DUBOIS
Assurément , quand on se connaît de longue maiu , c'est tout ce qu'il faut. Il a un bon emploi, il en aura un meilleur encore. Quand je serai mort, je donnerai à ma belle -fille mon débit de tabac j je crois qu'avec cela mon fils est un bon parti.
Mme DE L'AIGUILLE.
Moi , je n'ai que Jeanneton d'enfant, ainsi tout ce que j'ai sera pour elle.
M. DUBOIS PÈRE
C'est bien dit , je vous donne ma parole.
Mme DE L'AIGUILLE.
Et moi la mienne. Allons, embrassez -vous, mes enfants ,
voilà qui est fini. (M. Duboisfils embrasse tout le monde.) Allons , en-
trons chez nous , nous boirons un coup en causant de tout cela.
M1,e JEANNETON.
Ah , ma mère , voilà monsieur Discret.
Mme DE L'AIGUILLE.
Laissez-moi faire. Je m'en vais lui laver la tète.
M'le JEANNETON.
Bon, bon, ne lui dites rien plutôt.
Mme DE LAIGUILLE.
Non , je veux en avoir le cœur net.
Mlle JEANNETON.
Ah , monsieur Dubois !
M. DUBOIS FILS
Ne craignez rien , je lui parlerai moi , s'il dit quelque
cbose.