minimum West.

Fig. 193.

Nos échantillons ont des cellules un peu trop larges et de dimensions générales un peu trop grandes pour qu'on puisse les considérer comme absolument identiques avec les formes ordinairement représentées de cette espèce. (Voir par exemple West 77, P. 58, PL VIII, fig. 10). Ils en ont cependant la forme générale presque carrée, les hémisomates rectangulaires, les membranes lisses et le sinus étroit, aigu et non linéaire. Ils s'en distinguent d'autre part par des détails de trop peu d'importance pour qu'il soit possible de séparer ces deux types sous des noms différents.

Dimensions: longueur lOfi, largeur 12, isthme 4'/s-

Habitat: C, 20 Oct. 06.

ARTHRODESMUS.

Arthrodesmus convergeas Ëhrenb.

Bibl: Dk Wildemak 89, P. 146.

Fig. 194, 195.

Arthrodesmus convergenSy dont les dimensions sont très variables, parait avoir une distribution universelle. Bien connu pour l'Europe, la Sibérie, le Nord de ^Amérique, il a été retrouvé presque partout dans les régions tropicales du Nouveau et de T Ancien Monde: au Brésil par Nordstedt, aux Indes Anglaises par Turnbr et par Joshua, en Nouvelle-Zélande par Nordstbdt, &c. Ce dernier auteur en a, dès 1880, signalé pour Java des échantillons plus longs que larges (BOf^ sur 46), et dont les aiguillons ne mesuraient que 8 — 10/i, caractères par lesquels les échantillons que j'ai rencontrés s'écartent un peu de ceux de Nordstbdt. Je dois ajouter que généralement on a décrit pour A. convergens des aiguillons plus courts que ceux que j'ai observés.

Cellules un peu moins longues que larges, à hémisomates presque elliptiques, c'est à dire assez fortement convexes sur la face dorsale (moins toutefois que sur le côté du sinus). Aux extrémités latérales des hémisomates, des aiguillons aigus et assez forts, se dirigent de côté, en se recourbant un peu vers les aiguillons de l'autre hémisomate. Le sillon est profond, linéaire sur une très faible distance vers l'intérieur, et s'évasant bientôt fortement à l'extérieur vers les aiguillons. Membranes lisses. Un chromatophore et un pyrénoïde par hémisomate. Vues de dessus, les cellules sont elliptiques.

Dimensions: Longueur iOy, largeur sans les aiguillons 43, isthme 11, aiguillons 12—15.

Habitat: I, 4 Oct. 06.

** Arthrodesmus curvatus Tumer.

Fig. 196, 197.

Les formes des Indes Anglaises que Turnbr a décrites sous ce nom, se distinguent par des caractères très nets de A. convergens Ehrh. Nos échantillons, par contre, diffèrent quelque peu de A. curvatus Tumer, et notamment par le sinus plus aigu et par les aiguillons plus convergents. Mais il faudrait s'entendre: TuRNER (73, P. 135) dit que chez son espèce les aiguillons ne sont pas convergents, et cependant, dans certains de ses dessins, entre autres PI. XI, fig. 33, il indique des aiguillons plus convergents encore que ceux qu'il représente pour A. convergens (PL XI, fig. 42 par exemple). Aussi n'ai-je pas cru devoir considérer ce caractère conmie ayant une importance capitale.

De même le sinus, dans les formes javanaises, est assez aigu et non arrondi. Mais je n'ai pas voulu, sur ces seuls détails, faire un type nouveau. La convergence des cornes rapprocherait nos exemplaires de A. crispus Turnbr, mais certains détails parlent contre une identité spécifique avec ce type, qui d'ailleurs n'est peut-être qu'une forme de ^4. curvatus. Turnbr a fait des A, curvatus qu'il a rencontrés une fa. typica et une fa. major, du reste à peine dissemblables. Notre type tient presque le milieu %ntre ces deux formes, et, comme je n'ai nullement l'intention de créer une fa. intermedia, j'ai laissé de côté ces noms de Turnbr. Db Wujdeman a réuni A, curvatus et A. gibbemUu sous ce dernier nom, et j'aurais pu me ranger à cette opinion; je ne l'ai pas fait, sur l'observation de Wbst (81, P. 192) qui, ayant trouvé ces deux espèces à Ceylan et les ayant décrites, ajoute: >»De Wildbman bas united A. •gibberulus and A. curvatus under one species as A. gibberulus, clearly indica- »ting tbat he bas not seen tbe plants tbemselves".

Les cellules de nos exemplaires sont moins longues que larges, les hémisomates cunéiformes: fortement convexes sur les faces aboutissant à la constriction médiane, à peine convexes sur la face dorsale; latéralement, de fortes cornes plus épaisses et plus longues que celles de A, convergens, se dirigent de côté, et convergent nettement vers celles de l'autre bémisomate; elles sont deux fois recourbées {•aculeis incurvo-recurvaiis'* dit Turnbr). Elles sont très aiguës à l'extrémité. Membranes lisses, sinus évasé à l'extérieur, aigu à l'intérieur Istbme plus large que cbez A, convergens. Un cbromatopbore et un pyrénoîde par ' bémisomate. Vues de dessus, les cellules sont elliptiques. On y aperçoit, comme chez l'espèce précédente, le chromatophore axile prolongé vers chacune des extrémités par deux lames vertes.

Dimensions: Lonçrueur 50 — 38f«, largeur non compris les épines 32 — 44, istbme 14 — 16, épines 15 — 20.

Habitat: C, 20 Oct. 06. — I, 4 Oct. 06.

EUASTRUM.

Euastrum dideitoides (Racib.) West fa. Borgii Gutw.

Bibl.: GuTWiNSKi 14, P. 602.

Fig. 198.

Grandes cellules, hémisomates triangulaires à base large, à sommet tronqué, pourvu en son milieu d'une incisure linéaire. Parois latérales concaves dans la partie supérieure, puis marquées à la base de deux fortes ondulations

et s'arrondissant brusquement vers le sillon très profond et linéaire. Membrane ponctuée, épaissie au fond de la constriction médiane et du sillon apical.

Les espèces voisines de Euastrum Didelia (Turp.) Ralfs, de E. quadnceps Ndst. (dont E. d'delkndes était d'abord une variété), de E. circulare Hass., de E. siwuoium Lenorm., (ces deux dernières souvent réunies sous un seul nom), etc., devront être étudiées à nouveau, et il est très probable que cette étude entraînera la fusion de plusieurs de ces types. De Wildbman a signalé à Java E. drcularCy West à Singapore E, sinuosum ; ils semblent il est vrai bien distincts de nos échantillons par leur forme générale. Gutwinsri a décrit ces deux espèces pour Java, où il a encore rencontré une autre forme de E. dideltoides, qu'il a appelée fa. javatUca, et qui se distingue surtout par ses dimensions considérables et se rapproche à ce point de vue des E. cUdeUoides trouvés par West à Ceylan.

Dimensions: Longueur 90p, largeur maximum 50, largeur au sommet 20, isthme 15, sillon apical 5.

Habitat: I, 16 Oct. 06.

*** Euastrum suiiansatum N. sp.

Fig. 199, 200, 201.

Les échantillons que j'ai rapportés à cette espèce tiendraient en quelque sorte le milieu entre la précédente et la suivante; ils se distinguent cependant de E. dideltoides par le lobe terminal qui est beaucoup moins nettement séparé, par les ondulations moins marquées des parois latérales, bref, par la forme générale beaucoup plus régulièrement trapézoïdale des hémisomates. La vue de profil caractérise elle aussi les deux espèces. E. tropicum se distingue de E. subansaium surtout par sa forme générale moins élargie à la base, non ondulée latéralement et par ses dimensions. Cependant, nous verrons que certaines formes de E. tropicum, établissent des passages à E. subatutatum; certaines formes plus ondulées de ce dernier conduisent insensiblement à E. dideltoides; les espèces voisines E, ansalum, E. Didelta, E. obesum, etc., étant fort variables, il faut avouer que ce groupe est encore loin d'être définitivement établi, et il est très probable qu'on découvrira de nouveaux types intermédiaires qui viendront réunir certaines de ces formes. En attendant, j'ai essayé de grouper les quelques exemplaires que j'ai rencontrés, d'une façon aussi rationnelle que possible. J'aurais du peut-être faire de cette espèce une nouvelle variété de E. ansatum, au lieu de la séparer spécifiquement. Mais les dimensions, et surtout la vue de profil qui a non de forts appendices latéraux, mais

de simples épaississenients de la membrane, m'a paru légitimer la séparation des deux formes. J'ai pourtant voulu indiquer leur très proche parenté par ma nouvelle dénomination.

Grandes cellules séparées par un sillon profond et linéaire; hémisomates trapézoïdaux, à cAtés latéraux à peu près plans, munis de deux amples ondulations très peu profondes, souvent même indistinctes. Les angles inférieurs et supérieurs de Thémisomate sont arrondis, le sommet est convexe, c'est à dire relevé vers Tincisurè apicale; ce caractère est accentué encore par un épaississemeut de la membrane en ce point; de chaque côté de cet épaississement, la membrane est légèrement excavée. L'incisure apicale est linéaire et assez profonde. La membrane, régulièrement et distinctement ponctuée, est assez mince, sauf au fond des sillons médians et apicaux, où elle forme des bourrelets hyalins.

Sur la vue de profil, le sillon est évasé, non aigu, le sommet de hémisomates subovoides est largement arrondi, les côtés plans dans la moitié supérieure, puis munis, dans la moitié inférieure, de deux larges ondulations formées par des épaississements hyalins, peu proéminents de la membrane. Un de ces épaississements est situé immédiatement au-dessous de la moitié de Thémisomate, l'autre plus près de l'isthme. Dans chaque demi-cellule, deux chromatophores contiennent chacun plusieurs (en général 3) pyrénoides circulaires.

Dimensions: Longueur 100— llO/<, largeur 35 — 37, sonmaet 20 — 22, épaisseur 38—40, incisure apicale 7 — 10, isthme 18 — 18.

Habitat: 0, 2 Avril 07.

Euastrum tropicum N. sp.

Fig. 202, 203.

Cette espèce est très voisine, sans aucun doute, de E. ansatum Kalfs, et de E. obenim Joshua. De ce dernier elle se distingue par ses cellules plus grandes, ses hémisomates non trilobés, sa membrane incolore et nettement ponctuée. Elle s'en rapproche par l'absence de protubérance à la base des hémisomates et par le profil ovoïde, mais arrondi et non tronqué au sommet. E. ansatum est généralement plus petit, plus large relativement à la longueur, plus renflé à la base de l'hémisomate, dont le lobe polaire droit est pourvu d'un sinus assez large. Les ponctuations de la membrane sont différemment disposées, et surtout la base des hémisomates est pourvue en son milieu, au-dessus de l'isthme, d'une forte protubérance bien visible de face et surtout de profil.

Le nôtre est totalement dépourvu de ces protubérances, et nous pouvons en donner la diagnose suivante: cellules presque 3 fois plus longues que

Iai*ges, hémisomates cunéiformes, largement tronqués au sommet, lequel est incisé d'un sillon presque linéaire. Côtés latéraux un peu concaves dans leur tiers ou leur moitié supérieure, un peu convexes dans leur partie inférieure qui s'arrondit brusquement vers le sinus linéaire et profond. Membrane garnie de ponctuations très nettes, pas très rapprochées les unes des autres, et disposées plus ou moins régulièrement en quinconce. Un épaississement de la membrane accentue le fond du sinus. Deux chromatophores par hémisomate, chacun muni de plusieurs (3?) pyrénoïdes. De profil, les demi-cellules sont ovoïdes, largement arrondies au sommet, ainsi qu'aux angles inférieurs, le sillon médian apparaissant ample et arrondi au fond. Sur la vue de profil, les parois latérales sont à peine concaves dans leur moitié supérieure. Quoique, sur la vue de profil, je n'aie pas pu apercevoir de verrucosités latérales, il est très probable toutefois qu'il en existe, car, dans une autre station, j'ai vu une forme très semblable à celle-ci, peut-être un peu plus triangulaire, et qui possédait, dans la moitié inférieure de l'hémisomate, sur la vue de profil, deux épaississements de la membrane, hyalins, et formant des ondulations à peine perceptibles; c'était une formation analogue à celle que nous trouvons aussi chez E. subansatum, mais beaucoup plus faible. En outre, comme cette forme possédait aussi, en son sommet un peu convexe, des membranes un peu épaissies vers Tincisure apicale, elle établirait une sorte de passage entre notre E. fropicum et notre E. subansatum et elle nous laisse supposer que ces deux formes ne sont peut-être que des variétés l'une de l'autre, ou bien de E, obesum à qui elles ressemblent passablement aussi, quoique moins renflées dans la partie inférieure de l'hémisomate.

n serait intéressant d'avoir, comme terme de comparaison, des données exactes sur les exemplaires de E. ansatum que Gutwinski a signalés à Java (14, P. 60â), et dont il ne donne ni dessin, ni description, mais seulement les dimensions, plus fortes que celles de notre E. tropicum.

Dimensions: Longueur 90fi, largeur maximum de face 35, de profil S8—>30, au sommet 11, isthme 15, profondeur du sillon apical 5.

Habitat: C, 20 Oct 06.

'*** Euastnim Gutwlimkii N. sp.

Fig. S04.

Par les piquants de ses membranes et par l'émargination assez accentuée de ses parois latérales, ce type doit appartenir au genre Euastrum, dans le voisinage de E, substellalum qui, lui aussi, n'est pas, ou à peine, incisé au

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sommet, mais dont la forme des hémisomates est plus nettement trilobée. E. detUiculatum n'est guère plus émarginé latéralement que celui-ci, mais il a un sillon apical.

Les cellules sont à peine plus longues que larges, elles ont des hémisomates subtrapézoïdaux plus ou moins largement arrondis aux angles inférieurs et émarginés un peu au-dessous du sommet. Celui-ci est tronqué. Les parois latérales et la surface des hémisomates sont garnies de dents assez fortes, aiguës et un peu courbées. Le sommet plan des demi-cellules est dépourvu de ces dents. Sillon linéaire et profond, membrane épaissie au fond du sillon. Deux chromatophores et deux pyrénoides par demi-cellule.

Dimensions: Longueur 36 — 37f«, largeur maximum 34 — 35, au sommet 17— iO, isthme 10.

Habitat: I, 15 Oct. 06.

Euastnim substellatum Ndst.

Bibl.: Db Wodbman 89, P. 147.

Fig. 205, 206.

Quoique nos échantillons soient quelque peu différents des descriptions de NoRDSTKDT et dc WiLDBMAN, je n'ai pas voulu en faire une nouvelle variété, d'abord parce que les détails distinctifs sont en somme de peu d'importance, ensuite^ parce que l'espèce m'a paru être assez vaiiable et que j'ai trouvé entre les types extrêmes diverses formes de passage. Peut-être des observations ultérieures viendront-elles accentuer ou supprimer ces divergences; il y aura alors lieu de voir s'il est nécessaire de séparer les individus sous des noms différents; cela ne m'a pas paru utile actuellement.

Cellules un peu plus longues que larges, à hémisomates distinctement trilobés, par suite d'une émargination arrondie et profonde des parois latérales. Sommet plan ou très faiblement émarginé. Les angles du lobe terminal tronqué, sont brusquement arrondis. Ce lobe est de forme générale carrée, quelquefois un peu rétréci sous le sommet; les lobes latéraux (et c'est ce détail qui distingue nos échantillons de ceux déjà rencontrés à Java) ne sont pas exactement horizontaux, comme nous les voyons figurés par Nordstbdt, mais distinctement relevés. Le plus souvent, leur côté supérieur est horizontal, leur côté inférieur fortement convexe, leurs extrémités largement arrondies. Sinus aigu ou plus souvent linéaire vers l'intérieur sur une distance plus ou moins grande, puis évasé vers l'extérieur. Membranes garnies, vers l'extrémité des 3 lobes, d'épines plus ou moins nombreuses, plus ou moins longues, aiguës et

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souvent courbées. II y a généralement environ 6 — 8 de ces dents sur la marge de chaque lobe et encore 2 — 5, irrégulièrement disposées, en dedans de la marge. Au milieu des bémisomates, au niveau des deux lobes latéraux, une proéminence est entourée d'un cercle de 11 — lî granulations. Cbaque demi-cellule a deux cbromatophores munis chacun d'un gros pyrénoïde.

Dimensions: Longueur 40 — 8if*, largeur 35 — 48, sommet 13 — 16, isthme 8—14.

Habitat: I, 4 Oct. 06. — N, 26 Mars 07.

Euasirum spinulosum Delp. var. inermius Ndst.

Bibl. : Df Wildbman 89, P. 149. (Gotwinski t4, P. 601 indique à Java une var. javanicum de cette espèce).

Fig. 207, 208.

NoRDSTEDT a rencontré quelques échantillons de cette espèce dans les matériaux de l'Herbier de Leyde. Il a fait de ceux du Gap une subsp. africanum, de ceux du Sénégal une var. mintis de cette sous-espèce, enfin de ceux de Java une subsp. inermius. Les deux sous-espèces se distingueraient par les caractères suivants: E. spinulosum Delp.:

Cellules un peu plus longues que larges, lobe polaire largement émarginébilobé, hémisomates garnis de nombreuses épines, tubercule à peu près central. Dimensions: 79 sur 68/<.

Subsp. africanum Ndst.:

Cellules un peu plus longues que larges, lobe polaire un peu émarginé, hémisomates garnis de nombreuses épines plus petites, tubercule assez éloigné de l'isthme et orné de quelques granulations à l'inlérieur de l'anneau. Dimensions: 85 sur 73fA.

Subsp. inermius Ndst.:

Cellules environ aussi hautes que larges, lobe polaire tronqué, hémisofhates garnis d'épines moins nombreuses, tumeur moins éloignée de l'isthme. Dimensions: 54 sur 52fi.

Mais ces caractères sont bien peu nets et ces différences bien peu constantes: Dr WnLDEMAN, P. 148, qui signale à Java les deux sous-espèces de NoRSTBDT, dessine une forme de inermius à lobes terminaux assez fortement émarginés, et des tumeurs centrales encore plus éloignées de l'isthme cbez inermius que chez africanum. Pour ce dernier, il donne des dimensions assez faibles établissant un passage à la variété minus de Nordstbdt. Dans son

travail préliminaire, paru dans les Annales (85), De Wildbman discute (P. 97) la valeur des formes de E. spinulomm. Je cite textuellement: >Nous avons 'trouvé, dit-il, ces deux sous-espèces mélangées dans une même récolte. Ce >sont des formes des plus variables et déjà, dans nos" Observations critiques •sur quelques espèces de la famille des Desmidiées", nous disions: «Des «recherches sur des matériaux vivants et bien fixés seraient à désirer pour •voir si vraiment les caractères de ces différentes formes sont constants et •permettent de donner à ces trois groupes le nom de sous-espèce, ou si ce •titre ne devrait pas être changé en celui de variété. Nous sommes convaincus •que ces sous-espèces sont simplement des formes du type, on trouve entre •elles tous les passages. Quant aux mensurations, elles ne peuvent être de

•grande utilité pour la distinction de ces formes." •Nous engageons

•vivement les botanistes de Java à étudier la variabilité de cette espèce •polymorphe dans laquelle, comme nous l'avons fait voir antérieurement, •rentrent au titre de sous-espèce ou de variété 9 formes différentes".

J'ai vu un nombre très considérable d'échantillons de E. spinulomm^ (certainement plus d'une centaine), je les ai tous mesurés et de la plupart j'ai fait un croquis. J'ai essayé ensuite de les grouper dans le type et dans ses deux sous-espèces; sans doute quelques échantillons cadraient avec ces formes, et il est probable que Nordstedt, qui n'a vu que deux exemplaires de la subsp. inermitis, est justement tombé sur des individus assez différents des autres, pour qu'il ait pu les séparer sous un nouveau nom. Mais, quand on voit un très grand nombre de ces individus et qu'on essaie de les séparer au moyen d'une clef dichotomique, on s'aperçoit bientôt que le plus grand nombre d'entre eux sortent des limites restreintes déterminées par le type, ses sous-espèces et ses variétés: on trouvera des africanum à fortes épines et à tumeur éloignée de l'isthme, c'est-à-dire possédant des caractères du type; on trouvera des inermius à lobe polaire incisé ou à épines nombreuses, ou à incisure peu profonde entre le lobe polaire et les lobes terminaux, tous caractères qui tendraient à le rapprocher de l'un des deux autres types, et même des espèces voisines. Ainsi E. quadralum Ndst. var. javahicum Ndst., dont j'ai trouvé il est vrai, un seul exemplaire auquel pourrait s'appliquer exactement la diagnose de cette espèce ; mais j'en ai trouvé une foule qui formaient une ligne presque ininterrompue de formes de passage à E. spinulomm var. inermius; c'est ce qui m'a poussé à réunir ces deux espèces. Depuis Norostedt, TuRNER a fait des espèces distinctes des deux subsp. africanum en inermius; il a fait un E. sculptum certainement identique à la var. minus A^ africanum; West pour Madagascar, a une var. duplù-minor de la subsp. africanum, et pour

Ccylan une var. ceylanicum de la subsp. inermius; Gdtwinski fait encore une var. javamcum de E. inermius (Ndst.) Turn. Bref, la question, on le voit, n'a fait que se compliquer de plus en plus, et il importait de suivre l'avis de WiLDEMAN et de rechercher, par l'examen d'un grand nombre d'individus, s'il n'y aurait pas moyen de simplifier un peu ce complexe. C'est ce que j'ai fait et je suis arrivé à la conviction qu'il n'y a pas lieu de maintenir toutes ces formes. A plus forte raison il n'y a aucune raison d'élever au rang d'espèce, comme Turner l'a fait, les sous-espèces de Nordstedt; mais de plus, il importe de ne conserver, sous la qualification de variété, que le type mermius; tout au plus peut-on en séparer, sous le nom de fa. africanum et de fa. quadralum les individus se rapprochant le plus des types correspondants de Nordstedt. Et encore ! il faut dans ce cas ne pas tenir compte des nombreuses formes de passage. Mais je ne veux pas, pour le moment, prendre des mesures trop radicales qu'autoriserait seul l'examen d'individus provenant d'autres parties du monde. Peut-être même trouvera-t-on des formes de transition en si grand nombre, entre les variétés et le type, qu'on pourrait ne conserver que le nom de E. sptnulosum et supprimer celui de toutes les sous-espèces et variétés, en considérant alors l'espèce conmie douée d'une variabilité poussée à l'extrême. Il faudrait, pour aboutir à cette conclusion, des recherches sur un abondant matériel de comparaison provenant des stations d'Europe où on a rencontré E, spinulosum type. Quant à la variété de Gutw^insri, je crois devoir la conserver également comme une fa. javanicum de la var. inermiuiy tout en me demandant si ce type existe bien réellement tel que l'auteur l'a représenté. Parmi tous les exemplaires que j'ai examinés, je n'ai jamais rien trouvé de semblable aux formes peu régulières et à fortes épines de cet auteur. Si une telle forme, avec des épines aussi grosses et aussi obtuses est bien une réalité, ce sera en tout cas le type le plus différent de l'espèce.

Les échantillons que j'ai pu considérer comme étant la pure var. inermius ont des cellules un peu plus longues que larges, des hémisomates de forme générale semi-circulaire ; deux profonds sillons aigus séparent un lobe terminal, une incisure moins profonde et ample détermine dans chaque lobe latéral deux nouveaux lobes largement arrondis. Le lobe polaire est tronqué, plus ou moins largement arrondi sur ses bords, quelquefois très peu concave, quelquefois assez profondément émarginé. Les hémisomates portent des épines plus ou moins nombreuses; j'ai pu en compter généralement 4 — 9 sur la marge de chaque lobe, et 5 — 10 sur la face de chacun d'eux. Ces dents sont assez longues, subaiguès et souvent un peu courbées. Elles manquent sur la partie centrale de l'hémisomate, au milieu de laquelle se trouve, très près de l'isthme.

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un renflement entouré de 8 — IS granulations plus ou moins rapprochées les unes des autres, et, dans l'intérieur de ce cercle, il peut se trouver encore 4 granulations semblables. Sinus médian linéaire et très profond. Deux chromatophores par hémisomate, avec chacun un pyrénoide relativement gros. J'ai vu une cellule peu après sa division, avec un hémisomate adulte, l'autre jeune, à 5 lobes séparés par des sinus peu profonds et arrondis, à membrane mince, sans épines, à contenu vert, non différencié.

Dimensions: longueur Bl — 60/«, largeur maximum 42 — 55, au sommet 17—41, isthme 10—16.

Habitat: I, 4, 15 et 18 Oct. — H, 28 Août. — B, 37 Sept. — A, 31 Août. — D, 20 Sept. 1906.

Euastrum spinuiosum Delp. var. inermius Ndst. fa. africanum Ndst.

Bibl.: De WoDiMAïf, 80, P. 148 (comme subsp. de E. s/rinulosum).

Comme je l'ai dit, cette forme ne se distingue que très vaguement de la variété elle-même, et seulement dans de rares types extrêmes. Le lobe terminal, dont les bords sont nettement arrondis, a une incisure souvent un peu plus profonde, le sinus qui le sépare des lobes médians est généralement peu profond. Ces deux formes et la suivante existent du reste en mélange dans les différentes localités, et souvent il se trouve des unes et des autres un nombre considérable d'individus. Je n'ai pas remarqué que le nombre des dents soit beaucoup plus grand chez l'un que chez l'autre; le renflement est parfois un peu plus éloigné de l'hémisomate. Constriction médiane très profonde et linéaire. La vue des cellules par dessus est fort curieuse, et d'ailleurs toute semblable à celle de la var. inermius elle-même : Les renflements médians sont très proéminents et les granulations qui les entourent très visibles. Les lobes basilaires sont très faiblement tri-ondulés, les lobes médians plus fortement, quelquefois même trilobés; enfin le lobe polaire est formé de deux lobes elliptiques nettement séparés.

Dimensions: Longueur 60f«, largeur 65, au sommet 23, isthme 17. Epaisseur maximum 33fi, à la hauteur du lobe médian 10. '

Habitat: N, 26 Mars 07. — I, 12 et 15 Oct. 06.

Euastrum spinulosum Delp. var. inermius Ndst. fa. quadratum (Ndst.) Bern. Bibl. : Db WanmiAif 80, P. 1 48 indique à Java une var. javamcum de E. quadiralum Ndst.

Fig. 211. .

Les échantillons que j'ai observés, presque identiques à la var. javamcum

Ndst de E. quadratum Ndst., m'ont paru, au moins pour quelques-uns d'entre eux, assez différents pour être conservés provisoirement comme une forme spéciale. Les lobes médians sont séparés du polaire par un sillon très profond, des basilaires par des sillons très faibles. Les lobes ne sont pas très régulièrement arrondis aux angles; le terminal même est tronqué; en son sommet il a une incisure médiane très peu profonde, très étroite et aiguë. Dans sa partie médiane, le lobe terminal est dépourvu de dents. Le nombre de celles-ci et les autres détails sont identiques à ceux de la variété inermius.

Dimensions: Longueur 60fi, largeur 55, au sommet ^5, isthme 16.

Habitat: D, ^ Oct. 06.

Euastrum denticulatum (Kirchn.) Gay.

Bibl.: De Wildbman 89, P. 150.

Fig. 414, 415, 414.

Il n'y a pas de doute que nos échantillons n'appartiennent bien à cette espèce. Les cellules sont petites, tétralobées, les lobes polaires, séparés l'un de l'autre par un sillon peu profond et linéaire, et séparés des basilaires par un sinus large. Des dents peu nombreuses ornent les hémisomates et sont disposées surtout sur la marge; quelquefois très courtes et obtuses, elles peuvent être, dans d'autres cas, un peu plus fortes et subaiguês. D y en a généralement 4 — 4 (le plus souvent 3) par lobe; parfois le sommet tronqué est dépourvu de dents. Un chromatophore et un gros pyrénoïde par demi-cellule. La constricUon médiane est profonde et linéaire, l'isthme très étroit.

J'ai trouvé un échantillon qui se distinguait de la forme ordinaire par ses cellules plus grandes, par ses incisures moins accusées, surtout par le sillon apical qui était large et non linéaire. Les dents étaient plus fortes et plus aiguës, surtout celles qui se trouvaient aux angles des lobes polaires. Mais ces détails m'ont paru peu importants et j'ai pensé n'avoir affaire ici qu'à une variation individuelle.

Dimensions: Longueur 16 — 44p, largeur 14 — 40, au sonunet 14 — 13, isthme 4 — 7, incisure apicale 4 — 5. La forme mesurait 46^* de long, et 40 de large, 15 au sommet; l'isthme 5, Tincisure apicale 4.

Habitat: A, 41 Août 06. — J, 4 Oct. — C, 20 Oct. 06.

*** Euastrum binale (Turp.) Ralfs var. Javanicum N. var.

Bibl.: De Wildebian, 80, P. 149, cite à Java la forme type de cette espèce.

Petites cellules plus longues que larges, sillon profond et linéaire^ hémi-

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