‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 133 sur 206 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

M'n«GOURSAIN, M««eMERIGON, M. RENARD, M. MORAÎSDAL.

M. MORANDAL.

Eh bien , mesdames , comment avez- vous trouvé l'opéra aujourd'hui?

M™e GOURSAIN.

Assez joli -y il n'est pourtant pas si beau que l'autre.

M. MORANDAL.

Lequel?

]VI">e GOURSAIN.

Eh y celui qu'on jouait, il y a eu dimanche quinze jours.

M. MORANDAL.

Armide : ah dame I c'est autre chose ; mais chacun vaut son prix.

]yime MERIGON.

Monsieur Morandal, n'avez-vous pas vu mon chou? Il m'a promis de venir me reprendre ici.

M. MORANDAL.

Il est monté avec moi , et il va venir tout-à-l'heure. Mais qui est-ce qui est là qui se cache avec son chapeau? N'est-ce pas un certain procureur appelé Renard? Il me semble avoir vu ce visage-là quelque part.

2 08 LES SECONDES LOGES DE l'oPÉRA,

M. RENARD

Visage, toi-même, eh, polisson. Je voudrais biea savoir pomquoi on laisse entrer ici des gens du parterre !

Bime MERIGÔN.

Ail j madame, il a a recommencer! En vérité , il nous a fait bien rire toujours pendant Topera. Il a été on ne peut pas plus divertissant.

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