‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 135 sur 236 · DE CHASSE · texte numérisé non relu

DE CHASSE

M. DE VILLERVAL.

Comment, il a raison?

M. DE BONNIÈRE.

Oui, rappelie-toi.

M. DE VILLERVAL.

Mais à propos de quoi , quand lui ai- je manqué en rien?

M. DE EONNIERE.

Tout-à-1'heure, ici.

M. DE VILLERVAL.

Mais il n'a pas voulu me parler; ne te l'ai-je pas dit tantôt?

M. DE BONNIÈRE.

C'est vrai; cependant il se plaint de toi, et très-sérieusement.

M. DE VILLERVAL.

Je ne saurais deviner pourquoi.

M. DE BONNIÈRE.

C'est sur la chasse.

M. DE VILLERVAL.

Sur la chasse? Mais je ne l aime point du tout, et j'y suis tics-indifférent.

M. DE BONNIÈRE.

Pourquoi donc lui as-tu refusé de le laisser chasser chez toi, à Villerval?

M. DE VILLERVAL.

Je lui ai refusé une permission de chasse?

ÛJ. DE EONNIÈRE.

Oui, voilà de quoi il se plaint.

M. DE VILLERVAL.

Et quand?

M. DE BONNIÈRE.

Aujourd'hui.

M. DE VILLERVAL.

Il faut qu'il soit fou ahsoiument. Il faudrait qu'il m'eût parlé pour cela ; et je te ie répéterai cent fois , si tu le veux , 1 m'a tourné le dos dès qu'il m'a vu.

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