‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 61 sur 236 · SCENE IL M. DE SAINT-HYGIN , M"« DE SAINT-HYGIN · texte numérisé non relu

SCENE IL M. DE SAINT-HYGIN , M"« DE SAINT-HYGIN

M1,e DE SAINT-HYGIN.

Eh bien , papa , il n'y a pas encore un violon d'arrivé ; il n'y a que les basses. Concevez-vous que ces messieurs se fassent attendre aujourd'hui encore comme la dernière fois?

M. DE SAINT-HYGIN.

Ils viendront , ils viendront.

Mlle DE SAINT-HYGIN.

Cela est impatientant !

M. DE SAINT-HYGIN.

Laissons cela un moment.

M,Ie DE SAINT-HYGIN.

Permettez que j'aille voir encore.

M. DE SAINT-HYGIN.

Non : j'ai quelque chose à te dire en attendant. Tu aimes la musique italienne?

M1,e DE SAINT-HYGIN.

Sûrement 3 d'abord je ne connais que celle-là.

M. DE SAINT-HYGIN.

Moi , je ne l'aime pas trop; mais cela ne fait rien.

l6o LE CHANTEUR

Mlle DE SAINT-HYGIN.

Je tous réponds qae vous finirez par ne vouloir pas eu entendre d'autre.

Cela se pourra ; mais revenons à notre affaire. Serais-tu fâchée d'épouser un Vénitien fort riche? Parle-moi naturellement.

M1Ie DE SAINT-HYGIN.

Un Vénitien ?

M. DE SAINT-HYGIN.

Oui , c'est un homme assez jeune , un banquier.

M1,e DE SAINT-HYGIN.

Et faudra-t-il aller à Venise?

M. DE SAINT-HYGIN.

Non -, il vient s'établir à Paris.

MI,e DE SAINT-HYGIN.

Pourvu que je ne m'éloigne pas de vous , papa , tout ce que vous ferez me conviendra très-fort.

M. DE SAINT-HYGIN.

Cela sera décidé dès aujourd'hui ; c'est M. Delamarre qui m'a fait cette proposition , et ce banquier va peut-être venir ici dans le moment , même tout seul. Tu le verras. On prétend qu'il a de quarante à cinquante mille livres de rente -, il n'y a pas à hésiter.

M1,e DE SAINT-HYGIN.

Sans doute , d'abord que cela est sûr.

M. DE SAINT-HYGIN.

Oh , très-sûr. Un de ses correspondants l'a assuré à M. Delamarre.

M1,e DE SAINT-HYGIN.

J'entends quelqu'un ; c'est peut-être lui .

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