‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 184 sur 339 · BÉTASSIER · texte numérisé non relu

BÉTASSIER

Ni d'avoir une voiture k quatre places quand nous ne serons que deux; car moi, je ne veux jamais mener personne.

M. GOBERGEAU.

Et qui mènera les deux femmes-de-chambre de la Présidente?

M. BÉTASSIER.

Elle n'en aura pas .

Elle n en aura pas I ma lille n aura pas de femme-de-chambre!

M. BÉTASSIER.

Non, parce que nous avons un perruquier à Troyes qui coiffe toutes les femmes de la ville : elle le prendra.

M. GOBERGEAU.

El'e ne le prendra pas , ul vous non plus , car vous n'épouserez jamais ma fille.

M. BÉTASSIER.

Mais écoutez donc , monsieur Duverdier.

M. GOEERGEAU.

Et J'écrirai k votre père que vous èles un vilain , un avare.

M. BÉTASSIER.

Mais si mademoiselle votre fille A^oulait de moi?

M. GOBERGEAU.

Elle n'est pas capable de penser comme vous.

M. BÉTASSIER.

Que je lui parle seulement.

M. GOBERGEAU.

Je ne le souffrirai pas 5 et dès ce moment tout est rompu.

Monsieur, que je vous dise un mot.

M. GOBERGEAU.

Non , je n'écoute plus rien , et je vous prie de sortir de chez moi, et dans Tinstant.

M. BÉTASSIER.

Vous me chassez?

M. GOBERGEAU.

' Ah.' je vous en réponds. Allons^ sortez.

M. BÉTASSIER.

Monsieur, savez-vous que j'ai du coeur?

M. GOBERGEAU.

Qu'est-ce que vous ferez ?

M. BÉTASSIER.

Je m'en irai , et je n'épouserai point votre fille.

M. GOBERGEAU.

C'est tout ce que je demande.

568 l'untfop.me

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