‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 29 sur 131 · taii 0e cl^atie qui par autrui $t cIjaUe · texte numérisé non relu

taii 0e cl^atie qui par autrui $t cIjaUe

Agréablement se corrige qui par autrui se corrige.

— Heureux celui qui, pour devenir sage, Du mal d'autrui fait son apprentissage.

Bien retiens ce que ta os dire, Et cil reprent la mBillor voie Qui par autrui sens se chastoie.

Roman du Renard, V. 6164-66.

C'est un précieux avantage de savoir tirer profit des fautes d'autrui.

a Les poisons deviennent des antidotes entre les mains d'un médecin habile. Il en est de même des mauvais exemples pour le sage ». Confucius,

C'est, sans doute, parce qu'ils étaient pénétrés de la vérité exprimée par ce proverbe, que les Lacédémoniens, à certaines fêtes, enivraient leurs esclaves et les offraient en spectacle à la jeunesse, afin de leur inspirer de l'horreur pour le vice de l'ivrognerie.

3%. Bxùn$ $nt>xct$ tret pain be main.

Un bon service ôte le pain de la main.

On ne saurait trop payer un service rendu ; n'eut-on qu'une bouchée de pain, on devrait la donner.

La reconnaissance est une sorte de tribut que Ton doit pour les bons offices qu'on nous rend, et celui qui ne le paye pas est indigne de recevoir des bienfaits.

M. J. Brutus, impatient de s'emparer de Dyrrachium, avait devancé son armée avec une poignée d'hommes ; quand aux approches de la ville, il est pris de boulimie et tombe en défaillance. Ses soldats absolument dépourvus de vivres se voient obligés de recourir à l'ennemi. Ils se rendent donc aux portes de Dyrrachium et ils supplient les gardes de porter secours à Brutus. Les gardes se laissent toucher et apportent d'abondantes provisions. Une fois maître de la ville, Brutus se montra généreux et pour reconnaître l'obligeance des gardes, traite les habitants avec bonté.

Plutarque, Vie de Brutus,

as. 0eae cl)o$e e$t tôt l^apét.

Belle chose est tôt ravie.

La beauté passe promptement.

a La beauté est une trompeuse qui dure peu ».

Th^ophraste.

a Mais elle était du monde où les plus belles choses Ont le pire destin :

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin. »

Malherbe.

36. 6enot) 0oit le seigneur boni Ijotea amenbe. Béni soit le Seigneur qui amende ses sujets.

~ Benoît soit qai amende.

Prov. Gallic, Ms.

Qu'il amende leurs corps ou qu'il amende leurs âmes, qu'il leur fasse la charité spirituelle ou seulement la charité corporelle, il fait toujours l'œuvre du Seigneur, l'ofBce du bon samaritain ; il ne peut manquer d'attirer sur lui, sur les siens, et sur toute sa maison les bénédictions d'un Dieu, qui aime à s'appeler « le Dieu de charité ».

Trajan se fit aimer de tout le monde par son humanité et la douceur de son gouvernement ; ennemi du faste, il causait familièrement avec ses sujets. Quelques courtisans paraissant s'en étonner, il répondit : qu'il vivait avec tous comme il aurait souhaité que tous vécussent avec lui, s'ils avaient été ses maîtres.

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