‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 63 sur 236 · OCTAVINI · texte numérisé non relu

OCTAVINI

Moi ?

M. DE SAINT-HYGIN.

Oui, monsieur ; et comme vous ne savez pas beaucoup notre langue , je ne veux pas prendre de détours pour vous

ITALIEN. l65

dire que si vous voulez épouser ma fille , c'est une affaire faite.

M. OCTAVINI.

Monsieur, je vois bien que c'est unbadinage; c'est pourquoi je dis rien à cela.

M. DE SAINT-HYGIN.

Non , je ne badine point; sur ce qu'on nous a dit de vous, nous en serons cb armés.

M. OCTAVINI.

Monsieur, je suis venou pur la concert.

M. DE SAINT-HYGIN.

Eh bien , vous entendrez le concert. Est-ce que ma fille ne vousplait pas?

M. OCTAVINI.

Je ne dis point qu'il n'est pas jolie ; mais pour la mariage, c'est autrement : vous savez bien que je ne puis pas.

M. DE SAINT-HYGIN.

Pourquoi? Dans votre état il faut se marier en demeurant à Paris , lorsqu ou y veut tenir une bonne maison.

M. OCTAVINI.

Oui; mais , monsieur, je curs peut-être encore dans d'autres pays.

M. DE SAINT-HYGIN.

C'est une défaite. Si vous avez des engagements ici avec d'autres , c'est différent.

M. OCTAVINI.

Non , je ne suis point engagé.

M. DE SAINT-HYGIN.

Si vous n'êtes point engagé, pourquoi ne voulez-vous pas de ma filie? Vous n'entendez pas bien, je crois, ce que j'ai l'honneur de vous dire.

M. OCTAVINI.

Monsieur, je parle tut de bon. Je suis point pur la mariage.

On vous a peut-être dit du mal des femmes de France?

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