Cm ne fcl pas tout m 1 ionr
On n'accomplit pas tout en un jour.
— Paris ne s'est pas bâti en un jour.
— Unus dies non sat est ad parandam virtutem aut
eruditionem.
Un seul jour ne suflit pas pour acquérir la vertu ou
l'érudition.
Erasmb, diaprée ArUtote.
— NU sine magno
Vita labore dédit mortalibtis.
Rien dans la vie ne nous est accorde sans travail et sans
fatigue.
HoBACB, Liv, V\ Sat. 9, V. 59.
De même que Thomme n'arrive pas à maturité en un jour, qu'il lui faut passer de Tenfance à l'adolescence, et de l'adolescence à l'âge mûr ; de même, ce n'est qu'à la longue, après de nombreux efforts, des essais souvent infructueux, que nous pouvons espérer arriver à un certain degré de perfection dans tout ce que nous entreprenons.
124. Cet! ne puet en^ambie serptr IDieu el diable. L'on ne peut ensemble servir Dieu et le diable.
Nus ne puet bien servir à deux seigneurs contraires : on harra Tun et amera Tautre, et soutenra on Tun et dispirra on [déplaira- i- on] l'autre.
Le Roux db Linct, tome II, p. 99.
— Nemo potest duobus dominis servire.
Personne ne peut servir deux maîtres à la fois, Ou il aimera Tun et détestera Tautre.
S* Matthieu, Evangile,
— Quien a dos senores ha de se^^ir, Al uno ha de mentir.
Qui sert deux maîtres, trompe Tun des deux.
Prov. Espagnol.
19S. €tn ne pnel eslre de ton^ amt}.
L'on ne peut être aimé par tout le monde.
On ne peut à tous complaire,
Prov. communs.
Où trouver assez de qualités pour plaire à chacun et imposer à tous notre aflection ? Il y a trop de divergences dans les difîérents tempéraments, trop
d'intérêts opposés pour que ce qui plait à Tun ne déplaise pas à l'autre.
126. €en puet tant eslraintire la mie qnanl la croûte ne oaul riena.
L'on peut d'autant plus facilement serrer la mie quand la croûte est mauvaise.
La mie c'est Tàme ; la croûte c'est le corps ; quand celui-ci ne vaut rien, il est aisé de faire violence à Tàme. Montaigne exprime une idée analogue dans le chapitre de ses Essais qu'il consacre à Tinstitution des enfants : a Ce n'est pas assez de lui raidir l'àme ; il lui faut aussi raidir les muscles. Je sens combien aliane la mienne en compagnie d'un corps si tendre, si sensible, qui se laisse si fort aller sur elle ».
197. €tn parie oolenliera 2)e ce que lan aime. On parle volontiers de ce que l'on aime.
Ex abundantià cordis os laquitur.
La bouche parle de l'abondance du cœur, s* Mattbiku, ë^. XII, 34.
Quoi de plus naturel I Parler de ceux qu'on aime, n'est-ce pas se trouver avec eux ? Les faire aimer en vantant leurs différentes qualités physiques ou morales, est la seule manière, semble-t-il, de les aimer davantage, quand on les aime déjà, autant que cœur d'homme peut aimer.
128. €e0 bonle; ne rant pM boinnes (|iti vont tontes VrxM part.
Ce n'est pas une véritable bonté que celle qui a toujours le même objet.
Si la charité ou la bienfaisance n'ont d'autre règle que le seul caprice, elles ne sauraient être vertus véritables.
Ce proverbe peut aussi vouloir signifier qu'une bonté en requiert une autre, que l'on doit se montrer reconnaissant d'un bienfait, qu'une politesse en vaut une autre.
Improbus est homo qui beneficium scit sumere et nescit reddere.
Il n est pas honnête d'accepter des bienfaits
sans chercher à les rendre.
Plauth.
129. Ci tanngneud atnime pins nne coiffe que trois perco )e pignes.
Le teigneux abîme davantage une chevelure que trois paires de peigne.
L'homme vicieux fait plus de mal qu'un remède très énergique.