PROVERBE C
L'Uniforme de Campagne. — Le fort emporte le faible. (Pag. 345.)
Il existait autrefois, contre l'esprit des liommes à robe noire, mie pn veution que les auteurs comiques ont mise à contribution dans leurs pièces. Les présidents de Télectiou, du grenier à se!, des Gabelles, etc. , avaient, à les en croire, la bêtise chevillée dans ie corps. Carmontelîe, dans le personnage du président B'tassier, nous a laissé une copie de ces bardeaux du ridicule. Dans la plupart des comédies , les niais sont les victimes, et reçoivent les camouiiets : leur sottise bientôt les décèle et les ialt éconduire. Ls sont presque toujours immolés à la ruse de jeunes innocentes qu'un tuteur avare on un père imbécille, veut leur sacrifier, c'est la contume; la bêtise n'inspire aucune pitié : elle réduit l'bomme au dernier degré de petitesse, elle en t'ait ie pana de l'espèce; ce n'est plus qu'un emhiyon.
Un Grec, nommé Cécilion, était tellement imbécile, qu'il s'amusait à compter les flots de la mer. Un certain Sannvrion, selon Eiien, ne l'était pas moins; il cherchait un escalier dans une cruche. Un autre G ec , surnommé Callicon , était si slupide, qu'avant pris un pot de terre pour lui servir d oreiller, et le trouvant trop dur, il le remplit de paille, croyant ainsi l'amollir.
Malgré toute la subtilité d'esprit que l'on accorde aux Grecs, voilà des traits de stupidité qui déparent leur réputation nationale ; mais les extrêmes se touchent dans la nature , eJ l'on ne peut rien inférer de ces citations qui puisse établir une certitude historique : en fait de jugement , on ne peut pas conclure du particulier au g<'néral ; quelquefois même on peut confondre avec la bêtise ce qui n'est souvent qu'une aberration momentanée de l'esprit. Beaucoup de grands hommes ont été sujets à des absences mentales. IScMlon, ce génie sublime, ce géomètre profond; s'enfonça dans les rêveries les