RAT
TABLE DES MATIÈRES
HI, — Le syndicalisme révolutionnaire. comme mise en valeur des qualités morales des producteurs. Immora-
. lité de la paix sociale . Moralité de la violence . . ... 93-101 IV. — Le problème de l'éducation. Critique de l’éducation classique. Nécessité d’une éducation technicoprofessionnellé 545.1... SR 101-106 V. — Exaltation du travail et des travailleurs . . . . . 106 110 Section Troisième.— Les préoccupations morales chez les militants syndicalistes . : . . à . à à: .. . . 110-122 I. — En quoi les militants s'opposent aux théoriciens s sur le terrain des questions morales . . . . . . . . 111-116 PDP ODA EURE LP . à à à à con ee » 111-1143 RAR ADO PR TS RÉ UCS à ce tsmeyra 113-116 IT. — En quoi les militants donnent une place aux préoc- ÉCRAN HOT Men NS NE ES. à tie 116-122 eu Un en au ut 116-117 2° Honnétetéiqu sabotage. bus; mrlomtel te 117-118 30 Réaction contre le fatalisme social et croyance à l'efficacité de l’action volontaire de l'individu libre. 118-121 Analogie sur ce point des idées des théoriciens, des mulitants-et de Proudhon 1... «nu. #5 121-122 Comment cette croyance est un facteur puissant pour le développement moral de la classe ouvrière . . . 122 C&aaPirRE Il. — Conceptions économiques et sociales. . 123-243 FE = Critique de l’ordre actuel . . . . . . . : . . . . 124-143 DCCHORBETONMETE. TOUS Len à «+ se 124-136 TCribiQuedet bOUTGebiste ee OL. à sr 124-129 Damon A RENE MINI NET PR ns NME rate 124-127 Décomposition et disparition prochaine. . . 127-129 PORCTUIQUETUICODITUSME NN D 0129150 SONOTITIQUEMELlDIPTOPIMELÉDILUCC EN CIE 130-131 40 Critique du libéraiisme économique . . . . . 131 a) Fausse notion de la liberté … . . . . . . . . . . 431-133 b) Méconnaissance de la solidarité . . . . . . . . . 133-134 c) Méconnaissance du rôle de la justice en économie : VAE OU DER ea une ere umafheprss qe s 0 134-136
x TABLE DES MATIÈRES
Section Deuxième. — Le Syndicalisme révolutionnaire. 137-443
SR PORTO OISE RTS CRETE ee . 137-444 a) Absence d'énergie et décadence morale. . . . .. 137-138 b) Vie urbaine, vie rurale, vie industrielle, . . . . . 138-139
c) Nécessité d’un réveil de la bourgeoisie . . . . . . 439-4414
20 Capitalisme 0. ONE 141-143 Valeur historique du capitalisme. . . . . . . . .. 141-142 Le syndicalisme est son héritier direct . . . . . .. 142-143
Pas de critique juridique de la propriété privée ni du libéralisme économique.
II. — Critique du Socialisme . . . .. PRE TE ET MA < 144-174 Section Première. — Proudhon. . . ....... .. 144 155 Idéal différent. Conception différente des moyens de Péalisation ms en SR , + 144-145 A) Propriété: privée. NN, ONE 146-148 Il faut la maintenir en supprimant ses abus. , . . . 146 Action de la propriété sur elle-même. . . . . . .. 147 Actiontdes'institutions. "ONE RRr 148 b),Concürrence".", CU PRE ER 148-150 I faut la maintenir en la dirigeant par le principe AUIUCT STE ER ES PER ENN ES EER 149 6) Fiat CE PE EN SRE ES RPM TER 150-151 SCCDHCISME Cl défiance EE 151 C)ASSOCIQLON TE RS ste EEE Critique... 28 SR RS 151-154 En quelle mesure Proudhon admet l'utilité et le rèle du groupement volontaire... . | 154-155
Section Deuxième.— Le Syndicalisme révolutionnaire. 153-174
lo Critique des socialistes utopistes . . . . . . .. 155-159 FOUTIEN 2e 8 SEAT ARR DR 150-107 DAÏNESUNON Se NN ET on 101-100 Les utopistes du xxe siècle. . . , . . . . 158-159
20 Critique durguestisme te DONNER 159-167 Le guesdisme comme exaltation de l'Etat . shret Guerre 166 a) Critiye du but poursuivi par les guesdistes. . . . 160 b) Critiqué des moyens qu’ils préconisent. . . . . : 161
TABLE DES MATIÈRES
Le but de la Révolution et les moyens à employer,
selon les syndicalistes. 2%. !. 462
DJRÉdueeonire J'Rtat® M eue ET, . . . 463-165
__ b) Action syndicale et grève générale. . . . . . . . 165-167
30 Syndicalisme et Marxisme. . . . . RS it. 167-174
Les erreurs et les lacunes du marxisme. . . . . . . 168 Absence de notions positives sur les moyens de réali-
RO UOR 168 Pan eUfOpie. CS RE de 169 Absence de compléments à la théorie de la lutie des
CASSCS EE hr 169 Etroitesse d'esprit des marxistes hortodoxes. . . . . 170 L'interprétation bernsteinienne du marxisme . . . . 174
Comment le syndicalisme révolutionnaire précise et et fortifie les deux thèses essentielles du marxisme. 172-174
TE UE OSSI EE RE 5 : 173 g PCA LAS CLOSE LES es nn au : 174 Respect des syndicalistes révolutionnaires pour Marx. 174 ' II. — Critique du réformisme politique . . . . . .. 175-194 | Section Première. — Proudhon. . . . . . .. .... 115-184 ë Défiance de l'Etat : do Motifs . . . . . . . . . . .. 176 Contradiction inhérente à l’action de l'Etat . . . . . 176 OR RL ER RR ire L rS mo SS n ee 177-181 Critique des illusions démocratiques : &) plébéianisme 177-179 D'RENAIVIQUAHS OR 179-180 : CES DO US DAS RER ET. 180-181 SOC ONSCTUCTNCES EE ER CG 0 - 181-184
a) Indifférence aux controverses politiques et constitutionnelles : attitude en 1848 et 1852 . . . . . . 182-183
b) Scepticisme à l’égard des réformes gouvernementales : supériorité de l’action directe et spontanée . 183-184
Section Deuxième. — Le Syndicalisme révolutionnaire. 184-194 a) Critique du socialisme réformiste. . . . . . . . 184-187 C’est un parti parlementaire . . . . . : . . . . . 185
Conséquences : 40 Incompréhension de la lutte des EC TONER ER MONT Re er RS af 185
XII TABLE DES MATIÈRES
20 [ncompréhension de la violence prolétarienne. . . 30 Indulgence coupable à l'égard des utopies. . . . . 40 Méfiance des organisations ouvrières. , . . . ef
ô} Critique du-solidarieme 4 7 1000 0, 40 Critique de l'idéal de paix sociale . . . . . .. 20 Critique des moyens employés : la paix sociale
alimente la lutte des classes. . . . . . . . . ..
ec) Critique. de.la démocratie. RERO Le syndicalisme révolutionnaire comme réaction contre la dégénérescence démocratique . . ë Minorités conscientes et Majorités réfractaires. . . .
JV. — Anarchisme et Fédéralisme. . . .. rire
Controverses sur l'anarchisme de Proudhon. , . . .. et sur l’anarchisme des syndicalistes révolutionnaires.
Nécessité d’une étude directe des textes. . . . . . ..
Section Première. — Proudhon. .
Evolution de ses idées positives sous l'influence des faits
A) Premier Système . :
Conciliation de la justice re d. de en liberté
absolue grâce à la constitution d’un droit économique. L — Prépondérance des questions économiques sur
les questions politiques. . ... . . . . .. =...
Importance croissante des problèmes économiques. .
Proudhon comme ancêtre du matérialisme historique.
un droit économique.
Rejet de l'intervention de l'Etat pour assurer le règne de.la justicé . . . . . sr Re dote RE LR Rejet de l'espoir d’une arts des rt tes humaines vers l’altruisme fraternitaire . . à Nécessité d’édifier une science économique ie imprégnée de relativisme et basée sur la Justice . IT. — 4 spect général de la Société révée par Proudhon 10 Marche automatique de la société sans aucune intervention gouvernementale , . aie 20 Généralisation du contrat comme mode de rapports
TABLE DES MATIÈRES
sociaux : identification du libre contrat et du juste
contrat A ne itaens dstaine 0214-2#2 2 30 L'organisation de la. odhoier- : ptite Srobrtole » EE foncière, compagnies TOUS ER 242 214 74 : PÉes Atrengations AE NS NAN ER PE à 244-293 É 40 L’anarchisme conçu comme mythe ou conee idéal IÉréalsable ne SUN DS RENTI nn CT 15-216 2 L'idée fédéraliste comme compromis entre le prin- > cipe d'autorité et le principe de liberté . . . . . . 216-293 a) Fédéralisme Politique. 548 nat. 4 219-220 “ - + Changements que son introduction entraïinerait FA É le régime politique de la France . . . . . . . . . 219 É Contrat Social et Contrat Fédératif. . . . . . . de 220 << b) Fédéralisme Economique . . . . . le 220-293 a Comment il résout la question sociale en assur ant le “4 règne de la justice sans porter atteinte à la liberté. 221 À Proudhon ancêtre du fédéralisme contemporain .. 222 À Section Deuxième. — Le Syndicalisme Révolutionnaire . 223-231 F I. — Individualisme et Fédéralisme dans l’organisation a fyadenle actuelle. <a Era :, . . 223-226 A II. — Individualisme et Fédéralisme dans les vues 4 Hart Tr 226 Les = Le travail libre He la société He PES era. 226 Ë 10 Les Théoriciens : interprétation mythique du fédéra- MS SDEOMATONICE MN CEE 6". 220 229 hi CRUE AT DUT ET ee ee co en + « DJ 201 F HO EMI ER RSA EN NN. … ... 201-299 ë DÉTAYATLEDLD EC e à Vi à Ne» 231 à Consonmmationibre EE TR 232 | Plus de gouvernement. . . . re ne ao b) Le livre de MM. Pataud et Pouget | x re . 233-237 40 Substitution du règne du contrat au règne de la tôt. 233-234 20 Production sans contrainte . . . . . re 234
4 30 Consommation libre pour les objets ae première HÉCESSILE NL ce 235 | Opmtiisme basé sur la Pit Fe 4 lu on 236
XIV TABLE DES MATIÈRES
Section Troisième.— Proudhon et les Syndicalistes Révo-
Il. — L'anticléricalisme de Proudhon.
lutionnaires sont-ils des anarchistes : . . . . . . 247-243 En quoi Proudhon et les syndicalistes révolutionnaires s'opposent à l’anarchisme Stirnerien . . . . . . . . 238 PréoCCUPatiOns MOrAleS EE RE 238 Critique de l’individualisme atomistique et sffenation de la réalité de l'Être Social... . «2 "M, 239-240 Comment ces caractères ne les empêchent pas d’être ARATChISTES 004 Er PARENT EME CPE 244 Différences entre ohieiue proudhonien ét and chisme syndicaliste. . 242-243 DEUXIÈME PARTIE Les Oppositions.
CHAPITRE PREMIER.— Divergences d’ordre philosophique 247-326 Section Première. — Le Rationalisme Proudhonien . . 248-288 I. — L'Idée de Justice et son rôle dans le monde. 249-266 19 Justice, sympathie, charité . . . . 249-253 a) La justice estune force sentimentale en ne re qu'une idée intellectuelle DE . 250-252 Elle est le fondement de la cohésion ME CEE 252 b) L’idée de justice est la loi de l’univers. . 253 20 Conséquences de cette théorie. ÈS: 253 l'inégalité entre les hommes comme fait nue 253 Conformité entre le droit et l’économie . k 253 La conception proudhonienne de l’histoire 254-266 a) L'histoire comme science. E 254-256 b) La marche progressive vers la justice 256-227 Les révolutions conçues comme des HO ne mouvement constant . 5 9 257-259 Les reculs expliqués par l’action ue 4 Do arbitre humain. . 259-262 Proudhon et le Ho rietisiie one 262-266
TABLE DES MATIÈRES
Proudhon anticlérical par anarchisme, par moralisme,
; par rationalisme . Er ho MES Mirti te . 266-287 40 Critique de Pidée br. Un entre Ja j justice et la LÉ HBLON Per eee M Re LÉ tm 40 267-270 20 L'utilisation rationaliste de la religion ; la religion comme expression mythique de la justice; la rationalisation des concepts religieux . . . . . . . . . n , 270-273 e . HE — Scientisme et Posilivisme. . .". .". . . . .. | 213-218 Confiance de Proudhon en la science. - :.. © : . . . 274 Défiance à l égard de la métaphysique. L Absolu incon- 4 RE ns ne ue co et Lee 274-276 à | Proudhon et Auguste Comte. 7", rence 0276-2718 E- IV. — Opinions politiques . Re OL raie ne 19 Proudhon démocrate et républicain . , . . . . . . 2179 282 | Egalité politique et égalité économique. . .. 279 280 = Les obstacles actuels au fonctionnement normal + È " régime démocratique . . . . MS A LR 280-282 : 20 Proudhon patriote : raisons . es de son patrio- . SR à de Doi ed ue CN 204 V. — La Justice comme fondement de la morale. . . . 284-287 É Morale naturelle, perfectible, rationnelle . . . . . . . 284-285 | Proudhoneble sentiment." 7 re 286 Le couple conjugal comme organe de la Liste is - 287
#Wy sl
Section Deuxième. — L’antiintellectualisme syndicaliste 288-326
Opinion de M. Sorel sur la philosophie pragmatiste et
sur la philosophie bergsonienne. . . . . . . . . . . 288-290 RC QUE LU OL IONLISIN CR RON 200-509 AE ÉCAE, u D 5 0..400-299 Critique de la ne ha geoise 7. . SOCCER 291 4o Formalisme et abstraction. . . . . . . . . . . 291-294 La religion de la science et ses prétentions excessives . 292 Régions claires et régions obscures. . . . 293 La conception bourgeoise de la science et A tes ÉRTR DIET RAS DS et à vu MO DU AR va se 294 DOS UP TILLONISIM EN ALLÉE 295 299
Confusion du praticien et du PU 21e de SAME ER 296
XVI TABLE DES MATIÈRES Séparation de la science bourgeoise et du réel. . . . . 297 Théorie de M. Sorel sur la valeur de la science 298 PB} Le Profs RE NET SRE 299-303 Critique de la doctrine bourgeoise + progrès . . 300 La notion de progrès dans son évolution au xvur, au xixt et au xxe siècle. . 301-302 Le progrès au sens socialiste. . . . . . . . 303 I. — L'utilisation syndicaliste de la philosophie nouvelle. aa de ets CRD ON US Jd 49 Les idées baies : assimilation de l'Etat et du concept; nécessité de les « transcender » . . . 305-307 20 Vues économiques et sociales. ; . 307-309 Le producteur comme antithèse de re 308 La scission comme cendition d’une pensée vraiment libre. 308 Instinct, intelligence, intuition. . 309 30 La tactique. . 309-314 Théorie des mythes. 310 Ses attaches bergsoniennes. é 311 Valeur du mythe de la grève g ne ; 312-313 Ouvrier français et ouvrier allemand. 314 UT. — Maté ialisme historique et Syndicalisme Révolutionnaire . . 314-324 Insuffisance de la Sie leu ete pour nie quer l’évolution historique. ù . . . «+ 314-315 Adhésion des théoriciens alla tes au malo lee historique . ER EU 316 L'interprétation qu : en ont en 10 Le matérialisme historique est compatible avec la morale . 318 319 20 Matérialisme historique et libre arbitre. 319-322 Le marxisme et l’action. : 319 Les commencements absolus en histoire 320 Fatalité capitaliste et liberté ouvrière. ; 321 30 Economie et Idéologie : importance TU de l'économie ; autonomie relative de l'idéologie . 323-324
Conclusion. — Constatation d’une opposition philosophique fondamentale entre Proudhon et les théoriciens du
syndicalisme révolutionnaire.
Pourquoi,
malgré cer-
TABLE DES MATIÈRES
taines apparences, Proudhon ne peut être considéré comme un précurseur des philosophies modernes de l'action. Proudhon ramène l’action à l’idée et subor-
donne l4 pratique à la théorie. . . . . re | 324.326 CHAPITRE IL, — Divergences de vues économiques et BOCIAIOSS Eee 4 ET EN AO 327-389 Section Première. — Proudhon . . . . . . . . . . . . 328-365 L — but final: ::.. US Vo CU 328-346 ù 40 Caractère conciliateur de l'idéal proudhonien . . . 328-337 Synthèse et'balancement.#. :-:..... «ee 127 829-390 # Le Socialisme comme conciliation des antagonismes D. DR US es te 331 La disparition des classes en régime socialiste. . . . . 332-337 a) Nécessité d’une alliance du prolétariat et de la bour- É geoisie pour effectuer la Révolution. . . . . . . . . 332-335 b) Leur résorption dans la classe moyenne . . . . . . 335-336 Proudhont@petit DOUTBEDIS DER 337 AP Caractère ODULMAISTE mx bille ae os ete 337-346 4) La fhéorie du droit dela forces. 31. ere: 338-343 | La guerre comme objection à la théorie optimiste de | léROOmSDOIRIé Ds ce sd Aer ni TUE ore 338-339 œ Réponses : {0 Disparition prochaine de la guerre . . . 339-340
2 La guerre est une constatation du droit de la force . 340-343 b) Inéluctabilité et facilité du triomphe de la Révolution. 343-345
Loliene qu'elle na lnRera MS EN: me 7 y +. à 345 Vie calme et mort douce. . . . . . CAT EE RTE Re 346 RRENC OL TORRES SN OMR RENE US PT À à 346-359 ÉPOUNONELCLOLINIS ER RE 347
La lettre à K. Marx et les raisons de la répudiation de la tactique révolutionnaire. . . . . . . . . . . + . 348-350
Conséquences du légalitarisme de Proudhon :
a) Restrictions au droit d’insurrection : il est refusé à
la minorité contre la majorité. . . . . . . . . . . 850 352 Le droit de résistance légale : Proudhon en relie la pratique. . . . PTE NT RS rte à 351
b) Négation du droit de OTÉUC RER en tre . . . … 352-359
XVIII TABLE DES MATIÈRES
4° Réfutation des arguments invoqués en faveur du
Ce qu'est le pessimisme : faiblesse naturelle: déterminisme social ; marche à la délivrance. .
dueit. de grëve . :.. : . . .. ce RE .. 353-355 a) La coalition est une forme d'association . . . . . . 353 Réponse : elle est contraire à la liberté commerciale. . 354 b) Elle est l'exercice collectif de droits individuels . 354
Réponse : ces droits deviennent illicites du fait de l’exersicecolectiis +2, 2. ; FE RP 355
c) L’interdiction du droit de grève pèse plus lourdement sur les ouvriers que sur les patrons . . . . . . . . 355 Réponsestle fait est inexact. "ee 355 20 Critique directe du droit de coalition . 396-399
a) Nécessité d’un régime identique pour toutes les ou VON TT De, MS ES DCE CEA 356
Ce régime doit être Paterdieton parce que la AP un ferment de guelre CIO PR EE , 357 b) La grève est inutile et dangereuse pour les ouvriers . 358 IL. — Moyens : . . . . 359-365
19 La transformation du mécanisme de l’échange entrai-
nera la transformation de la société entière. . 364-363 Inefficacité et dangers d’une réforme de la propriété . . 361-362
Efficacité et justice d’une réforme du mécanisme cireu- ANDRE re te PEER 363
20 Cette réforme de à one se fera par Hotte
tion du crédit gratuit grâce à la généralisation et à la dépersonnalisation de la lettre de change . . . 364-365 Section Deuxième. — Le Syndicalisme Révolutionnaire 363-389 I, — But fina!. . 365-376
Adoption de la formule de Bernstein : « Le mouvement est tout, le but final n’est rien. ». , . . .. 365
Comment, malgré tout, les syndicalistes se font Fe but final une certaine conception $ 366 10 Le pessimisme syndicaliste. 967-370 Critique de l’optimisme comme Mae Fe énergies 368
TABLE DES MATIÈRES
20 Conséquences sociales . . . . ..
‘a) La Révolution sociale comme Loniaine difficile, ie
SUCOUE DOULEUR AE EL tar Roule We ; b) Impossibilité d’une disparition des antagonismes s0ciaux, des contradictions ÉpRRore les RME pe . I — Conditions SPP TE M Tue are Apologie de la violence. Mont éthiques de cette apo- Hogie 5 + 2 2% 2PSNINES RE carre de 20 Réformes et Révolutions : Prédominance des sauts révolutionnaires sur les suites évolutives. , . . . . 30 Violence idéologique des théoriciens et violence brutalédesmilitantszt demeure n: :
DÉS MOTORS A ae Me me nu ce D - Incompatibilité du matérialisme marxiste et du socia-. RO CDR ie. cn L
Adoption partielle par M. Sorel des vues de Proudhon
sur la socialisation du milieu économique . 384 49 Opposition de nature entre la production et tre 385-386 20 Facilité d’une socialisation du milieu par voie de DÉPOT ne eo te PR ne ee 387 Utilité au point de vue ROCAIte de ces réformes du méconineicirculatoirel. vaut Sr 387 Impossibilité d'éviter par cette socialisation la révolution qui seule peut transformer le régime de production 388 CONCLUSIONS RSS ES So CT le . 391-405 I. — Analogies entre le proudhonisme et le syndicalisme TÉVOIUIIONDEITO ET NE SET Re 392 DIRÉTENCeS ne - en 393 Leur importance et leur ao sur É or 394 Proudhonisme et radicalisme social. Hd 399 Le syndicalisme révolutionnaire ne peut Drete. à « Mmonopoliser » Proudhon. 396 IL. — Proudhon . . 396-400
Les diverses façons d'interpréter l’œuvre de Proudhon :
DR LRUT arte critique. Proudhon mt
Proudhon fédéraliste AT TERRE Se
séeet l’action an ma dela mn son avec le syndicalisme révolutionnaire pour saisir l'originalité et la valeur du proudhonisme.
IL. — Les doctrines de l'Ecole nouvelle . . . . . . . : 401-403 Militants et théoriciens . . . . HS PEAU 409 Les théories de l'Ecole nouvelle comme ET te au
monde ouvrier, Bases historiques et philosophiques de ces théories. Incompétence de l’économiste pour des: juger: More NPC 404-405
BIBLIOGRABBEE 7,7, 2 EN OONNINONNAIE NE DOMINER 40 129
sis © id 1, és
Il y a une quinzaine d'années « socialisme » et « marxisme » étaient devenus pour ainsi dire termes identiques. A la phase « utopique » qui avait caractérisé la période d'enfance de la pensée socialiste, avait succédé avec Marx la phase « scientifique » et, celui-ci, à en croire ses disciples, avait définitivement élaboré, dans un corps de doctrine achevé, embrassant toute la science sociale, les grandes lois de l’évolution économique selon lesquelles, par un processus automatique et fatal, la société capitaliste actuelle devait engendrer la société communiste de demain.
L’admiration pour le « Maître » s’accompagnait naturellement d’un dédain profond et non dissimulé pour les socialistes pré-marxistes, que l’on flétrissait du terme d’idéologues, et dont les théories paraissaient n’avoir plus qu’une valeur historique ; recherches et hypothèses nécessaires à l'élaboration de la vérité scientifique, elles per-
daient tout intérêt, une fois cette vérité connue.
Prrou. 1
Mais, à l’épreuve des faits, il a fallu abandonner ces confiantes prétentions, et dans la construction marxiste s’est révélée une double imperfection, théorique et pratique. Les théories économiques que Marx avait données pour bases à ses conclusions n'ont pas résisté, dans leur forme primitive, à la vérification expérimentale, et avec elles s’écroulent les lois d’apparence rigoureuse et scientifique qui présidaient, selon Marx, à l’évolution historique. D'autre part, la philosophie déterministe, qu'implique (ou du moins que paraît impliquer au premier abord) (1) la conception matérialiste de l’histoire, a été jugée dangereuse pour le développement de l'énergie révolutionnaire des masses prolétariennes par le fatalisme quiétiste qui en est la conséquence logique.
Et les disciples les plus fidèles de Marx n’ont pu nier que dans la doctrine du Maître, jadis considérée comme un bloc intangible, il se produisait une évolution interne, tandis que d’autres plus hardis parlaient de la « crise » ou même de la « décomposition » du Marxisme.
De cette crise est né un double courant novateur. Les uns s’attaquent surtout à l’idée d'une révolution catastrophique et estiment que la transformation sociale se fera
par voie d'évolution graduelle et presque insensible. Cette
(1) Nous aurons à rechercher plus loin dans quelle mesure il est possible de concilier le matérialisme historique de Marx avec une théorie de l’action qui présuppose l’existence du libre arbitre chez
les individus.
première tendance a pour principal représentant Ed. Bernstein et on peut y rattacher aussi, avec des nuances diverses et un moindre intérêt doctrinal, les socialistes réformistes français.
D'autres, au contraire, maintiennent au premier plan l'élément catastrophique et y voient l’idée maîtresse, la contribution spécifiqueet originale de Marx dans la formation de la pensée socialiste. Seulement, à leur avis, le succès du prolétariat ne sera possible qu’en faisant appel à des organismes auxquels Marx n’a pas attaché, ne pouvait pas attacher, à l’époque où il vivait, l'importance qu'ils méritent : c'est aux syndicats qu'il faut avoir recours pour développer et entretenir l'esprit de révolte dans la classe ouvrière et par là préparer la Révolution.
Réformistes et révolutionnaires prétendent d’ailleurs concilier leurs thèses nouvelles avec l'essentiel de la conception marxiste. Les uns et les autres se déclarent disciples de Marx; mais ils se refusent à traiter l’œuvre du Maître comme un nouvel « Evangile » ainsi que sont trop enclins à le faire les orthodoxes dont ils aiment à railler « l'humilité religieuse » (1) et, pour emprunter une image à M. Sorel, ils croient possible et tentent de redonner la vie au vieil arbre marxiste « dont l'écorce durcie enveloppe un cœur vermoulu » (2).
Cet esprit de sympathique indépendance à l’égard de
(4) G. Sorel, Dec. du Maræisme, p. 8.
(2) G. Sorel, Dec. du Maræisme, p. 8-9.
Marx doit avoir pour conséquence naturelle un retour partiel aux idées des socialistes pré-marxistes (4). Et celui de tous, qui a le plus largement bénéficié de cette crise du marxisme est un contemporain et un adversaire de Marx : P.-J. Proudhon.
Attaqué par Marx dans un de ses principaux ouvrages (2) et traité par lui de « petit bourgeois », Proudhon devait pendant longtemps rester frappé de cette appellation comme d’une flétrissure (3). Dans ces dernières années, on est revenu d’une condamnation aussi sommaire et les néo-marxistes de toute nuance cherchent à concilier leur respect pour Marx avec une admiration très vive pour Proudhon. Bernstein et M. Fournière s’y réfèrent souvent, et, quand on les accuse de ressusciter Proudhon, répondent, loin de voir là un reproche, en glorifiant l’œuvre du socialiste franc-comtois.
Mais c’est surtout à propos du syndicalisme révolutionnaire qu’on peut noter d’une façon éclatante, ce « retour
à Proudhon ». Les théoriciens de l’école nouvelle, princi-
(1) M. Fournière, par exemple, dans ses études sur les {héories socialistes au xixe siècle : de Babeuf à Proudhon, s'est efforcé de montrer que toutes les principales thèses du socialisme contemporain se trouvent déjà chez les écrivains de la première moitié du x1xe sivele trop dédaigneusement qualifiés « d’utopistes » par les disciples étroits de Marx.
(2) Misère de la philosophie en réponse à la philosophie de la misère de M. Proudhon ‘sous titre des Contrad. Economiques).
(3) Sur les rapports de Proudhon et de K. Marx, cf. l’article de M. Bourguin in Revue d'Ec. Pol., mars 1893, et aussi D. Halévy, Essais sur le mouv. ouvrier en France, p.279.
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palement M. Sorel et M. Berth ont pour lui « un véritable culte » (1). Il ne serait pas exagéré de dire avec M. E. Faguet (2), qu'ils s’inspirent plus encore de lui que de Marx, puisque, à leur avis, « la pensée de Proudhon si française est mieux adaptée que celle de Marx à notre mouvement ouvrier ».
De l’aveu de ses chefs, le syndicalisme révolutionnaire serait donc d'inspiration nettement Proudhonienne. Cette thèse, il est vrai, a rencontré des adversaires. Les uns, par désir de conserver au mouvement syndicaliste toute son originalité, déclarent qu'il ne se rattache pas plus à Proudhon qu'à Marx, qu'il ne dérive ni des conceptions anarchistes ni des conceptions socialistes, et qu’il est un mouvement social nouveau né spontanément des événements contemporains (3).
D’autres, par crainte que la mémoire de Proudhon ne souffre d’une solidarité trop étroite avec les théories syndicalistes, s'efforcent de montrer qu’à côté d’analogies plutôt superficielles, il existe entre le penseur bysontin et les rédacteurs du Mouvement socialiste de profondes et irréductibles divergences (4).
4) Berth, Lettre à Droz, in Droz, P.-J. Proudhon, p. 91.
2) Faguet, Le socialisme en 1907, p. 287.
3) Griffuelhes, L'action syndicaliste, p. 3.
4) Fournière, Le centenaire de Proudhon, Rev. Soc., janvier 1909, p. 4 et ssq.
E. Dolléans : A propos d’un nouveau livre sur Proudhon, Revue d’Ec. Pol., mai 1909, p. 32, et ssq.
Depitre : Compte rendu de Droz, R. H. D. E. S., 1909, no 3, p. 212, et ssq.
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Qui a raison dans ce débat? Peut-on dire que le syndicalisme révolutionnaire soit un retour à Proudhon ? Telle est la question que nous voudrions examiner dans celte étude. Mais, pour arriver à nous faire une opinion sérieusement motivée, il faudra recourir à une méthode tout autre que celle à laquelle se sont attachés jusqu'ici ceux qui ont soutenu les deux thèses en présence.
Les uns et les autres, en effet, ont comparé à propos de points spéciaux par eux arbitrairement choisis l'opinion de Proudhon et des syndicalistes, et naturellement ont abouti à des conclusions opposées et également sujettes à caution. Par exemple, de ce que Proudhon s’est déclaré ennemi des grèves, on en a conclu qu'entre ses idées et le mouvement ouvrier contemporain aucune comparaison ne saurait s'établir, ou à l'inverse on a voulu voir dans certains passages où Proudhon exalte le Travail la preuve suffisante qu'il doit être regardé comme le précurseur direct de l'Ecole Nouvelle.
En réalité (1) le seul moyen pour traiter le problème de façon scientifique consiste à «ramener à des directions générales le mouvement syndicaliste et chercher les traces de ces tendances et de ces idées chez Proudhon ».
En d'autres termes, il faut examiner les deux doc-
(1) Dolléans, à propos d'un nouveau livre sur Proudhon, À. d'Ec. Pol., mai 1909, p. 329.
trines dans leur ensemble, voir dans quelle mesure, ainsi envisagées synthétiquement elles se rapprochent ou s'opposent, et seulement ensuite nous pourrons porter un jugement justifié.
D’autre part la thèse d’après laquelle il y aurait du proudhonisme dans le syndicalisme a souvent été mal comprise par ceux qui la critiquent (1), parfois même par ceux qui la défendent (2). On a cru que les théoriciens du mouvement syndicaliste entendaient soutenir que les doctrines nouvelles se rattachaient aux idées de Proudhon par les liens d'une filiation historique. Et dès lors, à l’appui de l’affirmative, on a prétendu suivre à la trace le courant proudhonien dans les comptes rendus de congrès, qui sont les manifestations les plus nettes de la pensée ouvrière; on a rappelé les luttes entre proudhoniens et marxistes dans l’Internationale, la réapparition du proudhonisme après 1870 dans les congrès de Paris (3), de Lyon (4), de Reims (5), par exemple — puis, après la scission qui éclate au Congrès de Saint-Etienne en 1882, la formation du groupe possibiliste et allemaniste très manifestement inspiré des idées proudhoniennes — et on
en a conclu que le mouvement syndicaliste contemporain
(4) E. Dolléans, art. cit., p. 322. Rappoport : P.-J. Proudhon et le socialisme scientifique, pages 3 et ssq.
(2) Droz, op. cit.
n'est qu'une nouvelle manifestation de cette pensée proudhonienne latente et jamais disparue de la mentalité ouvrière française, une adaptation consciente et volontaire des idées de Proudhon aux situations actuelles.
Les partisans de la négative reconnaissent sans doute que l'influence des idées de Proudhon s’est fait sentir pendant quelque temps après sa mort, dans l'Internationale, mais ils soutiennent qu'après le triomphe du courant marxiste, le proudhonisme a complètement disparu. La masse des ouvriers, ajoutent-ils, n'a jamais lu Proudhon. Elle n'a pas lu Marx non plus, mais les orateurs socialistes, les brochures de propagande ont clarifié, simplifié, schematisé les doctrines marxistes sous la forme de quelques principes qui sont aujourd’hui connus des masses et sur lesquels elles fondent leurs espérances et leur action. Rien de pareil pour Proudhon et dès lors on ne peut soutenir avec vraisemblance que l'Ecole Nouvelle, qui est un mouvement purement ouvrier et dans lequel les intellectuels n'ont qu'un rôle de traducteurs, soit une application des théories d'un homme que les militants syndicalistes connaissent souvent à peine de nom, dont ils ignorent absolument
les conceptions (1).
(1) Sur cette question de l'influence des idées proudhoniennes dans l’Internationale et les congrès ouvriers de la fin du xixe siècle. consulter surtout : Droz, op cit. 33-92. A. Thomas, Le Second Empire, pp. 25 etssq ; J. Guillaume, L'Internatinnale. — Puech : Le Proudhonisme dans l'Association Internationale des Travailleurs
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minime, parce que jamais les syndicalistes n’ont pré-
tendu à l'existence d'une filiation historique entre leurs idéeset les doctrines de Proudhon.
Le mouvement nouveau, déclarent-ils — et ici, théoriciens et militants sont pleinement d'accord — « est le résullat d'une longue pratique créée bien plus par les événements que par les hommes » (4). Son action « n’a pas 66 commandée par des formules et des affirmations théoriques quelconques » (2); elle consiste simplement en « une série d'efforts quotidiens rattachés aux efforts
de la veille non par une continuité rigoureuse, mais uniquement par l'ambiance et par l’état d'esprit régnant
dans la classe ouvrière » (3).
Seulement il se trouve que cette doctrine ainsi née des circonstances, formée spontanément et non par application d'idées théoriques d'un penseur quelconque, présente, si l'on en croit ses théoriciens, de frappantes analogies avec les doctrines de Proudhon -—- et ces analogies sont d'autant plus intéressantes qu’elles ne s'expliquent pas par une filiation historique, qu'elles sont /nvolon-
taires, inconscientes (4).
Weill: Hisl/oire du Mouvement Social en France. — D. Halévy : Essais sur le Mouvement Ouvrier au xixe siècle, pp. 279-288. L. Blum : Les Congrès Ouvriers et Socialistes Français.
(4) Griffuclhes : L'Action Syndicaliste, p. 3. (2) Griffuvlhes : L'Action Syndicaliste, p. 8. (3) Griffuelhes : L'Action Syndicaliste, p. 8 (4) G. Sorel : Zntrod, à l'Ec. Moïñerne, p. 140, « Beaucoup de
- Pour apprécier la valeur de cette thèse, il sera tout à fait inutile de scruter les origines du mouvement nouveau, de chercher les traces hypothétiques d’une survivance des idées de Proudhon. Posé sur le terrain théorique, le probième doit y rester ; il faut envisager chacune des deux doctrines (1), abstraction faite des circonstances qui les ont vu naître, des milieux où elles se sont produi-
tes, et établir entre elles une comparaison logique, c’est-
à-dire étudier successivement en essayant de les ramener à des «directions générales » les points sur lesquels les deux doctrines sont voisines, — ceux sur lesquels elles
s'opposent. C'est seulement lorsque cette comparaison
socialistes semblent revenir aujourd’hui vers des conceptions proudhoniennes. Je suis persuadé que ce retour n’a rien de raisonné. Plus ce retour est inconscient plus il est intéressant pour nous car il est de nature à montrer que la doctrine de Proudhon a dans la pensée populaire des racines rlus profondes qu’on ne le croit d'ordinaire. » (1) Certains auteurs (cf. la discussion à Ja Société d'Economie Politique de Paris sur l'Ecole Socialiste, journal des économistes, 15 février 4909, p. 292) ont soutenu que le syndicalisme révolutionnaireestun mouvement plutôt qu'une doctrine. Cette affirmation est peut-être exacte, si l’on s'attache uniquement à la pratique syndicaliste telle que la comprennent les militants de la C. G. T. Mais cette tactique a été l’objet d’une tentative de sysfémalisation théorique de la part d'un groupe de philosophes et de sociologues (MM. Sorel, Berth, Lagardelle et les autres rédacteurs du Mouvement Socialiste). C'est cette « systématisation » que nous étudierons ici et nous ne nous occuperons de l’état d'esprit et des conceptions des militants que dans la mesure où cela sera nécessaire pour appré cier si vraiment, comme ils le prétendent, les théoriciens de l'Ecole Nouvelle interprètent et traduisent avec fidélité les aspirations et les volontés de la masse ouvrière. (Sur ce point voir nos conclusions).
aura été menée à bout, et pour en expliquer les conclusions, que nous pourrons faire appel aux milieux et aux
circonstances, lesquels donnent en dernière analyse la
clef de toutés les constructions théoriques.
Peut-être nous objectera-t-on qu'une étude ainsi étroi-
tement cantonnée sur le terrain idéologique n'est plus
qu'un vain exercice de rhétorique ? Ce serait méconnaîitre l’utilité que présente pour l’élucidation d'une doctrine, d'une conception quelle qu’elle soit, sa comparaison avec les conceptions voisines qui par certains côtés s’en rapprochent, par d'autres s’en distinguent.
Dans nos conclusions nous chercherons non seulement à donner une réponse d'ensemble à la question que nous nous sommes posée — mais aussi à formuler la contribution positive qui se dégagera de notre travail quant à l'étude de chacune des deux doctrines envisa-
gées en elles-mêmes.
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