SCENE IL
M. DE BOURVAL, SOPHIE.
M. DE BOURVAL.
Ah ça , ma chère Sophie, tu te souviendras de tout ce que je t'ai dit?
SOPHIE
Oui, monsieur.
M. DE BOURVAL.
Lorsque mademoiselle de Saint-Edme entrera ici , ohserve l'impression quelle recevra : si c'est de la joie ou de la langueur j si elle sera touchée de mon attention 5 si.. . .
Eh, monsieur! vous m'avez déjà dit cela cent fois.
M. DE BOURVAL.
Il est vrai que je te l'ai répété un peu ; mais c'est le désir de la voir sortir de cet engourdissement où elle parait être , qui fait....
SOPHIE
Je sais vos raisons , et je devine vos projets.
M. DE BOURVAL.
Je serais hien présent à cette épreuve -, mais il faut qu'elle sente librement, qu'elle réfléchisse seule à ce qu'elle éprouvera : pour lors je me présenterai j et s'il arrive qu'elle Tu
me vois transporté de cette idée ! Je sens ! Allons , je
ne finirais pas , et c'est d'autant reculer mon bonheur. Je vais terminer une affaire en attendant. Adieu : je reviendrai dès que je le pourrai ; mais je veux lui donner tout le temps de sentir , de penser, d'examiner
SOPHIE
Eh , monsieur, allez-vous-en.
M. DE BOURVAL.
Tu as raison; c'est que Adieu.
2 iO LE BOUDOIR.