‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 310 sur 339 · CXX E>TR ACTES DES PROVERBES · texte numérisé non relu

CXX E>TR ACTES DES PROVERBES

PROVrRRF lAwr.

L'Amant malgré lui. — Il tic fiuipas badiner avec h feu.

El rcpenilaut tout le monde coiirl après la marcliûudise, comme si le Jeu y était; toutefois elle est bien nu'lèt. L'amour est un sentiment inspin* par la nature pour nous porter à la seconder dans ce qu elle a de plus précieux et de plus incompn'nen«ib!c, la n'production des èlres. Les (cm mes en sont les objets, les inslrumcnls, la (in. Aussi la nature 1rs a-l-elle douées de tous les attraits propres à ce t;rand dessein : les moyens sont lenvic de p!ai:e, la complaisance, et celte pudeur surtout «jui embellit la jeunesse et la beauté. Les (emmes nous sont données par la providence pour adoucir nos cliagrins, pour tempérer l'acrimonie de nos liumcurs; et il n'y en a pas mal ici b;:s.Sans leur commerce aimable, la vie serait un vide a(lreu\. Tous les £;enres de séduction leur ont été enseignés par le besoin de nous captiver, et par celte coquetterie ii.ilurelle sans laquelle nos plaisirs seraient insipides. Mais cette coquetterie est assaisonnée de caprices; ce sont ses fers dont se sert une belle pour mieux encbaîner le captif quelle traîne à son char : mais un moment, le ciel y a mis bon ordre. « Le caprice, comme le prétend La Bruvcre, est tout proche de la beauté pour en èlr-e le contre-poison, et a(in qu'elle nuise moins aux hommes qui n'en guériraient pas sans ce remède. Le poète comique Lanoue a parfaitement dessine le portrait de la coquette.

Son manège attrayant von» tourne, vous épie, Applaudit quelquefois, quelquefois contrarie; Elle Tons fuit, vons rherrhe, et s'apaise et s'aigrit; Sans relâche elle occupe et le cœur et l'esprit. Unissant arec art le dépit , la tendresse, Sa bouche voos maltraile et son cœur vous caresse. Vous la voyez sonvent, par un détour adroit, Rire dans sa fureur, s'irriter de snng-froid. Maîtresse du moment, tantôt brillante et vive,

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