M. GALA M
Oui, monsieur, très-bien.
M. DE SALNT-HILAIRE.
Or, comme i! paraît vouloir déterminer la mère de cette demoiselle en sa faveur, je ne vois pas d'autre parti à prendre que de l'expulser de cette maison. Wst-ce pas expulser qu'il faut dire?
M. GALAND
Oui, monsieur.
M. DE SAINT-HILAIRK.
Je trouve bien que de le faire sauter par les fenêtres serait
L AVOCAT CONSULTANT. 45 i
plus court ; mais il pourrait en mourir, et pourvu qu'il n'y revienne pins , c'est tout ce qu'il me faut ; ainsi les coups de bâton pourraient peut-être lui suffire. Conseillez-moi.
M. GAL AND
Monsieur, il pourrait arriver que....
M. DE S4INT-HILAIRE
Parlez-moi naturellement, j'aimerais fort les coups de bâton.
M. GAL AND
Prenez plutôt le parti de la douceur; cela aura moins d'inconvénient.
M. DE SAINT-HILAIRE
Oui , mais cela sera lent.
M. GALAND
Non, non, attendez quelques jours, vous verrez que cet homme-là preudra son parti.
M. DE SAINT-HILAIRE
Vous le croyez?
M. GALAND
Oh sûrement, vous ne le reverrez plus.
M. DE SAINT-HILAIRE
Vous me le promettez?
M. GALAND
J'en réponds rnème.
M. DE SAINT-HILAIRE
En ce cas-là.... Mais si je le retrouve encore , pour lors je prendrai le parti de la fenêtre.
M. GALAND
Vous ne serez plus exposé à cette violence.
M. DE SAINT-HILAIRE
Allons, monsieur, liOUS \ eiTOnS. (Il met deux écussur le bureau (le M.Galand.)
M. GALAND
Monsieur, qu'e^-ce que vous faites donc?
M. DE S A TNT -H1L Ai RE.
Il faut bien que je vous paye votre consultation.