M. FEBRUGIN, LE PÈRE SATURNIN
LE PÈRE SATURNIN, riant.
Votre surprise me divertit , docteur.
M. FEBRUGIN.
Mais c'est que jamais on n'a vu de pareilles choses oses.
LE PÈRE SATURNIN
Ecoutez donc , cela peut vous faire un honneur infini.
M. FEBRUGIN.
Guérir des maux d'estomac en suçant des os os !
Pourquoi pas? Il est vrai qu'il y avait quelque chose autour de ces os ; et après une dicte austère , on est encore trop heureux, de les trouver.
M. FEBRUGIN.
Jamais je n'ordonnerai un pareil remède ède.
LE PÈRE SATURNIN
Et vous aurez tort : il n'y a rien de si bète el de si vieux que la diète seule. A Paris, vous auriez un succès étonnant; et plus votre conduite serait contrariée par les autres médecins, plus on voudrait vous avoir, vous ne sauriez auquel entendre. Croyez-moi , essayez ce moyen sur madame l'Abbesse , elle le mandera à Paris à ses parents, et voti'e fortune sera faite.
M. FEBRUGIN.
Je crois que vous avez raison , père ère.
LE PÈRE SATURNIN
Vcps ferez un système nouveau qui sera admiré des gens
du monde el de quelques savants , et vous l)oircz à la sanlc de ces gens-là avec de bon vin.
M. FEBRUGT^.
C'est qu'il faut trouver un principe ipe.
LE PÈRE SATURNIN
La médecine n'en a point de certain , convenez-en ; un moven manque dix fois, cola ne fait point de tort; le hasard vous seconde une fois , cela suffit po'.ir fonder une réputation.
M. FEBRUGIN.
Père, vous auriez été un grand médecin in.
Les voici qui reviennent.