L'ABBÉ, BEAULIEU
l'abbé.
Vous grondez ce pauvre Flamand?
BEAULIEU
Oui, parce qu'il dort toujours.
l'abbé.
Dites-moi un peu, monsieur Beaulieu, y a-t-il long-temps qu'on est à table?
BEAULIEU
A table, monsieur l'Abbé?
l'abbé.
Oui; je n'ai pas pu venir plus tôt.
5o4 * l'abbé
BEAULIEU
Eliî M. le Vicomte est dans son lit; il a été saigné six fols depuis hier midi, et peut-être sera-t-il saigné du pied à cinq heures.
Et quelle est sa maladie?
BEAULIEU
On n'en sait rien encore. M. Bournin sort d'ici , il doit revenir à cinq heures.
l'abbé.
Cela est bien prompt. Puis-je entrer? Je vous dirais bien, m.oi...
BEAULIEU
Non , il a dépendu de lui laisser voir personne. Si madame sa sœur était ici, cela serait différent: mais je suis tout seul , et. . . vous entendez bien ?
l'abbé.
Oui, oui , vous avez raison.
BEAULIEU
Je m'en vais auprès de lui.
l'abbé.
Je viendrai savoir de ses nouvelles.
BEAULIEU
Faites-moi demander, monsieur l'Abbé.
l'abbé.
Oui , oui. (Beauiieu rentre.) Je n'ai pas autrc cbose à faire que de m'en retourner cbez moi. Je meurs de faim 5 et il est trop tard pour aller ailleurs, (ii sort.)
DE COURE-DÎNEK. 3o5