‹ Proverbes d'autrefoisChapitre 90 sur 131 · ïlt$i $i fort qui ne cl^ie · texte numérisé non relu

ïlt$i $i fort qui ne cl^ie

Nul n'est si fort qui ne tombe.

L'homme est fautif, nul vivant ne peut dire N'avoir failli ; dans les hommes parfaits, Examinant et leurs dits et leurs faits, Tu trouveras, si tu veux, à redire,

DB Pybrac

ISl. nul nc0l 01 larges mn cil qui na que

doinee.

Nul n'est si prodigue que celui qui n'a de quoi donner.

Si fort qu'il promette, il ne risque guère de s'appauvrir puisqu'il n'a rien.

A le croire, il est vrai, il ne ferait que des heureux, si dans un de ses caprices, la fortune venait à lui sourire, qu'il gagne seulement le gros lot, et à celui-ci il donnera tant, à cet autre tant ; il est peut-être sincère, cela lui coûte alors si peu. Mais vienne le gros lot, et voilà toutes les promesses oubliées. Loin de se réjouir et de chercher à faire des heureux, notre privilégié se croira sans doute très malheureux d'être obligé de payer au fisc le 8 <>/o de son lot. Mieux vaut, riche ou pauvre, soulager toujours l'infortune, sans quoi l'on s'expose fort à ne la soulager jamais. Compter pour le faire sur une fortune problématique est en réalité un mauvais prétexte pour s'en dispenser.

t^ROVERBES D* AUTREFOIS ll3

ISS. nul ne^l 01 rici^ea qui nait tnealer d'admis. Nul n'est si riche qu'il n'ait besoin d'amis.

Il n'est point dans la vie d'état indépendant et nul ne peut vivre sans soutiens, sans amis.

Arnicas fidelis, protectio fortis : qui autem invenit illum, invenit thesaurum.

L'ami fidèle est une forte protection ; celui qui Ta trouvé, a trouvé un trésor.

EcCLtfSIASTIQUE, VI, 14.

Rien n'est comparable à l'ami fidèle, et l'or et l'argent ne méritent pas d'être mis en balance avec la sincérité de sa foi.

Id. Vers. 15.

Omnes ad unum idem sentiunt^ sine amicitià uitam esse nullam.

Tout le monde est d'accord pour déclarer que la vie n'est rien sans l'amitié.

Cictfaoïf , de amicitià, Chap. 23.

Les Grecs disaient : l'amitié est plus nécessaire que le feu et l'eau, deux choses pourtant indispensables.

Les Romains appelaient les amis : r necessarii, nécessaires i ; et l'amitié : <r necessitudo^ nécessité ».

L'homme dans la douleur a besoin d'être consolé ; dans la joie, de la faire partager ; dans répreuve, d'être soutenu ; dans les entreprises, d'être conseillé.

il4 PROVERBES D^AUTREFOtS

153. Itnl tirai mlaxM ae don cner ne li oient. Nul n'est méprisable, s'il n*a l'âme vile.

— Nus n'est vilains fors par ses vices Dont il part. . . .

Jban DR Meung, Conversation entre Nature et Genius,

— De corde hominum malœ cogitationes procedunt.

C'est du cœur de Thomme que viennent ses mauvaises

[pensées.

S^ Matthieu, Evangile, XV, 2î.

De tout homme on peut dire ce que le Psalmiste a dit de la fille du roi : « que sa beauté est intérieure ».

« On peut être honorable et acquérir l'estime

publique aussi bien dans les professions les plus

humbles que dans les fonctions les plus élevées.

Ce n'est pas la nature des fonctions dont nous

sommes chargés qui nous donne de la valeur ;

nous n'avons de mérite que par ce que nous

valons nous-mêmes d.

Francisque Ducros.

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