‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 165 sur 236 · DUBOIS · texte numérisé non relu

DUBOIS

Assurément , quand on se connaît de longue maiu , c'est tout ce qu'il faut. Il a un bon emploi, il en aura un meilleur encore. Quand je serai mort, je donnerai à ma belle -fille mon débit de tabac j je crois qu'avec cela mon fils est un bon parti.

Mme DE L'AIGUILLE.

Moi , je n'ai que Jeanneton d'enfant, ainsi tout ce que j'ai sera pour elle.

M. DUBOIS PÈRE

C'est bien dit , je vous donne ma parole.

Mme DE L'AIGUILLE.

Et moi la mienne. Allons, embrassez -vous, mes enfants ,

voilà qui est fini. (M. Duboisfils embrasse tout le monde.) Allons , en-

trons chez nous , nous boirons un coup en causant de tout cela.

M1,e JEANNETON.

Ah , ma mère , voilà monsieur Discret.

Mme DE L'AIGUILLE.

Laissez-moi faire. Je m'en vais lui laver la tète.

M'le JEANNETON.

Bon, bon, ne lui dites rien plutôt.

Mme DE LAIGUILLE.

Non , je veux en avoir le cœur net.

Mlle JEANNETON.

Ah , monsieur Dubois !

M. DUBOIS FILS

Ne craignez rien , je lui parlerai moi , s'il dit quelque

cbose.

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