II. DUBOTS PÈRE
C'esl le dernier mot?
MIlc JEANNETON.
Ah , ma chère mère, ne pourriez -vous pas les donner à monsieur à huit sous?
Mme DE L'AIGUILLE.
Je le yeux bien , mais je n'y gaguerai rien.
M. DUBOIS PÈRE
Je m'en vais donc vous donner vingt-quatre sous , et vous
me rendrez. (Il donne vingt-quatre sous.)
Mme DE L'AIGUILLE.
Prenez-en encore une paire, ceia fera un compte rond.
M. DUBOIS PÈRE
Allons , je le veux bien en faveur de l'ancienne connaissance. Vous ne me remettez pas , madame de l'Aiguille ?
Mme DE L'AIGUILLE.
Pardonnez-moi, je me souviens
M. DUBOIS PÈRE
Vous souvenez-vous que c'est moi qui vous avais enlevée le jour de votre noce?
Mme DE LAIGUILLE.
Quoi! c'est vous qui vous nommiez... J'oublie toujours les noms. . . .
M. DUBOIS PÈRE
La fleur; j'étais dans ce temps-là chez M. Largentier, fermier-général.
Mme DE LAIGUILLE.
Justement.
M. DUBOIS PÈRE
Oui , c'est lui qui m'a fait avoir un débit de tabac auprès des Quinze-Vingts, et je m'appelle Dubois à présent.
Mme DE L'AIGUILLE.
Je m'en souviens , oui . Vous me parlez là de long-temps.
M. DUBOIS PÈRE
Ah , cela ne fait rien , vous êtes toujours tout de même. Estce là mademoiselle votre fille?
il. o?)