Unant a mal voisin si a mal malin
Quand on a mauvais voisin, on a mauvais matin (réveil).
(En ce sens qu'au matin, dès le réveil, on constate le dommage que vous a causé un mauvais voisin.)
— Ja H houme ki est sages Entre mais veisinages Longes ne demorras.
Si sis veisin le het E soun dammage set Ja lui ne monsterra.
Qui ad mal veisin Si ad mal matin.
Ceo dist le Villain.
Prov. au Villain.
Jamais Thomme sage Entre mauvais voisinage Longtemps ne demeurera.
Si son voisin le hait Et son péril connaît, Jamais il ne lui montrera.
Qui a mauvais voisin A mauvais matin.
Dit le Vilain.
— Seignor, ce dient li devin Il est escrit en parchemin Que cil a sovent mau malin Qui près de lui a mau voisin.
Roman du Remard, V. 7383-86.
— . . .On dist qui a mal voisin Que il a souvent mal matin.
Renard i.b Nouvel, V. 3527.
— Giiter nachhary guter morgen.
Bon voisin, bon matin.
Prov. Allemand.
On doit entendre par là que le bonheur ou la tranquillité de Thomme est en partie sous la dépendance de son voisinage.
Thémistocle ayant mis en vente un fonds de terre en fit énumérer tous les avantages, sans oublier celui d*avoir un bon voisin.
Hésiode préférait les voisins aux parents. « S'il te survient, dit-il, un embarras imprévu, les voisins accourent sans prendre seulement le temps de mettre leur ceinture ; les parents ne sont pas si pressés, il leur faut le temps de la chercher, de la mettre et de se retrousser ».
168. Ani a pain et aante ric^ee t$l et $i ne le $d. Qui a pain et santé est riche sans s*en douter.
■ Chi ha la sanità, é ricco, e se no*l sa.
Qui a la santé est riche sans s'en douter.
PrOV. iTALlBIf.
Voume délivres et sains Ne ai pltis ne al meins, Ne s'en mait de soun nuire Ait bon confortement ; Si guarrat léaumontf Deus ne Voblie mie, Ki paint ad et munté Riches est si neVset,
Ceo dist le Villain.
Prov. au VjLLAm.
L'homme libre et bien portant N'en a ni plus ni moins,
Il ne se préoccupe guère de ce qui pourrait lui nuire. Pourvu qu'il ait de quoi se réconforter ; Il saura bien se défendre Persuadé que Dieu veille sur lui.
Qui a pain et santé Est riche même sHl ne le sait.
Dit le Vilain.
Melior est pauper sanus^ et fortis viribns, quant dioes iml}ecilti8 et flagellatus malicià.
Un pauvre qui est sain et qui a des forces vaut
mieux qu'un riche languissant et affligé de
maladies.
BcciJsutTioui» V, 14.
La santé est un bien qu'on n'apprécie à sa juste valeur que quand on Ta perdu.
Les anciens avaient fait de la santé une divinité, c'est dire combien ils en appréciaient les bienfaits.
1 84 . (dut (ûutrm dUt folie doi met^mee noublif .
Qui d'autrui parle follement, de lui-même en fait autant.
Ne parlàt-il que des autres, le grand parleur ne peut manquer de se faire mal juger.