‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 116 sur 206 · LE COMTE, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE COMTE, LE CHEVALIER

LE COMTE

Monsieur le Chevalier, entrez donc. (Le Chevalier fait de trèsgrandes révérences. ) Je scrais charmé de faire connaissance avec vous.

LE CHEVALIER

Mon géne'ral , c'est bien de Tlionneur pour moi.

LE COMTE

Asseyez-vous donc. (Le chevalier s'assied.) Nous fcrons uiauvaise chère. D'où venez- vous comme cela 7

Du régiment, mon général 5 de Dunkerque.

LE COMTE

Qu'est-ce qui en est lieutenant- colonel à présent? est-ce toujours le bon homme la Garde?

LE CHEVALIER

Non, mon général; il a obtenu une lieutenance de roi. C'est M. de Gouvière.

LE COMTE

Ah ! qui était dans Poitou?

LE CHEVALIER

Justement.

LE COMTE

Et le major?

LE CHEVALIER

C'est encore M. de la Verdac.

igi l'ejxragé.

LE COMTE

Un gros garçon , que j'ai vu , il y a bien long-temps , commandant de bataillon.

LE CHEVALIER

Oui , mon général.

LE COMTE

Et qu'est devenu le petit Guiraudan? C était un joli officier.

Il s'est marié d'abord qu'il a eu la croix , et il a quitté.

LE COMTE

Et comment appelez -vous un grand, qui était si fou?

Attendez

LE CHEVALIER

Du Merlier?

LE COMTE

Oui , c'est cela ; je l'aimais beaucoup.

LE CHEVALIER

Il a été tué à Haslembeck.

LE COMTE

Ail, le pauvre diable!.... Je ne sais pas si l'on nous fera bientôt souper.

LE CHEVALIER

Mon général , si vous voulez , j'irai voir.

LE COMTE

Oui , oui , vous êtes ici le junior. Mais voilà madame Tliomas , restez , restez.

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