‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 117 sur 206 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LE COMTE, M»"» THOMxVS, LE CHEVALIER.

LE COMTE

Eb bien, madame Tbomas , où en sommes-nous?

mme THOMAS.

Je viens voir si ces messieurs veulent être servis?

L ENRAGÉ. ig5

LE COMTE

Elï mais , sûrement , tout de suite.

jVime THOMAS.

Allons y allons. (Elle va chercher le souper. ) LE COMTE.

Mettons -nous toujours à table.

(Ils s'arrangent tous les deux, et déploient leurs serviettes. ) j^me THOMAS, apportant le gigot (i).

Tenez , messieurs , voilà un gigot qui a la meilleure mine du monde,

LE COMTE

Oui ; mais il est bien petit, madame Thomas.

M™e THOMAS.

Pas trop , monsieur ; vous en serez bien content.

LE CHEV^ALIER.

Si vous voulez, mon général , je m'en vais le couper.

LE COMTE

Non, non, laissez -moi faire, (il coupe le gigot.) Avez -vous faim?

LE CHEVALIER

Oui , vraiment 5 car je u ai pas dîné.

Tant pis.

jyime THOMAS.

Ah çà, messieurs, vous n'avez plus besoin de rien?

LE COMTE

Vous n'avez pas autre chose?

Mme THOMAS.

Non, monsieur, dont je suis bien fâchée. Quand vous appellerez, je viendrai tout de suite.

(1) On fait un gigot avec un morceau de pain, dans lequel on enfonce une fourchette pour faire le manche, que Ton entoure de papier.

19^ LEiXRAGÉ.

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