‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 172 sur 206 · L'ABBÉ, BEAULIEU · texte numérisé non relu

L'ABBÉ, BEAULIEU

l'abbé.

Vous grondez ce pauvre Flamand?

BEAULIEU

Oui, parce qu'il dort toujours.

l'abbé.

Dites-moi un peu, monsieur Beaulieu, y a-t-il long-temps qu'on est à table?

BEAULIEU

A table, monsieur l'Abbé?

l'abbé.

Oui; je n'ai pas pu venir plus tôt.

5o4 * l'abbé

BEAULIEU

Eliî M. le Vicomte est dans son lit; il a été saigné six fols depuis hier midi, et peut-être sera-t-il saigné du pied à cinq heures.

Et quelle est sa maladie?

BEAULIEU

On n'en sait rien encore. M. Bournin sort d'ici , il doit revenir à cinq heures.

l'abbé.

Cela est bien prompt. Puis-je entrer? Je vous dirais bien, m.oi...

BEAULIEU

Non , il a dépendu de lui laisser voir personne. Si madame sa sœur était ici, cela serait différent: mais je suis tout seul , et. . . vous entendez bien ?

l'abbé.

Oui, oui , vous avez raison.

BEAULIEU

Je m'en vais auprès de lui.

l'abbé.

Je viendrai savoir de ses nouvelles.

BEAULIEU

Faites-moi demander, monsieur l'Abbé.

l'abbé.

Oui , oui. (Beauiieu rentre.) Je n'ai pas autrc cbose à faire que de m'en retourner cbez moi. Je meurs de faim 5 et il est trop tard pour aller ailleurs, (ii sort.)

DE COURE-DÎNEK. 3o5

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