‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 3)Chapitre 173 sur 206 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

La scène est à la porte de l'Abbé, sur le palier de l'escalier.

M^^ BERTRAND avec i^ne quenouille, BABET son ouvrage à la main.

BABET , écoutant à la porte de l'Abbé.

Ma mère , je n enlends rien.

M°»e BERTRAND.

Il me semble pourtant que c'est le chien de dame Anne , qui hurlait.

BABET

Ecoutez vous-même.

M™e BERTRAND . écoutant.

Cest vrai , je n'entends rieu non plus.

BABET

Quand je vous dis que je lai vu sortir avec elle.

M°ie BERTRAND.

Quand je vous dis, quand je vous douze : elle veut toujours savoir mieux que moi.

BABET

N'allez-vous pas vous fâcher pour cela 7

M™e BERTRAND.

Je suis la maîtresse de me fâcher si je veux , apparemment,

BABET

Oui, voilà un beau plaisir. Tenez, écoutez à présent, entendez-vous?

M™e BERTRAND.

Non.

BABET

Vous voyez bien que c'est le chien du charron 5 je Tentends souvent, j'en suis sure.

M"'« BERTRAND

Elle sait toujours tout -, les autres sont des bêtes , à l'entendre.

l'abbé

BABET

Est-ce qne je dis cela?

M'ne BERTRAND.

Il vaudrait mieux. Ah ! voilà M. TAbbé. Nous allons voir si j'ai raisoD ou tort.

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