‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 8 sur 131 · lprea metigicr awt} cuillirra · texte numérisé non relu

lprea metigicr awt} cuillirra

Quand le repas est fini, on n'a plus besoin de cuiller.

Chaque chose en son temps. Toutes choses ont leur temps et ne vont pas au-delà du terme qui leur convient.

ECCLJ^SUSTB, III- 1.

a. 31 CDt hitt peut aibitr nul m lî pnet tinire. A qui Dieu vient en aide nul ne peut nuire.

Ce que Dieu garde est bien gardé.

Mes à celz cui Diex donne aïe [aide] Ne puet au derrenier nul nuire.

Cbb. ds GoDBFRor, Di Pabis.

Si Deu8 pro nohis, quis contra nos f Si Dieu est avec nous qui sera contre nous ?

S» Paul.

Wider goti hilft keine macht.

Contre Dieu, nul pouvoir qui vaille.

Paov. Allsmand.

Une telle vérité n'a pas besoin d'être démontrée ; il suffit de jeter un simple regard sur les merveilles qui nous entourent pour avoir la preuve que Dieu dirige l'Univers et protège tout particulièrement ses créatures. « Tout ce qui arrive dans le monde fait réloge de la Providence, — a dit le philosophe païen Epictète, — donne-moi un homme, ou intelligent, ou reconnaissant, il la sentira ».

Mais, en dehors des effets habituels de sa providence, Dieu se plait parfois à la manifester d*une façon plus évidente encore et capable d'ouvrir les yeux des incrédules les plus endurcis. Les actes des martyrs en fournissent des exemples. Combien n*y voyons-nous pas de vaillants défenseurs de leur foi, subir les plus cruelles tortures,

et en sortir sains et saufs au grand étonnement de leurs bourreaux.

Faut-il rappeler les trois jeunes gens dans la fournaise, S* Pierre dans la prison d'Hérode, S*« Lucie, St« Philomène, S»» Faustin et Jovite, S^ Stanislas, et ce récit si dramatique du martyr de S» Polycarpe et de Sanctus, tel que le rapporte M. Allard (1), d après la lettre des chrétiens de TEglise de Vienne aux chrétiens de TEglise d'Asie : « Debout contre un poteau, les mains attachés derrière le dos, Polycarpe semblait comme un bélier de choix pris dans le troupeau pour être offert à Dieu en holocauste. Quand il eut quelque temps prié à haute voix, les valets du bourreau s'approchèrent et mirent le feu au bois ; on vit alors la flamme onduler à la façon d'un voile de navire gonflée par le vent et envelopper dans ses plis le corps du martyr brillant au travers comme un pain dans le four, ou un métal précieux dans la fournaise. Une odeur aromatique s'exhalait en même temps du bûcher. Cependant les flammes ne consumaient point le condamné, il fallut que le Confector vint lui donner un coup de poignard. Le sang jaillit avec une extrême abondance. Les chrétiens virent, dit-on, une colombe s'envoler dans les airs et ils y reconnurent, comme les plus anciens artistes des catacombes, un symbole de l'àme pure qui montait au ciel » (1).

Le martyre de Sanctus présente un caractère

(1) Allaud. Histoire des persécutions pendant les deux premiers siècles, p. 310-11.

non moins merveilleux : « En vain les tortures les plus affreuses furent-elles appliquées à Sanctus, en vain posa-t-on des lames ardentes sur les parties le^ plus sensibles de son corps ; en vain couvert de plaies, contracté, tordu, lui fit-on perdre jusqu'à l'apparence humaine ; on ne put tirer de lui une autre parole : « Christianus sum ». Quelques jours après, on voulut le mettre de nouveau à la question : toutes les cicatrices avaient disparu, sa taille s'était redressée ; la nouvelle torture lui fut un rafraîchissement et un remède plutôt qu'une peine » (1).

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