‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 148 sur 236 · M. DE SAINT-FIRMIN, PAULINE, DUMONT, DUPRÉ · texte numérisé non relu

M. DE SAINT-FIRMIN, PAULINE, DUMONT, DUPRÉ

DUMONT

Viens, c'est ici.

DUPRÉ

Ah , monsieur, dans quel état je vous retrouve.

M. DE SAINT-FIRMIN

Eh quoi , Dupré , que me veut-on? Mon oncle me fait-il arrêter? Pousse -t-il la barbarie —

DUPRÉ

Votre oncle? Ah ! monsieur, il est mort.

M. DE SAINT-FIRMIN, soupirant.

Mon oncle est mort?

DUPRÉ

Oui, monsieur , et je vous cherche depuis trois jours pour vous l'apprendre. Il est mort désespéré de vous avoir traité avec tant de rigueur, et il vous a donné tous ses biens.

M. DE SAINT-FIRMIN

Ah, pourquoi a-t-il attendu jusqu'au dernier moment à me donner des marques de sa tendresse ! Qu'il m'eut été doux de lui prouver mon repentir , et de le voir me regarder sans colère avant de mourir !

DUPRÉ

Vous connaissiez sou caractère inflexible 5 la maladie l'avait bien adouci.

M. DE SAINT -FIRMIN

Chère Pauline, après tant de maux, votre vertu est donc enfin récompensée l

PAULINE

Il m'est bien doux de n'avoir plus rien à craindre pour vousj mais , Saint-Firmin , allons trouver M. Vincent. Nous devons le secourir promptement.

M. DE SAINT-FIRMIN

Vous m'avez prévenu, ma chère Pauline, et je n'en suis point jaloux ; nous pensions de même. Voilà comme il faut rendre grâce au ciel de ses bienfaits.

PAULINE, arec joie.

Nous sommes trop heureux! Le voici.

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