‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 211 sur 236 · M. GALA M · texte numérisé non relu

M. GALA M

Oui, monsieur, très-bien.

M. DE SALNT-HILAIRE.

Or, comme i! paraît vouloir déterminer la mère de cette demoiselle en sa faveur, je ne vois pas d'autre parti à prendre que de l'expulser de cette maison. Wst-ce pas expulser qu'il faut dire?

M. GALAND

Oui, monsieur.

M. DE SAINT-HILAIRK.

Je trouve bien que de le faire sauter par les fenêtres serait

L AVOCAT CONSULTANT. 45 i

plus court ; mais il pourrait en mourir, et pourvu qu'il n'y revienne pins , c'est tout ce qu'il me faut ; ainsi les coups de bâton pourraient peut-être lui suffire. Conseillez-moi.

M. GAL AND

Monsieur, il pourrait arriver que....

M. DE S4INT-HILAIRE

Parlez-moi naturellement, j'aimerais fort les coups de bâton.

M. GAL AND

Prenez plutôt le parti de la douceur; cela aura moins d'inconvénient.

M. DE SAINT-HILAIRE

Oui , mais cela sera lent.

M. GALAND

Non, non, attendez quelques jours, vous verrez que cet homme-là preudra son parti.

M. DE SAINT-HILAIRE

Vous le croyez?

M. GALAND

Oh sûrement, vous ne le reverrez plus.

M. DE SAINT-HILAIRE

Vous me le promettez?

M. GALAND

J'en réponds rnème.

M. DE SAINT-HILAIRE

En ce cas-là.... Mais si je le retrouve encore , pour lors je prendrai le parti de la fenêtre.

M. GALAND

Vous ne serez plus exposé à cette violence.

M. DE SAINT-HILAIRE

Allons, monsieur, liOUS \ eiTOnS. (Il met deux écussur le bureau (le M.Galand.)

M. GALAND

Monsieur, qu'e^-ce que vous faites donc?

M. DE S A TNT -H1L Ai RE.

Il faut bien que je vous paye votre consultation.

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