SCENE III
Mn^e MINOT, M. DESPRÉS, M. DUPONT, CLAUDE.
CLAUDE
Qu'est-ce qu'il y a. Madame?
M™« MINOT
Apportez un chapon à ces messieurs.
M. DUPONT
Claude, songe un peu que c'est pour nous.
CLAUDE
Ahî ne vous inquiétez pas, vous serez contents.
M™® MINOT, apportant du pain.
Je m'en vais toujours vous donner du pain et du vin.
M. DESPRÉS
Du meilleur, au moins, madame Minot.
Bl^e MINOT.
C'est du Bourgogne excellent.
M. DuroNT.
Laissons-la faire. Tiens, mets-toi là.
M. DESPRÉS
Je suis bien ici.
(Ils se placent tous les doux.) ^
M. DUPONT
vSais-tu bien qu elle n'est pas encore trop déchirée.^
Pardi, je le crois bien. Combien y a-t-il qu elle est mariée? Tu dois te souvenir de cela, toi.
M. DUPONT
Oui, c'est la première année que j'ai été à Angers. Il y a buit ansj et elle en avait dix-sept ou dix-lmit.
m. DESPRÉS.
Cela fait vingt-six.
M. DUPONT
Je disais bien. A-t-elle quelqu'un?
M. DESPRÉS
Je crois que non : il y a eu un bomme bien amoureux d'elle; mais elle est sage.
M. DUPONT
Oui, sage, je t'en réponds!
M. DESPRÉS
Ma foi, je me le suis laissé dire.
M™e MINOT.
Tenez, vous goûterez ce vin-là,- vous verrez si je vous trompe.
M. DUPONT
Nous verrons si vous nous servez en amis.
M™<^ MINOT
Vous m'en direz voire avis. Eb bien, Claude?