LE COMTE, LE CHEVALIER
LE COMTE
Monsieur le Chevalier, entrez donc. (Le Chevalier fait de trèsgrandes révérences. ) Je scrais charmé de faire connaissance avec vous.
LE CHEVALIER
Mon géne'ral , c'est bien de Tlionneur pour moi.
LE COMTE
Asseyez-vous donc. (Le chevalier s'assied.) Nous fcrons uiauvaise chère. D'où venez- vous comme cela 7
Du régiment, mon général 5 de Dunkerque.
LE COMTE
Qu'est-ce qui en est lieutenant- colonel à présent? est-ce toujours le bon homme la Garde?
LE CHEVALIER
Non, mon général; il a obtenu une lieutenance de roi. C'est M. de Gouvière.
LE COMTE
Ah ! qui était dans Poitou?
LE CHEVALIER
Justement.
LE COMTE
Et le major?
LE CHEVALIER
C'est encore M. de la Verdac.
igi l'ejxragé.
LE COMTE
Un gros garçon , que j'ai vu , il y a bien long-temps , commandant de bataillon.
LE CHEVALIER
Oui , mon général.
LE COMTE
Et qu'est devenu le petit Guiraudan? C était un joli officier.
Il s'est marié d'abord qu'il a eu la croix , et il a quitté.
LE COMTE
Et comment appelez -vous un grand, qui était si fou?
Attendez
LE CHEVALIER
Du Merlier?
LE COMTE
Oui , c'est cela ; je l'aimais beaucoup.
LE CHEVALIER
Il a été tué à Haslembeck.
LE COMTE
Ail, le pauvre diable!.... Je ne sais pas si l'on nous fera bientôt souper.
LE CHEVALIER
Mon général , si vous voulez , j'irai voir.
LE COMTE
Oui , oui , vous êtes ici le junior. Mais voilà madame Tliomas , restez , restez.