‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 111 sur 206 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LE CHEVALIER; GERVAULT.

LE CHEVALIER

Me voilà bien avancé ! Que devenir à présent?

GERVAULT.

Eh bien , Chevalier , que fais-tu donc ici? La pièce va commencer.

LE CHEVALIER

Je le sais bien.

GERVAULT.

Tu es bien heureux toi, je ne sais pas comme tu fais^ tu es toujours placé le mieux, du monde. Je suis venu trop tard , et je ne peux pas trouver un coin • tout est plein.

Je voudrais pouvoir te donner ma place ; car j'ai envie do m'en aller.

GERVAULT.

Bon ; quelle folie !

LE CHEVALIER

Je ne te mens pas. J'ai promis à la duchesse qui est malade, d'aller lui tenir compagnie pendant la comédie , parce qu elle n'aura personne.

GERVAULT.

Tu iras après la grande pièce, et tu lui en diras des nouvelles; cela te servira d'excuse.

LE CHEVALIER

Non, je t'en prie, jette-moi à sa porte : tu me feras plaisir j car je ne pourrai jamais trouver mes gens.

GERVAULT.

Quoi, tu laisserais comme cela la Maréchale? (î donc! je ne le souffrirai jamais, je suis trop de tes amis pour cela, et je ne te quitterai point que je ne t'aie vu entrer dans sa loge.

LE CHEVALIER

Je te dis que je ne le veux pas; en honneur, j'ai affaire.

i82 l'importais T.

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