‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 122 sur 206 · SCENE PREMIERK · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERK

IKAEL, HENRIETTE.

IKAEL.

Matemoiselle Henriette, paie-vous un peu à moi.

HENRIETTE

Ah , cest vous, monsieur Ikaél?

IKAEL.

Oui , matemoiselle , j'ai tonne pien à vous le pon chour.

HENRIETTE

Qu'est-ce qui vous fait venir ici aujourd'hui? Avez-vous quelque chose de nouveau à vendre 7

Oh ! j'ai un marché , c'est pour rien j c'est plus qUe un" ponheur pour celle qui l'aura. ' ^ >

HENRIETTE. "i ' '. ' '

Qu'est-ce que c'est donc"?

IKAEL.

C'est un tiamant qui vaut touze mille francs , et que l'on tonne pour... je vous tis pour rien.

HENRIETTE

Voyons.

IKAEL.

Tenez , regartez avec ces yeux dont vous êtes connaissante.

(Il lui donne une bague.)

HENRIETTE

C'est une bague?

IKAEL.

Oui , justement , vous connaissez fort pon , sur la moment.

HENRIETTE

Elle est belle j mais le prix fait tout.

LE DTAMANT.

IKAEL.

C'est un fort pel ean j avec la Tea qu'il cliette , c'est un grand éclair.

Et combien voulez-vous le vendre ?

IKAEL.

c'est un prix te touze mille francs qu'il faut.

HENRIETTE

Douze mille francs?

IKAEL.

Il coûte cela , et je tonne moi , parce que c'est un tame qui a pesoin t'argent^ pour moitié.

HENRIETTE

Six mille francs?

IKAEL.

Oui , justement, six mille francs -, je porte à fous , pour faire voir à malame te Gercourt.

HENRIETTE

Attendez j elle va venir , vous lui parlerez.

IKAEL.

Je veux pien. Je tonne aussi à vous, matemoiselle , si je fends ici.

HENRIETTE

Tenez , je Tentends, (Elle lui rend la bague.)

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