II. » 6 » L. Marsonnii, Lenun
m. » 8 » L. octacantha Lemm.
Notre espèce rentrera donc dans la V^ catégorie (à 4 barbes), mais dans une 3°*® subdivision à cellules exactement sphériques et à 4 barbes disposées dans le prolongement de deux diamètres se coupant à angle droit. Dimensions: Cellules 5 — 10.", barbes 13 — 20. Habitat: A, 13 Août et 20 Oct. 06.
♦* OOCYSTIS.
** Oocysiis Naegelil A. Br. var. Novae-Semijae Wille.
Fig. 351 à 354.
Il est fort difficile de déterminer les Oocystis et de s'y reconnaître au milieu des nombreuses espèces et variétés, établies généralement sur des détails de très minine importance. Cependanl, malgré certaines divergences, je crois pouvoir rattacher mes échantillons à 0. Naegelii, qui est une espèce très variable dans ses dimensions, et plus spécialement à sa variété Novae-Semljae, dont il se rapproche par les dimensions et par la disposition des cellules dans la gelée. Je n'ai pas aperçu les épaississements polaires fréquemment cités pour ce genre; mais ce caractère est d'ailleurs peu constant et les auteurs ont souvent remarqué qu'il peut n'être pas apparent chez les états juvéniles, ou quand, par suite de la gélification, les cellules mères ont trop fortement distendu leurs membranes.
Les cellules ont une membrane assez épaisse, souvent à double contour; les chrumalophores pariétaux sont découpés en plusieurs petits disques verts. Je n'ai pas observé de pyrénoïdes. Les cellules peuvent être isolées, mais sont plus souvent groupées par 2 — 8 (plus souvent par 4 disposées sur un plan ou en tétraèdre) dans une gelée ordinairement très développée. Bien souvent, les cellules groupées par 4 se divisent à leur tour et restent groupées en 4 petites colonies tétracellulaires, chacune avec sa gelée propre et restant réunies dans la gelée générale persistante.
Dimensions: colonies 30 — 60/* sur 26 — 55. Cellules 8 — 15 sur 5 — 10.
Habitat: A, 21 Août, 20 Oct. 06. — H, 28 Août 06.— F, 3 Sept. 06. D, 20 Sept. 06. — I, 18 Oct. 06. — C, 20 Oct. 06. — 8, 18 Nov. 06.
*** Oocysiis Naegelii A. Br. var. minutlssima N. var.
Fig. 358, 356.
Cette petite forme pourrait être considérée comme une nouvelle espèce, mais j'en ai vu un trop petit nombre d'échantillons pour pouvoir la séparer ainsi de 0. Naegelit. J'ai préféré en faire pour le moment simplement une variété distincte. Les cellules sont très petHes, avec chromatophore en plaque pariétale, quelquefois divisé en 2 ou 3 parties, et sans pyi*énoide. Elles restent groupées par 4 dans une gelée formée par la cellule mère distendue, et où le double contour de la membrane peut encore être observé. Les cellules sont elliptiques et je n'ai pas remarqué qu'elles eussent à leurs pôles des épaississements de la membrane.
Dimensions: Colonies 17 — 19/* sur 12. Cellules 5 — 7 sur 4..
Habitat: G, 15 Nov. 06.
*^ CHODATELLA.
*** Chodatella javanica N. sp.
Fig. 367, 368, 369.
Petites cellules très régulièrement elliptiques, à membrane assez épaisse (double contour bien net) et à 1 ou 2 chromatophores bien verts en plaque pariétale plus ou moins découpée. J'ai aperçu ici et là un pyrénoide peu distinct. La membrane est hérissée de 10 — 16 piquants roides très fins, un peu atténués de la base à l'extrémité, très aigus et d'inégale longueur. Ces cils, qu'on n'aperçoit qu'avec beaucoup de peine, deviennent plus apparents par le traitement au bleu de méthylène.
Par tous ces caractères, notre type appartient évidemment au genre Chodatella, et il est très voisin de C. ciliala (Lag.) Lemm. var. amphilricha Lag. Il s'en distingue par les dimensions et surtout par la longeur plus faible, par les cils moins régulièrement disposés, plus ténus, plus nombreux et plus longs relativement.
Dimensions: cellules 6%—8fj^ sur 4 — 6.* Cils 8 — 12.
Habitat: A, 13 Août 06.
** RICHTERIELLA.
** Richteriella botryoides (Schm.) Lemm. fa. fenestrata Schroed.
Fig. 360. 561.
Cellules sphériques, groupées par 4 et disposées en tétraèdres. Souvent aussi, plusieurs (3 — 4) colonies tétracellulaires restent réunies, laissant entre elles un méat bien apparent. Le chromatophore est en plaque pariétale remplissant toute la cellule, ou faiblement découpée; il contient un pyrénoïde assez gros. La membrane assez épaisse et à double contour bien net est hérissée de longues soies fines, hyalines, visibles surtout après traitement au bleu de méthylène; elles sont distinctement atténuées de la base au sommet; ces soies ne se trouvent que du côté externe de la colonie; elles n'existent pas du côté où les cellules sont en contact plus ou moins intime les unes avec les autres ; elles sont au nombre de 4 — 6 par cellule. Tous ces caractères et les dimensions des cellules concordent avec ceux de A. botryoides et notamment avec ceux de sa fa. fenestrata, où les cénobes 16-cellulaires sont percés de méats.
Dimensions : colonies 4-cellulaires 1 4f<, cellules 7 u. Colonies 1 6-cellulaires 23/*, cellules 5—6. Cils 10—20/*.
Habitat: A, 13 Août 06.
** SCHROEDERIA.
** Schroederia setigera (Schr.) Lemm.
Fig. 362, 363, 364.
Longues cellules fusiformes rappelant, en plus grand, celles des Raphidium. Les extrémités très aiguës de ces cellules sont prolongées par de longues soies, atténuées vers leurs extrémités très fines. Le chromatophore est une plaque pariétale possédant un pyrénoïde
•Cette espèce, dit Chodat (9, P. 195) ne diffère guère àe Raphidium pyreno- *gerum Chod. que par la présence de soies raides. C*est dans son voisinage •qu'il convient donc de placer ce genre curieux". Les dimensions, la forme des cellules droites ou quelquefois arquées, ne laissent aucun doute au sujet de l'attribution de nos échantillons à S. sefigera. Une observation que j'ai pu faire vient accentuer encore la ressemblance avec les Paphidium: J'ai pu constater que les cellules, après leur division, restent quelque temps groupées par 4.
Dimensions : longueur des cellules y compris les soies 70 — Sjf, largeur 4. Soies 18—30.
Habitat: A, 13 Août et 20 Octobre. — H, 28 Août 06.
RAPHIDIUM.
Raphidmm et Scetiedesmus sont des genres bien mal connus encore et les individus qu'on peut leur attribuer sont fort difficiles à déterminer à cause de rénorme faculté de variation que possèdent ces types, et à cause de la quantité de noms qui ont été donnés à des formes très voisines et qui ne sont peut-être que des variétés physiologiques les unes des autres. C'est à propos de ces types si pléomorphes qu'il convient d'insister sur la nécessité de faire des cultures avant de créer de nouvelles dénominations. Je ne veux pas revenir longuement sur ce point que j'ai déjà relevé à maintes reprises, et que des plumes plus autorisées que la mienne ont déjà mis souvent en lumière.
** Raphidium polymorphum Fres. var. falcatum (Corda) Rabenh.
Bibl. : GuTwiNSKi 14 cite à Java IL polymorphum et De Wildeman (89) des variétés de cette espèce.
Fig. 365—369.
Sous le nom de R. polymorphum et sous ceux de R, fasciculatum Kuetz., R. acfculare A. Br., etc., qui lui sont synonymes et dont on a fait des variétés, on a décrit un nombre considérable de formes différentes. Gutwinski signale sans autre R. polymorphum à Java ; De Wuj)eman en indique 2 variétés : aciculate et fusiforme (cette dernière = fasciculatum); j'en ai trouvé quelques autres.
Les cellules que j'ai attribuées à la variété falcatum sont fortement courbées en faucille (quelquefois encore un peu recourbées vers leurs extrémités). Les extrémités très aiguës sont hyalines, le chromatophore en plaque n'occupant que le tiers médian de la cellule ou un peu plus. Les dimensions sont assez variables. Pas de pyrénoïdes. Avant la division, les cellules s'accroissent un peu et surtout se renflent dans leur partie médiane. Il m'a semblé que la division se fait par deux bipartitions successives; quelques échantillons m'ont permis de faire celte constatation: après la première division du noyau, une membrane s'était formée; d'abord transversale, elle était bien vite devenue oblique par suite de l'allongement des deux cellules filles. Dans chacune de ces dernières, le noyau se divisait de nouveau, et de nouvelles membranes se formaient de la même façon; les 4 cellules ainsi formées s'allongeaient et prenaient, déjà dans la cellule mère, et avant leur libération, leur forme définitive. Ayant traité des cellules par le bleu de méthylène, j'ai pu colorer en violet des corpuscules que j'ai pu reconnaître pour les noyaux. Je donne la figure d'un stade où l'on voit la première membrane oblique et dans chacune des deux cellules deux noyaux traités par le bleu de méthylène. Après la division, peu avant leur mise en liberté, les cellules restent un temps intimement groupées en faisceaux.
Dimensions: cellules de âO -40/* sur 2—4.
Habitat: A, 13 et 21 Août, 20 Oct. 06. — I, 4 Oct. 06. — M, 26 Mars 07.
Raphidium polymorphum Fres. var. fasciculatum Kuetz.
Bibl.: Db Wuj>EMAif 89, P. 107 (sub nomine var. fusi forme),
Pig. 370, 571.
Cellules très étroites et très longues, extrémités aiguës, hyalines sur une longueur plus ou moins considérable. Chromatophore en plaque. Pas de pyrénoïde. Les cellules, peu courbées ou droites, sont quelquefois isolées, mais plus souvent réunies par 4 — 8 en faisceau.
Dimensions: cellules de 40 — SOf* sur 2.
Habitat: H, 28 Août 06. — N, 26 Mars 07.
** Raphidium poiymorpliuni Fres. var. radiatum.
Fig. 572, 575.
Je ne puis affirmer de façon absolue que mes échantillons appartiennent à cette forme, dont je ne trouve qu'une description très sommaire chez Chodat (9, P. 198). Cette forme, dit l'auteur, est en faisceaux de cellules disposées en étoiles, ce qui concorde avec le type que j'ai rencontré. Les cellules ressemblent à celles de la variété précédente, mais elles sont plus longues et généralement un peu plus larges. Quelquefois presque droites, mais d'ordinaire plus ou moins fortement courbées en faucilles, elles sont groupées en grand nombre en un faisceau et leurs extrémités divergent dans toutes les directions. C'est une des jolies espèces dont nous avons parlé, qui se rencontrent fréquemment parmi les racines d'Aso//a, en compagnie d'autres organismes pourvus d'adaptations en vue de s'accrocher aux débris flottants.
Dimensions: cellules 70 — 80f* sur 2 — 5.
Habitat: i, 4 Oct. 06. — J, 10 Nov. 06.
Rapliidium polymorphum Fres. var. aciculare (A. Br.) Rab.
Bibl.: De Wildeman 89, P. 106.
Fig. 574, 575.
Cellules en général droites, subcylindriques dans leur partie médiane^
lié
puis atténuées vers leurs extrémités aiguës. Chromatophore en plaque laissant une petite zone incolore à l'extrémité des cellules. Celles-ci sont groupées par 5 — 4 de façon variable, soit les unes à côté des autres, soit plus ou moins en croix ou en étoile.
Dimensions: cellules de 25 — 50f* sur 2 — 3 Va-
Habitat: I, 4 Oct 06
♦* Raphidium Turneri (West) Bem.
Pig. 576 à 379.
Cette curieuse forme m*a paru assez différente de R. polymorphum pour en être séparée spécifiquement; Turner, qui Ta rencontrée aux Indes Anglaises, lui avait donné le nom de R, spirale; mais West, qui la rencontre de nouveau à Ceylan, en fait une variété de R. polymorphum; mais, dit-il, comme le nom de spirale ne peut être conservé puisqu'il existe déjà une variété de cette espèce connue sous cette dénomination, il donne au type de Turner le nom de Tunieri, variété de R. polymorphum. Chodat (9, P. 199) a trouvé en Suisse R, spirale Turn., mais il en fait, lui aussi, un R, fasciculatum var. spirale. Je crois pouvoir, avec Turnkr, le considérer comme espèce propre, mais, pour satisfaire à l'objection de West, je conserverai le nom de Turneri. L'apparence générale, la forme spiralée si constante, la couleur bleuâtre du contenu cellulaire, distinguent au premier coup d'oeil nos échantillons. D'autre part, je n'ai pas observé de formes intermédiaires entre R. Turneri et R. polymorphum, que j'ai pourtant trouvés dans les mêmes localités. Nos échantillons rappellent assez le dessin de Turner (73, PI. XX, fig. 26), mais surtout celui de West (81, PL XVU, flg. 18).
Les cellules sont étroites, nettement spiralées, leurs extrémités hyalines sont longues et très fines: ces éléments sont rarement isolés, ordinairement ils sont groupés par 2 — 4 — 8, enroulés en spirale les uns autour des autres, par leur partie médiane qui peut former jusqu'à 2 tours complets de spire. Les extrémités des cellules sont longues et divergentes. Quelquefois l'enroulement en spirale est moins régulier et les cellules sont seulement enchevêtrées dans leur partie médiane en une pelote dense, les extrémités des cellules rayonnant dans toutes les directions.
Dimensions: cellules de 3B — 40/* sur 2 — 3.
Habitat: C, 20 Oct 06.
*** Raphidium angustum N. sp.
Pig. 380—384.
A cause aussi de Tétroitesse de ces cellules, de leur forme et de leur couleur bleuâtre, je n'ai pas voulu les rattacher au R. polymorphum. Ce sont de très fins éléments fusiformes, peu renflés dans leur partie médiane, insensiblement atténués jusqu'à leurs extrémités très aiguës; ces cellules sont fortement com*bées, tantôt en faucille, tantôt en spirale à courbure ample.
Dimensions: cellules de 24 — 30ft sur 1 — 2.
Habitat: A, 31 Juillet, 1, 13, 21 Août 06. — M, 23 Mars 07.
*** Raphidium (?) tjibodense N. sp.
Grandes cellules fusiformes, terminées à leurs extrémités par une pointe hyaline et aiguë. Le chromatophore est en plaque pariétale et contient un gros pyrénoide. Je n'ai pas pu déterminer exactement ce curieux organisme et je l'ai rapporté provisoirement au genre Raphidium, quoique ce genre n'ait généralement pas de pyrénoïdes; (rappelons que R. pyrenogerum Chod. et R. Chodati Tanner font exception à cette règle). On a décrit des stades de Scenedesmus obliquus Kuetz., à cellules presque aussi grandes que celles de l'individu qui nous occupe et à peu près de même forme : Se. obliquas, disent les auteurs, peut atteindre 27 et même 35ft de long et 8 — 10 de large. Et il se pourrait, après tout, que j'aie eu affaire ici à des cellules isolées de cette espèce; j'en doute cependant: mes échantillons sont par trop grands et puis, malgré toutes mes recherches, après avoir examiné à d*assez grands intervalles le produit de mes pèches, j'ai toujours trouvé des individus isolés et jamais de cénobes. La division, dont j'ai vu de rares stades, m'a paru se faire comme chez les autres Raphidium, Reinsch a décrit une espèce douteuse de Raphidium {R. [?] biplex) qui est aussi grande que mes petites formes, mais à laquelle je ne saurais rapporter mes individus, le type de RfimsGH ayant des cellules cylindriques. J'ai donc préféré en faire une nouvelle espèce, en accompagnant toutefois ' la détermination générique d'un point de doute.
Dimensions: cellules de 32 — 43/* sur 8 — 13.
Habitat: F, 3 Sept 06.
** NEPHROCYTIUM.
** Nephrocytium Aghardianum Naeg.
Fig. 588 à 391.
Chodat a étudié en détail les variations de cette espèce (8, 1897 et 9, P 196), et, après les recherches de cet auteur qui a montré combien est pléomorphe N. Aghardianum, selon qu'on a affaire à des stades juvéniles ou à des stades adultes, il m'a été impossible de trouver des caractères qui me permissent de séparer les trois formes différentes que j'ai observées, comme des espèces ou des variétés distinctes. Je renvoie le lecteur, pour la di^ussion détaillée de cette question, aux travaux cités ci-dessus. »Par la division des •Nephrocytium à cellules trapues et réniformes, dit Chodat, naissent, après •une deuxième division, des cellules réniformes subspiralées". A ce stade juvénile et vermiculaire (forme minus de Naegeli), ajoute-t-il encore, il faut rapporter le N. lunalum West, «où les cellules sont plus ou moins aiguës'', et près duquel une de nos formes pourrait se ranger.
Notre forme à cellules étroites serait un type juvénile, notre forme à grandes cellules serait, en un peu plus petit, le type adulte. La gelée, dans tous les cas, était abondamment développée, quelquefois zonée concentriquement ; les cellules étaient de forme variée, généralement réniformes, plus ou moins courbées, leurs membranes étaient à double contour, le chromatophore pariétal remplissait à peu près toute la cellule et contenait un pyrénoïde souvent peu distinct.
Dimensions: colonies de 4 grandes cellules 55 — 45f* sur 25 — 35, cellules 15 — 23 sur 5 — 9. Colonies de 4 cellules étroites 25 sur 20, cellules 15 sur 2 — 5. Colonies de 8 cellules atténuées aux extrémités 44 sur 50, cellules 11 sur 4.
Habitat: C, 20 Oct 06. — A, 20 Oct. 06. — N, 26 Mars 07.
** KIRCHNERIELLA.
** KIrchnerieHa lunaris (Kirchn.) Moeb.
Fig. 592 à 397.
Petites cellules courbées en croissant, largement arrondies d'un côté, échancrées d'autre. La courbure des cellules est plus ou moins forte, de sorte que l'échancrure, plus ou moins profonde, peut être ample ou presque linéaire. Les extrémités de la cellule sont arrondies. Le chromatophore, en plaque pariétale, laisse des espaces hyalins aux extrémités, ou au milieu de la cellule. 11 contient un pyrénoïde souvent indistinct. J'ai pu apercevoir, dans une de mes pêches, les cellules peu après leur division, encore entourées de la gelée
au moyen de laquelle elles venaient d'être expulsées de la cellule-mère. La gelée était fort difficile à mettre en évidence. A ce stade, les cellules étaient beaucoup plus petites, plus étroites, presque vermiculaires. Les caractères et les dimensions de ces individus concordent avec ceux indiqués d'ordinaire pour K, lunarisy auquel je les ai rapportés.
Dimensions: cellules adultes 6 — lOf* sur 5 — 4. Cellules encore dans la gelée 5 — 6ft sur 2.
Habitat: A, 15 Août 06. — M, 23 Mars 07.
*** Kirchneriella major N. sp.
Fig. 598, 599.
Cellules généralement isolées, beaucoup plus grandes que dans le cas précédent. La membrane a un double contour bien net, le chromatophore est en plaque et contient un pyrénoïde. Les cellules sont courbées en croissant. Tous ces caractères m'ont poussé à considérer cette espèce comme un Kirchneriella. n ne saurait s'agir de stades âgés, et par conséquent plus grands, de K. lunaris, car, dans un de mes exemplaires observé peu après la division, et où les cellules étaient encore réunies, celles-ci étaient au moins deux fois plus longues que celles de l'espèce précédente. Cette réunion de 5 individus en un point autour duquel ils divergent, à la façon des cellules d* Actinaslrum, serait peut-être un argument pour séparer cette espèce du genre Kirchneriella; je n'ai pas voulu le faire, n'ayant pas eu assez fréquemment l'occasion d'observer des stades analogues et de suivre leur évolution.
Dimensions: cellules de 17 — 2 If* sur 5 — 5.
Habitat: A, 13 Août 06.
** ACTiNASTRUM.
*** Actinastrum Hantzschii Lag. var. javanicum N. var.
Fig. 400 à 406.
Cellules bacillaires, réunies par une de leurs extrémités et divergeant en croix à angle droit sur un plan ou plus souvent selon les axes d'un tétraèdre ; quelquefois, le nombre des cellules unies au même point est plus grand; j'en ai vu fréquemment 8, disposées selon les arêtes de 2 pyramides à base carrée réunies par leurs sommets. Cette disposition d'ailleurs est fort variable, comme aussi la forme des cellules et leurs dimensions. Les cellules sont quelquefois à parois exactement parallèles; plus souvent, elles sont très légèrement
(uniques et alors réunies par leur extrémité la plus large. Le sommet est toujours obtus. Le chromatophore, en plaque pariétale, contient 1 pyrénoide et ne remplit pas toute la cellule: il laisse toujours un espace hyalin à chacune de ses extrémités. J'ai vu une forme que j'avais prise tout d'abord pour un type différent, mais, comme j'ai trouvé entre lui et celui que je viens de décrire tous les passages, j'en ai conclu qu'il s'agit d'un stade de développement: les cellules grossissent, puis se renflent dans leur milieu, deviennent fusiformes, puis prennent une apparence plus curieuse encore: la moitié basilaire de la cellule reste subcylindrique et hyaline, la moitié terminale est fortement renflée et prolongée par un acumen hyalin et subaigu. Dans la partie renflée est le chromatophore et le pyrénoïde. Je n'ai pas pu suivre le développement ultérieur de cette forme; il s'agit sans doute ici de stades précédant la division des cellules et la formation des cénobes jeunes.
C'est sur l'ensemble de ces caractères que j'ai cru pouvoir considérer mes échantillons comme une variété nouvelle, différant du type de A. Hanlzschii par les détails suivants: les cellulesde A. ffan/^r^cAtï sont plus généralement disposées sur un plan, elles sont notablement plus larges et de forme assez différente. Les extrémités hyalines des cellules ne sont pas constantes, car le chromatophore en plaque remplit d'ordinaire presque complètement la cellule. Chodat représente (9 P. 208) des cellules claviformes de A. Hanlzschii, mais elles ne sont pas du tout analogues à la forme que j'ai décrite, ni aussi caractéristiques, la partie verte, renflée, n'étant pas portée sur un pied cylindrique hyalin et n'étant pas prolongée par un appendice subaigu.
Dimensions: Stades bacillaires 12 — 17f* sur 1 — iVi- Stades claviformes 17 — 25ft de long sur 3 — 5 de large dans leur partie renflée.
Habitat: A, 13 et 21 Août 06. — N, 26 Mars 07.
SCENEDESMUS.
Rappelons ici ce que nous avons dit à propos de Raphidium et qui est tout aussi bien de circonstance. Rappelons encore ce que dit de Wnj)EMAN à propos de S. opoliensis Richt. (85, P. 78): «N'oublions pas que nous avons • fait cette classification des Scenedesmus en deux groupes (obtus et aigus) pour «notre facilité; cela ne veut pas dire que les formes de 5cene(ie^mt<^ sont tenues >à se conformer au tableau tracé par nous. Il ne serait pas étonnant du tout »que notre tableau soit en défaut, l'espèce pouvant être plus variable que nous »le supposions et les différentes formes du genre Scenedesmus pouvant former >aiiisi une chaîne continue dans laquelle les anciens types seraient réunis les
»uns aux autres par de nombreux types intermédiaires". Rappelons enfin les recherches que Chodat a faites avec Malinbsgo et avec Gbihtzesco (10, 11, 12. Résumées dans 9, P. 162 — 165), sur la variabilité de divers Scenedesmtis selon le milieu de culture, et les formes étranges et si diverses que ce genre peut présenter. Je ne veux pas reprendre ici en détail cette question, le lecteur la trouvera tout au long dans les travaux originaux que je viens de citer. Je ne veux pas davantage faire la bibliographie complète de toutes les espèces que j'ai rencontrées. Leur synonymie est par trop embrouillée ; je me suis contenté de ranger mes individus sous les dénominations les plus généralement admises.
Scenedesmiro obliquus Kuetz. fa. parvus N. fa.
Bibl. : Db WuDBMAN 89, P. 102 et Lbmmbrmann 32, P. 158, citent pour Java la forme type de cette espèce.
Fig. 407—416 et 414', 415', 416'.
J'ai rencontré un grand nombre d'individus de cette espèce très variable et si souvent signalée sous les noms les plus différents. Ces individus m'ont paru faciles à distinguer en 3 groupes par leur dimensions, la forme générale et la disposition de leurs cellules, et, s'ils sont trop voisins les uns des autres pour qu'il soit possible d'en faire même des variétés distinctes, j'ai cru pouvoir les séparer comme formes bien typiques; leurs dimensions surtout les caractérisent comme formes petites, moyennes et grandes, et si on trouve parfois entre elles, il est vrai, des formes de passage, il n'en est pas moins certain que, pour une station donnée, ces diverses formes sont suflSsament constantes pour qu'on ne puisse les réunir sans autre. Tous les auteurs ont relevé l'énorme variabilité de dimensions de S. obUquus. Il peut mesurer, dit-on, 5 — SOjE* de long. Db WttDEaiAN, qui cite cette espèce pour Java, en représente toute une série de formes très différentes par leurs proportions et par leurs extrémités plus ou moins aigués.
La forme petite dont nous nous occupons ici a des cellules fusiformes disposées en cénobes par 2, ou par 4 (en une série rectiligne ou en zigzag), ou par 8 (les six cellules médianes sur deux rangs encadrés des cellules extrêmes). Les cellules intermédiaires sont droites, les extrêmes faiblement courbées. La membrane est assez épaisse, et prolongée aux extrémités des cellules par une courte pointe hyaline et subaiguê. Dans les formes en zigzag, les cellules peuvent être arrondies à l'un des pôles tandis qu'elles sont aiguës à l'autre. Dans certains cas, les cellules peuvent être très serrées les unes contre les autres, irrégulièrement courbées; dans d'autres, elles sont disposées
bout à bout, constituant les stades Dactylococcus décrits par Ghodat, ou bien, plus ou moins arrondies, groupées en masse informe à la façonj de certaines formes de Pleurococcus observées par ce même auteur au cours de ses études sur la variabilité physiologique de cette espèce. J'ai pu observer, soit dans le produit de mes pèches, soit dans les cultures que j'ai réussi à obtenir à l'état pur, toutes les formes, tous les états de division, dès le moment de la formation de la première membrane transversale, jusqu'à la rupture de là cellule mère pour libérer les cellules filles. Le chromatophore en plaque remplit toute la cellule et contient un pyrénoide ordinairement médian.
Dimensions: cellules de 10 — 16/x sur 2'/» — 4^2.
Habitat A, 31 Juillet, 1, 13, et 21 Août 06.
*** Scenedesmus obliquus Kuetz. fa. intermedius N. fa.
Fig. 417—419.
Les cellules sont disposées d'ordinaire en cénobes 4-cellulaires, de même apparence générale que ceux de la forme précédente, mais les prolongements hyalins, subaigus, sont notablement plus longs, et, tandis que les cellules médianes sont droites, les extrêmes sont assez fortement courbées. Dans le chromatophore en plaque, remplissant toute la cellule, le pyrénoide est placé de façon variable. Avant la division, la cellule s'accroît surtout en largeur; la division se fait, comme dans le cas précédent et comme chez les autres ScenedesmuSy par formation d'autocénobes qui acquièrent leur forme définitive à l'intérieur de la cellule mère avant d'être mis en liberté par rupture de la membrane enveloppante.
Dimensions: Cellules de 15 — 21ft sur 2*/j — 5.
Habitat: A, 13 et 21 Août 06.
*** Scenedesmus obliquus Kuetz. fa. magnus N. fa.
Fig. 420, 421.
Ce sont des cénobes de grandes cellules fusiformes, disposées en une série horizontale ou en zigzag. Les cellules médianes sont droites ou à peu près, les extrêmes très peu courbées. Toutes sont prolongées, à chacune de leurs extrémités, par, une pointe hyaline subaiguë assez longue. Chromatophore en plaque remplissant toute la cellule ; pyrénoide médian. Pour le reste identique aux formes précédentes.
Dimensions: Cellules de 30 — 35/^ sur 4.
Habitat: A, 13 Août 1906.
Scenedesmus acutninatus (Lag.) Ghod.
Fig. 422.
Cénobe composé de 4 cellules fusiformes très étroites et à extrémités très aiguës. Les cellules médianes sont droites, les extrêmes sont très fortement courbées en faucille. Le chromatophore en plaque remplit toute la membrane qui est mince. Le pyrénoide bien net est à peu près médian. 11 se pourrait fort bien, si j'en juge par les dessins, que certaines formes attribuées par De Wooemak à S. ohhquus dussent être séparées de cette espèce et réunies à 5. acmnnalus.
Dimensions: Cellules de 12 — 23/a sur 2 — 3.
Habitat: A, 13 Août 06. — M, 23 Mars 07.
Scenedesmus bijugatus Kuetz.
Bibl.: De WaDEMAïf, 89, P. 102 (sub nomine S. variabilis De Wild. var. ecomts Franzé).
Fig. 423, 424.
Cellules toutes égales, elliptiques, à extrémités arrondies, disposées en une série horizontale ou souvent en zigzag. Un chromatophore et un pyrénoïde par cellule. Cette espèce a déjà été signalée à Java sous le nom de S. vaiiabilis var. ecomis. Elle est souvent indiquée sous le nom de S, obiusus. J'ai suivi l'exemple de De Toni et de bien d'autres auteurs en la conservant sous le nom de S, bijugatus. Elle est en tous cas assez différente de S, quadricauda Bréb. pour ne pas lui être réunie, même comme variété distincte.
Dimensions: cellules de 9 — 12f* sur 4 — 5.
. Habitat: A, 51 Juillet et 13 Août 06.
Scenedesmus quadricauda Bréb.
Bibl.: De Wildeman 89, P. 102 (sub nom. S. varicAilis De Wild. var. comutus Franzé).
Fig. 425 à 437.
Cellules disposées en une série horizontale ou en zigzag par 4, les deux externes prolongées à chacune de leurs extrémités par une forte soie subterminale, droite ou plus ou moins fortement courbée, et assez longue. Je n'ai pas trouvé de formes comme on en a décrit souvent, où les cellules médianes seraient aussi munies de cils. Quant à leur forme générale, les cellules sont d'ordinaire toutes égales, elliptiques, obtuses, à membrane assez mince; le plus souvent, les deux extrêmes sont un peu anguleuses au point qui porte les cils. Cet angle
pouvant s'accentuer, les cellules extrêmes deviennent alors subaîguês, leurs pointes étant prolongées par les soies. La membrane externe de ces cellules, au lieu d'être convexe comme dans le cas des cellules obtuses, peut alors être droite ou un peu sinueuse : légèrement concave près des soies, un peu convexe dans la partie médiane de la cellule.
Comme j'admets le très bien fondé de la remarque de Db Wu^deman, citée plus haut au début de l'étude du genre Scenedesnius, je ne puis croire que, sur ce caractère de cellules aiguës ou obtuses, on puisse distinguer le 5. qtui' dricauda du S, apoliefisis : on trouve tous les passages entre les deux formes, et les cellules médianes elles mêmes peuvent avoir, à un de^é plus ou moins accentué, leurs extrémités aiguës ou obtuses. S, quadrtcauda est une des espèces les plus variables; on y trouve des individus de dimensions très différentes; les cils, on le sait, sont loin d'avoir toujours les mêmes proportions, et d'être disposés de façon constante ; la forme des cellules varie d'un individu à l'autre et il est impossible d'y trouver un caractère qui, par sa constance, permettrait d'en séparer des formes spécifiquement différentes, ni même des variétés distinctes, puisque l'on trouve dans la même localité les types les plus extrêmes réunis par une série ininterrompue de formes de passage. De Wildeman a discuté le rapport de 5. quadrkauda et de S, opoliensts (85); il conserve cette dernière espèce, tout en émettant des doutes sur son autonomie; il l'indique encore dans son livre sur les Algues de Java (89), ainsi que S. variahilis De Wild. var. comutus Franzé, qui n'est autre chose que S, quadrtcauda. Il me semble qu'il sera préférable dans la suite, de simplifier cette nomenclature en ne conservant pas S. opoliensis et dès maintenant, en tout cas, je reviens au nom de S. quadrtcauda que tout le monde connaît.
Le chromatophore en plaque remplit toute la cellule et contient un pyrénoïde disposé de façon variable. J'ai observé également des stades à 2 cellules et des formes en voie de division, par formation d'autocénobes.
Dimensions: Cellules de 9 — 21/* sur 37a — 8 chez les formes obtuses (cils de 5 — 18fA). Cellules de 7 — 9f* sur 2Vi — S*/» chez les formes aiguës (cils de 4 — 7/^).
Habitat: A, 51 Juillet, 1, 13 et 21 Août, — H, 28 Août, — F, 3 Sept.— D, 20 Sept. — C, 27 Sept. — B, 27 Sept. 06. — M, 23 Mars 07.
Scenedesmus Hystrix Lag. var. acutiformis Schroeder.
Bibl. : Lbmmermann 32, P. 189 (sub nom. S. acutiformis var. $pinul' férus West).
Fig. 438 à 447.
Cénobes de 4 — 8 cellules identiques, assez larges, obtuses, droites; leur
membrane, assez épaisse, est munie d'une arête longitudinale plus ou moins marquée et assez large. Cette arête, apparaissant en coupe optique aux extrémités des cellules, peut leur donner l'apparence d'être munie de courtes dents hyalines et obtuses. Vus de dessus, ces cénobes sont bien caractéristiques, avec leurs cellules de forme générale ronde et les arêtes qu'on aperçoit en coupe optique comme deux petites protubérances obtuses^ hyalines, à la surface de chaque cellule.
* Parmi les nombreuses variétés qu'on a décrites de S, Hystnx, c'est avec la forme aculiformis que nos échantillons s'accordent le mieux, encore qu'ils s'en distinguent par certains détails, et notamment par l'arête qui est aigu^ d'ordinaire et qui est obtuse chez nos individus javanais. Dimensions: Cellules de 7 — IBf* sur 3 — 7.
Habitat: A, 1, 13 et 21 Août, 20 Oct. — H, 28 Août. — B, 27 Sept. — D, 2 Oct. — I, 4 Oct. — J, l Nov. 06. — 0, 2 Avril 07.
*** Scenedesmus denticulatus Lag. var. diengianus N. var.
Fig. 448.
Cénobe de 4 cellules égales (quelquefois les deux médianes sont très légèrement plus grandes que les deux extrêmes). Elles sont largement elliptiques ou subhexagonales, obtuses à leurs extrémités; leur chromatophore est en plaque, il remplit toute la cellule et contient un pyrénoide médian. La membrane est assez épaisse et, aux extrémités des cellules médianes, forme une pointe courte, hyaline, aiguë, bien distincte. Les cellules externes ont également une semblable pointe à chacune de leurs extrémités, puis, sur leur face extérieure, encore un denticule semblable, mais plus court.
On trouve parfois des formations analogues chez certaines variétés de 5. Uyatrix, mais l'absence de côtes longitudinales m'a empêché d'homologuer mes échantillons à cette espèce. D'autre part, ils ressemblent assez à S. denticulatus, sauf que celui-ci est d'une forme un peu différente et possède un nombre d'épines plus considérable aux extrémités de chaque cellule. Mais j'ai trouvé chez West (77), un dessin représentant des cénobes de forme analogue à ceux que j'avais observés, et munis d'épines identiques; mais, tandis que chez le type de Madagascar les denticules étaient plus nombreux, et rappelaient davantage, par leur disposition, ceux du S. denticulatus type, nos échantillons au contraire n'avaient qu'une dent aux extrémités des cellules médianes et 2 aux extrémités des cellules externes. Il me semble que ce simple caractère n'autorisait pas l'établissement d'une espèce distincte, et qu'il n'y avait là que
matière à faire une nouvelle variété. J'ai trouvé aussi des formes à S cellules ayant chacune les ^ épines caractéristiques des cellules externes des cénobes 4-cellulaires.
Dimensions: Cellules de 12 — 14f* sur 5 — 6.
Habitat: M, 23 Mars 07. — 0, 2 Avril 07.
** LAUTERBORNIELLA.
** Lauterborniella elegantissima Schmidle.
Fig. 449. 450.
C'est avec la plus grande incertitude que je rapporte ces échantillons à ceux que SçHMmLE a décrits (16). Les cellules, dit cet auteur, sont elliptiques et prolongées par â processus hyalins arqués. Comme cela est très analogue à ce que j'ai observé, et que les dimensions concordent à peu près, (les pointes hyalines sont seulement un peu plus courtes chez notre type que chez celui de ScHMroLB), j'ai cru pouvoir réunir, du moins provisoirement, ces formes. Je dis provisoirement, car je n'ai pu faire une étude assez complète de cette curieuse espèce, n'ayant pu en examiner qu'un nombre restreint d'échanlillons. Pour cette raison aussi, malgré les divergences constatées, je n'ai pas voulu faire de mes individus une nouvelle variété.
Les cellules sont groupées par 4 en cénobes; vues de profil, elles apparaissent à peu près sphériques, très peu ellipsoïdales, à membrane bien nette, prolongée • par les processus aigus, très hyalins, très diflBciles à distinguer et qui font de la cellule un ensemble arqué. Les cellules sont réunies par leur partie convexe, au moyen d'une sorte de pont hyalin. Vu de dessus, le cénobe apparaît avec une disposition bien spéciale, avec ses 4 cellules rondes, réunies par 4 ponts hyalins, laissant entre eux un méat plus ou moins quadrangulaire ; les processus hyalins divergent comme des pointes aiguës prolongeant les diagonales du carré formé par l'ensemble du cénobe. Les ponts hyalins qui unissent les cellules sont sans doute des prolongements muqueux analogues à ceux qui* unissent les cénobes télracellulaires de Crudgenia Lauterbornei (Schm.) Chod. (Voir Chodat 9, P. 206).
Dimensions : Cellules, non compris les processus hyalins, 3 — 4fx sur 2 — 3. Y compris les processus hyalins 12 — 16/* de long.
Habitat: F, 29 Août 06,
BOTRYOCOCCUS.
Botryococcii8 Braunil Kuetz.
Bibl. : KooRDERs 21.
Fig. 451 à 456.
Dans une de mes pêches, j'ai rencontré cette espèce en grande abondance, mélangée à d'autres algues; après avoir laissé séjourner pendant quelques joui*s le produit de ma pèche dans un vase, sur une table, les Botryococcus finirent par s'accumuler à la surface du liquide où ils formèrent une «fleur d'eau" bien verte, composée des très nombreuses colonies visibles à l'oeil nu. Quoiqu'on ne soit pas encore au clair sur la place systématique à attribuer à ce genre, (Ghodat, par exemple, le met avec doute parmi les Confervoïdes), il m'a paru plus commode de le placer ici, près de Dimorphococcus avec lequel il présente pourtant certains rapports.
Les cellules sont ellipsoïdales ou ovoïdes, parfois irrégulières, groupées en grand nombre à la périphérie d'une sphère gélatineuse relativement grosse. Ces sphères sont réunies à plusieurs en une sorte de grappe, elles sont accolées, formant comme une masse plus ou moins lobée; plusieurs de ces masses peuvent encore être en contact ou réunies par des filaments muqueux; on comprend donc que ce complexe soit assez volumineux pour être visible à l'oeil nu; sous le microscope, il apparaît comme une accumulation cérébroïde. J'ai pu assez facilement examiner la structure intime de ces masses, soit en les dilacérant et en utilisant divers réactifs, soit, ce qui est plus favorable encore, en exerçant une pression sur le couvre-objet, et en écrasant ainsi les petites colonies dont il m'était alors facile d'étudier le détail au microscope. J'ai pu ainsi faire sortir les cellules des petites alvéoles de la gelée où elles sont comme enchâssées; je les apercevais libres dans le liquide ambiant, tandis que la colonie primitive était réduite à l'état de masse gélatineuse amorphe, mais à contours extrêmement découpés, toutes les petites alvéoles apparaissant les unes à côté des autres sur le pourtour de la masse. Quand on écrase assez légèrement les colonies, de façon à ne pas expulser les cellules, mais à les séparer les unes des autres et à les isoler quelque peu, on les voit fixées dans les cavités de la gelée comme dans une cupule qui les enferme par leur moitié inférieure étroite, laissant libre leur partie supérieure plus large et arrondie. Le chromatophore est pariétal, plus ou moins profondément découpé, et il n'occupe que la partie inférieure de la cellule. Celle-ci contient encore des corpuscules amylacés, mais pas de pyrénoïde distinct. Je ne veux pas reprendre par le menu l'étude de cet intéressant organisme; on trouvera tous les renseignements nécessaires et la discussion des détails chez Chodat (7), qui a fait de ce genre
une étude complète. On verra que, dans leur ensemble, nos observations concordent avec les renseignements donnés par cet auteur. Il a mis en évidence, chez les échantillons qu'il a examinés, une substance oléagineuse où sont immergées les cellules: cette substance, produite à l'intérieur des cellules, puis expulsée à l'extérieur, peut être très peu abondante et même, dans diverses circonstances, manquer presque totalement à certaines colonies, ou bien être au contraire si fortement développée que tout le réseau en est imprégné. L'huile excrétée, dit Chodat, » adhère aux membranes cupulaires et >aux filets connectifs, les imprègne et leur donne une apparence massive. •Elle peut s'épaissir et dans beaucoup de cas semble faire corps avec la gelée • spéciale". Dans tous les individus que j'ai vus, je n'ai eu que des cas où l'buUe était sinon tout à fait absente, du moins en si faible quantité qu'il était impossible de la mettre en évidence par les réactifs préconisés par Chodat. Je n'ai eu que des colonies où les cellules étaient fortement agrégées, rappelant les colonies botryoîdes que Chodat représente dans sa fig. 15; il fallait assez fortement les écraser pour pouvoir étudier la structure intime de la gelée, des filaments en réseaux et des cupules, en somme assez peu épaisses, où sont enchâssées les cellules.
Dimensions: colonies sphériques 50 — 80", masses cérébroïdes jusqu'à 250/* et plus, cellules 9 — 12/* de long sur 6 — 8 de large.
Habitat: C, 15 Mai 07.
** DIMORPHOCOCCUS.
** Dimorphococcus lunatus A. Br.
Fig. 457 à 462.
Les cellules de cette jolie espèce sont quelquefois réunies en très grand nombre en colonies qui, à première vue, par leur apparence générale racémeuse, peuvent rappeler celles de Botn/ococcus ; mais, si l'on observe ces masses vertes plus ou moins considérables, réunies souvent les unes aux autres, on voit, et cela est apparent surtout dans les colonies à peu de cellules, que la structure est toute différente de celle du type précédent. Ici, la gelée abondante dans laquelle étaient enchâssées les cellules n'existe plus; mais ces dernières, après leur division, restent groupées par 4, chaque groupe 4-cellulaire restant uni aux autres par des débris de membranes qui forment souvent comme des pelotes de filaments hyalins. Un peu de bleu de méthylène les met très gentiment en évidence et permet de reconnaître leur fornie et leur disposition. Les groupes de 16 cellules sont à leur tour réunis les uns aux autres de la même façon, et, cela se répétant encore, il en résulte, comme je
l'ai déjà dit, des masses subspbériques, lobées, à très nombreuses cellules. Celles-ci ont une membrane à double contour bien net, et dans chaque groupe de 4, elles ne sont pas identiques les unes aux autres: Une ou deux d'entre elles, situées généralement à l'extérieur du groupe, sont subtriangulaires, à deux côtés à peu près plans formant un angle bien net et aboutissant par des angles largement arrondis au côté externe, lequel est concave. Les autres cellules sont plus ou moins régulièrement elliptiques. Il est très facile de voir de quelle manière les filaments hyalins viennent se fixer à ces cellules pour les réunir en groupes d'ordres différents. Dans chaque cellule, il y a un chromatophore en plaque avec un pyrénoïde souvent indistinct. Sauf que les membranes sont un peu plus minces chez nos échantillons, les caractères concordent, dans leur ensemble, avec ceux indiqués d'ordinaire pour cette espèce.
Dimensions: Dans les colonies de 4 — 16 cellules, celles-ci mesurent 14 à llfi sur 6 à 8. Dans les colonies de 16 — 52 cellules et plus, les cellules ont en général 10 à 13ft sur 6 à 8.
Habitat: C, 20 Oct 46. — J, 10 Nov. 06.
* STEINiELLA N. gen.
Ce très joli petit organisme, que j'ai trouvé dans les fondrières du plateau du Dieng, m'a paru assez distinct des types que j'ai rencontrés dans la littérature pour mériler d'être considéré comme un nouveau genre. Il se rapproche par certains détails de Dimorphococcus^ par d'autres il est assez voisin de Siichogloea lacustris (que Chodat rapproche des Flagellées Cryptomonadées). Mais la disposition des cellules et leur structure intime font de lui un type tout particulier, qu'il m'a paru bon cependant de placer, avec Botryococcus^ dans le voisinage de Dimorphococeus et des Protococcacées comme D^ctyosphaerium et Scenedesmus qui ont avec lui des rapports évidents.
Les colonies se composent de 3 groupes de 8 cellules (j'ai examiné une très grande quantité d'individus et je n'ai jamais vu plus de 5 cénobes réunis pour former une colonie). Ce sont bien véritablement des cénobes que ces groupes de cellules, des cénobes rappelant un peu la disposition des cénobes 8-cellulaires de Scenedesmus. Ils sont réunis les uns aux autres par des débris hyalins, plus ou moins filamenteux, qui, tout en les réunissant, les tiennent à distance les uns des autres. Les cénobes sont fixés par les filets muqueux de manière à être orientés non pas dans un plan, mais généralement dans des plans plus ou moins perpendiculaires au plan général de la colonie. Cette
disposition est un peu difficile à expliquer; je n'insiste pas cependant, les dessins combleront les lacunes de la description. De plus, les cénobes, vus de profil, ne sont pas plans, mais forment une courbe dont le côté convexe est celui par lequel ils sont retenus les uns aux autres. Vus de face, les cénobes se montrent formés de cellules assez régulièrement elliptiques ou vaguement fusiformes, disposées en deux séries de 4, les cellules d'une série alternant avec celles de l'autre. Dans chaque cellule est un chromatopfaore en plaque contenant un pyrénoïde bien net et médian.
Comme je l'ai dit plus haut, ce type ressemble à coup sûr, par certains détails, et si l'on ne considère que le cénobe, à un Scenedesmus et notamment à 5. curvatus Bohl., dont les cellules, il est vrai, sont de forme différente. Mais les dimensions, la présence d'un pyrénoïde, la disposition alternante des deux séries de cellules sont analogues. Ce qui distingue les deux types, c'est que les cénobes de Se. curvatus sont très fortement courbés; Bom^nv (2, P. 24) décrit comme suit cette courbure: «Das wie ein 74'Cylindermanlel gebogene «Coenobium giebt der Art ein sehr charakteristisches Aussehen". Notre type, au contraire, est très faiblement courbé. En outre, et c'est ce qui le distingue par dessus tout, ses cénobes filles restent réunis par des débris de membranes, ainsi que je l'ai expliqué ci-dessus, à la façon de Uiclyosphaerium et de Dimorphococcus, tandis que chez Se. curvatus, les autocolonies sont mises en liberté par rupture plus ou moins irrégulière des cellules-mères, comme Bohlin l'indique (fig. 44 et 52), ou par rupture des membranes de la cellule en deux valves, comme Chodat le représente (9, P. 212, fig. 152, A, E.). Des différences analogues ont déjà servi de base à des distinctions génériques, et j'ai cru pouvoir ici suivre cet exemple.
Sieinieila Graevenitzii N. sp. (').
Fig. 463 à 466.
Caractères du genre.
Dimensions: cellules de 11 — 15ft sur 6 — 7.
Habitat: 0, 2 Avril 07.
POLYEDRiUM.
Chodat a donné, dans son livre sur les Algues vertes de la Suisse (9, P. 218), une clé de détermination des nombreuses espèces de ce genre, clé qui m'a rendu les plus grands services dans l'étude des quelques formes que j'ai
(') Mesdemoiselles ?on Graevenitz et Stein ont bien voulu faire quelques pèches pour moi.
observées, et qui comprenaient, outre des Polyedrnim bien caractérisés, cei'tains types douteux, qui pourraient tout aussi bien être des cellules de Polyedrium que des cellules isolées de Peliasirum. Car on n'ignore pas combien de confusions sont résultées de l'examen de cellules de Pediasirum rencontrées isolées sous le microscope, étudiées comme types spéciaux et souvent décrites comme nouvelles espèces de Polyedrium, La nomepclature est, de ce fait passablement embrouillée.
** Polyedrium minimum (?) A. Br.
Fig. 467, 468, 469.
Les échantillons que je place sous cette dénomination sont assez semblables à ceux que je trouve décrits sous le même nom, et dont Cuodat (9, iig. 94, 6, H), donne des dessins très analogues aux types que j'ai rencontrés. Il s'agit de cellules plus ou moins carrées, à angles arrondis et à côtés un peu concaves. Le chromatophore remplit toute la cellule et contient un pyrénoide. Ai-je vraiment affaire à P. minimum F ou bien s'agit-il de ceUules isolées de Pediasirum Ehrenbergii A. Br.? Je ne puis le dire; il faudrait, pour le décider, avoir vu des individus adultes et des formes en voie de division; je n'en ai pas aperçu. En effet, chez les cellules adultes, les angles des cellules devraient être mutiques, les formes analogues à celles que je viens de signaler étant, d'après Chodat, des autospores jeunes. J'ai vu encore une forme qui ressemblait à celle que je viens de décrire, mais dont les côtés étaient encore plus fortement émarginés. Ce pourrait bien être une forme un peu anormale de P. minimum.
Dimensions: cellules de 9 — llf*.
Habitat: A, 31 Juillet et 1 Août 06.
Poiyedrium caudatum (?) (Corda) Lag.
Bibl.: GuTWiNSKi 14, P. 577.
Fig. 470.
Les formes que je groupe sous ce nom me paraissent encore plus douteuses que les précédentes. Elles pourraient aussi être des cellules isolées de Pediasirum (peut-être P, Ehrenbergii). Mais, si elles appartiennent à Polyedrium caudalum, ce seront en tout cas des formes juvéniles n'ayant pas encore développé les appendices hyalins caractéristiques de l'espèce, ou mieux encore, ce serait la forme inerme que Reinsgh a décrite et que De Tom
signale (71, P. 603). L'espèce est du reste très variable et a donné lieu à de grandes discussions. Chodat (9, P. 220) représente ses cellules pentagonales, à côtés à peine émarginés (sauf un qui est beaucoup plus incisé que les autres) et à angles prolongés par un aiguillon assez long. Lagibheim (22, P. 67), qui donne la même espèce sous le nom de P. pentagonum Reinsch, la représente à côtés très fortement émarginés, tandis que les angles sont très faiblement mutiques. A. Braun (4), qui donne un dessin très semblable à celui de Lagerheim, considère sa forme comme un Pediastrum Ehrenbergii unicellulaire. Les côtés de la cellule pentagonale sont fortement incisés et les angles subaigus, non mutiques ni prolongés en un aiguillon. Quoiqu'il en soit, laissons, du moins provisoirement, nos types sous le nom de Polyedrium caudatum, jusqu'à ce que son développement ait pu être suivi et sa division étudiée.
Les cellules sont pentagonales, à angles arrondis et à côtés très légèrement concaves. Elles contiennent un pyrénoïde assez gros dans un cbromatophore en plaque découpée.
Dimensions: Cellules de 11 — 15/*.
Habitat: A, 1 Août 06.
** Polyedrium regulare (Kuetz.) Chod.
Fig. 471—476.
Cellules tétraédriques, à côtés plans ou légèrement convexes ou quelquefois très légèrement concaves, à angles prolongés en une longue pointe aiguë et hyaline, droite ou un peu courbée. Un cbromatophore contient un pyrénoïde bien net. J'ai pu observer la division des cellules en 4 autospores mises en liberté par la rupture de la membrane de la cellule-mère. Au moment de leur expulsion, elles n'ont qu*une membrane très mince et pas d'aiguillons hyalins: en s'accroissant, elles développent ces appendices; leurs membranes, de concaves qu'elles étaient, deviennent planes, puis convexes chez les stades adultes précédant la division. Ce type est très semblable à P. regulare, dont je trouve la description chez Chodat (9, P. 220).
Dimensions: côtés des cellules 8 — 12/*, aiguillons 7 — 9.
Habitat: A, 31 Juillet, 1, 13, 21 Août. — B, 27 Sept. — D, 2 Oct — I, 4 et 15 Oct. — J, 12 Oct. 06.
Polyedrium trigonum Naeg.
Bibl.: De Wu^deman 89, P. 107.
Fig. 477—495.
Cellules triangulaires^ ou plus souvent tétraédriques, à angles un peu
arrondis, prolongés en un court mucron, hyalin, subaigu. Les côtés de la cellule sont sinueux, convexes vers les angles, légèrement concaves dans la partie médiane. Le chromatophore, en plaque découpée, contient un pyrénoide bien distinct. J'ai pu observer la division de ces cellules, qui se fait de façon très curieuse. Mais je n'ai malheureusement pas pu suivre tous les stades et élucider tous les détails. La cellule grossit, ses membranes deviennent concaves, son contenu se divise en 3 ou 4 cellules filles, selon que la cellule mère était triangulaire ou tétraédrique. Les cellules filles sont rondes, quelquefois leur forme triangulaire ou tétraédrique future est vaguement indiquée; elles n'ont que des muerons hyalins très faibles et leur chromatophore est amorphe. Elles sont expulsées en masse ou en série linéaire, par rupture de la cellule mère. C'est ici qn'il me manque un stade important. Est-ce que ces cellules filles grandissent directement pour donner les cellules adultesf Est-ce qu'elles subissent encore une transformation ? Je ne puis le dire ; je veux seulement transcrire les faits que j'ai observés, et j'espère que des recherches ultérieures viendront mettre en lumière les points encore obscurs. J'ai vu les cellules filles décrites plus haut s'arrondir, leur chromatophore s*organiser et prendre une forme en V ou en X bien typique. Dans la cellule mère ou dans les groupes de cellules filles jencore réunis par 3 ou 4, toutes pouvaient avoir cette apparence, ou bien quelques-unes d'entre elles seulement, les autres étant encore polygonales, et possédant les courts muerons et le chromatophore amorphe. Les cellules sphériques ayant été expulsées de la cellule-mère, elles augmentent beaucoup, le chromatophore conserve son apparence caractéristique en V ou en X, et il est comme suspendu par ses pointes à l'intérieur d'une grande vésicule hyaline. Ici encore il me manque un stade: Je n'ai pas vu comment ces états sphériques passent aux états triangulaires ou tétraédriques adultes. Quoiqu'il en soit, on trouve mélangées ces diverses sortes de cellules avec tous les passages, des chromatophores que nous venons de voir, aux chromatophores en plaques plus ou moins échancrées des formes adultes. La forme sphérique est-elle un état intermédiaire précédant la division, ou, ce qui me parait plutôt ressortir de mes observations, est-elle un stade par lequel passeraient les cellules filles ou certaines cellules filles avant de reconquérir les caractères définitifs? Je ne puis le décider, et je me garderai bien de tirer des conclusions théoriques de données aussi incomplètes; pour le moment, je me contente de les consigner ici à simple titre documentaire. J'ai encore trouvé de petites formes trian^laires ou tétraédriques à angles arrondis et à côtés plus ou moins émarginés et qui rappellent les petites formes juvéniles que db Bary (1) a rencontrées chez
P. lobulatum Naeg. Il est difficile d'attribuer des formes si jeunes avec certitude à une espèce plutôt qu'à une autre, si on n'a pas assisté à leur mise en liberté et si on n'a pas, par conséquent, pu observer la cellule mère. Il m'a semblé cependant que ces petites cellules, mesurant 6/a de côté, pourraient bien appartenir à P. iriyatium, qui se trouvait en grande abondance dans la même localité. Il y aurait là un produit de division bien différent de celui que nous venons de décrire, et l'on peut voir, par cet exemple, les surprises que réserverait l'étude de cultures pures, ensemensées sur milieux variés. Cette espèce, très variable dans ses dimensions et par l'ensemble de ses earaclëres, présente de façon si continue tous les passages, des formes les plus petites aux formes les plus grandes, qu'il ne me semble pas utile d'en séparer une forme minus, comme divers auteurs l'ont fait, et en particulier Dk WiLDSMAN pour les individus que Massart a rapportés de Java.
Dimensions: Cellules adultes 11 — 21/*. Muerons 1 — 3/*.
Habtiat: A, 13 Août. — B, 27 Sept. — 0, 2 Oct.— I, 4 et 15 Oct. — J, 12 Oct. 06. — N, 25 Mars 07. — 0, 2 Avril 07.
** Polyedrium lobulatum Naeg.
Fig. 496—500.
Cellules très irrégulièrement triangulaires, quadrangulaires ou tétraédriques, à côtés généralement concaves, à angles 2 ou 3 fois lobés, les lobes étant sépai*és par des sinus arrondis. Chacun des lobes est prolongé par un processus hyalin de longueur et de largeur variables, et bifide en son sommet. Les deux pointes subaiguês de ces processus sont à peu près égales et un peu divergentes. Le chromatophore, qui remplit toute la cellule, contient un pyrénoïde assez gros. Cette espèce est fort variable, comme on peut en juger par les dessins qu'en donne de Bary (1, PL VI, fig. 58 — 62), et j'en ai rencontré de nombreuses formes qui se distinguent quelque peu du type que nous venons de décrire et qui établissent des passages aux espèces voisines: P. hastatum Reinsch., P. énorme (Ralfs.) de By., etc. Je n'ai cependant pas voulu les séparer du type, auquel ils se rattachent par des caractères trop précis. Nos échantillons sont en général de dimensions plus faibles que celles indiquées d'ordinaire pour P, lobulitum. Ce seul caractère ne m*a pas paru suffisant pour autoriser l'établissement d'une nouvelle variété.
Dimensions: cellules, sans les processus hyalins, 12 — 25f(. Y compris les processus, jusqu'à 35i*. Processus 3 — 5fi de long.
Habitat: D, 20 Sept. — I, 4 Oct. — C, 20 Oct — J, 1 et 10 Nov. 1906.
** Poiyedrium énorme (Ralfs) de Bary.
Fig. 501.
Sur quelques caractères bien précis, il m'a semblé pourtant possible de séparer certains de mes échantillons de Tespèce précédente; l'apparence irrégulièrement triangulaire ou tétraédrique des cellules est à peu près la même, mais leurs côtés sont non plus concaves, mais plans ou légèrement convexes. Les angles de la cellule sont à* peu près arrondis et non plus distinctement lobés, et ils portent 1 — 3 processus hyalins assez longs, assez larges, non incisés une seule fois, comme c'était le cas chez P. lobulatum, mais plusieurs fois bilides; les incisures, plus ou moins arrondies, forment, à l'extrémité de chaque processus, des pointes inégales, subaiguês ou mucronées. Les quelques échantillons que j'ai cru pouvoir laisser sous le nom de P. énorme étaient de dimensions nioindres que celles attribuées en général à cette espèce.
Dimensions: Cellules (non compris les processus) 15 — 17/*. Y compris les processus jusqu'à 3Bf*. Processus 7 — lOf*.
Habitat: A, 31 Juillet 06.
PEDIASTRUM.
Pediasirum Ehrenbergii Â. Br.
Bibl.: De Wnj)EMAN 89, P. lOS. — Gdtwinski 14, P. 577. — Lemmermann 32, P. 159.
Fig. 502—613.
Cette petite espèce, si variable, est une des plus fréquentes que j'aie rencontrées. Elle est bien connue et a déjà été souvent signalée, soit sous le nom de P. Ehrenbergii, soit sous celui de P. tétras (Ehrb.) Ralfs, un peu partout à la surface du globe : en Europe et en Sibérie, en Amérique tempérée et tropicale, dans les régions chaudes de l' Ancien-Monde et en particulier à Java. Mais les descriptions en sont parfois incomplètes, les figures souvent insuffisantes et il ne m'a pas semblé inutile de revenir sur certains détails que j'ai pu observer. Les cénobes de ce Pediastrum sont le plus souvent 4-cellulaires. Les cellules sont à peu près carrées, mais leur angle externe est incisé profondément d'un sillon arrondi, quelquefois assez large, quelquefois presque linéaire, et dont les bords sont prolongés par un épaississement plus ou moins développé, hyalin et subaigu de la membrane. Ce bec hyalin peut être parfois énormément accentué. Les côtés externes de chaque cellule sont émarginés plus ou moms profondément. La membrane est assez mince; toujours cependant elle présente un double contour distinct: elle n'est épaissie
qu^aux deux pointes de Tangle externe et génàralement aussi assez fortement aux deux angles latéraux des cellules. Dans chaque cellule est un chromatopbore en plaque et un pyrénoide. Dans les stades qui précèdent ladivision, les cellules se gonflent, d'où il résulte que les émarginations latérales et Tincisure angulaire deviennent moins marquées. J'ai pu observer tous les stades de la division, qui se fait de la manière suivante: une première cloison apparaît, un peu courbée, qui va du fond de l'incision angulaire au milieu d'un des cdtés externes de la cellule. Une deuxième cloison se forme, partant du milieu du côté convexe de la précédente cloison, et aboutissant à peu près à l'angle opposé. Enfin une troisième va du milieu de la seconde jusque dans le voisinage de l'angle interne de la cellule. Il résulte donc de cette division 4 éléments filles; pour la formation des cénobes 8-cellulaires, de nouvelles cloisons partagent ces 4 cellules. Les cellules filles gi*ossissent et peuvent s'organiser, directement dans la cellule mère, en cénobe définitif, de forme identique au cénobe primitif. Ces cénobes filles sont mis en liberté par rupture de la membrane de la cellule mère. Dans d'autres cas, les cellules filles sortent alors qu'elles ne sont pas encore organisées, ou du moins alors qu'elles le sont incomplètement: ou bien toutes sont irrégulièrement polygonales ou elliptiques, ou bien les unes ont déjà acquis leur forme définitive, tandis que les autres sont restées plus ou moins arrondies ou de contour irrégulier. Quand les cénobes sont mis en liberté à l'état incomplet, leurs cellules ne sont pas en contact très intime, et on peut les voir encore entourées de la gelée au moyen de laquelle leur expulsion a été facilitée. J'ai constaté, dans des cénobes 4-cellulaires, des cellules en voie de division donnant l'une un cénobe-fllle à 4 cellules, la voisine un cénobe-fiUe à 8 cellules. Les familles 8-cellulaires que j'ai observées étaient toutes disposées par 1 -{- 1 cellules. Celles-ci sont de même structure que celles des cénobes 4-cellulaires, mais la cellule centrale est 7-gonale (un de ses côtés étant toujours muni d'une incision assez profonde); les 7 cellules périphériques sont pentagonales, les deux côtés externes étant d'ordinaire assez fortement émarginés, l'angle externe étant profondément incisé. J'ai rencontré encore des formes à 16 cellules (11 + 5), identiques à celles que nous venons de décrire, les 5 cellules centrales étant toujours munies, sur une de leurs faces, d'une incision très nette. De Wodeman a signalé déjà cette espèce pour Java; mais il en donne des dessins si différents des formes que j'ai obsarvées que, s'ils sont exacts, il faudrait en tous cas en faire une variété différente. Dimensions: Cénobes 4-celluIaires 14 — 22/*. Cellules 5 Va — 10.
Cénobes 7 + 1-cellulaires 20— 32f*. Cellules 7 —11.
Cénobes 11 + 8-cellulaires 26— 40fi. Cellules 5 —10.
Habitat: A, 31 Juillet, 1, 13 et 21 Août, 20 Oct. — H, 28 Août. — B, 27 Sept. — I, 4 et 15 Oct. 06. — 0, 2 Avril 07.
Pediasirum duplex Meyen.
Bibl. : De Wildbman 89, P. 103.
Fig. 514, 515.
Cénobes circulaires, dont je n'ai observé que des types à 32 cellules disposées par 15-)-104"6 + l. Les cellules de la périphérie sont réunies les unes aux autres latéralement sur une portion appréciable de leur pourtour. Leur côté interne est un peu concave. Vers l'extérieur, les côtés latéraux des cellules sont un peu concaves et aboutissent à deux pointes aiguës, mais pas très longues; le contenu vert de la cellule pénètre jusqu'à l'extrémité de ces pointes, lesquelles sont séparées par un sillon plus ou moins large et arrondi. Quant aux cellules des cercles internes, elles sont de forme générale rectangulaire ou presque carrée, mais tous leurs côtés sont nettement et largement concaves ; pas aussi fortement cependant que dans la variété reticulalum de cette même espèce, où la concavité est accentuée à ce point que les cellules prennent une forme en H ou en X. Par suite de la concavité, les celluUes en contact laissent entre elles des méats elliptiques ou subtriangulaires assez considérables. La membrane est à double contour bien net. elle est lisse, le chromatopbore est en plaque; je n'ai pas aperçu de pyrénoïdes.
Dimensions: Cénobes 42 — 47fi. Cellules 6 — 8.
Habitat: H, 28 Août. — D, 2 Oct. 06.
Pediastrum duplex Meyen var. asperum A. Br.
BibL: OeWoj^bman 89, P. 104.
Pig. 516, 517, 518.
La disposition des cellules est à peu près la même que dans le cas précédent; ici aussi, je n'ai rencontré que des cénobes à 32 cellules disposées par 15 + 10 + 6 + 1 ou par 16 + 10 + 5 + 1. Les cellules périphériques ont le côté interne concave; leurs côtés latéraux sont plans ou très peu convexes et les pointes auxquelles ils aboutissent sont par conséquent un peu convergentes et séparées par un sillon un peu plus étroit que dans le cas précédent. De plus, ces pointes sont tronquées et non plus aiguës, et leur membrane est non plus lisse, mais ornée de petits denticules aigus, très peu marqués, mais rendus bien visibles par l'emploi du bleu de
méthylène. Les cellules des cercles internes sont de forme générale quadrangulaire elles aussi, mais unies les unes aux autres par des surfaces plus étendues, de sorte que la concavité intéresse une partie plus restreinte des parois cellulaires; mais, comme ces concavités sont d'ordinaire plus accentuées que dans le cas précédent, il en résulte que les méats intercellulaires sont tout aussi grands et plus arrondis que chez le type. Le chromatophore en plaque remplit toute la cellule (jusqu'à l'extrémité même des cornes tronquées des cellules périphériques) et contient un gros pyrénoide. Ce type, comme le précédent, a des dimensions assez variables. Les échantillons que j'en ai observés sont passablement plus petits que ceux décrits d'ordinaire, et notamment que les formes signalées à Java par De WansMAN.
Dimensions: Cénobe 50 — 70f«. Cellules 7 — 12.
Habitat: C, 20 Oct. 06. — J, 29 Oct. 06.
COELASTRUM.
** Coelasirum cubicum Naeg.
Fig. B19, 820.
Cellules groupées par 8 en deux groupes de 4; ces groupes étant superposés, on n'aperçoit généralement que 4 cellules. Celles-ci sont irrégulièrement sphériques, à contour plus ou moins ondulé. Leurs membranes sont très épaisses et laissent entre elles un méat à peu près carré. Vers l'extérieur, les membranes sont prolongées par 3 protubérances hyalines, courtes, larges, à bord extérieur plan. Chaque cellule contient un chromatophore en plaque et un pyrénoïde. Je n'ai pas vu tous les stades de division, et notamment je n'ai pas assisté à la mise en liberté des jeunes cénobes; je n'ai pu observer que l'accroissement des cellules mères, puis leur division en 4, puis en 8 cellules filles.
Tous les caractères énoncés ci-dessus correspondent très exactement à ceux de C. cubtcum, et, malgré les dimensions plus faibles des cellules de nos échantillons, j'ai cru devoir les réunir sans autre à cette espèce. Gutwinski a cité pour Java un Coelaslrum, mais il s'agit de C. pulchrum Schmidle, qui est fort différent de notre type, tant par la forme que par la disposition des cellules.
Dimensions : cénobes (en diagonale, y compris les protubérances) 30 — 40fi. Cellules (y compris la membrane et les protubérances) 15 — 20/*. Cellules non compris les membranes 9 — 12.
Habitat: 0, 2 Avril 07.
HARIOTINA.
Hariotina reticulata Dang.
Bibl. : Lbmmebmann 32, P. 1 59. (Sub. nom. Cveltstrum reliculalum (Dang.) Lemm.
Fig. 521 à 530.
J*ai rencontré à plusieurs reprises cette élégante espèce, dont Ghodat et Hl'bbr (Voir 9, P. 235) ont donné une description détaillée qui me dispense d'y revenir longuement ici, car notre type ne se distingue de ceux observés par ces auteurs que par ses dimensions généralement moins considérables, les cénobes un peu moins réguliers et d'autres caractères de minime importance. Les cellules sont sphériques et groupées généralement par 4 ou 8 en cénobes, à peu près sphériques également. Elles contiennent chacune un chromatophore et un pyrénoïde, leur membrane est assez épaisse, à double contour bien net. Mnis, ce qui les distingue surtout, c'est qu'elles sont retenues les unes aux autres par plusieurs prolongements hyalins de leurs membranes. Ces prolongements sont localisés sur la moitié externe de la cellule et se correspondent d'une cellule à l'autre, se fixant ainsi bout à bout. Chacune des cellules du cénobe grossit, ses membranes et ses prolongements se distendent, puis elle se divise pour reproduire des cénobes de disposition identique à celle que nous venons de décrire. Ces cénobes filles sont expulsés, mais les
prolongements des cellules mères restent assez fortement fixés les uns aux autres, constituant ainsi une sorte de réseau hyalin, à la périphérie duquel sont retenus les cénobes filles. Ceux-ci pouvant se libérer complètement, il arrive fréquemment qu'on trouve dans le liquide ces sortes de réseaux qui ne sont autre chose que les membranes vidées des cellules mères. La division va se répétant encore et, si les cénobes petites filles restent groupés, ce qui arrive fréquemment, il peut en résulter des familles plus compliquées et à très nombreuses cellules. La complication est surtout accentuée par ce fait que certaines cellules du cénobe se divisent en 2 ou en 4 cellules filles, tandis que certaines cellules voisines forment des cénobes 8-cellulaires et que d'autres restent totalement indivises, produisant ainsi des groupements d'une grande variété, soit par le nombre des cellules, soit par leurs dimensions et leur disposition.
Dimensions: Cénobes 10 — 19/*, cellules 3 — 11.
Habitat: A, 31 Juillet, 1, 13 et 21 Août, 20 Oct. 06.
^'^ SORASTRUM.
**"" Sorastrum indicum N. sp.
Celle espèce m'a paru assez rare; j'en ai cependant eu sous les yeux un
nombre suffisant d'exemplaires pom* pouvoir en faire l'étude. Les cellules sont groupées par 4 ou par 8 en cénobes irréguliers. Elles sont allongées et courbées; leur face externe est assez fortement concave, leur face interne est largement convexe. Les extrémités latérales des cellules sont obtuses. La face concave de la cellule, comme sa face convexe, sont prolongées latéralement et à cbaque extrémité de la cellule par un aiguillon byalin et aigu II existe donc deux de ces aiguillons à chaque extrémité de la cellule courbe. Un chromatophore remplit toute la cellule et contient un pyrénoide souvent indistinct. Chodat (9, P. 235), après avoir décrit 5. spinulosum Nacg., relève le fait que le genre est bien mal connu; cependant, cette dernière espèce a été bien étudiée, mais ses cellules ont une forme toute différente de celle de nos échantillons ; de plus, la disposition des spinules latéraux, les proportions, etc., ne permettent pas une homologie. Comme je n'ai pas trouvé dans la bibliographie de type auquel je puisse rapporter cette forme javanaise, j'ai dû en faire une nouvelle espèce.
Dimensions: Cénobes 15 — 20/*; cellules 10 — 11 sur 6.
Habitat: C, 20 Oct. 06.
HYDRODYCTiON.
Hydrodyction reticulatum (L.) Lag.
Bibl.: De Wuj)biian 89, P. 100.
Fig. 633 à 537.
Je ne veux pas m'arrêter longtemps à cette espèce si connue et déjà signalée à Java. Je l'ai obtenue dans quelques pèches, et j'ai pu l'examiner à tous les stades de développement. Je ne veux relever ici que quelques détails observés dans mes individus et qui peuvent avoir quelque inportance pour l'élude générale de ce type si intéressant. D'abord c'est la grande variété de dimensions des cénobes et des cellules, selon l'âge des individus, et aussi les différences dans la disposition des réseaux. Les côtés des mailles ne sont pas toujours formés par une cellule, mais fréquemment par deux cellules d'égale longueur à peu près, et unies bout à bout. Parmi les autres anomalies constatées, je veux citer encore ce fait, observé à plusieurs reprises lorsque le côté d'une maille était formé de deux cellules: au point de leur réunion, se trouvait une cellule plus ou moins longue, terminée en cul de sac à l'intérieur de la maille, et formant comme le côté avorté d'une autre maille. Peut-être y aurait-il quelque rapport entre ces deux faits et quelque conclusion théorique ;en tirer au point de vue de la morphologie de cette algue. De même le
nombre des pyrénoides : dans les cellules jeunes et courtes, le chromatopbore pariétal ne contient qu'un pyrénoide; dans les cellules âgées, atteignant 50 — 100^, il y en a déjà plusieurs bien définis; enfin dans les cellules mesurant Vj — 1 mm. et plus, le nombre des pyrénoides est immense. N'y aurait-il pas quelque relation entre cette quantité de corpuscules amylacés et les très nombreuses zoospores qui se forment ultérieurement dans la cellule au moment de sa multiplication? Enfin, dans dans les cellules jeunes, et notamment dans celles mesurant 20 — 70^ de long (cbez les cénobes de 5 — 20 mm. de long et de Va — 2 ™iD« de large), j'ai pu voir la membrane, au point de réunion des cellules, curieusement constituée : deux couches hyalines situées dans le prolongement des membranes générales incolores des cellules, et en apparence un peu décollées dans leur partie médiane, et séparées par une troisième couche très mince et distinctement rouge. Cbez les stades plus âgés, cette distinction de trois couches disparait et les deux membranes incolores sont étroitement accolées au point de leur jonction, ne laissant parfois entre elles, quand 3 cellules sont en contact, qu'un très petit méat. Il y aurait encore de curieuses observations à faire sur la distribution géographique de cette espèce, qu'on trouve partout à la surface du globe, dans des stations fort éloignées les unes des autres, et toujours avec des caractères constants. Est- ce vraiment un type excessivement ubiquiste, ou bien a-t-il été introduit accidentellement, peut être par l'entremise des jardins botaniques, comme cela a été constaté pour nombre d autres plantes aquatiques? Je ne puis le dire; cependant, je veux citer un fait qui pourrait jeter quelque lumière sur la question: en Hollande, on trouve H. reliculalum en quelques stations, et en particulier, comme j'ai pu le constater, au jardin botanique de Leyde, dans un petit étang où se déverse l'eau de la serre à Viciaria regpi, et seulen^ent en un point où l'eau est toujours assez chaude, et où l'algue prend alors un développement si considérable que l'eau en est toute verte et qu'en y introduisant la main, on sent quelque résistance produite par l'enchevêtrement des très abondants et très grands cénobes. Des observations méthodiquement groupées et des expériences de cultures seraient du plus haut intérêt.
Dimensions: cellules de 25 — 2000/* et plus, sur 8 — 220.
Habitat: i, 12 Oct 06.
CHARACIUM.
* Characium longipes Rab.
Fig. 538 à 544.
Nos échantillons doivent bien appartenir à cette espèce, et je ne pense
pas avoir eu affaire à des algues filamenteuses fixées, dans les premiers états de leur germination, comme j'en ai rencontra souvent dans mes différentes pèches; ici, la forme et les dimensions sont trop constantes, et, quoique j'aie bien cherché, je n'ai pu trouver que des éléments unicellulaires ou peu divisés (tout au plus en 4 cellules) et aucune division ou allongement pouvant faire prévoir la formation ultérieure de filaments. J'ai conservé le nom de Chnracium malgré l'opinion de BoRzr et d'autres qui voudraient rattacher C. lonrjwes au genre Characiopsis, appartenant à un tout autre groupe. Mais la connaissance de ces formes est encore trop peu avancée et j'ai gardé l'ancien nom, d'autant plus que des autorités algologiques n'admettent encore le genre Characiopsis que parmi les genres douteux. Mes individus sont très distincts de C. onxithocephalum A. Br.; par contre, leur forme et leurs dimensions rappellent bien C, longipes que Lemmermann a cité déjà à Sumatra. De Wil^»eman ne signale à Java que C. minulum A. Br.
Les cellules ellipsoïdales, fusiformes, sont portées par un pied droit ou un peu sinueux, très fin, hyalin, presque aussi long que la cellule elle-même, et dilaté à sa base en un petit bouton par lequel il fixe la cellule. Celle-ci, en son sommet, est prolongée par un épaississement de sa membrane, hyalin, peu développé et obtus. La membrane a un double contour bien net; le chromatophore, en plaque découpée, contient un pyrénoïde. Les stades de division surtout caractérisent ces individus comme des Charncium et non comme des états jeunes d'algues filamenteuses: une membrane transversale se forme, puis, dans chacune des deux cellules filles, apparaissent de nouvelles cloisons transversales. Par suite de l'allongement des cellules filles, les membranes peuvent devenir un peu obliques; je n'ai malheureusement pas pu observer de stades ultérieurs et notamment l'expulsion des produits de la division. Chacune des cellules filles contient un chromatophore en plaque et un pyrénoïde.
Dimensions: Pied 14 — 27/*. Cellule 18 — 37 sur 9—11. Terminaison hyaline de la cellule 2 — 3f«.
Habitat: D, 2 Oct. 06.
** Characium Sieboldi (P) A. Br.
Pig. 545.
Je suis loin d'être certain que nos échantillons puissent être rapportés à cette espèce, car je n'^n ai trouvé que deux ou trois exemplaires et tous au même stade de développement: au moment où, à l'intérieur de la cellule, se sont formées des spores arrondies. Ce stade est tout identique à certains
états de division que les auteurs ont attribués à C. Sidmldiy et, comme la forme de la cellule mère concorde aussi, (allongée, elliptique, obtuse, atténuée à la base, mais sessile), j'ai cru pouvoir réunir ces formes, avec beaucoup d'incertitude il est vrai.
Dans Tutricule formé par la cellule mère étaient 8 cellules sphériques avec un chromatophore en plaque découpée; je n'ai pas pu me rendre compte si ces éléments possédaient ou non â cils, ce qui m'aurait permis d'affirmer avec moins de doute l'attribution de mon type au genre Cliaracium.
Dimensions: cellule mère 40/^ sur 20. Cellules filles 7 — 8.
Habitat: I, 4 Oct. 06.
PLEUROCOCCOIDES — PLEUROCOCCACEES.
PLEUROCOCCUS.
Pleurococcas vulgaris Menegh.
Bibl. Dk WiLDRMAïf 89, P. 109.
Fig. »46 à BBl.
J'ai placé sous ce nom des algues à cellules généralement arrondies, bien vertes, isolées, ou groupées en masses, ou formant des filaments plus ou moins irréguliers. Je me hâte de le dire, j'ai laissé de côté la plupart des éléments arrondis, isolés, que j'ai rencontrés dans mes pèches, car ce groupe est un véritable chaos que je ne compte pas tirer au clair; j'estime, avec Chodat, que c'est d'ailleurs impossible de le faire sans avoir pu suivre les stades de développement et sans avoir fait de cultures. Parmi toutes ces formes, avec ou sans gelée, avec ou sans pyrénoïdes, il peut y . avoir, outre des Pleurococcacées, des stades de Protococcacées, de Palmellacées, des éléments immobiles de Volvocacées, des sporanges de diverses algues filamenteuses; et, comme je n'ai pas encore réussi les cultures pures qui m'auraient permis, à défaut des caractères cellulaires, de débrouiller cet ëcheveau, je n'aurais pu qu'émettre des suppositions et décrire des espèces plus que problématiques. Cependant, dans une de mes pèches, j'ai trouvé des échantillons qui m'ont paru représenter divers stades de Pleurococms, et, comme ils possédaient des pyrénoïdes bien distincts et constants, je les ai attribués à P. vulgaris, malgré certaines divergences de peu d'importance. La variabilité de cette espèce est extrême et fort intéressante. Je renvoie le lecteur qui voudrait en connaître les détails aux recherches de Chodat. (Entre autres 9, P. 278). Les cellules que j'ai observées étaient fréquemment isolées et de forme sphérique. Leur membrane était à double
contour bien net, leur chromatophore plus ou moins régulièrement découpé et leur pyrénoïde assez gros. Ces cellules se divisaient d'abord par 2, puis par 4» soit sur un plan, soit en tétraèdre, puis par 8 ou plus, constituant de petites masses plus ou moins régulières de cellules plus ou moins fortement agrégées. Comme j'obtenais en partie ces individus en raclant le mur fréquemment sec du bassin cimenté, la présence de ces formes pulvérulentes s'explique, selon les théories de Chodat. Dans la même localité, mais dans Teau, les états filamenteux pouvaient se rencontrer, plus ou moins réguliers, et en effet j'ai pu, dans les mêmes pêches, trouver des cellules en filaments de grandeurs et de dispositions variables, mais évidemment dépourvus de la régularité des algues filamenteuses plus étroitement adaptées à l'élément aquatique. Une de mes formes rappelait celle que Chodat représente à propos de P. IS'aegelii Chod. (9, fig. 196 H). J'ai eu des stades assez analogues à ceux décrits par ce même auteur (9, fig. 194), et considérés par lui comme thalles de P. vulgaris en voie de sporulation. Enfin, un de mes exemplaires pourrait être un stade Ilonnonla de Pleurococcus ayant quelque rapport avec ceux observés par Chodat; ou bien n'est-ce peut-être qu'un stade filamenteux partiellement vide dont deux cellules se seraient divisées l'une en 4 cellules disposées en thalle quadrangulaire, l'auti'e en 4 cellules disposées en thalle filamenteux? Je le répète, des cultui*es pourront seules élucider les points que je ne fais qu'effleurer. De Wilbeman a déjà signalé pour Java des formes 1 — 4 cellulaire de P. vulgaris.
Dimensions: Cellules de S — 10/a.
Habitat: A, 13 Août 06.
FLAGELLEES.
Je ne m'arrêterai pas aux espèces de ce groupe, car je n'ai eu à ma disposition pour les déterminer qu'une littérature très insuffisante et qu'un matériel de comparaison très incomplet. Aussi, je ne fais que signaler en passant quelques-unes des nombreuses formes que j'ai eues sous les yeux, et notamment celles qui m'ont paru le plus curieuses et je leur ai attribué le nom qui me paraissait le plus approprié, sans vouloir considérer du reste mes déterminations comme définitives, et sans entrer dans le détail de la description et de la classification. J'ai relevé déjà l'intérêt qu'il y aurait à étudier de façon un peu complète les diverses Flagellées et Péridiniacées de Java.
EUGLENACEES.
EUGLENA.
Euglena deses Ehrb.
Bibl.: Db Wildeman 89, P. 43.
Fig. B5â à 556.
Cellule d*ordinaire bien verte, fréquemment rouge ou violacée par Thématochrome quand elle a séjourné quelque temps au soleil. Si le pigment rouge est peu abondant, il est localisé dans la partie postérieure de la cellule. Celle-ci est allongée, ellipsoïdale, obtuse, arrondie à Tavaiit, passant insensiblement à Tarrière en une pointe hyaline et aiguë. Dans un faible sillon antérieur est fixé le cil vibratil et, près de la base de celui-ci, dans une partie hyaline de la cellule, se trouve le stigma rouge circulaire. La membrane est assez mince, ornée de fines striolations spiralées. La cellule se déplace non seulement par le mouvement oscillatoire du cil, mais aussi par des contractions du corps qui se renfle dans sa partie médiane, jusqu'à devenir à peu près sphérique, et s'étire de nouveau assez rapidement. Le paramylon est sous forme de corpuscules hyalins arrondis ou allongés épars dans la cellule.
Dimensions: les cellules allongées mesurent 65 — 85f* sur 15 — 20.
Habitat: F, 24 Août 06. — C, 27 Sept. 06.
*** Euglena angusta N. sp.
Fig. 557, 558.
Je n'ai pu apercevoir les corpuscules de paramylon de cette petite espèce, de sorte que je ne puis en donner une description complète, ni affirmer l'exactitude de ma détermination. Les cellules sont longues et très étroites, leurs membranes très minces, le chromatophore remplit un peu plus de la moitié de la cellule, les parties antérieures et postérieures étant hyaUnes. Dans la partie antérieure, obtuse, est un stigma rouge, la partie portérieure est aiguë; je n'ai pas aperçu le cil vibratil. La cellule se meut en se contournant sur elle-même en spirale, puis en renflant sa partie médiane verte jusqu'à la rendre plus large que longue; les parties antérieure et postérieure ne participent pas, ou très peu, à cette contraction du corps.
Dimensions: cellules de 50 — 60(a sur 5.
Habitat: C, 20 Oct. 06. — G, 15 Nov. 06.
PHACUS.
Phacus Pieuronectes Nitzsch.
Bibl.: Db Wildeman, 89, P. 44.
Fig. 559 à 562.
Cette très jolie espèce se compose d'un corps discoïde ou un peu plus long que large, généralement régulièrement elliptique, quelquefois un peu ovoïde, un peu plus large dans sa partie postérieure. Dans un sillon antérieur assez marqué se trouve le cil vibratil. L'extrémité postérieure est prolongée par une pointe hyaline, aiguë, plus ou moins longue, droite ou un peu courbée. Vu de profil, le corps est aplati; il est doué d'un mouvement très faible qui le fait se contourner un peu sur lui-même. Sa membrane est assez épaisse, ornée de stries longitudinales très nettes. Chromatophores nombreux, petits et elliptiques. Le sligma antérieur est très gros, circulaire ou irrégulièrement lobé. Paramylon en disques de différentes dimensions. J'aurais du peut-être séparer comme variété une petite forme que j'ai rencontrée dans une de mes pêches, et qui joignait à de faibles dimensions une forme ovoïde bien marquée et une pointe courte et courbée.
Dimensions: 55 — 60/* (non compris la pointe) sur 30 — 45. Pointe 12 — 26. Petite forme: cellules de SOfi sur 20, pointe de 5.
Habitat: E, 18 Août 06. — J, 12 Oct. 06. — M, 23 Mars 07.
*** Phacus helicoideus N. sp.
Fig. 563.
Cette espèce immense était très abondante dans une des localités étudiées. La cellule est très allongée en ruban spirale, arrondie en avant, à peu près d'égale largeur d'une extrémité à l'autre; elle est munie, à sa partie postérieure, d'une assez longue pointe hyaline et aiguë: la membrane est mince et garnie de stries très fines, très serrées, difficiles à distinguer. Dans une petite zone hyaline antérieure est un gros stigma rouge. Le corps est susceptible d'un faible mouvement: il tourne sur lui-même et progresse à la façon d'une vis. Le paramylon est sous forme de bâtonnets hyalins longs et étroits, au nombre de 8—10.
Dimensions: longueur 240 — 530fi sur 40. Pointe hyaline 36 — 40, bâtonnets de paramylon 25 — 50 sur 4.
Habitat: F, 29 Août 06.
*** Phacus acutissimus N. sp.
Fig. 564.
Longues cellules étroites, fusiformes» terminées en avant par un bec hyalin, subaigu, avec un gros stigma, en arrière par une longue et étroite pointe hyaline très aiguë; la membrane est mince, le corps est dépourvu de mouvement propre. Environ 6 gros bâtonnets hyalins de paramylon.
Dimensions: longueur lâ5ft largeur 10, pointe 40.
Habitat; D, 20 Sept. 06.
J'ai rencontré des formes que je n'ai pas voulu décrire sous de nouveaux noms, n'ayant pas pu en observer un nombre suflisant d'exemplaires; mais je les laisse provisoirement réunies à celte espèce, dont elles sont en tous cas très voisines. Peut-être faudra-t-il, dans la suite, les considérer comme des variétés distinctes de P. acutissimus, peut-être même comme des espèces spéciales, ou bien pourra-t-on les ramener à d'autres types déjà connus. L'une est très étroite, cylindrique, prolongée en avant en un bec étroit, hyalin et obtus, muni d'un stigma circulaire bien net, en arrière par une pointe hyaline, très fine et très aiguë; 4 — 5 bâtonnets longs et étroits de paramylon. (fig. 565).
Dimensions: longueur 65/*, largeur 5. Pointe 8 — 10, paramylon 10 env.
Habitat: M, 23 Mars 06.
Une autre avait à peu près les mêmes caractères, mais elles était plus grande, sa partie postérieure était moins fine et moins aiguë; 6 — 8 corpuscules de paramylon en bâtonnets, (fig. 566).
Dimensions: longueur 86/*, largeur 8. Pointe 10, Paramylon env. 10.
Habitat: M, 23 Mars 06.
Une troisième enfin était beaucoup plus largement fusiforme, avec, en avant, un bec hyalin, étroit, arrondi à l'extrémité antérieure. Stigma allongé. En arrière, une pointe hyaline très longue, très fine et très aiguë. Unedixaine de bâtonnets de paramylon. (fig. 567).
Dimensions: longueur 85/*, largeur 14, pointe 20. Largeur du bec antérieur 5/*.
Habitat: M, 23 Mars 06.
Ces trois formes étaient privées de mouvement de contraction du corps.
MONADACEES.
♦* ANTOPHYSA.
** Antophysa vegetaii8 Stein.
Fig. 568, 669.
Cette curieuse espèce est souvent considérée parmi les animaux, non
seulement à cause de sa structure, mais aussi et surtout à cause de ses cellules incolores. Cependant elle est revendiquée par les botanistes qui rangent/ les Flagellées incolores, aussi bien que les Flagellées vertes, parmi les Algues, et nous admettons cette opinion en considérant la famille des Monadacées, dont fait partie le genre Antophysa. comme appartenant au règne végétal. Les individus que j'ai examinés ne ressemblent guère a A. vegeians dont je trouve le dessin chez Senn (73, P. 153). Mais il est probable que cette espèce est fort variable, car Leunis donne un dessin de l'ensemble de la colonie très analogue à nos échantillons. Seule la forme des C/ellules ellesmêmes est un peu différente; malgré cela, je crois pouvoir réunir ma forme à cette espèce.
J'ai aperçu souvent à la surface du liquide, surtout quand il avait séjourné quelque temps dans un vase au laboratoire, une sorte de yelum brunâtre, qui, examiné sous le microscope, se montrait constitué d'un enchevêtrement inextricable de filaments bruns. Ceux-ci, dilacérés, apparaissaient comme les supports gélatineux des familles à'AtUophyst. Ces supports, non ramifiés, larges et assez foncés, devenaient, en s'approchant des colonies, de plus en plus minces et de moins en moins colorés, jusqu'à être tout à fait hyalins près de leurs extrémités. Les familles sont plus ou moins régulièrement sphériques, elles sont composées d'un grand nombre de cellules (18 — 60 et plus) et elles se déplacent d'un mouvement rapide, à l'extrémité des supports très flexibles. Les cellules elles-mêmes sont très serrées les unes contre les autres, cunéiformes: plus larges vers l'extérieur; leur côté externe est échancré, et dans l'échancrure sont 2 cils, un long et un court. Les cellules, vues de dessus, sont circulaires. Les colonies se séparent facilement de leurs supports et nagent librement et très rapidement dans le liquide ambiant.
Dimensions: Colonies 20 — 40ft. Cellules 10 — 15p sur 5 — G.
OCHROMONADACEES.
DINOBRYON.
** Dinobryon Sertularia Ehrenbg.
Fig. 570.
Par la disposition de la colonie et la forme des cupules, ce type est très semblable au D. cylindrictim Imhof, dont je ti*ouve une description et un dessin cliez Chodat (8, 1897). Cependant, comme mes individus sont deux fois plus
petits que ceux attribués - à cette espèce, comme d'autre part la forme des cupules, leurs dimensions et leur disposition peut s'accorder à celles de D. Serlularia, comme enfin Senn (70, P. 164) refuse d'accorder grande valeur aux espèces établies sur l'apparence des cupules et l'habitus des colonies, dont la disposition montre, d'une forme à l'autre, des types très variés établissant des passages insensibles, j'ai cru bien faire en conservant tout simplement le nom de D. Sertularin.
Les cellules ellipsoïdales ou fusiformes sont placées au milieu des cupules subconiques, pointues à leur base, puis larges, puis rétrécies au dessous du sommet, lequel finalement s'évase un peu. Les cupules, retenues par 2 au sommet des cupules d'ordre précédent, sont à peine divergentes. La colonie est très fragile, de sorte qu'on ne trouve guère, nageant librement dans le liquide, que des fragments comprenant B — 12 cellules.
Dimensions: Cellules 11 — 15/* sur 7 — 8. Cupules 28 — 35/* sur 8 — 10.
Habitat: 0, 2 Avril 07.
PERIDINIALES.
PERIDINIACEES.
CERATIUM.
Ceratium hirundinella 0. F. MueU.
Bibl. : Lemmermai^n 32, P. 166.
Pig. B71 à 574.
Mes échantillons, sauf les dimensions un peu différentes, sont assez semblables à ceux décrits par Lemmermann et qui furent récoltés par Volz dans la même localité que les miens. Ce sont de grandes cellules séparées en deux moitiés inégales par une rainure transversale. La partie postérieure est allongée, conique, étroite, et obtuse à son extrémité; la partie antérieure est prolongée en avant par deux cornes inégales, disposées de façon variable l'une par rapport à l'autre : droites, ou un peu divergentes, ou un peu convergentes ; ces deux cornes sont sépai*ées par un sillon large où aboutit, sur une des faces, une large et courte rainure longitudinale. Je n'insiste pas sur la disposition des plaques de la carapace; les croquis seront assez explicites. La membrane est ornée de petites alvéoles à contour irrégulier, et très distinctes.
Dimensions: Longueur totale 115 — 145//. Longueur de la partie postérieure 65 — 90. Lougueur de la partie antérieure jusqu'à l'extrémité de la plus longue corne 40 — 65. Jusqu'à l'extrémité de la plus courte corne 28 — 35; largeur à la hauteur de la rainure transversale, 27 — 52.
Habitat: D, 20 Sept. 06.
PERIDINIUM.
*** Peridinium javanicum Y), sp.
Cette espèce possède des cellules ovoïdes largement arrondies du côté pourvu de la rainure longitudinale, plus étroites à l'autre extrémité. Membrane assez épaisse. Large rainure transversale très distincte qui coupe la cellule en deux parties à peu près égales; cette rainure est limitée par des épaississements de la membrane qui, vus en coupe optique, apparaissent de chaque côté comme deux petits tubercules. Il en est de même pour la rainure longitudinale. En outre, l'extrémité étroite de la cellule est munie d'un épaississement hyalin, large, court et tronqué; l'extrémité arrondie possède encore deux petits épaississements formant sur la marge deux petits tubercules hyalins obtus.
Dimensions: Cellules de 25 — 25/* sur 19 — 21.
Habitat: A, 13 Août 06.
*** Peridinium javanicum Bern. var. tjibodense N. var.
Fig. 677, 578.
D'apparence générale très semblable au type, cette variété s'en distingue cependant par le fait que la rainure longitudinale est plus large et que la cellule est en général plus longue et plus étroite; en outre, sa moitié étroite est presque conique, ses parois latérales étant à peu près rectilignes et non convexes, comme dans le cas précédent. Du côté arrondi de la cellule, au lieu d'avoir deux petits tubercules obtus latéraux, la marge n'a qu'une seule petite pointe hyaline, médiane et très aiguë. Pour le reste, il n'y a guère de différences.
Dimensions: Cellules de 26 — 28a sur 17 — 19.
Habitat: F, 29 Août 06. — C, 20 Oct 06.
BACCILARIALES.
DIATOMACEES.
J^a^ais rinlention, quand j*ai commencé l'étude de ces algues, de faire porter mes observations également sur le grand groupe des Diatomées, dont j'ai pu voir, dans mes diverees pêches, toute une variété de formes très curieuses et sans doute toute une série de types nouveaux; mais, comme je l'ai dit, cela m'aurait entraîné trop loin et c'aurait été un travail trop considérable de me mettre au com*ant de la bibliographie et de la systématique de cette famille. Du reste ici, il n'est pas aussi nécessaire que chez les algues vertes, plus délicates, d'observer du matériel vivant; les caractères distinctifs des Diatomées sont tirés, pour la plupart, de détails de forme et de structure des membranes, lesquelles, étant siliceuses, se conservent fort bien dans les divers fixatifs; le matériel fixé pourra donc être étudié par un spécialiste avec presque autant de succès que du matériel frais. Aussi ne m'arrêterai-je pas aux très jolis et très nombreux GomphonemOf Pleurosigma, Navicula, etc. que j'ai aperçus. Le lecteur trouvera des renseignements dans la liste publiée par Leuduger — Fortmorel (33) et dans les travaux de De WiLDEMAN (85, 89). J'ai tenu cependant à citer ici un type très intéressant qui n'avait pas encore été signalé, que je sache, à Java.
♦* TERPSIHOE.
** Terpsinoemusica Ehrenb.
Pig. 579, 580.'
Cellules, vues de face, carrées ou rectangulaires, avec des septa incomplètes transversales et longitudinales, et de curieuses formations membraneuses, renflées vers l'intérieur en forme de crosses, et qui sont au nombre de 4 à chaque bord apical de la cellule, les deux médianes étant plus longues que les deux latérales. La membrane est ponctuée, et assez épaisse. Les cellules sont réunies les unes aux autres en chaînes souvent très longues, par leur large côté; elles peuvent se séparer, restant longtemps unies par leurs angles, et formant ainsi des chaînes en zigzag. Quant au contenu cellulaire, il rayonne autour du noyau, du centre vers les bords de la cellule, en longues traînées protoplasmiques rendues visibles par une quantité de chromatophores bruns, petits et elliptiques. De profil, la cellule est aplatie, ses membranes sont fortement ondulées.