‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 116 sur 131 · Uni pln6 esmnet lorbnre est pine (ou · texte numérisé non relu

Uni pln6 esmnet lorbnre est pine (ou

Plus on remue l'ordure plus elle pue.

— Plus on pile l'ail, plus il sent mauvais.

On ne gagne rien à retourner la fange, au

physique comme au moral ; il vaut mieux s'abstenir.

S01. (Uni ponr autrui enore pour doimeisme^ laboure.

Qui travaille pour autrui, travaille pour lui-même.

Un prêté pour un rendu.

Obligez sans espoir d'aucune récompense ;

Un bienfait n'est jamais perdu ;

Tôt ou tard il vous est rendu,

Et souvent dans le temps que le moins on y pense.

Ë80PB, Fables.

Le cardinal Albéroni dut sa haute fortune à un service qu'il rendit, voici comment : Le poète Campistron voyageait en Italie. En passant par le Duché de Parme, des voleurs l'attaquèrent, et lui enlevèrent jusqu'à ses habits. II gagna à demi-nu le village le plus voisin : c'était celui où l'abbé Albéroni était curé : Campistron trouva du secours dans la générosité de cet ecclésiastique ; il en reçut des vêtements et de l'argent pour continuer son voyage. Quelques années après, ayant suivi le duc de Vendôme en qualité de son secrétaire dans les

PROVEflBES d'autrefois 153

guerres d'Italie, il se trouva aux environs de la paroisse de son bienfaiteur : comme ce prince avait besoin d'un homme du pays, le poète saisit cette occasion de lui parler d'AIbéroni ; on fit venir le curé, qui soutint parfaitement l'idée que Campistron avait donnée de lui. Le prince en fit son aumônier et l'emmena en Espagne. Albéroni sut inspirer tant de confiance que successivement il entra dans le conseil du roi Philippe VI, devint cardinal et enfin premier ministre d'Espagne.

Page 1