INTRODUCTION
Par Proverbes on entend ces formules brèves, rapides, naïves, ironiques ou mordantes, parfois gauloises, toujours pleines d'énergie dans leur expression, devenues populaires, et où semblent s'être condensés, le génie d'une race, la sagesse et l'expérience d'un peuple.
L'usage des proverbes remonte à la plus haute antiquité, ainsi que l'attestent certains ouvrages des Hébreux, des Indiens, des Grecs, des Romains, et les premiers livres écrits dans notre langue.
La plupart des proverbes Français sont tirés de la Bible (notamment des écrits de Salomon), des maximes Evangéliques, des auteurs anciens, tels que :
Esope, Socrate, Platon, Aristote, Théo- PHRASTE, Plutarque, Caton l'ancieu, Plaute, Cicéron, Virgile, Sénèque, Horace, Ovide, Térence, etc.
Nos croyances, nos mœurs, nos cou-
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autrefois, autant il devint insupportable. A partir de la fin du XVP siècle, on commença à ridiculiser les proverbes, à tel point que la bonne société fCosa plus s'en servir en conversation ; exemple qui fut suivi par la généralité des écrivains. Ce dédain s'est, à part quelques rares exceptions, continué jusqu'à nos jours où la langue proverbiale reste peu connue, sauf des liseurs d'almanachs.
L étude des proverbes est pourtant agréable et utile, elle ne nous fait pas seulement connaître les sentiments des peuples, les opinions et les coutumes particulières à chaque pays, elle nous donne encore d'excellents préceptes de moralité qui ont toujours l'avantage d'élever l'esprit et d'inspirer legoât du vrai et du bon.
Pénétré de l'importance de cette science, il nous a paru aussi intéressant qu'instructif de présenter un certain nombre de proverbes extraits d'un manuscrit de la première moitié du XIIP siècle. Ce manuscrit dont nous donnons, ci-joint, un spécimen, a pour