SCENE V
M"« DE PRÉCINAT, M. DE PRÉCINAT.
M. DE PRÉCINAT.
Qu'est- ce qui sort d'avec vous?
M"e DE PRÉCINAT.
C'est mon cousin.
LE SOT HERITIER. Il5
M. DE PRÉCINAÏ.
Tant mieux , car j'ai à vous paner.
m"^ de précinat.
Je voudrais bien que ce tut sur une chose que je dcsire.
M. DE PRÉCINAT.
Mais cela pourrait être, car II est question de vous marier.
IM"e DE PRÉCINAT.
Ah ! mou père , vous voulez vous moquer de moi?
M. DE PRÉCINAT.
Noa , et mon gendre sort d'ici dans i'instant.
M'I» DE PRECINAT,
Dans l'instant? Je craignais que vous ne désapprouvassiez notre amour.
Vous VOUS aimez?
M"e DE PRÉCINAT.
Oui, mon père.
r,I. DE PRÉCINAT.
Il ne m'a pas dit ce' a.
m"'' de PRÉCINAT.
Nous avions bien résolu de vous en parler, et nous ne l'avons jamais osé.
M. DE PRÉCINAT.
Mais il m'en a parlé, lui; et tout est conclu. Il avait bien quelque inquiétude, 11 craignait que tu n'en aimasses un autre.
M'1« DE PRÉCINAT.
Comment peut-il douter de mon cœur?
M. DE PRÉCINAT.
Je l'ai rassuré, eu lui disant que d'Alvin est ton cousin.
m'I^ de PRÉCINAT.
Comment ! à qui ?
M. de PRÉCINAT.
A M. Beruiquet.
M"e DE PRÉCINAT.
Qu'est-ce que cela lui fait, que j'aime M. d'Alvin, et quil m'épouse; de quoi se mèle-t-ii ?
1 l6 LE SOT IIÉRITIEC.
M. DE PKÉCINAT.
Mais c'est lui qui t'i'pouse.
m"' de prkcinat.
Oui, M. d'Aï vin.
M. DE PRÉCINAT.
KoDjM. Bcrniquct.
:m"« de PRÉCINAT.
Mon père, je n'épouserai jamais que M. d'Alvin.
M. de FEÉCINAT.
El moi je vous dis que vous épouserez M. Berniquet.
m"' de prixinat.
Je ne le crois pasj vous ne me sacrifierez pas à un homme si sot.
M. de PRÉCINAT.
Il est fort riche.
»l"« DE PRÉCINAT.
La richesse ne me fait rien.
M. DE PRÉCINAT.
Je ne vous consulterai point.
m''<- D.r. PRÉCINAT.
Vous ne me marierez pas de force, assurément j je vous
connais.
m. DE PRÉCINAT.
De force ou de gré, vous vous marierez à ma fantaisie, voilà de quoi je vous puis assurer. J'ai un dédit de M. Berniquetj c'est une précaution que j'ai piise, parce que c'est un excellent parti.
Moi, je le trouve très-mauvais, et vous pouvez lui rendre son dédll.
M. DE PRÉCINAT,
A'^oilà ce que je ne ferai assurément pas; au contraire, car je vais dès ce moment faire dresser le contrat.
W^'<^ DE PRÉCINAT.
Je ne signerai jamais.
M. DE PRÉCINAT, s'en allant.
Nous verrons.