I.WIV ENTH ACTES DES PnoVERBES
C est le rcin'oi (le Ciiiplit à Pilate. Seinblal)les à ce pclitluaître iloiil parle Scnè(jue , le(|uel élaiit transporté par ses esclaves du liain dans une chaise, demandait s'il était assis, ils estinient que c'esl une chose indigne d'eux de savoir re qu'ils font.
La finance, expression qui dérive du mot gaulois^j'/jt-r, était l'art de trouver de l'argent par des moyens extraordinaires. Les prodigalités <le Charles-le-Chauve lui rendirent hientôt nécessaires les ressources de la finance. Des usuriers hahiles profitèrent de leniharras où se trouvaient les souverains pour se faire atlrihuer la perception des impôts , sous prétexte de se paver par leurs mains des avances qu'ils avaient faites, et de l'inliTCt de ces avances. Telle fut l'origine scandaleuse de l'art de la finance, c'est-à-dire, d'enrichir des fripons. Les peuples furent victimes de celle invention ; au lieu d'être irlbutaires de leurs rois , ils le furent des usuriers auxquels ils avaient vendu leurs droits. Aujourd'hui l'agiotage est le véritable poison de la propriété foncière. L'agriculture, celte p'-pinière féconde d'hommes utiles, est négligée pour ce feu périlleux de la cupidité privée.
Un gouvernement devrait, plus que tout autre, se garantiide ce manège diabolique, si contraire à la morale publique, parce qu'il se place lui-même, et l'état avec lui, dans ces alternatives de hausse et de baisse qui peuvent compromettre sa dignité, son repos, et nuire à iopinioa (ju on a conçue de sa force. J, Bourgoiii , auteur peu connu du 17* siècle, mais qui s'était constitué le fléau des financiers de son temps, qu'il appelait, dans son vieux langage, sangsues, harpies , charlatans , éponges (lu roi , disait, en parlant d'eux : (( Pour jouer leur jeu aecortement, ils réduisent le maniement des finances en art si obscur, que peu de gens y peuvent entendre, s'ils ne sont nourris en leur cabale ; ils se moquent de ceux qui ne savent pas la finesse qui v est, et ils disent qu'ils ne sont pas bons financiers. » Il existe, contre les traitants et les pub!icains en général , des écrits satiriques dont les plus bizarres sonl les suivants : Le Pressoir des éponges du Roi, La Chasse