‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 7 sur 131 · lprea grant ioie grant corroQ · texte numérisé non relu

lprea grant ioie grant corroQ

Après grande joie grande peine.

Le calme le plus donz est voisin da naufrage.

La Fortune se paie avec usure des faveurs qu'elle accorde.

— Tant con torna bien ta roéle Nos as servi de la favele ; Mes meintes foiz as o! dire Qu'après grant joie vient grant ire.

Roman ou Rbnaid. Y. 13645-48 (1).

— Après grant feste grant pleur

Et après grant joie grant douleur.

PaOVIRBIS COMMUNS, XV* SitCLB.

Nulla sorn longa est, dolor ac volupias Invicem cedunt, hremar voluptaa Ima per^nuiat levis ora summis.

(1) Oo désigoe sous le nom de Boman du Renard un poème allégorique qui est une amusante parodie des mosurs du moyen flge. Les acteurs sont des animauz : Fw/p^n (le Renard) . Y9tngrin (le Loup), en sont les principaux personnages.

On attribue cette csuYre à Pierre dé Sainî-Cloud, poète Français du X1II« siècle.

PHOVERfiES D^AUtREFOIâ

Il n'est point dans la vie d'état permanent : le plaisir

et la peine se succèdent, le plaisir dure peu ; un seul

instant suffit pour nous précipiter du faîte des grandeurs

au dernier terme de la vie.

S^NÈQUB, Thyeêteê.

— Pour un jour de joie, un an de larmes.

Phov. Aiabb.

— GroM glûck, gross gefahr.

Grand bonheur, grand péril.

Phov. Allimand.

— Per un giorno di gioja

N'abbiamo mille di noja.

Contre un jour d'abondance

Mille de souffrance.

Paov. Italien.

Rien n'est stable ici-bas : la joie et le bonheur ne sont que le plus court chapitre de la vie, aussi les grandes félicités inspirent-elles toujours une sorte d'effroi, car le destin a ses lois et on craint de payer par un grand malheur certains bonheurs inespérés.

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