M""" LE NOIR , M"»« TUBLEU , M^^ VARLOPE , M'"^ FRANGEOT
jjime TUBLEU.
C'est un drôle de corps que votre mari , ma voisine.
M™« LE NOIR
Vous avez bien de la bonté.
M™e FRANGEOT.
Pour moi , il me fait toujours rire,
jjme VARLOPE.
On peut bien dire qu'il n'a pas sa langue dans sa pocLe.
M™<: LE NOIR
Ah ! dame, cela n'est pas étonnant :il a affaire à tout moment à des gens de condition ; c'est là l'agrément de notre état : et, dis-moi qui tu fréquentes , je te dirai qui tu es.
jVjme FRANGEOT.
On voit bien qu'il tient d'eux.
M°i« LE NOIR.
Savez-vous qu'il nous vient tous les jours des officiers à la maison.
jVime VARLOPE.
Je n'aimerais pas cela , moi ; ils me font peur.
M^e LE NOIR.
C'est que vous n'y êtes pas habituée , ma voisine ; car, moi qui les connais , je vous assure que je les trouve bien polis :
JOO LES VOISI^'S
ils savent tous très-bieu parler aux femmes ; ils ne sont pas comme les autres hommes.
3inie VARLOPE.
Je sais bien que si j'avais une fille , je n aimerais pas qu'il en vînt chez moi.
M™e LE NOIR.
Vous avez raison , ma voisine , cela fait une différence : une (illc n a pas cVexpcrience ; mais pour sol, on sait bien ce que l'on a à faire.
M""^ FRANGEOT.
Pour moi, je ne m'y fierais pas; car il y a une de mes amies qui m'a dit qu'il faut bien y prendre ^arde; eile pn tend ([U il semble qu ils aient chacun cinq ou six. njains, on les trouve toujours partout.
W"* TUBLEU
Ahl cela est bien vrai ce quelle dit la voisine; j'ai fait un voyage à Valenciennncs, et je les ai trouvés comme cela; mais cela n'cmpcche pas qu'ils soient fort aimables.