SCENE VIL
M°>e VARLOPE, M">« TUBLEU, M™e LE ÎSOIR, M-"* FRANGEOT, M. VARLOPE, M. LE ISOIR, DAME JEANNE.' '
M'y voilà, tout à l'heure. '
nbii'jjji! -j M. LE NOIR.
Allons, voisin, voyons à qui c'est à faire,
M. VARLOPE
Tiens, c'est à toi.
M. LE NOIR
C'est bon, tu me dois trois parties de dimanche,
M. VARLOPE
Est-ce que nous n'avons pas joué le tout, que j'ai gagdë? M. LE NOIR;
TuasgagTié?
M. VARLOPE
Sùremeai.
ai. LE NOIR.
Voisin, tu nous en coules-Ià.
jjime TUBLEU, se levant.
Dame Jeanne?
DAME JEANNE portant de )a bi^re el du verres.
Eh , mais, dame , je ne peux pas tout (aire; je ne suis pas comme IMicliel Morin, qui sonne les cloclies el qui va à la procession. Je ne peux pas faire votre souper et aller à la cave.
M""* FRANGEOT.
Elle a raison Dame Jeanne, nta voisine.
nime TUBLEU.
Mais où est ce petit garçon?
DAME JEANNE
Saint-Jacqu(S? est-ce que je sais, moij il a dit qu'il allait voir son père à la Villctte. Ali çà, vous verserez bien votre bière; je m'en retourne voir si réclanche ne brûle pas, car le toiirne-broche s'arrête à tout moment.
^Jjf j ; M*"^ LE NOIR.
Allez, allez, Dame Jeanne. Viens donc, monsieur le Koir?
M. LE NOIR
Eh! attendez, ina voisine, je vais vous verser à bpirej le, voisin Varlope attendra bien.
Mme TUBLEU,
Ne quittez pas votre jeu.
M. LE NOIR
Laissez-moi faire, ma voisine; allons, à vous premièrement.
M™« TUBLEU
Donnez à la voisine.
M*"^ LE NOIR, prenant un verre.
Non, non, à vous, ma voisine.
mme TUBLEU.
Mes voisines, en voulez-rous?
U^^ FRANGEOT.
Non pas, raoi.
5ime VARLOPE.
Ni moi noû plus, ma voisine.
M. LE NOIR
Allons, prenez tonjours. Je m'en vais boire à voire santé; permettez-vous que je choque avec vous?
ninie TUBLEU, choquant.
Vous me faites bien de l'honuenr, mon voisin.
M"!* LE NOIR
Et moi donc, la petite maman?
iU. VARLOPE.
Eh bien, as-tu bientôt fini, loi, voisin?
M. LE NOIR, s'essu^ant la bouche sur sa manche.
M'y voilà, m'y voiià'.
M. VARLOPE
Tiens, une quinte en tœur, quinze, et cinq de point, valent vingt auprès de Fontainebleau; et puis trois valets. M. XE NOIR.
Oui, gringalet,- le diable t'emporte.
MDic -rUBLEU.
J'avais bien soif toujours,- en voulez-vous encore, ma voisine ?
]M™e LE NOIR.
^on, la bière est trop nourrissante; je ne pourrais pas souper.
M. LE NOIR
Mon épouse a de la prévoyance, comme vous voyçz, ,ma voisine.
M"« LE NOIR
Allons, allons, tais -toi, ma petite maman, songe à ton jeu. -'^ '
M. LE NOIR
J'y songe aussi; je suis comme toi, je pense à tout.
Oo4 LES VOISINS