SCENE VII
M. DE GRANTIER, M. DEMERIN, M. DUPONT.
M. DEMERIN.
Monsieur, madame votre sœur a eu la bonté de vous parler en ma faveur.
M. DE GRANTIER.
Oui, oui; mais je voudrais bien savoir à propos de quoi vous vous avisez de me faire parler comme cela par tout le monde.
M. DEMERIN.
Monsieur, c est que je n'ai osé vous parler moi-même.
M. DE GRANTIER.
Et vous avez bien fait, monsieur. Je trouve votre demande fort extraordinaire.
M. DEMERIN.
Comment, monsieur? ....
Il me semble que vous deviez être content de l'emploi que vous avez.
M. DEMERIN,
Monsieur, ce sont ces dames qui veulent bien s'intéresser à moi, et qui ont cru que vous voudriez bien me protéger.
M. DE GRANTIER.
Je vous protégerai aussi ; mais c'est pour vous conserver ce que vons avez, et je vous défends de jamais penser à autre cbose.
M. DEMERIN.
Monsieur, je n'ai pas cru
M. DE GRANTIER.
Il n'est pas question de cela , monsieur; je vous le dis trèssérieusement.
M. DEMERIN.
Cela suffit, monsieur.
M. DE GRANTIER.
Pensez-y , et qu'il ne me vienne plus de recommandation à votre sujet ; allons , voilà qui est fini.
M. DEMERIN.
Monsieur, comme vous voudrez, (iieort.)
LES BONS. 44l
M. DE GRANTIER.
Ces messieurs-là ne sont jamais contents , avec douze cents francs, il me semble qu'il y a pourtant bien de quoi vivre.