SCENE II
Mme DE BRECOURT , M. DE BRECOURT.
Mme DE BRECOURT , écrivant.
Comment peut-il ne pas me voir aujourd'hui ^ quand j'ai tout arrangé!... Qui est là?
M. DE BRECOURT,
C'est moi.
24S LES DELX CHAPEAUX.
M^if' DE BRECOURT, cachant la lettre qu'elle écrivait.
Par quel hasard , à Theure qu'il est?
M. DE BRECOURT.
Qu est-ce que vous cachez là?
j^ime pp BRECOURT.
Ce n'est rien , monsieur. (Elle ferme son écritoire ) M. DE BRECOURT.
Je veux le voir.
M^ne DE BRECOURT.
Moi , je ne le veux pas.
M. DE BRECOURT.
Je vous dis que je veux absolument que vous me le montriez.
M™e DE BRECOURT.
C'est inutile, vous dis-je.
IM. DE BRECOURT.
Madame, ces façons-lk ne me conviennent point du tout.
Mme j)£ BRECOURT.
J'en suis bien fâchée j mais cela ne sera pas autrement.
M. DE BRECOURT.
C'est ce que nous verrons. Vous confirmez mes soupçons, si vous voulez que je vous le dise.
nime DE BRECOURT.
Et quels soupçons , monsieur?
M. DE BRECOURT.
Vous devez m'entend re.
]^jrae DE BRECOURT , ironiquement.
Je ne suis pas aussi pénétrante que vous.
M. DE BRECOURT.
Madame, ceci n'est point du tout une plaisanterie.
M^^e DE BRECOURT.
Je le vois bien.
M. DE BRECOURT.
Ne me forcez donc pas de m'expliquer.
M™e DE BRECOURT.
Oh , ccst précisément ce que je vous demande.
M. DE BRECOURT.
Eh hien , madame , vous devez être assez raisonnable pour vous déterminer à ne plus voir le Marquis.
M™e DE BRECOURT.
Le Marquis J Et la raison , s'il vous plaît?
M. DE BRECOURT.
Je n'ai pas d'autre chose à vous dire.
M™e DE BRECOURT.
Mais , monsieur, c'est un homme de fort bonne compagnie . . .
M. DE BRECOURT.
Il peut l'être pour vous, mais il ne l'est pas pour moi.
Mme DE BRECOURT.
C'est d'une singularité.'...
M. DE BRECOURT.
Singularité tant qu'il vous plaira....
M^e DE BRECOURT.
Mais, comment voulez-vous que je l'empêche de venir ici?