DE CHASSE
M. DU GREPONT.
Je te dis que je ne lui eu veux point du tout ; mais je n'aurai jamais affaire à lui.
M. DE BONNIÈRE.
Qu'est-ce qu'il t'a fait?
Il lésait bien.
M. DE BONNIÈRE.
Non , d'honneur , et iS voudrait savoir s'il a quelque chose à se reprocher vis-à-vis de toi.
M. DU GREPONT.
Eh , parbleu , sans doute ; suis- je homme à me fâcher sur rien? En un mot , c'est très-mal à lui , et je devais m'y attendre.
M. DE BONNIÈRE.
Mais qu'est-ce que c'est ?
M. DU GREPONT.
Puisque tu veux absolument le savoir, je vais te faire juge de ce procédé-là. Tu me diras si entre amis tu as jamais rien vu de pareil.
M. DE BONNIÈRE.
Voyons.
M. DU GREPONT.
Je le rencontre ici tout-à-l"beure. Nous parlons du temps qu'il fait ; je lui dis que c'est un joîi temps pour chasser. Il me répond qu'oui; je me plains de ce que ma terre est trop loin pour que je puisse y aller d'un moment à l'autre.
M. DE BONNIERE.
Fort bien.
M. DU GREPONT.
Je lui dis qu'il est bien heureux de ce que la sienne n'est qu'à trois lieues de Paris ; que si la mienne était aussi près , j'irais tout-à-1'heure pour y tirer quelques perdreaux.
M. DE BONNIERE.
Il ne t'a pas offert d'y aller?
5l8 LA PERMISSION
M. DU GREPONT.
Bon , offert!.,.
M. DE BONNIÈRE.
Comment?
M. DU GREPONT.
Bien loin de cela, il m'en a refusé la permission.
M. DE BONNIÈRE.
Cest incroyable !
M. DU GREPONT.
Cela est pourtant vrai; Saint-Éloy était avec moi, qui eu a été confondu et qui te le dira.
M. DE BONNIÈRE.
Je ne reconnais pas là Villerval.
M. DU GREPONT.
Oli , je le reconnais bien, moi -, il est jaloux de sa chasse, il nen fait pas toujours semblant.
M. DE BONNIÈRE-.
Il y a sûrement dans tout cela quelque chose que je n'entends pas , ni lui non plus , et je ne veux pas que vous restiez brouillés 5 laissez -moi un peu , je veux éclaircir tout ceci.
Moi , cela m'est bien indifférent; et si je n'attendais pas mon cheval, je ne resterais pas ici, je vous assure, (il s'éloigne.)
M. DE BONNIÈRE.
Villerval....