‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 49 sur 131 · IDtex 0Ct bien i|Qi botna est · texte numérisé non relu

IDtex 0Ct bien i|Qi botna est

Dieu sait bien ce qui nous convient.

Paroles de filial abandon à Dieu, comme il en jaillissait spontanément des cœurs, dans ces siècles de foi vive. Pourquoi se troubler, s*agiter ou se plaindre ; pourquoi chercher son salut ou son bien-être, hors des voies ou de la condition, dans lesquelles une Providence, toujours maternelle, nous a placés ? — Dieu ne sait-il pas mieux que nous ce qui nous convient ? N'est-ce pas de

lui que nous tenons l'être ; veut-il autre chose que notre propre bien ? — Se fier à lui, s'abandonner à lui, sans négliger cependant aucun des moyens de bonheur, que Dieu met ici-bas, à notre disposition, est donc sagesse.

7a. IDtes ti$i, SDies prangne.

Dieu Ta fait. Dieu le prenne.

On croirait entendre comme un écho du célèbre V Dominas dédit, Dominus abstulit # de Job. Le Seigneur m'avait tout donné, il m'a tout ôté, que son saint nom soit béni !

Sentiments admirables de foi, de patience, de douceur chrétienne. Ils éclosent dans le cœur du juste, au milieu de ses pires épreuves, ils tempèrent sa douleur, arrêtent ses larmes en lui montrant, par delà cette terre, un Dieu, souverain dispensateur de toutes choses, par qui tout arrive, heur ou malheur, joies ou peines, déception ou succès.

Où l'impie ne sait que se révolter et blasphémer, maudire la Providence, ou accuser le sort, le juste ne voit que la paternelle main de Dieu, secourable à toutes ses créatures, leur versant parfois le breuvage amer de la douleur, mais pour les purifier, les élever, les grandir, les faire aspirer à ce lieu béni où, suivant la S^* Ecriture, il n'y

aura plus de gémissements ou de larmes, mais une éternelle félicité.

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