DE LA BARRE
Ya donc t'excuser.
M. DE LA MOTTE
Pourquoi cela?
M. DE LA BARRE
Cest que Je yeux absolument te mener souper quelque part, où tu seras bien aise daller.
M. DE LA MOTTE
Mais encore, où cela?
M. DE LA BARRE
Chez madame Dourci.
M. DE LA MOTTE
Je ne la connais pas.
M. DE LA BARRE
C esl uû café.
M. DE LA MOTTE
A un café?
M. DE LA EARRE.
Oui, je n en ai jamais vu; on dit que c'est cLarniantJ Nous irons ensemble.
M. DE LA MOTTE
Tu là connais donc?
Non; mais Duval est son ami de tous les temps. Je viens de lui écrire; et sûrement il nous y mènera avec plaisir.
M. DE LA MOTTE
J'aurais grande envie d'y aller.
M. DE LA BARRE
Moi, cela me tourne la tête; et je ne veux pas manquer cette occasion- ci.
M. DE LA MOTTE
Mais, aimera-t-elle à voir comme cela deux inconnus, madame Dourci?
M. DE LA BARRE
Elle nous connaît tous les deux; et il y a long-temps que je sais qu'elle désire que j'aille chez elle.
M. DE LA MOTTE
Cest que madame Desglands sera fàchc'e.
o'j/j. l'avocat
M. DE LA BARRE
Tu y souperas ua autre jour. Compare la différence qu'il y a cVètre à uu café, où Ton s'amuse, à souper froidement dans une maison, pour taire un whist le plus triste du monde.
M. DE LA MOTTE
C'est vrai. Allons je vais me dégager : je lui dirai la raison tout simplement j elle est bonne femme 5 elle y consentira.
M. DE LA BARRE
A quelle heure seras-tu revenu?
M. DE LA MOTTE
Mais, à huit heures et demie. Voyons la montre : la mienne va bien.
M. DE LA BARRE
(Ils comparent leurs moctres.)
Elles vont de même.
M. DE LA MOTTE
Me mèneras-tu? ou veux-tu que je te mène.
M. DE LA BARRE
Je te mènerai. Il y a ici près des fiacres tant qu on en veut.
M. DE LA MOTTE
Allons, je serai bientôt ici. (ii s'en va.)
M. DE LA BARRE
Ne perds pas de temps 5 sûrement nous nous amuserons.