M. DE LA VIGNE, M. BOIVIN , M. RAISIN
M. D AVARIN , écoutant sans avancer.
M. BOIVIN
Je le crois aussi.
M. DE LA VIGNE
Ce serait une tvraniiie.
DAME JEANINE. 47
M. HAISIX.
Etuoiis eu éprouAOUs assez.
M. EOIVIN.
Bon, bon, avec Dame- Jeanne nous nous en consolons.
M. d'aVARIN, à part.
Avec Dame Jeanne !
M. RAISIN
C'est une bonne idée qu'il a eue là, LaTigne.
M. Bnivi>'.
Il est vrai que c'est à iuitjue nous en avons l'obligation. M. DE LA VIGNE.
J y avais mon intérêt comme vous.
M. RAISIN'
Nous sommes sûrs du moins de nous divertir.
M. DE LA VIGNE
Pour moi, quand elle est ici, je ne pense plus à autre chose.
M. BOIVIN
Quand on fait si mauvaise chère, il taut bien s'en récompenser d un autre côté.
M. d'aVARIN, à part.
Les libertins!
M. DE LA VIGNE
Moi, je l'attends avec impatience.
■VI. RAISIN
Il e>t vrai que cette Dame Jeanne nous met tous de bonne humeur.
M. DE LA VIGNE
Il faut voir comme Boivin l'embrasse avec plaisir. Ahl mou
a. qu'il m'a fait rire hier!
M. RAISIN
A propos de quoi donc?
M. DE LA VIGNE
Quand nous avons entendu du bruit; tu n\ étais pas, je
48 DAME jlanm;.
M. RAISIN'
Noaj eli bien?
M. DE LA VIGNk. Il Ta cachée dans sou lit.
M. RAISIN
Mais n'ôlait-elle pas trop grosse?
M. DE LA VIGNE
Non, cela ne paraissait pas trop.
W. d'aVARIN, à pari.
Elle est grosse! b ciel !
M. BOIVIN
Messieurs, vous ne vous observez pas assez, on découvrira cela.
M. RAISIN
Oui, la gaieté avec laquelle nous en parlons. Et tenez, tenez, voici M. d Avarin.
M. DE LA VIGNE
Faisons semblant de rien.
M. BOIVIN
Oui, parlons du dîner.
M. RAISIN
Sais-tu bien que la soupe nie faisait grand mal au coeur, à voir seulement, aujourdbul.
ai. DE LA VIGNE.
Et le bœuf donc?
M. BOIVIN
Le bœuf était de la vache.
Il s'en va.
M. DE LA VIGNE
Eh bien, allons-nous-en aussi, nous verrons comment va le trou,
M. BOIVIN
Allons .
(llis'cD vont.)
DAME JEANNE. 49