SCENE II
M. FESTONS, M. COLLTGER.
M. COLLIGER
Cest une terrible chose que les vieilles gens avec tous leurs bavardages! ,„„n-i, ,
LE CHANOINE DE REIMS. Sj
M. FFSTONS.
J'aime IJcn que tu me dises cela , quand tu n'es venu à Reims avec moi que pour causer avec cet a!)bé de la C^-iie, et que lu mas releiiu deux jours de plus que je ne voulais pour l'aUendre.
m. COLLIGFR.
Mais c'est qu'il m'est important de voir un homme qu'on m'a 'lit (jui ('lait au sacre , pour faire mon livre du Recueil des ciréinonits .
M. FFSTONS.
Et tu crois qu à cet àge-là il se souviendra de toat ce qu'il aura vu ?
M. COLLIGFR.
J'en suis siir. Les vieillards n'ont de la mémoire que pour les clioses anciennes , et ils se plaisent à se les rappeler ; ils n*()u])!ienl pas la moindre circonstance, ce que les auteurs conteuiportiius négligent trop souyeat.
M. FFSTONS.
Oui , mais s'il te tient trop long-temps, je t'avertis que je partirai ; je dois rendre compte demain matin de ma besogne à Paris : je t'ai attendu assez.
M. COLLIGFR.
Je compte .après cette conyersation , de fa,ire un livre unique sur cette matière , çtqui fera tQinljei: tous les autf^es.
M. FESTONS
Tu ne suis que tes idées , et lu ne m'écoutes pas.
M.' CGLLIGER,
Je t'ai cntewdti de fesie , jie ne te ferai pas attendre.
M. PESTONS. A la bonne heurei. '
.Hj-colliger.
Tu fiais bien que je a^aiipas le sou, ainsi je n'ai pas envie de rester ici sans loi. ; ■
M. FFSTONS.
Mn foi , \c nai que r»? (|u'il me faul pour la poste et pour paver la d pense de noire auberge.
M. CoLLlGER.
Tiens, nous allons avoir des nouvelles du chanoine.