SCENE XL
M^e DE GERCOURT, LE COMTE, HENRIETTE.
LE COMTE
Eh bien, madame, cela a-t-il bien réussi?
M'ï^e DE GERCOURT, sécliement.
Oui, monsieur, très-bien.
LE COMTE
Ah, j'en suis enchanté!
M"^e DE GERCOURT.
Oui, vous avez eu la une bel'e idée! Il a acheté le diamant cent louis, et il l'a cédé à son frère pour le même prix.
LE COMTE
Quoi, vous ne l'avez pas?
M™« DE GERCOURT
Non, monsieur, non. Faut-il vous le répéter cent fois? Voilà le fruit de votre belle imagination.
LE COMTE
Mais, maclamCj jai cru...
M'"e DE GERCOURT,
Monsieur, il fallait me laisser faire^ mais vous vous croyez toujours plus d'esprit que nous.
LE COMTE
Je suis bien loin de le penser, et je vous ai toujours trouvée supérieure en tout à tout ce que je connais.
jVime DE GERCOURT.
Toutes ces fadeurs-là sont liors de saison, et vous me ferez plaisir de vous retirer.
LE COMTE
Parlez-vous sérieusement?
Mme DE GERCOURT.
Oui, monsieur, et très-sérieusement. Je sens que je ne vous dirais que des choses désagréables.
LE COMTE
J'espère que demain vous ne penserez pas comme cela.
Mïi'e DE GERCOURT.
Demain, comme aujourd'hui, je ne veux plus vous revoir. INe me suivez point, c'est un parti pris; c'est inutile. (Elle s'en va
avec Henriette.)
Amour, soins, argent, rien ne peut vaincre leurs caprices, et nous avons toujours tort !
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