SCÈNE PREMIÈRE
MU« DE PRÉCINAT, M. D ALVIN.
M. d'aLVIN.
Monsieur votre père est-il sorti 7
M"e DE PRÉCTNAT.
Non, je crois qu il est dans sou cnhiuct. Pourquoi me demandez-vous cela?
M. d' ALVIN.
C est que j'ai entendu hier M. Beruiquet...
m'^^ de PRÉCINAT.
Ce sot dont l'oncle, qui était ami de mon père, vient de mourir?
M. DALVIN.
Lui-même. Il disait à quelqu'un, qu'il avait affaire à M. de Précinat aujourdhui.
Mlle DE PRÉCINAT.
Eh hien?
M. d'aLVIN.
Vous savez qu'il est amoureux, de vous ?
m''« de PRÉCINAT.
Cela est fort inutile, je vous le jure ; hors vous , je n'épouserai jamais personne.
Cette assurance m'enchante ; luais elle ne m'ôte pas toutes mes craintes.
m"« de PRÉCINAT.
Et quelles craintes pouvez-vous avoir?
nf. d'alvin.
Qnc M. Bernif|iict ne veuille vous obtenir de mon<;ieur votre père , et que le h. en cloul il vieiil d h r.ter ne !e tente; voilà tout ce que je voudrais savoir' cl pour cela, il faut que j'enleude leur LO!i\cr?'»lion.
MJIo DE PUÉCTNAT.
Vous pourriez vous caclier dans ce cabiuet.
M. d'alvin.
C'est ce que j'ai envie de faire.
m"" de pbécinat.
Mais quels moyens prendrez-vous pour détourner mon père de ce tlesseui?
M. u'Ar.viN.
Nous verrons. J'espère que mon amour m'inspirera quand je serai au fait de leurs projets.
m"« de pkécinat.
Peut-être aussi nous alarmons-nous trop légèrement.
M. d'alvin.
Je le voudrais; mais la crainte de vous perdre et le désir de vous posséder ne doivent me faire rien négliger.
m"" de précinat.
J'entends quelqu'un. Entrez dans le cabinet.
Allons.
ni"e DE PRÉCINAT.
C'est la voix de M. Berniquot.