‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 148 sur 339 · M""" LE NOIR , M"»« TUBLEU , M^^ VARLOPE , M'"^ FRANGEOT · texte numérisé non relu

M""" LE NOIR , M"»« TUBLEU , M^^ VARLOPE , M'"^ FRANGEOT

jjime TUBLEU.

C'est un drôle de corps que votre mari , ma voisine.

M™« LE NOIR

Vous avez bien de la bonté.

M™e FRANGEOT.

Pour moi , il me fait toujours rire,

jjme VARLOPE.

On peut bien dire qu'il n'a pas sa langue dans sa pocLe.

M™<: LE NOIR

Ah ! dame, cela n'est pas étonnant :il a affaire à tout moment à des gens de condition ; c'est là l'agrément de notre état : et, dis-moi qui tu fréquentes , je te dirai qui tu es.

jVjme FRANGEOT.

On voit bien qu'il tient d'eux.

M°i« LE NOIR.

Savez-vous qu'il nous vient tous les jours des officiers à la maison.

jVime VARLOPE.

Je n'aimerais pas cela , moi ; ils me font peur.

M^e LE NOIR.

C'est que vous n'y êtes pas habituée , ma voisine ; car, moi qui les connais , je vous assure que je les trouve bien polis :

JOO LES VOISI^'S

ils savent tous très-bieu parler aux femmes ; ils ne sont pas comme les autres hommes.

3inie VARLOPE.

Je sais bien que si j'avais une fille , je n aimerais pas qu'il en vînt chez moi.

M™e LE NOIR.

Vous avez raison , ma voisine , cela fait une différence : une (illc n a pas cVexpcrience ; mais pour sol, on sait bien ce que l'on a à faire.

M""^ FRANGEOT.

Pour moi, je ne m'y fierais pas; car il y a une de mes amies qui m'a dit qu'il faut bien y prendre ^arde; eile pn tend ([U il semble qu ils aient chacun cinq ou six. njains, on les trouve toujours partout.

W"* TUBLEU

Ahl cela est bien vrai ce quelle dit la voisine; j'ai fait un voyage à Valenciennncs, et je les ai trouvés comme cela; mais cela n'cmpcche pas qu'ils soient fort aimables.

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